‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 92 sur 209 · MAT · texte numérisé non relu

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DES INVENTIONS

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19 détruisent Taoeet l'autre sans rien pro* doire d'otiie, même pour la science.

Nous compléterons cet exposé en donnant 00 précis de Thistoire chronologique de la BsFuatioo maritime par des moyens autres qœ 1^ yoiles, depuis les temps antiques {»]uà l'époque actuelle* Quelques notes fvles premières tentatives faites pour em- }^<fer la Tapeur termineront cet article.

Chaque population primitive, en présence ^l'ûcéâD, a compris que ce n'était point ywdernière limite ; loin de le, elle a trouvé difis ses flots qu'elle dut craindre d'abord, BD agent paissant et actif dont il était néces- Hire d'étudier l'emploi. Ainsi on commença (■renostraire des barques avec des troncs iftrbres creusés sur lesquels s'aventurèrent iadiioent les premiers navigateurs. Les fdiples de la Gaule^ voisins dé la mer, n*eu« ffnt (1 abord que de petits bateaux faits de pmt\in cuirs cousus ensemble, ou d'osier «réta de cuir ; alors ils ne s'éloignaient fKre djgs rivages : mais bientôt leurs navimeose perfectionnant dansta construc- Iftnqaifttt rendue solide, s'agrandirent, et Jugèrent entreprendre des courses plus iKsues; pais, de progrès en progrès, on artrsàréiude des rames, à celle des roues l^iettes, enfin à l'étude des voiles.

L'usAge des voiles, comme les rames et ksroues à palettes, se perd dans la nuit des ^B. Bn effet, on trouve à Pompeï, sur la tn!« de Nevoleia, érigée il y a dIus de Éii mille ans, et parfaitement sculpté, un •vire où de petits génies carguent les votkea entrant dans le port; il fait allusion H commerce maritime qui illustra Caïus faatiuSv son mari, chez les Pompéiens.

Celte allusion au commerce maritime se NjTe confirmée (lar Pétrone ; Sat. caput M» 00 lit : Trimalciou, qui était marchand, Al i Abine : Je te prie au9$% que les navire» p^iu $culfteras sur mon tombeau aillent à t^ntttoiUietquejesois assis en tribunal 9ft€ la toge, avec cinq anneaux d'or^ ayant à ^ de mot un sac rempli dC argent pour le ré'* pfidrt au peuple.

l^u tronc dVbre oingé par l'aviron à la j^^iue propulsée par les rames tournantes, è Si barque gréée de voiles ( plus tard encore, sans doute, on comprit le gouvernail ) , des iiècies s'écoulèrent avant qu'on sût cousiTQire uue galère. L'usage de revêtir les co* <)ucb de cert^DS navires de peaux existait *;^re plus tard chez les peuples habitant ilHdDdo, cette plaine de glace, comme dit ni auteur latin.

l>ans la légende de saint Bràndaiues on ^-'iuve uo passage qui a rapport à un voyage '•nploratioQ entrepris par ce moine dans «ccommeocemenl du VI' siècle. Cette rela* L'iDitirtedu manuscrit 7595 de la Bibliothè- *iuc nationale trouve sa place ici, et d'ail- ^urs elle nous a paru de nature à intéresser ^ lecteur, sous le rapport de la navigation ^w ces temps reculés.

^ers la fin du v* siècle de notre ère, c'est- Hire k peu près au temps où l'épée des

*^bare$, après avoir percé d'outre en ou-

tre le grand empire romain, et s'être baignée dans le sang jusqu'à la carde, fondait définitivement la monarchie Irançaise, naquit un enfant; bien que né d'une pauvre femme et dans un pauvre village, il n'en devait pas moins devenir en ces époques anciennes, une des gloires du moyen fige. Cet enfant était saint Brandaines. Elevé dans la célèbre abbaye de Elan-Carven, il prit rang parmi les savants et se fit particulièrement distinguer d'entre ses confrères. Parvenu à ce point de la vie où les autres hommes sont à peine des hommes, Brandaines fait un pèlerinage aux îles Stietland. De retour en Angleterre, poussé par cet esprit religieux qui révélait déjà les croisades, excité par la vue incessante de la mer sur laquelle ses com- » pfitriotes se jouaient comme sur un élément qui leur appartient; enthousiasmé par le magnifique spectacle des lies Orcades, avec leurs milliers de colonnes naturelles, plantées comme autant de jalons dans l'Océan, dressées ainsi que de grands index qui vous montreraient le ciel et à travers lesquelles la voix sublime des ondes, soit qu'elle murmure doucement pendant le calme, soit qu'elle mugisse durant la tempête, fait enten* Ure d'ineU'ables et d'harmonieux concerts, saint Brandaines , qui avait établi en ces lieux plusieurs couvents, résolut, selon les croyances naïves de ces âges primitifs, d'abandonner son pays, et d'aller à la recherche de l'Ile depromtfsfon. Est-ce ici une aU iégorie, ou une fiction inventée par l'imagination d'un peuple auquel devait échoir l'empire de la mer? Est-ce le récit d'une excursion véritable tentée par Brandaines dans les îles éloignées de rAugleterre, ou peut-être aussi pour y découvrir la terre des bienheureux? Toujours est-il que les légendes de cette époque, rapportées par les Bollandistes , considèrent ce voyage comme une chose certaine et que la renommée qu'il acquit fut très-grande au moyen âge. Sur toutes les cartes, on place l'Ile de Saint-Brandaines au sud de 1 lie Anlilo, à l'ouest des lies du Ca{)-yert. Peut-être n'était-ce qu'une excursion à l'Ile de Madère, aux Açores ou aux Canaries dont le souvenir s'était tronqué dans les récits populaires. Les premières cartes, en elfel, don* nent aux Canaries le nom de Fortunées^ et quelques-unes d'Iles de Saint-Brandaines.

Ouoi qu'il en soit, le récit en est curieux, nos lecteurs en jugeront.

Voici le texte de saint Brandaines et des merveilles qu'il trouva dans les mers d'Ir-» lande.

Brandaines fut unes sains homes bons et de grant abstinenche , et nobles en vertus. Corne il estoit dans son oratoire , advint que ong abbé vint à lui et le baisa. 5t, lui dit Brandaines^ biaus pire , pourquoi avons-nous tristeche en te venue ? demontre-nous la pa^ rôle de Dieu^ et resjois nos âmes de divers miracles que tu as vu en la mer.

Alors l'abbé raconta à saint Brandaines et è ses religieux tout le bonheur qu'il a goûté dans une tic appelée Délicieuse , et lors-

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