‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 93 sur 209 · SAV · texte numérisé non relu

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qu'il eut fini de parler , les moines furent sou- ^ per.

Vins f eete nuits passée^ reprend Fécrivam , et prise la beneichon de ses frères^ saini Brandaines parla à eux et dit : Mi frères ^ mi ami ; je requière à vous aide de conseil , car mes euers et mes pensées sont toutes affolées en uneseule volonté. J'ai propensé toute cete nuit, à conquerre la terre de promission: quel conseil me volez donner? Hespondirent tos les religieux^ corne d*une bouche: Sire votre volonté est notre. Parquai sommes appareillés d'aler avec vos soit à mort ou à vie. De sorte que s*en a la bien vers l'occident XXIU frères ^ et vinrent en la deeraine partie d'une région ou soit une haute montagne qui s'avance loin dans la mer. Saint Brandaines et cils qui estaient avec li prirent ferrements et bois et s'y firent une nachièle très-légère comme est costume en ces parties et le couvrirent de cuir de buef tanné et joignirent les jointures d'autres piaus , et se mirent en le nef y toutes thoses profitables en la vie humaine: puis saint Branaaines commanda ses frères entrer en ta nachièle^ Saint Brandaines entra enfin dans le nef^ et commencierent à naviguer à voiles estendueSf en contre le midi. Ils avaient bon vent , et n'avaient autre mestier en peine fort tenir les voiles: quant à environ XVjors qu'ils se fussent départis j leur cessa li vens. Ci commenchieres à noyier tout qu'ils ne purent plus j dont se mit saint Brandaines à conforter , à monester et dire : Biaus frères^ ne veillez mi crainte avoir , car Dieu est nos aidières et nos notonniers ; metez dehors tos vos novirons et laissés le governail^ tout seulement les voiles tendues » et Dex fâche ansi com il veut de ses servans et de le nef. Et ainsi firent-ils ^ com ils étaient à la vesprée ils eurent tout à coup venty sans savoir d'où il venait ni oà leur nef estait portée. Quand XI jars furent passés et qu'Us eurent tout dé-

Î}enau chose que il tenoit par leur vivre , il eur apparut une île devers le septentrion , meult pleins de prières ils virentaurivage^ etc. Enfin, après une multitude de traverses et une longue navigation, saint Brandaines, au dire du chroniqueur, conquit la terre de

Î)romissionj etaprès sept ans que dura son pè* erinage, il retourna en &on pays oiï il mourut le 15 mai 578, le môme jour où, chez nous, Frédégonde tit assassiner Je saint évôqutt Prétextât dans Téglise Saint-Pierre à Paris ; mais revenons à notre histoire chronologique.

Le mouvement sur la surface de Teau dépendit donc dans Tenfance de la navigation , soit de la puissance manuelle de Tbomme sur les avirons, soit de la puissance des roues à palettes mues par des animaux, soit enfin de l'action du vent sur les voiles. 11 parait que, dans Tantiquité, les roues furent

Siour les navir^es de guerre un locomoteur 6rt en usage. En etl'et, un a trouvé de vieilles effigies représentant des libumes (vaisseaux de guerre des anciens), armés de trois paires de roues mues par trois paires de bœufs.

Pendant la première guerre Punique, une

ramée romaine fut transportée en Sicile sur des navires qui marchaient au moyen de roues que des bœufs faisaient tourner. Ro« Dert ValturiOyh la fin du xv* siècle, dans son ouvrage intitulé De re militari (1472), décrit, parmi diverses machines navales , des vaisseaux portant des roues à palettes.

1693. Duquest fait à Marseille un essai de roues tournantes pour faire avancer les bateaux sans le secours du vent et propose dans le même but l'emploi de Thélice. Le prince Rupert construit sur la Tamise un bateau armé de roues à palettes mues par des chevaux, et qui fonctionna devant Papin, devant Savary et Worchester. C'est d'après celle expérience que Papina émis Tidée qu'on pourrait un jour remplacer les chevaux par la machine atmosphérique dont il étudiait alors les détails.

1751. Le prince Maurice de Saxe, maréchal de France, décrit et propose des bateaux à manège et à roues à palettes.

1799. Le comte Battyangi , seigneur hongrois, construit à Vienne et fait naviguer sur le Danube un grand bateauarmé de rouesàpa* lettes, mues par des hommes marchant dans une grande roue placée au centre du bateau.

1803. Le marquis Ducrest , de l'Académie des sciences , après avoir décrit en 1777res» sai infructueux d'un bateau à vapeur , tenté en 1775 par M. C. Perrier, de l'Académie des sciences , renonce à tout espoir de succès dans l'application delà vapeur à la navigation et conseille l'emploi des chevaux pour mettre en mouvement des roues adoptées aux bateaux.

Dans des temps moins reculés , ce fut avec un certain succès qu'on se servit de roues; elles furent en usage sur'lcfs galères dans la Méditerranée. Avec les roues et les rames toute.direction était permise et l'on pouvait affronter le vent , la mer et les courants, lorsque la force appliquée sur ces leviers était suffisante.

La navigation , en s'étendant sur toutes les mers , changea totalement la forme des navires ; on fut obligé de les construire pour les parages lointains qu'ils devaient visiter, et l'art de la construction faisant toujours de nouveaux progrès , l'on atteignit des proportions tellement colossales , qu'on dut abandonner la rame pour n*avoir recours qu*à la seule puissance du vent. Le désir de raccourcir la longueur des voyages en bravant les calmes et les vents contraires enfanta la navigation par la vapeur. La force élastique de la vapeur était connue des anciens ; d'après quelques auteurs il paraîtrait que les prêtres égyptiens et ceux du dieu hrulisch adoré sur les bords du Yesco par les Teutons , s'en servaient pour produire des prodiges qui effrayaient ie peuple ; chez les premiers, on faisait ouvrir les portes d'un sanctuaire pour l'inflammation cTes bûchers des autels ; chez les seconds , on remplissait de vapeur la statue du dieu qui faisait sauter avec fracas, dans les réunions solenm^lles, les coins appliqués sur les ouvertures des yeux et de la bouche. Aristote et Sénèque al-

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DES INVENTIONS

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loeot les tremblements de (erre k la translation subite de Teau en vapeur. Enfin tfaimède en aurait fait usage au siège de icuse. Néanmoins le premier exemple m de remploi de la vapeur comme force ice appartient sans contestation à Héron icuDdrie, dit J*ancien, qui vivait 120 ans Jésus-Christ ; il s*en servit au moyen petite machine à réaction.

|iiia.Hérond*Aleiandrie, dit Tancien, viii j a plus de deux mille ans. La pludes nombreux ouvrages qu'il composa [perdus, il n'en reste que trois. La pe- ^isacbine à* réaction dont il est question [trouve décrite et représentée dans le traité lé : Spiriialia $eu Pneumaiiea: mais ipeur d^us cet appareil y agit tout autreilque'dans les machines modernes. Pour luire le mouvement rotatif par la réacde la vapeur 9 la force expaosive delà ^or avait issue d'une sphère montée sur [lie, par deux petits tubes tangents et it du cAté opposé du diamètre équaté* de la sphère. La sphère recevait la ur par un conduit qui communiquait un vase d'eau bouillante et qui passait U sphère par un de ses pôles. Watt , à Ijes essais du mécanicien grec n'étaient [iocoaniLSy croyait qu'on ne pourrait ja- 'ieo tirer rien d'utile ; d'autres personlu contraire, augurent assez favorabledes effets qu'il serait possible d'obte* rec le mécanisme d'Héron perfectionné, docteur Durvin assure que des savants lis s* occupent en ce moment même de imire une machine à vapeur et à réac- : le temps et l'expérience prononceront* iiidaot seize siècles environ, il ne parait que le génie de l'homme se soit préocidece naoteur pour l'appliquer aux^arls:

liûdeGarray, serait le premier gui en- >it. en 1343, d'en faire l'application à la ition dans le port de Barcelone , en >ce de l'empereur Charles-Quint. Mais B description de son appareil n'est ar- JQsqul nous. Disons toutefois que '^ les recherches très-curieuses de 'e capitaine de vaisseau de Montgery , ii >i|rait certain que les Orientaux et sur-

Ïit les Japonais auraient connu et auraient Moyé la force de la vapeur longtemps Jil les Européens.

Êta. -« Blasio de Garray^ capUaine de proposa^ Van 1543, à l'empereur et roi , j^i-QuifU une machine pour faire aller ^^imentê tt les Grandes embarcations^ ^ m (empt de calme ^ sans rames et sans

mqré ifg obstacles et les contrariétés au^, Jp^^ w*ttya, V empereur ordonna que ton ^* ^périmée dans le port de Barcelone; ce r.f^ciivemflU eut lieu le jour 17 du mois ^jm de ladite année 1543. Garray ne vou- 7^ [oire connaître entièrement sa décou- 7^1 ctpeniant on vt7, au moment de lé" ^Çi fuW/e consistait dans une grande r^mrt d*eau bouillante et dans des rôties . iêlT^"^^ ^^^^^^ ^ ''•*»* «^ ^ l'^^^lre bord

On fit Fexpérience sur un navire de 200 tonneauXf appelé la trinité , arrivé de Colibre pour décharger du blé à Barcelone ^ capitaine Pierre de Scarzo. Par ordre de Charles-Quint 9 assistèrent à cette expérience Don Henry de Tolède^ le gouverneur Dom Pierre de Cordova^ le trésorier Ravago^ le vice- chancelier et ^intendant de la Catalogne.

Dans les rapports qu'on fit à Vempereur et au prince j tous approuvèrent généralement cette ingénieuse invention^ particulièrement à cause de la promptitude et de la facilité avec laquelle on faisait virer de bord le navire. Le trésorier RavagOy ennemi du projet^ dit qum irait deux lieues en trois heures; que la machine était trop compliquée et trop coûteuse, et que l'on serait exposé au périt que la chaudxère éclatât. Les autres commis-saires assurèrent que le navire virait de bord avec autant de vitesse qu*une galère à rames manœuvrée suivant la méthode ordinaire et faisait une lieue par heure pour le moins.

Lorsque Vessai fut fait^ Garray emporta toute la machine dont tl avait armé le navire ; il ne déposa que les bois dans les arsenaux de Barcelone et garda tout le reste pour lui.

Malgré les oppositions et les contradictions faites par Ravago, l'invention de Garray fut approuvée, et si l'expédition dans laquelle Charles-Quint était alors engagé n'y eut mis obstacle, il l'aurait sans doute favorisée. Avec tout cela, l'empereur avança l'auteur d'un grade, lui fit cadeau de 200,000 maravédis (àO,000 fr.), ordonna à la Trésorerie de lui payer tous les frais et dépenses, et lui accorda en outre plusieurs autres grâces.

Cela résulte des documents et des registres originaux que l'on garde dans les archives royales de Simoncas parmi les papiers de IVtat du commerce de Catalogne et ceux des secrétariats de guerre, de terre et de mer du-dit an 1743.

SimoncaSf 37 août 1825.

Signé Thomas Gonzàiis.

11 résulterait de la note qu'on vient de lire que les navires à vapeur sont une inven* tion espagnole , et que de nos jours on l'a seulement fait revivre; de là découlerait aussi la conséquence que Blasio de Garray doit être considéré comme le véritable inventeur des machines à feu? M. Arago, dans YAnnuaire des longitudes 1837, repousse cee prétentions par trois motifs que voici : 1* parce que le document dont il s'agit n'a été imprimé ni en 1543, ni plus tard ; 2* parce qu'il ne prouve pas que le moteor de la barque de Barcelone était une véritable machine à vapeur ; 3* parce que Garray n'ayant voulu montrer sa machine à personne , pas même aux commissaires que l'empereur avait nommés, on doit croire selon toute apparence, si une machine à vapeur de Gar* ray a jamais existé, gue c'était Téolipvle à réaction déjà décrite dans les œuvres d'Héron et dont Garray avait pu avoir connaissance.

Le doceur Renwick, dans son Histoire de la navigation par la vapeur, dit : que Vess^

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mCTlONNAIRE

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périence de Garray était restée inconnut jhsquà ce que le mémoire qui en contient la description fût découvert dans les anciennes ar • chives de la Catalogne ; elle n'avait été d'aucune utilité pour la scimce et elle ne peut , par conséquent, être considérée que comme r objet d'une r< chercha curieuse et non comme un trait digne d'être cité historiquement,

Pius tard, 1363, on rencontra un certain Walhesine, inventeur d'une éolipyle agissant par \i\ vapeur.

•Nous avons vu plus haut l'opinion d'Aristole et de Sénèque sur la force élastique de la vapeur; or, les grands effets qu'ils veulent expliquer montrent bien de quelle énorme puissance la vapeur leur semblait douée. Par suite des expériences des temps modernes, il a été démontré que l'eau réduite en vaoeur peut, à la longue, rompre les ()arois des vases qui la renferment. Flurence Rivault, dès 1605, dit expressément que les éolipyles crèvent avec fracas quand on empêche la "vapeur de s'échapper; il ajoute même : « L'effet de la raréfaction de l'eau a de quoi épouvanter les plus assurés deshommes (£'i.(far^, page 128, Paris, 1605).» Enfin, apparaît de Caus en 1615, qui ouvre la carrière au progrès qui nous a donné» deux siècles et demi après lui, cette admirable machine à vapeur rendue par Watt applicable à tous les genres d'industrie. Caus, comme Rivault, avait expérimenté sur la raréfaction de l'eau, et voici l'explication qu'il donne à ce sujet dans son ouvrage int tulé. : Les raisons des forces mouvant es, livre r% feuille 1' : La violence sera grande quand Veau s'exhale en l'air par le moyen du feu et que ledit air est enclos ^ comme, par exemple, soit une boule de cuivre d'unpieaou deux en diamètre et épaisse d'un pouce, laauelle sera remplie d'eau par un petit trou^ lequel sera bouché bien fort avec un clou, en sorte que Veau nen puisse sortir : il est certain que si l'on met ladite boule sur un grand feu, en sorte qu'elle devienne fort chaude, au il se fera une compression st violente que ta balle crèvera en pièces avec b^uit semblable à un pétard.

Depuis Garray jusqu'à de Caus, nul ne paratt s'être occupé de l'application de la vapeur à la navigation; mais la machine de resavantenavait fait conserver la possibilité, et è partir de 1663 jusqu'en 1756, les personnesci-après proposentet décriventcetteaf)plication en indiquant les moyens ou en les perfectionnant, sans toutefois faire d'essais, savoir : 1° le marquis de Worchesler; 2* Sarouel Morland; 3* Denis Papin; 4°Savary; 6" Newcomen et Cotvlay; 6" Brigton et HuraphryPolter; 7" Jonathan J-Bulls; 8* de Bernouilli et rnbhé Gautier.

NAVIGATION ( Nouveau système de ). -^ Invention de M. Ducret de Genève. — Ce système se divise en deux parties : la première 4;onsiste en un nouveau gréement applicable tant aux vaisseaux déjà construits qu'aux Ijateaux des rivières ; la deuxième est une nouvelle construction de vaisseaux. Dans « nouveau gréement, ce ne sont pas leg

vergues qui tournent autour d'un mit mo» bile, comme dans le gréement ordinaire, mais le mât qui tourne lui-n.êrae sur un pli vot, en faisant tourner les vergues qui, étant invariablement fixées au mât, sont immobiles à son égard. Le mât est terminé à sou extrémité inférieure par un tourillon de fer vertical entrant dans une crapaudine placée dans l'intérieur du vaisseau et est maintenu dans la situation verticale, malgré la rotation, par le moyen d'une jante horizontale placée ou sur le pont supérieur du vaisseau ou à quelques pieds au-dessus par un (^cha! faudage léger en bois ou en fer. Cette jante horizontale forme à son milieu un trou circulaire appelé étambrai, en terme de marine, dont le diamètre est égal (ou plus grand d*une ligne ou deux au plus) que le diamètre du mât en cet endroit. Il résulte de là que le mât n'est soutenu par oucuu de ces cordages appelés en termes de marine haubans et étais, il se soutient tout seul et ne résiste à l'effort que fait le vent pour le rompre que par sa propre force et son inflexibilité. Il y a sur le mât trois vergues horizontales, placées à distance entre elles. La vergue inférieure est élevée de six pieds au-dessus du pont, aGn de laisser aux nommes un passage libre sous elle. Ces vergues sont solidement et invariablement fixées au mât, non par leur point de milieu, mais par un point placé de manière que le rapport de la longueur de la partie de la vergue qui déborde à bâbord à la longueur de la partie de la vergue qui déborde à tribord est celui de deux a trois. Les vergues sont garnies dans toute leur longueur sur leurs surfaces antérieures et postérieures de cordages verticaux que fauteur appelle^ supports, tous frappés de la vergue supérieure à la vergue inférieure. Les distances horizontales de ces supports sont de six pouces pour les plus petits navires et n'excèdent pas dix-huit pouces pour les plus grands. L'objet pour lequel les supports sout établis est d'appuyer la voile sur unff grande multitude de points , de manière qu'étant chargée par le vent, elle ne fasse jamais le sac et soit toujours sensiblefflenl plane.

Le mât porte deux voiles ayant chacune toute la longueur des vergues, dont les longueurs sont égales. La voile supérieure e5i fixée dans tous ses points sur la vergue supérieure et se déroule jusqu'à la vergue centrale. La voile inférieure est fixée de même dans tous ses points sur la vergue intermédiaire et se déroule jusqu'à la vergue inférieure. La voile supérieure s'appelle hunier et la voile inférieure basa voile. Chacune de ces voiles est double, c'est-à-dire qu'il y en a une sur le devant du mât, et une sur le derrière. L'objet de cette disposition est de tenir toujours le petit côté de la vergue du côté du vent et le grand côté sous le vent, de manière que, dans les routes obliques, c't si tantôt une face du mât et tantôt Tautre qui en supporte laction. Les roiles ne se cargueni pas

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lia oiaDtère ordinaire. Elles sont fixées en iif.vur un roiilenude bois, autour duquel )a T.ule se roule lorsqu'on yeut la serrer pour la vustraire à l'action du yent, et se déroule, m contraire, lorsqu'on yeut l'exposer à frtteadioo. Le jeu de la yoile pour se déitopper est donc absolument semblable à r^'aidanstore. Ce jeu s'opère au mo^en it ieax cordages ou. cargues disposés ainsi ;]i)suit :1a cargue est fixée entre les deut 9f^M du devant et du derrière au-dessus •r ta fergue plus éleyée, sur laquelle la riiie est attachée; la cargue descend ensuite t^mèrc la roile jusqu'à la yergue plus basse ^11 est la limite de sa descente, elle passe CK^ous le rouleau, se relève yerticalement n deïant de la voile, ya passer dans une p(!Pière poulie placée au haut de celle-ci f'ir prendre alors une direction horizont*, aller passer dans une seconde poulie fe^e,au dehors du mflt, tomber sur le pont, fètrefiréede haut en bas, lorsqu'on yeut t^er la voile, et au contraire être lAchée,

Cr que la voile, supposée alors roulée en ! sur un rouleau se déroule d'elle-méfepar le seul effet de sa pesanteur afin d'éifenposéeè l'action du yent.

klépenJamment des deux yoiles appe« ^Mers et basit oot7e, le mflt porte deux MmToiles appelées 6onnen««, les deux Hflpf^ supérieures et inférieures sont plon- |bi leurs extrémités par deux espèces de

t^is^, plus minces appelées bâtons de Hies lesquels sont solidement fixés avec ^ergucs. La vergue centrale n'a point de wudebonnetUi. Les bfltons sont garnis ft a^aot et en arrière comme le sont los

K's^es de cordages verticaux appelés snp- K et destinés aussi à supporter une voile, eroile, appelée bonnette, a pour hauteur chute, la distance qu'il j a entre la l'je supérieure et la yergue inférieure, est attachée en haut, par tous les points ^largeur sur lebflton de bonnette le plus Té, fixée e/i bas sur un rouleau horizon- Pi ainsi que les yoiles du centre, et elle se we et elle se déroule de même par le 9bjtJi de cargues disposées comme il est t'I'iushaut. Ainsi le mât soutient quatre ^, qui sont le hunier, la basse voile, la JH'^Hte de bâbord et la bonnette de tribord, ■tiyaque deux mflts, parce que l'auteur Mneone grande largeur au système génépis voiles, afin de diminuer la hauteur. JJ^ndanlon pourrait placer trois mflts. Dans ■? gréement il n'a que des voiles carrées et »Dt de /oci, de yoiles d'^/ai, d'où résulte la ^pression du mflt de beaupré. Le mouve- Jj^ni de rotation s'imprime au mflt par le ■"/en d'un cordage appelé bras, appliqué *».niréamé du grand côté de la vergue, et JJ 00 tire ou quon lâche dans le sens hori- J^i, suivant le sens dans lequel on a «*oiïi de faire tourner la voilure. La ma- ■»^'re de ce gréement est très-simple. Sup- J^Wi tjODte l'auteur , qu'on soit au plus J^ w vent soufflant du côté de bâbord, et ^ veuille virer de bord yent devant. On '^^ ic bras de la voilure d'avant, laquelle

Dktiohiv. ras Imvs.^tioiis IL

se met immédiatement d'elle-même en gi.

rouette, parcoquelasurfacedelavoiiuresous le vent 1 emporte sur la surface de la voilure au vent ; le vent n'agit donc plus que sur la voilure d'arrière, et le vaisseau doit nécessairement venir au vent avec une force d'une grande énergie, et, pendant qu'il fait le premier mouvementde rotation, la voilure de l'avant reste constamment en girouette. Lorsque le vaisseau est venu dans Je Jll du vent, on lâche le bras de la voilure d'arrière, et cette voilure se met immédiatement d'elle-même en ^rouette comme la voilure d'avant. La rotation du vaisseau continue ea vertu de la force d'inertie, les deux voilures de l'avant et de l'arrière restant toujours en girouette. Lorsque la continuation du mouvement rotatoire a amené les deux voilures à la direction relative au vaisseau, qu'elles doivent avoir pour la route sur le nouveau bord qu'on doit faire, alors on amarre les deux bras : les voilures cessent aussitôt de se mettre, en girouette; elles commencent à prendre le vent pour la direction de la nouvelle route, en le recevant sur la face opposée à celle où elle le recevait sur l'autre, et on se sert du gouvernail pour empêcher l'abattage du vaisseau au delà de la direction de la nouvelle route. Dans la deuxième partie du système de l'auteur , oo gréement peut s'appliquer aux vaisseaux ordinaires sans rien changer dans leur construction. En donnant alors à la voilure une surface égale à celle de la voilure qu'ils portent actuellement, il est évident que l'action du yent sur les yoiles sera beaucoup }>lus puissante, et que la décomposition de brce qui tend à incliner le vaisseau sera beaucoup moindre. Ainsi, avec une égale surface de voilure, la rapidité du sillage sera beaucoup plus grande. Mais cette rapidité peut encore être prodigieusement augmentée, en doublant et en triplant la stabilité du vaisseau par un procédé qui consiste à placer de chaque côté du vaisseau un flotteur dont le déplacement soit réglé suivant l'action du vent sur les voiles , et dont la distance de l'axe du vaisseau soit égale à la hauteur du centre d'impression du vent sur les yoiles au niveau deau. A la vérité, la distance des deux flotteurs pourrait tri{fler la largeur du vaisseau ; mais cela est indifférent en pleine mer. A l'égard des ports ou rades où une si grande laideur deviendrait très-incommode, cet inconvénient peut disparaître en fixant chaque flotteur par deux traverses horizontales, mobiles sur deux axes verticaux; le premier appliqué contre le bord du vaisseau, et le second posé dans la traverse et dans le flotteur. Par ce mojen lorsqu'on arrivera dans une rade ou un port où l'on voudra faire disparaître l'énorme large.urdu vaisseau, résultant de l'application des flotteurs, on lâchera l'arrêt qui les maintient à une grande distance du vaisseau, et en faisant tourner tout le système sur les quatre pivots verticaux, on amènera les flotteurs cx>ntre le bord du vaisseau.

Les flotteurs sont de loi)g< cylindres trèsi-

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NDCTOGRAPHIE, ou Art d'écrire sans y toir. — /fiveiuîon de M. Julien Leroy. — La base de cette invention est dans les deux parallèles élastiques que Ton tendà volonté, soit séparément, soit ensemble, selon qu'on le désire : le reste se compose d'une crémaillère, dans les nuctographes à ressort, et d'un crochet ou étoile, dans ceux portatifs. Le fond et les deux parallèles en soie, quoique peu de chose en eux-mêmes, dit 1 auteur, n'en sont pas moins une difficulté vaincue : car les parallèles en bois, ou autres malières, empêcheraient, par leur solidité, de faire les lettres majuscules et les autres jambages plus grands que le corps d'écriture. Avec le nuctographe dont il s'asit ici, on écrit et plus droit et aussi bien qu eh j voyant. L'auteur ayant reconnu la nécessité d'une plume nuctographique, pour* qu'on pût se servir avantageusement de 1 instrument qui vient d'être décrit, imagina la suivante. Certain de la préférence qu obtiendraient toujours les plumes d'oie, il a trouvé le movend'y adapter une soupape à ressort spiral; le tuyau de la plume sert de ré&ervoir d'encre ; et, comme l'on tient la plume avec le pouce et le médium, rinclex, qui ne fait qu'appuyer sur la plume, fài( aller à volonté, par un petit mouvement facile, la soupape qui laisse échapper unet partie d'encre nécessaire et calculée pour un nombre de lignes déterminé ; de façon qu'en se servant du nuctographe on sait qu'après tel nombre de signes on a besoin de faire a^ir la soupape. Le tuyau d'une plume ordinaire porte de l'encre pour un jour; la soupape peut s'adapter à toutes les plumes. L'auteur a varié les plumes de plusieurs façons : e)les peuvent s'établir en métal, en verre ; et ayant reconnu les nombreux in-» convénients que présentent les plumes à tube capillaire» M. Julien Leroy a cherché i y remédier et croit y être parvenu. Après avoir reconnu que la bauteur où pouvait se

tenir l'encre était en raison do son adij rence au tube capillaire, et sachant que fluides ne pèsent qu'en raison de leur b et de leur hauteur, il conclut qu'on |h augmenter la quantité d'encre en éubi sant un réservoir dont le sommet n'eicéd raitpas la hauteur observée, et que, quela lar^e que soit le réservoir, la pression ni toujours relativei qu'à une colounedud mètre de l'oriQce dont la pesanteur est b limitée par la hauteur. Cette plume est su ceptible de contenir de l'encre pour tr jours, à toujours écrire : elle peut remp cer les tire-lignes. Un petit bouchon de lié dans lequel on pique cette plume, peut si empêcher de sécher l'encré. [Brevett « publiés.)

NYCTOGRAPHE.--/nceii<ion de M, Dti non. — Cette machine, à l'aide de laqu^ un aveugle peut écrire avec la plume et 1'^ cre, se compose d'un pupitre sur lequel établi un ct^Assis ou cadre mobile, pourj monter et descendre au-dessus de lafeoj de papier, à l'aide d'une crémaillère et d bouton à ressort. Le papier reste fixé, moyen d'une patte en fer. Une trinj^le bois ou en fer sert à guider la main : li { tenir cette tringle entre le quatrième el cinquième doigt. La tringle est moaras pour ne point gêner l'habitude conlrati par la main. En avant de la tringle est \ corde à bovau qui maintient le dessus d^ plume et 1 empêche de s'écarter. Un cur* en forme de poids, qui pousse la plum» marchant, fixe le point où elle s'est arrêt Un moyen également simple apprend qu est parvenu au bout de la ligne : alors baisse la tablette d'un cran et l'on commence à écrire une nouvelle li; Quand toute la page est écrite, on remc le châssis au haut du pupitre, en lena bouton à ressort. {Société d'encowragm 1820, pag. 12.)

OBJECTIFS ACHROMATIQUES. — D'après le rapport fait à l'Institut le h mai 1812, par MM. Arago, Bouvard et Delambre, on toit «jue M. Lerebours a présenté plus de quinze objectifs achromatiques à deux verres, de 43 à kH lignes d'ouverture , et de 5 pieds de foyer. Trois de ces objectifs sont d'un flint-glass provenant des verreries de M. Darligues, deux avec du flint de M. Dufougerai : la matière des autres est anglaise. On con* naissait déjà la propriété du flint-glass de M. Dartisues, de fournir d'excellentes lunettes achromatiques ; mais les expériences de la commission ont établi que la perfection et l'habileté employées par H. Lerebours sont au-dessus de tout éloge : car tous les objectifs sont parfaitement achromatiques, et terminent les bords des images avec une netteté qui ne laisse rien à désirer. Les épreuves n'ayant laissé aucun doute sur

la bonté absolue des lunettes de M. U bours, elles furent comparées aux luoe anglaises de l'Observatoire, c'est-à-dire lunette de Dollond, et à l'instrument passages sorti des ateliers de Ranasdeo. con^mission assure que les instnimenis] sentes par M. Lerebours sont de beauo supérieurs à ceux dont il s'agit, bien la lunette deDollond soit un peupluscou et celle de Ramsden beaucoup plus \o^ avec moins d'ouverture. La commise conclut à ce que des félicitations soi adressées à M. Lerebours, sur le succès q vient d'obtenir. La classe a adopté le t port et les conclusions. (Monittwr il page 552.)

OCEAN (Courants de T). - Exfértë propres à déterminer leur direction tj rapidité.^ Découverte de M. Bemardi Saint-Pierre, de Vlnstitut. — Cet «xc«l

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DES INVENTIONS

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berrileur, for Taipénence et la sagesse iqoi l'on peut toujours se reposer, profile moyen soÎTant, qu'il a éprouvé à Bsteofs reprises. Il consiste à abandonner u flots, quand on est en mer, des bouilles fides et bien bouchées, dans les- Rlles on renferme une note relatant la m da jonr, la latitude et la longitude. LéeSainc-Pierre cite trois expériences de rpure qni lui ont réussi. Il n est pas dou- 11, dit-il, que les routes parcourues par itroisboaleilles ne déterminent en grande rut la vitesse et la direction des courants UQO(rénié pendant qu'elles étaient à la ff. Il D^st pas moins certain que si, à m trois pomts de projection, il se fût Mvéquelgae écueil, les vaisseaux qui s'y mm bnsés auraient pu, au moyen de linjectiles, donner avis de leur désastre r lies côtes habitées et en recevoir des koors. Il y a plus : les trois routes de ces Meiiles eussent offert, dans tous leurs Éts, les mêmes ressources aux naufrah. Or, suivant M. de Saint-Pierre, ces f^eDces si simples peuvent en même w éclairer sur la direction des courants liOcéan, et servir quelquefois au salut hiiTigateurs.

tOL— (Analyse de celle de Pourrain et de ÉikSaint'Amand.) — Le département du Btféaii autrefois le seul pays de la France lia exploitait une mine d'ocre. On asppt les Hollandais l'achetaient presque Pi m qu*après Tavoir fait calciner, ils ■la reTeodaient dix fois plus cher sous fiomde rou(<e de Prusse ou d'Angleterre. htilage de Pourrain possède une mine tonte de cette substance qui est exploit rpir plusieurs particuliers. La plus grande ne de cette ocre est d'un tieau jaune , kiretire sur le brun ; cette dernière est Wo)ée de préférence, rour faire l'ocre b. Cette mine offre des couches dont pibseur varie considérablement; on y il des lits d'oxyde brun de fer, dont les s présentent une forme mamelonnée, et autres sont divisés en pans irréguliers, ijtrouTe aussi des sulfures de fer dont ppart sont dans un état de décomposin, ainsi que dans une marnière qui est à >^> et dans laquelle on rencontre, en ou- ^•luelqQe cornes d'ammonou nautiles, de '"f^s grosseurs. On suit à Pourrain deux ^Wés différents dans l'exploitation do ^. Le premier consiste à laisser sécher^ ttun hangard, l'ocre que l'on retire de Htineàraide de pioches, à la pulvériser ■'iile par le moyen d'une roue verticale jt lourne dans une auge horizontale, puis *^ taoïiser dans une espèce de bluteau. On loi^cequi est connu, dans le commerce, ^^ le Dora d'ocre jaune. Pour faire l'ocre j^s^ on chauffe fortement, dans une es- '* de four k réverbère , l'ocre qu'on a J»^ sécher sous le hangard, et qui est en «Ils morceaux; ensuite on pulvérise et on oï|is€. L'action du feu détermine Toxyde ' K qui est le principe colorant de Tocre. ^ combiner avec une nouvelle quantité

d'oxygène, ce qui le fait passer da l'état d*oxy de jaune à l'état d'oxyde rouge. Dans le second, procédé , on délaye avec de l'eau» dans un bassin carré, l'ocre que l'on a extraite de la mine; on laisse reposer le tout; l'ocre se précipite (ce lavage se fait probablement pour séparer les matières grossières qui se précipitent, et le dépôt dont il est question est celui qui se fait seulement après la séparation de ces premières matières) ; alors on fait écouler Veau, et lorsque le aépôt a acquis une certaine consistance, on le divise en masses cubiques d*environ 4 pouces de côté, que l'on envoie dans le commerce après leur dessiccation. Pour ob^ tenir de l'ocre rouge, on fait calciner ces masses cubiques ; mais cette manière do préparer l'ocre rouge n'est point aussi bonne que la précédente, parce que l'oxygène, nécessaire à la saturation de l'oxyde de fer, ne peut que difficilement pénétrer jusqu'au centre de ces masses; aussi arrive-t-il iréqueminentque leur intérieur n'est pas bien rouge. Néanmoins ce second procédé serait peutêtre préférable au premier^ et donnerait une couleur plus pure , si on avait soin de pulvériser les pains avant de les exposer au feu. La réputation qu'a acquise 1 ocre d» Pourrain, non -seulement en France, mais même chez l'étranger, a déterminé MM. Mérat et Guillot à en faire l'analyse. Un autre motif les y a encore engagés • c'est que les auteurs qui parlent des ocres ferrugineuses, se contentent de dire que ce sont des mélanges terreux, siliceux ou argileux, et de fer a l'état d'oxyde. Dans la composition d'une ocre estimée dans le commerce , 100 parties d'ocre calcinée ont fourni :

Silice^ Alumine^.

Cbaux, Fer oxidé.

Il existe aussi» dans le département de la Nièvre, à Saint-Amand, une mine d'ocre qu« l'on exploite ; elle est d'un jaune plus pâle que celle de Pourrain. Les mêmes cbimis^ tes^l'ont également soumise k l'analyse, et ils en ont retiré les mêmes substances» mais dans des proportions très-différentes; lOQ parties calcinées ont donné :

Silice,

Alumine,

Cliaux,

Oiide de fer,

En comparant les résultats de ces deux analyses, on voit que l'ocre de Saint-Amand contient beaucoup plus de silice et bien moins d'alumine et de chaux que celle de n «:.* ^# r,,.^ i\w«.i<i Ho fûp^ qui est la

environ sept

^ ^ .. ^__ Joit, dans le

commerce, faire donner la préférence h l'ocre de Pourrain. {Sociélé Jt encouragement , an XI, pag. 112.)

QEV

blCTIONNAIItS

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OEDFS {IneulUUion ariificUlU dn), — Depuis un temps immémorial , les Egyptiens sont en possession de faire éclore les poulets sans l'aide de poules. Ils emploient» pour y parvenir, des fours d'une construction particulière* désignés sous le nom de marnait. Dans cette contrée, les habitants du village de Bermé parcourent , h certaines époques de Tannée, les provinces les plus éloignées, munis d'un fourneau portatif chauffé, à ce qu'il paraît, au moyen d'une lampe. Ils se chargent, à façon, de faire éclore les œufs, en achetant ceux-ci pour les revendre en poulets aux habitants. Les procédés des Berméens, fruit d'une longue pratique et favorisés par le climat du {>ays, n'ont pas été importés en Europe ; Ici aes expériences assez nombreuses ont été en^ (reprises pour parvenir au même résultat; M. de Bonnemain, physicien français, après avoir étudié avec un grand soin toutes les circonstances favorables à l'incubation naturelle, est parvenu à faire éclore les œufs d'une manière constante et .plus assurée môme aue ne le font ordinairement les oiseaux ae nos basses-cours.

Les appareils de M. Bonnemain se composent : 1** d'un calorifère par la circulation de l'eau; 2* d'un régulateur qui y est adapté

Jour maintenir une température égale; " d'une étuve échauffée constamment au degré de l'incubation , qu'il nomme cou^ veuse. Il a annçxé à celle-ci une poussinière destinée à réchauffer les poussins pendant les premiers jours qui suivent leur nais- ^nce.

Nous décrirons successivement ces trois appareils.

Le calorifère a pour but de transmettre la chaleur dans toutes les parties de Tétave, à l'aide de tuyaux dans lesquels l'eau échauffée circule. Il se compose d'un foyer cylindrique en cuivre , contenant une grille qui le sépare du cendrier. Ce foyer est de toutes parts baigné dans l'eau par la chaudière cylindrique dans laquelle il est renfermé, et qui contient, en outrer cinq tuyaux dans lesquels circule la fumée, aGn qu elle communique à l'eau la plus grande partie de sa chaleur avant de s échapper par la cheminée.

Un ajustage, implanté à la partie supér rieure de la chaudière, fait communiquer l'intérieur de celle-ci avec un tuyau vertical réuni avec un tuyau horizontal auquel sont soudés des ajustages à brides qui s'ar daptent à un égal nombre de tubes. Ce ieu de tubes est introduit dans la paroi de rétuve; il traverse celle-ci sous une pente presque insensible, et va sortir par le côté opposé ; les mômes tubes, deux fois recourbés, rentrent à 8 ou 9 pouces au-dessous dans l'étuve , qu'ils traversent de nouveau pour ressortir et rentrer encore; enfin, après avoir ffiit dans l'étuve deux ou trois circulations semblables (i), ils se réunissent de

(1) On faii encore ordioaireroeiH p.*is»eràii «leliors •k Vétnie un jeu «te tuLi«h iiu-il«'b!ibft d^une forlo tke tage doublée, à sa partie ftu^iù:urey d^uuopeau

nouveau au dehors de l'étuve en un seul tube transversal auquel est adapté un tuyau qui descend latéralement dans la chaudière, a la partie inférieure. Ce tuyau pouriait entrer dans la partie supérieure de la chaudière, et cette disposition est même plus commode pour emplir et démonter le calorifère. Mais, dans ce cas, il est convenabhe de faire descendre le tuyau jusqu'auprès du fond, d'interposer entre son orince et le foâd de la chaudière une capsule en cuivre fixée par trois attaches, afin que l'eau échauffée ne se dirige pas vers cet orifice, ce qui ralentirait le mouvement de l'eau ; enfin, il est utile de souder à ce tuyau, autour de toute la partie plongée dans la chaudière , une double enveloppe pleine d'air qui ero-

{»èche que Teau descendant ne soit échanfée en passant dans la chaudière, ce qui diminuerait la vitesse de la circulation.

Un tube ouvert, élevé au-dessus du point le plus haut du premier tuyau, sert au dégagement de lair contenu dans l'eau ; uu autre tube, adapté à Tune des parties inférieures, mais élevé au niveau des tubes de circulation les plus 'élevés, est surmonté d'un entonnoir par lequel on remplit l'appareil.

Tout étant ainsi disposé, on enlève le couvercle du foyer, on iette dedans du charbon de bois en quantité suffisante pour remplir à moitié ou aux deux tiers la capacité duiourneau; on replace le coavercle, puis on ôte le bouchon de Pouverlure qui sert à allumer le feu, et Ton introduit, par cet orifice, quelques charbons embrasés, (.orsque le feu commence à s'allumer, on replace le bouchon et l'on ouvre la porte du cendrier, jusqu'à ce que le tirage se soit établi, puis on ferme toutes les issues. Dans tout le chemin que suitent les produits gazeux de la combustion» ils coqh muniquent à l'eau une grande parlie de leur chaleur et sortent de la cheminée à une température peu élevée.

Diaprés ce que nous avons dit è l'article Calorif&bb, on concevra facilement comipeqt l'eau échauffée dans le calorifère s'élève en raison de sa légèreté spécifique, acquise par un tuyau, et détermine un mouvemeut progressif dans tous les tubes, qui ramène dans la chaudière une quantité d'eau correspondante par le tuyau plongeur. Ce mouvement circulatoire une fois commencé doit continuer tant que l'eau continue à s'échauffer dans le calorifère, et que la température n'est pas égale dans toutes les parties de Tappareil. On conçoit qu'une égalité parfaite de température ne saurait exister, puisqu'il se fait une déperdition continuelle de chaleur au travers de toute la superficie des tuyaux; cependant U température de Tair repfern^é dans l'éture étant tantôt échauffée à une température peu différente de celle des nombreux tubes qui le traversent et les coudes au dehors

de mouton avec ses poils, où les Jeunes pouslios vont %9 réubvnffiir.

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