OUT
En sénérali il faiït proportionner le travail è la force de la fermentation, elle liimin»ier à mesure qu'elle se ralentit. D'après l'expérience, un mois entier est nécessaire à la parfaite fabrication de cette substance; lorsque le lichen est de bonne qualité; tandis qu'au bout de trois semaines la parelle moins bien choisie a produit tout son effet. L'orseille, ainsi préparée, se met dans des tonneaux où on peut la conserver plusieurs années: elle est même meilleure au bout d'un an; mais à la troisième année elle commence è se détériorer. Il faut avoir soin de l'humecter de temps en temps avec de l'urine récente, afin qu'elle ne se dessèche ])oiRt; et en laissant évaporer l'alcali volatil qui s'est formé, l'orseille prend une odeur agréable de violette. Comme cette substance em[)toyée à la teinture laisse toujours au fond de la chaudière un dépôt terreux, et que sousce rapport elle ne peut rivaliser l'orseille desCanarieSy l'auteur propose de laver préalablement avec de l'urine celle que l'on veut employer; dégagée du précipité terreux el!e fond entièrement à la chaudière, et égale presque celle des Canaries. Avec l'orseille on obtient diverses couleurs; d'abord par \m simple bouillon un amarante, ensuite nn amarante foncé, puis un brun, dont l'intensité est déterminée par le temps qu'on laisse l'étoffe plongée dans la dissolution. Ces couleurs obtenues par l'orseille sont de peu de durée, néanmoins on peut les rendre solides avec la dissolution d'élain; mais le grftnd avantage de cette substance est d'aviver le bleu. Lorsqu'on trempe une ou deux fois une étoffe blanche dans fa cuve d'indigo, elteprend une teinte claire comme le bleu de ciel ; il faut la plonger trois et quatre fois pour obtenir le bleu foncé ou bleu de roi; ces diverses immersions emploient une quantité d'indigo qui rend la couleur progressive- Dient plus chère.; en avivant avec l'orseille on atteint le même résultat; mais les frais sont bien moins considérables, et Tœil est également satisfait. Pour aviver une étolfo qui a déjà reçu une teinte légère de Mcii, produite par une ou deux immersions dans la cuve d'indigo, on la passe dans une chaudière où l'on a fait dissoudre une quantité d'orseille proportionnée à celle de l'étoffe dont on veut aviver la couleur; pendant l'ébullition, il suffit de la tourner quelques instants sur le rouet pour obtenir ce résultat. Cinquante mètres d'étoffe de six décimètres de large ainsi préparée, n'exigent que quatre kilogrammes d'orseille, pour recevoir la couleur bleue la plus intense, tandis que, pour obtenir la même nuance dans la cuve d'indigo, il faudrait enlever au moins une livre de cette matière. (Annales de chimie^ 1812, I. LXXXI, p. 258.)
ORIENTEUR. — Invention de M. Champion. — Cet instrument très-commode est fondé sur la théorie des hauteurs correspondantes. Une expérience suffit pouc donner, avec cet appareil, le midi vrai chaque jour de l'année, partout où l'on voudra le tenter; une fois cette heure connue avec
précision, on a un second instrument composé d*un plan vertical, en avant duquel est fixée une plaque percée ; on le dispose sur une muraille éclairée du soleU méridien, par ie trou de- cette plaque passe tin rayoa solaire qui va se peindre sur le plan; un lil à plomb qui y est suspendu se place aisément de manière à couper l'image par moi» tié à l'heure de midi vrai ; et on est assuré que chaque jour, à cette môme heure, Id centre du disque solaire ira se peindre sur quelque point du fil à plomb ainsi fiié, {Société d'encouragement^ 1819, p. ki.)
OS. — {Machinepour les réduire en poudre,)
— Invention de M. de Lastérie, — Celle ma* ohine est mise en action par le mgyen de i'eau, qui fait tourner une roue fixée sur un arbre. Un anneau de fer est attaché sur cet arbre. Celui-ci est surmonté d'une traverse de bois qui le coupe à angle droit et qui est soutenue par deux poteaux. La tra-* verse est percée d'une trémie qui s'ouvre sur l'anneau. C'est dans cette trémie, revêtue de blac{ue5 de tôle qu'on met les os pour les réduire en poudre. Lorsque l'arbre est en mouvement, un homme exerce une pression sur les os par le moyeu d'un levier, qui s'adapte avec son crochet à un piton fixé h Tune des extrémités de la traverse. Vers les deqx tiers du levier est alUelle un tampon de bois qui entre dans la trémie, et contient les os; lorsque l'ouvrier a^it sur le levier, les os sont réduits eu poudre à peu près comme de la grosse sciure de bois. Ces os ainsi réduits en poudre sont un très-bon engrais pour les terres qui ne sont ni trop sablonneuses, ni trop dépourvues d'humidité. {Société philomatique^ bulletin 1^, p. 110 etsuiv., an VI.
— Société d encouragement^ 1866, p. 50 )
ODTREMER {Fabrication artificielle dt />
— Il y a environ trente-cinq ans que M. Torssaert, habile chimiste et directeur de la manufacture royale des glaces de Saint- Gobi n, observa pour la première fois dans les démolitions d'un four à soude, que la plupart des pierres qui formaient le sol de ce lour étaient teintes d'une couleur bleue de peu d'intensité, mais qui lui parut avoir de l'analogie avec l'outremer; il adressa quelques-uns des fra^^ments colorés à M. Vauquelin, qui les soumit à divers essais, et qui reconnut en effet que celte matière colorante était identique avec celle du /apù lazuli^ dont elle possédait tous les caractères chimiques.
Cette importante découverte fut consignée dans les Annales de chimie (tome LXKXIX, page88), et demeura dans l'oubli jusqu'en 1^5, époouc à laquelle le comité des arts chimiques dfe la Société d'encouragement la rappela à l'attention publique, et fonda un prix de 6,000 francs pour la fabrication artificielle de l'outremer. Ce prix a été décerné en 1828 h M. Guimet, commissaire des poudres, qui, après quatre années de recherches et de persévérance, a réussi non-seulement à fabriquer de Touiremer