‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 87 sur 209 · MC · texte numérisé non relu

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aucun de ces morceaux dont réexécution exigeait une grande réunion de voix.

MéhuI, formé à Técole de Gluck, et doué comme ce grand maître d*une organisation forte, propre à sentir et à exprimer les situalions dramatiques, comprit les dé?elopi>eroentsde la scène lyrique sur un plan plus vnste que ses devanciers. Le premier de ses ouvrages, Euphroâine et Coradin^ qui fut représenté en 1790 sur Iel4iéâlre de l'ôpéra- Comique, troçait une route nouvelle à nos compositeurs. En effet, MéhuI, profitant des amélioralions de l'opéra italien, sans pour cela devenir imitateur, donnait à ses airs une coupe plus régulière et faisait entendr*^ I>our la première fois des morceaux dVnsemble d*une facture large et bien proportionnée ; enfin, son instrumentation, soignée dans les détails, ses heureuses innovations dans remploi des instruments de cuivre, augmentaient Timportance de Torcbeslre. La vigoureuse harmonie de ce compositeur, ses chants pleins de noblesse, convenaient à une époque où Ton était avide d'émotions fortes : aussi l'opéra d*EuphroMine et Coradin eui-i\ un succès complet; l'énergique duo connu sous le nom de Duo de la Jalousie produisit surtout une vive sensation. Stratonice (1792), Phrosineet Hélidor (il9!^), AHodant (1799), Joseph (1807), œuvre remarquable par la couleurantiquoet Tonction religieuse;i/<fta/,dans le genre Ossianique, où les violons furent exclus pour faire place aux altos; l'/ruro, écrit k la manière italienne, et plusieurs autres opéras achevèrent de consolider la réputation de MéhuI. Tout le monde connaît l'ouverture du Jeune Henri^ dont lemotii priucH pal est devenu si populaire.

En 1788, Cbérubini s'était lixéà Paris, où bientôt après il avait été chargé de diriger la partie musicale de Topéra-bouffe du théa«trede Monsieur. Ce célèbre compositeur, dont les travaux ont exercé tant d'influence sur la destinée de la musique française.

heureuses inspirations et ses plusbeoux titres de gloire.

Tous les hommes de talent que la France possédait alors prirent part, chacun avec son cachet d'individualité, à la révolutioa musicale qui s'opérait par les efforts de MéhuI et de Chérubin!. Lesueur, qui s'était déjà fait une réputation par sa musique d'église, débuta au théâtre, en 1793, par la Caverne, h laquelle succédèrent Paul et Vtrginie (1794), et Télémaque (1796), Berlon, tils du compositeur de ce nom cité plus haut, se plaça au premier rang de nos célêbritt^s artistiques en écrivant les Rigueurs ducloitre^ Montana et Stéphanie, le Délire; Boieldieu, qui commençait sa brillante carrière, donna Zoratme et Zulnare (1798) ; Stoibelt, Roméo et Juliette ; Datayrac, Camille ou le Souterrain; Grélry lui-même, entraîné dans cette voie nouvelle, en dehors de laquelle il n'y avait point de succès à espérer, cûidposa Guillaume Tell, Lisbeth et Elisea.

Au nombre des productions musicales qui caractérisent le style énergique de l'époque, figurent les chants [)atriotiques. Tels bonl : Vhymne de la Marseillaise, paroles et musique de Rouget de llsle, composée, en 1792, lors de la déclaration de guerre, ^ous le titre do Chant de guerre pour Varmée du Rhin, et qui reçut dix mois plus tard le nom sous lequel il est devenu si célèbre ; le Chant du Départ, le Chant de Victoire, le Chant du Ae/our, musique de MéhuI; le Réveil du peuple, de Gaveaux, la Ronde du camp de Crrandpré, VHymne à la Raison, VHymnepour la fête de VEtre-Supréme^ de Gosscc, etc.

Lorsque, après avoir été momeniauément fermés, en 1792, les spectacles se rou.vrireai, la liberté que chacun avait d'en établir et d*y faire jouer des pièces de genres différents les avait multipliés à l'excès. Paris posséda bientôt 25 théâtres, qui, pour soutenir une si redoutable concurrence, étaient obligés de déployer une activité prodi^euse. Aucun

abandonna la manière italienne, quil avait dVux ne l'emporta, sous ce rapport, sur cesuivie jusqu'alors, ^our adopter, en y appli- * lui de l'Opéra-Comiquc, alors installé k la quant les qualités distinctives de son talent, •■ « - '^ le système que MéhuI venait d*inaugurer dans Euphrosine et Coradin, 11 donna , en

juillet 1791, sur le théâtre Feydeau,£odoi5fta, œuvre remarquable par la science profonde, l'exquise pureté de style, la richesse de finstrumeniation. Deux cents représentations successives n'épuisèrent pas l'admiration du public ; et si plus tard la Lodotska de Kreutzer obtint une vogue populaire qu'elle dut à une grande facilité d'exécution, à i'exiguité gracieuse de ses formes mélodiques, la Lodotska de Chérubini, que l'on peut compter i)armi les chefs-d'œuvre de l'école française a laquelle elle appartient par le style, reste pour les artistes un sujet d'émulatiou et Téclatant manifeste d'un airnouveau. Chérubini ajouta encore à sa réputation en écrivant Bltsa, ou le Mont Saint-Remard (179^), Médée (1797), l'Hôtellerie portugaise (1798) , les deux Journées (1800) ; mais c'est surtout dans la musique religieuse, b laquelle il se consacra vers 181^ » que se trouvent ses plus

salle Favart. Quatre-vingts ouvrages, dont plusieurs en trois actes, y furent représentés dans la seule année 1793. Rivaux Turide l'autre, ce théâtre et celui de Feydeau olfrircnt aux compositeurs les moyens de se produire : le domaine de lart s agrandit, et la France put enfin se glorifier d'avoir à o)»po^er à TAIlemagne et à l'Italie uu genre de musique qui lui appartenait eu propre.

Avant la révolution, il existait eu France cinq cents maîtrises de cathédrales, où l'on enseignait la musique, et qui ne coûtaient pas moins de douze millions. Leur supnres* sion faisait craindre pour l'amour de Tari. Bans le but de les remplacer, la Convention nationaloi sur le rapport de Chénier, décrédi, le 16 thermidor an ill (1795), la c éatiou d'un conservatoire de musique, limitant à six cents* te nombre des élèves et à cent quinze celui des professeurs. Quarante-cinq musiciens d'un mérite distingué, provenant du dépôt des gardes-irançaise.s et réunis par Sarrette en 1789, lors de rorganisat.on du

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DES INVEUfTIONS.

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(Drp5 de musiaue de ]a garde nationale pan5ieone, formèrent le noyau de l'établisse- DKîl. En Tan V, celte nouvelle école, admichtrée par un comité composé de six membres, savoir : Sarrelte, directeur ; Grétry, iriSi^t Cbérubini, Lesueur, MéhuI, inspect<^jr$ des éludes, ouvrit ses cours dans Tançai bâtiment des Menus-Plaisirs. En peu <>tmf)5les résultats les plus heureux fu- ^c(obteDu$, et une foule d'habiles instru- £'r>!isles formés par les soins de profesv^rs tels que Gavanus, Rode, Baillot, Kreut7fr.Jeaason, Levasse ur, Hugo, Vanderlich, ^>iieflne, Ozi, Saleulin, Lefebvre, Frédéric iHiterDoy, Domnicfa, etc., se firent applau- (Anlaos de briillants concerts donnés sous tliumble dénomination d'Exercices du Conimioire. Initiant ses élèves aux mystères i .wnart, Garât, secondé par Plantade, foruije véritables chanteurs dont nos théâm Ijriques s'empressèrent de faire l'acpitioD : on vit successivement débuter i-ihiQe Brancbu, Roland, Nourrit, Dérivis» ^tcransons; mesdames Phillis, Hymm- Utftft. Duret, Boulanger ; MM. Levasseur, kchard, etc. Des méthodes élémentaires pries diverses branches de l'enseignettt furent rédigées par les savants profes- M^dcTécole, et la théorie de l'harmonie, tij^ d après un système plus simple et h'L'nisounable que celui de Rameau, par û«daD$ son traité sur cotte matière, pui'ren 1802, servil désormais de base à iiiiidedela composition. Le Conservatoire Biitealôt une réputation européenne.

hr un autre décret, en date du 25 octobn%, la Convention créait l'Institut naknial et en ouvrait les portes à nos gloires KicQtifiques, littéraires et artistiques ; l'art lusical y eut pour représentants MéhuI, iosîQ et Grétry. Des grands prix de com- U)itioQ y furent ensuite fondés, et les élô- «qui les remportaient envoyés à Rome tti Irais de l'Etat. Le premier prix décerné diui, en 1803, à Andro, élève de Gossu ; le Dj«t était Alcyon, scène dramatique par

ifBdult.

Wsque les passions révolutionnaires se ^reoi apaisées, une réaction s'opéra dans le pût musical, de même qu'elle se manifes- Dldans le^ besoins de la société. Adrien, •«"bfcrt, Solié, Gaveaux, Boieldieu, et sur- ^ul Garai et Plantade, eurent la vogue pour ^n romances. Au théâtre, les grands ou- ^>9es auxquels la révolution avait donné ( jour tirent place à d'autres d'un genre l'oins sévère. Délia Maria parut tout à coup ^fla scène de l'Opéra-Coraique; son Pri- «»w ou la Ressemblance (1798), opéra ^|>li de mélodies gracieuses et naturelles, ^iquelies la voix d'Elleviou et celle de ^ame Saint-Aubin ajoutaient un nouveau ^«'Viae, eut un succès prodigieux. Dalayrac, '''til on avait déji apprécié les heureuses p'iratious dans Nina ou la Folle par amour ;*^i, Azémia ou les Sauvages (1787), les ^^^^pttUs Savoyards (1789), Gulnare (1797), "^Misii U fnveur du public eu donnant ^^^Ipht U Clara (1799), ilaison à vendre

DiCTIOXX. UKA isVENTlONS. U.

(1800), Picaros H Diego (1803), Gulistan (1805).

Les ouvrages de Grétry, abandonnés depuis longtemps, reparurent sur la scène et furent accueillis avec un nouvel enthousiasme. Dans ce mouvement rétrograde vers la mu^sique légère, nos compositeurs les plus distingués se virent obligés de se conformer au goût dominant; Chérubini écrivit ^a Pu^ nilion, la Prisonnière: MéhuI, Vlrato^ une Fotie^ le Trésor supposé ; Beviou^ le Souper de famille^ le Dénouement inailenduj le Grand Deuilf le Concert interrompu^ opéras qui précédèrent celui d*Aline^ reine de Golconde: Boïeldieu donna le Calife de Bagdad; Ma Tante Aurore^ et se plaça par son talent gracieux et spirituel, au premier rang de nos compositeurs d'opéras-coraiques, parmi lesquels vinrent bientôttigurer Nicolo (Isouard), auteur de Michel-Ange^ de Vlntrigue aux fenêtres^ de Joconde^ de Cendrillon ei de Jean* not et Colin: etCatel, qui, déjà connu au théâtre par son grand opéra de Sémiramis^ tit \oiïQV \qs Artistes par occasion^ V Auberge de Bagnères, les Aubergistes de qualité,

La Frafice, alors remise de ses commotions politiques, resplendissait de gloire. Napoléon, après avoir organisé son empire^ n'avait rien négligé de ce qui pouvait contribuer à en augmenter la splendeur. La musique de sa chapelle, dont la direction fut contiée b Lesueur , sa musique particulière^ dirigée par Paër, réunissaient les plus remarquables chanteurs et instrumentistes. Des subventions accordées aux princi[)aux théâtres lyriques secondaient leurs efforts ; plu* sieurs grands et beaui opéras furent montés à l'Académie impériale de musique. Nous nous bornerons à citer les Bardes (180^), de Lesueur, ouvrage qui, comme tous ceux de ce compositeur, porte un cachet particulier; la Vestale et Femand Cortex^ de M. Spoutini, représentés quelques années après, et dout tout le monde connaît l'immense succès ; les Abencerrages, de Chérubini. La Vestale eî Femand Cortez furent pendant près de vingt ans la ressource du théâtre.

En 1812, Boieldieu, revenu de Russie, où il avait fait un long séjour, donna Jean de Paris^ et ensuite la Jeune Femme colère ^ le Nou* veau Seigneur. Ce compositeur, Nicolo et Berton régnaient sur la scène de l'Opéra- Comique, comme M. Spontini sur celle de l'Académie impériale lie musique, lorsque les événements de 18H ramenèrent les Bourbons en France.

VIU. Depuià 18H jusqu'à nos tours, — Sous la restauration, Lesueur et Chérubini partagèrent la place de surintendant de la chapelle royale. Les voûtes sonores de nos basiliques retentirent des admirables productions de ces deux grands maîtres. — Le^^ sueur rappelait les temps primitifs par la majesté et la couleur antique de ses compositions religieuses ; Chérubini étalant dans les siennes les richesses de l'art, s'élevait jus'^iu'au sublime en donnant un sens dramatioue aux paroles consacrées parTËglise. Sou Requiem^ sa messe à trois voix, culla

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MCTIOMMAIRE

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qu'il écrivit pour le sacre de Charles X, sont restés des chefs-d'œuvre en ce genre.

Uoe nouvelle génération de compositeurs s'était formée depuis plusieurs années et s'annonçait sous les auspices les plus favorables» lorsque les ouvrages de Rossini, entendus pour la première lois en France sur ]e théâtre italien de Paris, vinrent, en exerçant leur influence sur le goût du public comme sur les travaux des artistes, opérer une révolution dans la musique dramatique. — Après avoir essuyé bien des critiques, les découvertes dues au génie plein de verve, d'élégance et d*originalilé du maître de Pesaro, se classèrent à côté de celles appartenant aux écoles française et allemande, et enrichirent le domaine de l'art d'heureuses innovations dans la manière d'écrire pour Jes voix et pour les instruments. Nos coml>ositeurs, sans perdre ce qu'il y a d'individuel dans leur talent, ajoutèrent ces'découvertes à leurs qualités personnelles. C'est ainsi que Boïeldieu, entrant avec un rare bon- J)eur aans cette voie de progrès, écrivit son délicieux opéra de la Dame fi/ancAe( 1825). Parjùi les hommes dont les travaux jetèrent alors un nouvel éclat sur notre scène IjTique et lui assignèrent le rang élevé qu'elle occupe aujourd'hui en Europe, se présentent d abord Hérold et Auber.Hérold, que ses opéras des Bosièrei^ du Premier venu^ de la Clochette^ avaient avantageusement fait connaître, assu* xa sa réputation par ceux du Muletier, de Ma^ m, deZampo, du Pré ausClercs, Anber, après avoir donné la Bergère châtelaine, Émma^ éctivii Leicesterj la Neige , Léocadie, le Maçon, Fiorella, la Muette de Portici, dont on connaît le prodigieux succès , et beaucoup d'autres délicieux ouvrages que le public «applaudit chaque jour. A ces deux compositeurs vinrent se joindre Halévy , auquel on doit les beaux et savants opéras de la Juive, de Guida et Ginevra , de la Reine de Chypre ; Onslow, qui s'est surtout distingue dans la musique instrumentale ; Carafa , Fauteur du Soliiaire et de Masamello; Adam, dont la verve spirituelle s'est montrée si heureusement dans le Chalet et dans le Pùitillon de Lonjumeau ; M. Félis, Monpou, que la mort a récemment enlevé* aux amis de 1 art; MM. Berlioz, Ambroise Thomas, Diesth, ot plusieurs autres. Espérons que M. Félicien David, appelé à travailler pour le thé4lre, soutiendra la belle et juste réputation que lui a acquise dernièrement sa partition du Désert. '

L'Académie royale des beaux-arts formant Tune des cinq grandes divisions de l'Institut, ce brillant aréopage dans le sein duquel ont siégé successivement Jtant de célébrités diverses, compte maintenant parmi ses membres, dont le nombre dans Ja section de musique (composition) est limité à six, Auber, mlévy, Carafa, Sponiini, Onslow, Adam, et parmi ses associés étrangers, Rossini et Meyerbeer, qui tous deux ont payé k la France le tribut de leur talent, en écrivant spécialement pour notre Grand-Opéra, le premier, le Siège de Corintke^ le comte Ory,

Guillaume-'Tell ; le second, Robert h IhabU et les Huguenots.

S'il est vrai qu'en France les progrès de la musique avaient été lents et que le goût ne se soit épuré qu'avec difficulté, ce n*étaitni l'organisation naturelle ni les hommes de

génie qui manquaient à notre nation, mais ien une meilleure direction dans son éducation musicale. En effet, dès que cetle éducation s'est améliorée, la pratique el la théorie, par leur continuelle réaction Tune sur l'autre, ont imprimé à l'art une rapide impulsion qui, après avoir amené les plas heureux résultats, fait encore concevoir les plus grandes espérances pour l'avenir. Cba-

3ue année, les jeunes artistes sortant des iverses classes du Conservatoire, ce centre des hautes études musicales, réalisent ces espérances. Il n'est nulle part d'orchestre comparable, pour la vigueur, le fini et l'ensemble d'exécution, à celui des admirables concerts quedonnent, dans cet établissemeut, les anciens élèves réunis à leurs professeurs. En 1836 , un gymnase musical a été fondé à Paris dans le but de former des chefs de musique pour les régiments de l'armée. Cet établissement, dirigé avec autant de zèle que de talent par Carafa, contribue puissamment aux progrès qui se manifestent chaque jour dans nos musiques militaires. Une décision du ministre de la guerre, en date du 19 août 1845, portant réorganisalion des musiques de l'armée, en détermine la composition instrumentale dans laquelle entreront désormais les nouveaux instruments à vent, dus à l'esprit inventif de M. Sax. Cet arrêté fixe le nombre des instrumentistes, pour chaque régiment d'infanterie, à 27 musiciens et 23 élèves, total, 50, y compris le chef de musique, et, pour chaque régiment de cavalerie, à 22 musiciens et 14* élèves, total, 36. Il y a peu d'années encore que la France était dépourvue de ces institutions chorales, qui, à l'instar de celles d'Allemagne, tendent à améliorer la condi* tion matérielle et morale des classes laborieuses en développant leur intelligence et en rendant leur travail à la fois moins pénible et plus productif. Aujourd'hui i'ensei' gnement populaire du chant est introduit dans un grand nombre d'écoles primaires du royaume. A Paris, il est devenu général, et, outre les institutions particulières qui l'ont adopté, il existe officiellement dans 3 écoles supérieures, 55 écoles mutuelles, tt écoles de frères^ 6 écoles de sœurs et 13 classes d'adultes (hommes). Tous les élèves de ces différentes écoles reçoivent une instruction musicale préparatoire, et plus de 7,000, une instruction toute spéciale. Parmi ces derniers sont choisis ceux qitii composent les réunions de l'Orphéon. On ne peut sans avoir assisté à ces réunions, se faire une idée de l'impression profonde que produisent ces masses de voix exercées d'après la méthode de Wilhem, et si habilement dirigées par sou successeur» H. Hubert. La province rivalise aujourd'hui de zèle avec la capitaJe ; une foule d'élèves du

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IftES INVBHTIOMS.

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