‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 99 sur 209 · OIT · texte numérisé non relu

OIT

it mies iiièces» mais encore h l'obtenir pJDS ricbeqoe celui de la nature même.

U soufre, la soude, la silice et l'alumine

soo( indispensables à la formation de cette

(oaleur. car quel que soit celui d'entre eux

(«a 00 supprime, il n'j^ a plus de couleur

f^ioite; mais s'ensuit-il que tous y res-

iriit? C'est ce que nous ne saurions dire,

ptiaque, d'après l'analyse de MM. Clément

t! Dêiormes, le soufre, par exemple, n'^

Moeore qu'en bien petite proportion, et il

)< pourrait bien qu'il ne fût essentiel à la

«Hopositioa de la soude que comme capable

«f 'iétermioer exactement la manière d'être

4( divers autres éléments. Ainsi, supposons

^ruD instant çiue cette couleur résulte de

/aflioode la silice, de l'alumine et du pro-

totide de sodium; pourrait-on obtenir cette

ORDbiaaison directement? Cela n'est guère

pobable; car par l'action de la chaleur, ces

iBttttADces se combineraient pour former

ue espèce de verre, tandis que, par l'in-

fertuédiaire du soufre, le sodium y est

fiburd porté à l'état métallique ; le soufre

td^age, et le métal, par le contact

éïàïf, peut passer à Tétai de protoxide.

6 qui nous autorise à hasarder cette con-

■tiare, c'est qu'en emploj^ant pour faire

^tremerdu sulfure de sodium, cle la silice

f d« i'elumine, on n'obtient que très-peu de

Ibusansle contact de Tair, et que, d'un

Stre côté, l'outremer, traité à cnaud par vJrogène • se décolore complètement.

mciionnaire Itchnologique^ art. (hUremer) • OXYDES. — Nom générique des combi«

esoDs binaires de l'oxygène avec les au* ; corps simples.

' Nous avons déjà eu la bonne fortune de fooToir citer quelques-uns des articles remarquables que M. le baron Berzélius a con- ^t& dans tes pases de VEncyclopédie des fu du monde — roy. Fer, Gaz {Tkéorie gé- ■^ai«);quil nous soit permis, ne pouvant ■it:ai,a6 suivre la marche et d exposer Ik doctrines du maître, avec ses propres ex* pressioDs.

Les oxydes de tous 1ns métaux dont nous tous occuperons exclusivement dans cet irticle, dit M. Berzélius, sont tous solides ; " Dj en a qu'un très-petit nombre qui l^oissent de l'éclat métallique: tels sont les fcrsoijrdulé et oli^ste, quelques oxydes de BisngBDèse, etc. ; ils perdent cet éclat par la iriloration ; leur couleur est , en général , ^(léreote de celle du métal <|ui les proliuit : cette couleur est souvent très-belle citrès-éclatante; aussi cette classe de corps l'^umit des matériaux précieux à la peinture. Leur densité est toujours moindre lue celle du métal qui leur sert de base. Ils ^'/oi ioodores, excepté ceux d'antimoine et 'î osmium à l'état de vapeurs. Ils sont tous ^^es oa à peu près, à l'exception du pro- ^I^K^de d'antimome et des acides molybdu]ue et osmique. Un grand nombre sont ji^iUes. La cnaleur réduit complètement *^ oxydes d'argent, de mercure, d'or, de iwineel des nombreux métaux qui accomi'^Snenl ce dernier. Elle ranièuc à un moin-

dre degré d'oxydation les peroxydes et deutoxydes de cnrôme, de manganèse, de plomb, etc.; beaucoup de protoxydesse perox;^dent par le grillage. Le carbone, mélangé intimement avec les oxydes, les réduit presque tous; il en réduit même un grand nombre par cémentation; l'hydrogène et le soufre sont dans le même cas. Par voie sèche, le chlore attaque tous les oxydes, lorsqu'ils sont mélangés de charbon ; le fer et l'étain réduisent, à l'aide de la chaleur, les oxydes de presque tous les métaux. Les oxydes sont presque tous insolubles dans l'eau; mais ils sont tous susceptiMes de se combiner avec elle pour former les hydrates.

Les acides ont une grande tendance à se combiner avec les oxydes, surtout lorsqu'ils sont à l'état d'hydrates, pour former les sets; cependant il y a certains oxydes, comme les peroxydes de manganèse et de chrome, qui ne se dissolvent dans les acides qu'en abandonnant une certaine portion de leur oxygène. L'acide nitrique dissout la plupart des oxydes, è l'exception des peroxydes d'étain, d'antimoine, de plomb, de manganèse, etc. ; il suroxyde, à 1 aide de la chaleur, les protoxydes de fer, de cuivre, de mercure, d'étain, d'antimoine, etc. L'acide sulfurique se combine aisément avec la plupart des oxydes; cependant il paraît généralement moins énergique sous ce rapport que l'acide hydrochlorique, qui les. dissout presque tous, en donnant lieu à un dégagement cle chlore avec beaucoup de peroxydes, celui de manganèse, par exemple.

Quelques oxydes métalliques, jouant pour la plupart le rôle d'acides, sont susceptibles de se combiner avec la potasse et la soude, soit par voie humide, soit par voie sèche, tels sont tes oxydes de zinc et de plomb, les acides chrômique,.stannique, antimonîque, tungstique, uranique, etc. L'ammonia-

3 ne dissout, surtout lorsqu'ils sont à Tétat 'hydrate, les oxydes^ de zinc, de cuivre, d'argent, les acides chrômique, tungstique, les oxydes de nickel, de colbalt, de fer, etc. Le nitre et le chlorate de potasse suroxydent par voie sèche tous les oxydes susceptibles de produire des peroxydes ou des acides permanents à la chaleur blanche.

Les oxydes qui jouent le rôle des bases les plus fortes sont l'oxyde d'argent, les protoxydes de plomb, de fer, de manganèse, de nickel, de cobalt, de zinc, et les deutoxydes de mercure et de cuivre.

Les hydrates des oxydes blancs sont eux* mêmes blancs ; ceux des oxydes colorés sont aussi colorés ; mais leurs couleurs sont différentes de celles des oxydes. Ces couleurs sont souvent très-belles et très-brillantes. Les hydrates sont , en général , très-facilement décomposables par la chaleur ; quelques-uns, celui de deutoxyde de cuivre par exemple, se décomposent même dans l'eau bouillante. Ils sont tous beaucoup plus facilement attaquables par les acides et par les alcalis que leurs oxydes. Ils ne se lui>

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