‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 88 sur 209 · NAG · texte numérisé non relu

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CoBsenraloire, derenus professeurs à leur tour, y propagent l*excellence de leur méibode. Oiepois quelques aunées, des écoles de musique, succursales du Conserratoire de Paris* ont été érigées dans quatre chefsiiejide départements, savoir : à Toulouse, ea 18Î0 ; à Marseille et à Metz, en 18il, et iDtjoo en'18tô. Partout des sociétés pbil« hanaoniques composées d*artisles et d*ama- Uoirs sont organisées ; quelques-unes de ces STidétés jouissent même d*une réputation méfitée. Les grands ouvrages dos composi^ ttars modernes, si difficiles d*exécution, soDi représentés avec un ensemble et un loie remarquables sur les théâtres de nos priDcipales villes. La province a fourni aux théâtres lyriques de Paris un grand nombre ùe belles voix; l'eipénence a démontré qa en France les voix sont, en général, distribuées par cantons comme les vignobles. £û Picaraie, par exemple, on trouve de {«(us belles basses et en plus grande quan- &lé qu*aulre part ; les ténors, particulière- Beat ceux qu on nomme haute-contre, se reocooireot plus fréquemment dans le Lan- ^«doc et dans les environs de Toulouse <pi'en aucune autre localité; les voix de irfmes ont plus d*étendue et un timbre jsos par dans la Bourgogne et dans la Fran^ cfae^Iomté que dans les autres parties du TOTftiime.

*Us perfectionnements que nos habiles hzC&iers apportent chaque jour dans la constnictioo des instruments deviennent pour îrs compositeurs une source de richesses iKrTrelles. La quantité d'instruments annuelleoient confectionnés en France est prodigieuse. Paris seul compte 32 facteurs d'instrimeots à cordes et à archets, 115 facteurs <3e pianos, 30 facteurs d'instruments à vent ^n boîs, 2^ facteurs d*instruments en cuivre, 29 facteurs d'orgues, 8 lacteurs de faar-

ri, 16 facteurs d^armonicas et d'accordéons » Acteurs de melophones, 8 fabricants d'archets et 0 de cordes d'instruments.

Quelques-unes de ces fabriques occuf eut cent et même cent cinquante ouvriers.

Depuis la publication du Traité d'Harmo^ nie de Catel, dont nous avons parlé plus haut, d'importants ouvrages relatifs à l'étude de la composition ont été rédigés. De ce nombre sont les Cours éTHarmonie et le Traité de haute eompoiiiian du savant professeur Reicha, la Méthode élémentaire d^Har^ monie et d'Aceompagnemeni de M. Fétis, le Traité de Contrepoint tt de la Fugue^ du môme auteur. Nous mentionnerons aussi le Traité d^ Instrumentation deKastner, leCrosiil Traité d'Inslrumeniation et d'Orchestration moderne de Berlioz, dont les vues, aussi neuves que hardies, ajoutent encore, par l'application qu'il a su en faire, aux découver* tes instrumentales des Mozart, des Betho* ven et des Weber.

Dans ces derniers temps, Peme, Choron, Castil-Blaze, Fétis, se sont placés, par d'importants travaux, au premier rang de nos littérateurs-musiciens. On doit è Fétis, fondateur de la .iZerue mu^tea/f , une excellente biographie universelle des musiciens. La vaste érudition de cet auteur s'est encore déployée dans beaucoup d'autres écrits et a jeté une vive lumière sur les plus hautes questions théoriques, historiques et philosophiques de l'art. Aux noms que nous venons de citer viennent se joindre ceux de MM. Bottée de Toulmon, Anders, Berlioz, J. d'Orligues, Danjou, £lwart,H. Blanchard, Maurias, Boui^es, G. Kastner, G. Héquet, Escudier, A. Delafaye, Prévôts, Delocbe el plusieurs autres.

Tel est le résumé succinct de l'histoire de l'art musical en France et de ses progrès jusqu'à ce jour.

HACRES ET PERLES FINES. — La naest cette partie brillante, argentée comme les perles, qui se remarque dans certains coquillages. Plusieurs de ces coquillages n'ont une nacre qu*eu leur surface intérieore, et d'autres ont besoin d'être dépouillés de leur drap marin pour que Ton découvre leur nacre.

Le lauris marina^ petit poisson de mer q^jî est une espèce d huître, a une coquille tre»-uoie intérieurement, avec la blancheur ei i*eaa de la perle même. Le dehors fait t'At un lustre semblable, après qu'on a nettoré avec de l'eau-forte et le touret du la- (>idaife les premières lames qui composent la couche ou la tunique extérieure de cette belle coquille.

kurgan est l'espèce de coquille dont la j est la plus riche et la plus brillante : c esa un grand limaçon à bouche ronde, fort codxxiim dans les Antilles. Lorsqu'on retire KJt coquillage de la mer il est entouré d'une r.ue 6*'*lse-brune ; mais à l'aide des acides

on parvient à enlever toute la matière terreuse et Tépiderme qui l'environnaient; on fait ensuite passer le burgan sous une meule douce ; alors on voit briller une coquille af gentée avec des nuances d'iris admirables. Il y a une espèce de burgan émaillé de vert qu on appelle peau-de-serpeni.

Les ouvriers tirent de ces diverses sortes de coquilles la plus belle nacre, qu'ils appellent nautile : on fait servir la nacre «à divers ouvrages de bijouterie, comme taba* tières, manches de couteaux, etc.

Perles. — Le coquillage appelé nacre de perles^ mère de perles^ hvAtre à écaille nacrée^ est une espèce d'huître qui se pèche dans les mers orientales et dans l'Ile de Tabago. Ce coquillage, bivalve, est pesant, ridé. Apre, gris en dehors ; il est d'un blanc argenté , uni en dedans. La coquille de cette huître perlière est grande, épaisse et peu creuse ; elle produit des perles plus grandes et en

!>lus grand nombre que tout autre coquilâge. Toutes les coquilles bivalves dont l'iii-

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