‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 111 sur 370 · p. 51 , p. i5t el · texte numérisé non relu

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surtout p.

{%) c La dévoUon au sacré Cœiif se propose «"^ quement le CoMir adorable de Jésus-Christ, sans au cune relation au reste de son sacré eorps. » (?• fisJ* liffet, 1. 1, p. 02. -* Muzzarelli, Dévotion au Cm» de Jésus, p. 15. — P. Perrone, uki smpsm, p. îW et U88.

(3) On peut voir la bulle Auctorem ftdai, {sseage cHdessus cité dans la note de la page 94. — P. Perrone , ubi supra, p. 1488. — lluziarelli, «M supra, pag. i4

c Les honneurs qn*on rend à œ Coeur adorable ne se terminent pas précisément et uoiquemMU sa cœur matériel ; mais ils se lerminem en mium UM|m et inditisiblement à rame el à la personne mmmèœ Cœur. Comme les honneurs qu'on rend à mi bonne vivant ne se terminent pas préetsémeiit à Pàitoe •au corps, m^s aux ilenx ensemble, faisant ujs esn* posé qu*on honore sans division. • (P. GalUflA, t i P 51.)

£<emo unquaro reperieuir pius cultor Confis Jen» qui dum Cor Jesu adorât ut est Cor Jem, in m sén rationis cuku non intendat personan Ghristi, aiqac Ideo divinilatem ejus tolainque sacrosaoctam Wsmnitalem comprchciulcre. (Card. GerdiL, lom. %VI pag. 347.)

CDCO

DES INDULGENCES

CQEU

69ff

MMWl Dieu H le$ hommes^ el, pur amùur

four eux, souffranif mowrani et itutUtêani Ewsluifieiie*

Ce simpie et eourt exposé de Tobjet de la dén)lion «a sacré Cœur suffit pour démontrer la UgOimité et la tainteté de cette dëvottou, et pour la mettre k Tabri des fttta(}t]es doût elle à été Tobjet. C'est, en effet, un ptoint de la doctrine catnoiique qtfà raison de Tu- Dion étroite et ùiditeoluble qui existe entre la personne du Verbe et Yhumanité du Sau^ «fur, natif devons adorer d'une seule et même (MÈoration la dimnité et rhumanité de JésuS'^ Ckristh) ; mais comme Tunion s'est opérée avec iTiumanité entière et avec chaque partie, n'en résulle-t-il pas que chaque partie de rhumanité du Chnst, son Ame , sa chair, soQ saog, les membres de son corps, ont droit au même culte (2) ?

D'apris cela n est-il pas évident qu'il a toujours été permis de rendre au sacré Cmur de Jésus uD culte privé, et (m'il est actuellement

Rrmîs de lui rendre le culte public que Jglise a approuvé, après des marques non équivoques de la volonté divine (3)?

Il résulte encore des principes qu'on vient d^établir qu'on peut, ainsi que ront fait de muds saints, honorer d'un culte privé les diverses parties de l'humanité du èauveur, et leur aaresser des prières (k) ; mais on ne doit pas leur rendre un culte public jusqu'à ce que l'Eglise Tait permis, ce qu'elle ne fait pas ordinairement sans une manifestation spéciale de la volonté divine (5).

Mais nou* ne devons pas oublier de faire reinarquer que les motifs qui déterminent à rendre un cuite spécial au Cœur de Jésus no s'appliquent pas aux autres parties de son

. qu'il est la partie la plus ,

cellente au corps; 2" parce qu'il participe aux

sentiment commun des hommes , et la ma* Dièrede parier de l'Ecriture, il est le symbole

(1) Si qoi§ in doabus naturis adorari dicit Chrittoin (tx quo dus adoraïkmes inlroducuntur) aed MMi ttm aëoraUone Deuni verbum incamatiim cum pro^a îpsHia came adorai, aicut ab inilio Dei Ec* deitie indilum est, anaUiema ait (v* conciL aener,)

S. Tboaias ui, q. i5, art. I et aaiv. -7 lluzzanUî, liât tuprëf p. i5 et suif.

(^ Quare aimpliciter dieendum est camein et aaïaam Cbristi, aicut et membre corporis ejug adoraiida esae adoratîone latriae, qu» quidam eis debe- Uir rataone bypoataais verbi Dei a qaa et in qua suaiMtaiitar. (Sylviua îd ni, p., q. 35, art. %; P. Per- Me, uki sm^a, pag. 4486, 1492 el U95. — MuzuielU, «H sm^TQ, p! 25.)

(l) Esprit €t PrMiqus^ p. 166 et aaiT« r '

^) On Ut dans les OEuvrea de saint Bernard une pnère adressée aux pieds, aux mains, k la poitrine, as «Mr de Jétua- Christ.

On eomait h prière de saint Ignace, insérée à la ia du Bréviaire romain : < ilnima Chritlif saticUfica ni; corpus CArûlt, salva mSf etc. 1 Hoiurelli, M suprot p. 15, p, 4S el suiv. (5) Btpnt et Prodqw, p. iO&.

de T amour t et que sous ce symbole on vénère Vimmmss tharité qui a porté le Fils de Dieu à se faire homme, à souffrir, à mourir et h établir le sacreœeotderEucharislie; 4* parce qu'il est Tobjet le plus propre à toucher les coeurs des hommes, h exciter en eux des sen^' limeots d*amour et de conflance envers le Saureur, et à leur fournir un modèle de toutes les vertus (1).

m. Fini.— Cette dévotion peut être con^ sidérée par rapport à Jésus'Christf à Dieu ei aux hommes.

1. Considérée par rapport à Jésus-Christ ^ son but est, 1* de porter les fidèles à méditer sur Tamour que leur » témoigné le Sauveur en souffrant, mourant et instituant le sacrement de TEucharistie (2>; 2" de lui faire ren« dre des actions de çr&ces proportionnées à d'aussi grands bienfaits (8) ; 3* de faire naître, ranimer et augmenter dans les ceeurs Tamour qui lui est dû (h) ; b* enfin de faire réparer les injures commises envers le très-saint sacrement de TEucharistie, par de fréquentes et ferventes amendes honorables^ et surtout par la nratiaue constante des vertus oppo* secs à 1 incrédulité, à Tindifférence, aux irré- Yérences dans le lieu saint, et aux sacrilèges qui l'outragent et affligent si vivement son très-saint Cœur (5).

(1) P. Perrone, ubi supra, p. 1485 et 1487. — P. GaUiffet, 1. 1, p. 70 et suiv. — Nouveau Manuel pour les conf, du Cœur de Marie^ p. 25 et suiv.

(S) Quam charitatero Cbristi paiienUa, et pro generis humani redempUone morientis, atque in ail» mortis comniemoralionem institueniis Sacramentum oorporis et sanguiois sui, ut fidèles aub aanctiasimi

oordis symbole devolius ac fcrventius recelant

Clereens XIU P. M. cjusdem SS. cordis festum ^uibusdam pelentibus Ecclesiis oelebrare permialt. (Lect. ni, Moct. 2 Brsv. Rom,) On peut consulter aussi les leçons des Bréviaires de Limoges et de Paris, et le décrétée la congrégation des Rites, de l7G5,ciiéàlapage93.

Le pape Pie Vf, dans sa lettre à Ricci, évéque de Pistoie, dit que le Satut-Siége a assea déclaré que substantia iuius devotioms,.. rêvera spectett ut in sifmMiea cordis iwuifpnef immensam ehariiatem sffu* sumque amorem divim Redemptoris nostri meditemur mqae venetemur,

[3) Mgr Bouvier, ut supra^ p. 4180*

[4) Dans sa lettre à levèque de Pisloie, ci-dessus Citée, Pie VI exprime que la fin de la dévotion au sacré Cœur est (|ue les fidèles soient excités à aimer Jésus-Chrisl, qui nous a tant aimés, ad redaman» dum Chrislum nosiri tam amanlem.

Il est dit aussi, dans la deuxième leçon de TolBce du sacré Cœur, du Bréviaire de Limoges, que les évéques présenta à rassemblée générale de 1766, proposèrent réiablissemenl de la lete du sacré Cœur 4laus ce but : ttl fidèles revocata îmmensœ Christi cha» ritatis memoria^ vehemeniiusexcitentur.^.adredaman' dum ardentius cor sacratissimum.

On peut voir le P. Galliffet, 1. 1, p. 115, où il dit que i*amoar ^wicr Jésus-Christ est Is fruit propre de cette dévotion. Voir aussi p. 230.

[5) Les évéques présents k rassemblée générale de 1765 proposèrent encore la fête du Sacré Cœur comme un moyen d*exciler les fidèles à réparer les injures faites au très-doux Sauveur^ dans PaugusU sacrement deCEuckaristie. (Brev. Leniov., wt supra.)

Il est dit aussi, dans la leçon du Bréviaire de Paris, que le culte do sacré Cœur a été établi pour cette fin : ad reparandas akundantius injurias in hoe

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' 2. Comme c*est par Jé$u$-4Jhristf*avec lui €t m lui que tout hcwneur et gloire sont rendiu à Dieu (1), et que ht anget V adorent (2), la déYotion dont nous parions a pour but, à l^égard de Dieu, de nous porter a nous unir souvent au Cœur de Jésus ainsi qu'à tous les devoirs de religion et d'amour qu'il rend à la sainte Trinité ; à présenter à Dieu les hommages de ce divin Cœur, pour suppléer à notre impuissance, et à faire effort pour nous rendre propres tous ses sentiments el dispositions envers Dieu, et pour les faire passer dans nos cœurs (3).

* 3. La dévotion au eacri Cœur^ envisagée par rapport aux hommes^ a pour fin de nous exciter, Vh recourir à la méditation du Sauveur, qui, par amours nom a mérité les grâces du salut ^ et, par amour ^ nous les dispense: 2" h nous approcher du Cœur de Jésusj fournaise d'amour (i), pour embraser nos cœurs de ce feu divin (S) ; 3*" è venir souvent puiser dans

suœ bonitaiit infinitœ monumento Chritto Salvaton Ulatas.

Toici ce qii*on lit dans le Mandement donné par Tarchevèque de Lvon, le 5 décembre 1718, pour rétablissement de la dévotion du sacré Cœur : c Gomme c^est dans h mjslère adorable de TEucharistiQ que le Sauveur donne les marques les plus sensibles de son amour, et que c*esl aussi dans ce mystère qu*ii est le plus souvent outragé, ia fin principale de cette dévotion e$t de faire réparation iotennelle à ce divin Ceeur de tous les ontrage$ que lui font tant d'hommes ingrau à $es bontéi, > (P. Galliffel, t. If, p. 244.)

On lit dans le récit de la révélation faite à la bienheureuse Marruerile-Marie, que Notre-Seigneurhii fit connaître qu*â raison des outrages qu*il reçoit dans le sacrement de l^ucharistie, il voulait « que le premier vendredi d'après Tociave du Saint- Sacrement frtt dédié à une lete pour honorer son cœur, en communiant ce jour-là, et en lui faiêant réparation d^ honneur par une amende honorable pour réparer les indignités qu'il a reçues pendant mCïl a été exposé sur Vavtel. * (P. Galliflet, t. Il, p. 475. — Nouveau Manuel à Vusage des confréries du Cœur de Marie^ p. 117.

(1) Fer ipsum, cnm ipso et In ipso est libi Deo Patri, in nnitate Spiritus Sancti , omnis bonor ei glorta. {Ordin. Miuœ.)

(2) Per quem majestalem tuam adorant angeli» {Prœf, eom. Missœ,)

(5) II est bon de lire sur ce point une lettre de la vénérable mère Aiarie de Tincarnatlon, dans laquelle elle raconte comment elle apprit cette pratique, et comment elle Tobservait :

t C'est par le Ceeur de mon Jésus^ dit-elle à Dieu, que je m'approche de vous. Par ce divin Cœur^ je vous adore pour tous ceux qui ne vous adorent pas; je vous aime pour tous ceux qui ne vous aiment pas ; je vous reconnais pour tons les aveugk» votontaires qni, par mépris, ne vous connaissent pas. Je veux, par ce divin Cœur^ satisfaire aux devoirs de tous les mortels, le fois en esprit le tour du monde, j^ur chercher toutes les âmes rachetées du sang précieux de mon divin Epoux, je les embrasse pour vous les présenter par lui, et par lui je vous demande leur conversion. • (P. GaHiffet, 1. 1, p. 227. — Nouveau Manuel des confréries du Cœur de Marie, p. 59. — On peut lire aussi, dans les t. I, p. 220 du P. Galliffet les maximes de Louis Blosins.)

(i) Gor Jesu foniax anioris. ( Litanies du sacré Cœur de Jésus.)

(5) Finis dcvotionîs erga SS. Gor Jesu est... conla nostra divinis flammis accendere. (Mgr Uouvier, ubi supra^ p. 1480.) Ecoutons saint Bernardin de Sienne : lu cruce ostendU cor suum esse fornaceui ardentis-

cette source de touies les grâces (1), aOn de participer ayec plus d'abondance au fruits de la rédemption f2); 4* à tendre âuneunion habituelle avec le Cœur de Jésus^ afin d*y kakiter (S) comme dans un lieu de refuge oùdoos

simse charilatis ad inflammandam ei incendendnm orbem universum. (De Pauion. Dom, serm, 51. — Esprit et Prat., p. 42.)

On lit aussi dans le récit de la révélation faite k la bienheureuse Marguerite-Marie, que Noire-Sd« gneur lui ût connaître c que son cœur éuit si rmpli d'amour pour les hommes, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son anienie charité, il fallait qu'il les répandit > (P. GaUiifei, t.D, p. 154) ; 4 an'il loi promit que son cœur se dilaierait pour repaadre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui l'honoreront et le feroot honorer. > (Ibid,, p. 175, et 1. 1, p. 230); c et qu'il ajouta que cette d^otion éiait un moyen très-propre pour les engager amoureuument à rakner^ et à faimir solidement. > (Ibid.^ 1. 1, p. 250.— On peut aussi voirie Nouveau Manuel pour les coufrénes du Cœw de Marie^p. 116 et suiv.)

(1) Gor Jestt fons omniom graiiarum (IMan, *t supra,) On peut consulter sur cela le P. GalUlTet, 1. 1, p. 76, p. 120 et p. 274.

(2) Il est dit dans la leçon de rofiice approuvé par Glement XllI, citée plus haut, que la fête est éubiie afln que les fidèles perçoivent avec plus d^âbondenet les fruits de la charité de Jésus-Christ^ ijusdeoMiiie fructus uberias percipiant.

Il est dit aussi dans les leçons insérées dans les Bréviaires de Limoges et de Paris, aus le but de k fête est d'exciter plus vivement les fidèles à recueillir de plus grands fruits de la rédemption, ut fidèles».. vehemenlius excitenlur... ad majores redeinpiionis fructus percipiendos.

On lit encore dans le récit de la révélation feile à la bienheureuse Marguerite-Marie, que Notre-Seignenrlnl fit connaître i que son cœur renfemiait des trésors de grâces de sanctification et de salut siiflisantt pour tirer tous les hommes de raltlme de perdiiioa i (P. Galliffet, t. II, p. 154); c qu'il avait formé le dessein de manifester aux hommes son cueur, et de leur accorder tous les trésors d*amour, de miséricorde, de grâces, de sanctification et de saint quH contient, afin que tous ceux qui voudraient kii rendre el lui procurer tout Tamour et Phonnear qp*il leur serait possible, fussent enrichis avec pro^usioa de ces divins trésors dont ce sacré Gœur est la source, i (P. GaiUflet, 1. I, p. 230. et le l>IouTeaa Manuel, ut supra.)

On peut en outre consulter le P. Galliflet, L I, p. 114 et suiv., p. liO et suiv. — Esprit et Pratique, p. 40, 45, 125, et p. 132 et suiv.

(5) Les phis grands saints, saint Bernard, saint Bonaventure, samt François de Sales, etc., aTtient la pieuse habitude de demeurer dans le Cœur de Jésus, et ils ont recommandé beaucoup cette sainte praiiqne.

Ad hoc vulneratum est cor tuum ut in illo habiîsn possimun.,, ne totum trahe in èor tuum, etc. Saint Bernard, anquel ce passage est emprunté, ajosM que c'est dans ce cœur qu'il veut prier et adorer, qu'il sera exaucé, etc. (Sermon sur la Passion, Brcr. Paris, 2 Noct., lect. m. — Esprit et Pratique, p. M.)

I Saint Bonaventure veut se faire une tenie dans le sacré côté de Jésus-Christ, afin de parler à soa cœur... 0 dmantissima vulnera Domim nohtri if»

Christi ! Quanta credis ammam frui duUedmeqsa per illa foramina conjun^tur eordi Christi! Cerl*

. Que le Seigneur est bon, dit saint François de Sales, que son cœur est aimable! Demeurons li d.ins ce saint domicile ; que ce cœur vive lotijours dar^

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DES INBULGENCES.

COEU

serons k Fabri de toutes les attaques de nos eDiiemiSy comnie dans une école ae vertus où nous nous instruirons des maximes de l'esprit du cbristianismet comme dans un ianc" tuaire de eainieié où nous nous dépouillerons du vieil honune et nous revéliroM de rhomme nouveau^ et comme dtms un lieu de délicei^ où nous goûterons une paix inaltérable et d*ioeSSibles consolations (i); 5* à perfectionner nos actest en les faisant en union avec le Cœur de Jésus, et dans les mêmes intentions (2); 6* enfin à contempler et k méditer sans cesse tous les sentiments, dispositions el inclinations de ce divin Cœur, afin de les faire passer dans nos cœurs, de nous élever i une parfaite conformité de cœur avec Jésus* Christ, et de devenir des hommes véritablement parfaits en JésushChrist (3).

IV. Pratiques. — Le ewte intérieur dû au Cœur de Jésus consiste principalement dans une application constante et habituelle è IVtudier par la méditation, è nous unir à lui pour honorer Dieu et sanctifier nos actions, H è Yimiter pour devenir des chrétiens véritables et parfaits ; et dans un exercice continuel de foi, d'adoration, de confiance, d'amour, d'actions de grâces, de louanges, de compassion, de réparation, d'offrande, etc.({^).

Les actes principaux du culte extérieur à rendre au sacré Cœur de Jésus sont de lire

noi cœurs. > {EpiL 64 du Hv. iv. — Et\ml et Pratique^ p. 45.)

On peut voir de nombreuses ciuiions dans !'ou-< nage intiUilë Etprit ei Pratique^ p. 59 et sulv. , et dans le P. Galliffet, p. il9 et suiv.

Cette pratique est fondée, selon les maîtres de la ▼te spirituelle, sur ces paroles du livre des Caniiques (II, 13, 14) : Yenei^ ma colombe^ dont lei irotu de la pierre et dans Vouverture de la muraille, que les Pères et interprètes entendent des plaies de Jésus-Christ. {Etpnl et Pratique, p. 50.)

(1) C*est d'après le témoignage des àmcs les plus saintes que les maîtres de la vie spirituelle nous apprennent qiie nous trouverons dans le cœur de Jésus un lieu de refuge, un asile, une école de vertus , un tanctuaire de êointeté, et un lieu de repos où Von goûte «« prix inaltérable et d'ineffables délices. (P. Galliffet, L 1, p. tm et siiiv., p. 234 et sulv. — Esprit et Pratique, p, 39, chap. Â en entier.)

(2) < Comme il n*j a rien dans tout Tunivers de

fins agréable au Père éternel que le cœur de son ils, e*esi ane pratique excellente, révélée plugîeurs fois de Dieu même... de se servir de ce cœur adora* Me pour perfectionner nos actions, en offrant au Père étemel les dis^îtions Infiniment saintes de ee cœur divin. Ainsi, soit qu'on agisse, soit qu'on souffre, soit qu'on' prie, il faut tout faire en union de ee sacré cœur. C'est par lui qu'on adore Dieu, qu'on le loue, qu'on l'aime, qu'on le remercie, qu'on s'offre & lui, qu'on lui demande panlon de ses péchés, etc. > (P. Gatliffet, 1. 1, p. 2il, 218, 219, 221, 223, 236, ^40, 246, etc. •— Esprit et Pratique, p. 39, cbap. 4.)

(5) DitciCe a me quia mitis sam et hiimilis corde {Maith, XI, 29). — Hoc enim sentite in vobis, quod et in Chrislolesu (Philip, ii, 5). — Qui autem adhxret Domino, nnus spiritus est (/ Cor. vi, 17). — Utnihibeamos oronem bominem perfeciam in Gbris:o Jesii {Coloss. i, 28).

(I) P. GalliOët, 1. 1. p. 114, 207 et suiv. — Esprif et Pratique, p. 156. — f<louveau Manuel pour les ecnfr. dmCteurde Marie, p. 68.

les ouvrages coraposés pour le faire connaître; de lui adresser des prières et oraisons jaculatoires ; de lui faire des amendes honorables, d'assister au saintsacrifice de la messe» de communier ; de visiter le saint sacrement et de l'accompagner quand on le porte aux malades ; d'orner les églises; de vénérer ses images; de célébrer sa fêle; de l'honorer d'une manière spéciale, tous les vendredis, et particulièrement le premier vendredi de chaque mois; de lui rendre quelques hommages chaque jour, et spécialement è neuf heures du matin, à midi et h trois heures du soir ; d'entrer dans les confréries érigées en son honneur ; de faire, tous les matins et tous les soirs, à Dieu, par le Cœur de Jésus, l'offrandedetoutson6tre,deto us SCS actes, ctc.(l).

C'est en dirigeant son intention vers le Cœur de Jésus que l'on fait tourner ces pratiques, et môme les bonnes œuvres de tous genres, è son honneur; et c'est en les faisant en esprit d'amende honorable , qu'on offre à Jésus, présent dans TEucharislie, le culte de réparation dont on a parlé plus haut.

Nous devons, en terminant cet article, admirer, dans l'établissement de la dévotion au sacré Cœur de Jésus^ une nouvelle manifestation de la bonté de Dieu et de son action providentielle sur le monde. Pour mettre le culte de l'Eglise catholique plus en rapport avec les besoins des hommes, la Sagesse dt* Yinc a su ménager pour chaque siècle quelques pratiques nouvelles de dévotion, destinées à captiver l'attention, à ranimer la foi, à réchauffer la charité et à paralyser les vices (2) : c'est ainsi qu'ont été établies suc* cessivement, et h des éponques diverses, les fêtes de la Croix, du Saint-Sacrement, des Cinq-Plaies, etc. , les fêtes de la très-sainte Vierge, la fête de tous les Saints et les fêtes particulières de divers saints, etc. Si l'on se rappelle tout ce qui a été dit {)lus haut, on ne peut douter que la dévotion au sacré Cœur de Jésus ne soit un des principaux moyens réservés par la Providence a ces derniers siècles, pour combattre l'incrédulité, l'impiété et 1 indiférence, et ramener les hommes à la foi et à l'amour de Jésus-Christ et è l'observation de sa loi {S).

i) Voir lesautoriiés citées à la noie précédente.

2) Mnzzarelii, Dévotion au Ceeur de Marie, p. 12.

(5) c Dieu voyant, surtout dans ces derniers temps, rhomnne se perdre en cherchant les ol^ets sensibles, pour lesquels beaucoup ont renoncé même il la foi des objets surnaturels, indivisibles et éternels, il a voulu, par Tobjet du sacré Cœur de Jésus et de celui de Marie, réveiller en nous Famour et h reconnaissance. Le P. Pinamonti écrivait, il y a un sièi'le, dans Tintroduction du Livre du sacré Cœur de Marie : Qui sait si , comme le Seigneur fit comprendre à sainie Gertrude (Vie, liv. iv, c. Z)quil avait réurvé à ces derniers temps la dévotion à son dhnn Cteur^ Arm d'excitbr a dnb nouvelle febveur Lk TiiDEoa DBS CHBÉTIENS..., il n'a pos de même réservé à notre siècle la dévotion au sacré Ceeur de Mane, pour ranimer notre froideur et nous faire des grâces innotnbrables, etc. i (MuzzareUi, Dévotion am Coeur de Marie, p. li.)

On lit dans la Vie de la bienheureuse Marguerite- Marie qu'il lui fut rcvclë t que la dévotîoo au m-

CCEU

iHCTION^AIRE

C*esl pour entrer dans les desseins de cette adorable Providence, et pour attirer sur notre diocèse les bénédictions attachées k cette dé* Totion, que nousarons consacré, le 80 juil« \et dernier, notre personne et tout le trou-

Seau qui nous est confié au dit in Cœur de ésus. Mais cette consécration serait vaine si elle n'avait pour résultat de procurer l'établissement de la dévotion du sacré Cœur dans toutes les paroisses. C'est pourquoi nous etigageons et prions nos cbers coopérateurs dans l'exercice des fonctions ^storales d'instruire solidement leurs paroissiens de tout ce qui regarde celte dévotion, et de faire tous leurs efforts pour les amener à la pratiquer ; et nous conjurons tous les fidèles de l'embrasser avec ferveur fl). Qui sait si ce n'est pas cette excellente dévotion qui est appelée a mettre un terme aux progrès de Tincrédulité, de l'irrélÎKion et de l'indifférence, qui ont fait tant dfe rof I dans ces contrées évangélisées par saint Martial, et sanctifiées par la présence d'un si grand nombre de saints (2) ? {Manuel de Limoges.)

cré Cœur de Jésus ëiait comme un dernier effort de son anionr qui voulait favoriser les chrétiens en ces derniers siècles, leur proposant un objet et un moyen si propres pour les engager anioureiiseinent ii Taimer, et à Taimer solideuienU i (P. GailiOet, tenu 1,

(1) La révélation dont on a plusieurs fois parie

renferme de grandes promesses eu faveur de ceux qui propageront la dévotion du sacré Cœur et de ceu\ qui rcmbrasseront. (P. Galliffet, t. I, p. 230, ctt. n, p. f73.)

(2) Ëcoutons la pieuse fille qui a reçu de si vives fnmiéres sur la dévotion au sacré Gcour : c Que ne puis-je raconter, dilr«lle dans une de ses lettres, tout re que je sais de cette aimable dévotion au sacré Cœur de icsus, et découvrir à toute la terre les trésors de grâces que Jésus-Christ renferme dans ce Cœur adorable, et qu*il a dessein de répandre avec prurusion sur tous ceux qui la pratiqueront?... Je* sns-Chrlst nfa fali connaître qu'il voulait établir partout celle solide dévotion, et par elle se faire on nombre infini de serviteurs fidèles, de parfaits amis, eld*enfanls parfaitement reconnaissants. Les iré* ■ors de bénéitictions et de grftces qne ce sacré Cœur renferme sont infinis ; je ne sache pas quMl y ait nul eiercice de dévotion dans la vie spirituelle, qui soit plus propre pour élever en peu de temps une &me à la plus hante perfection, et pour lui faire gioûter les véritables douceurs qu'on trouve au service de Jésus-Christ ; oui, je le dis avec assurance, si Ton savait combien eetle dévoUon est agréable à lésos-Christ, il n'est pas un chrétien, pour peu d'amour qu'il ait pour cet ahnable Sauveur, qui ne la pratiquât d'abord. Faites en sorte, surtout, que les personnes religieuses l'embrassent, car elles en re* lireront tant de secours qu'il ne faudrait point d'au* tre moyen pour rétablir la première ferveur et ta

,phis exacte replanté dans les communautés les moins bien réglées, et pour porter au comble de la perfeciimi ceHes qui vivent dans hi plus grande réguhiriie.

c Mon divin Sauveur m'a foit entendre que cea& qui travaillent au salut des âmes aaroni l'an de tou* ciier les cœurs les plus endurcis, et travaillenmi avfrc un succès merveilleux, s'ils sont pénétrés eux« mêmes d'une tendre dévotion à son divin Coeur.

< Pour les personnes séculières , elles treoverom, par le moyen de cette aimable dévotion, tous les secours nécessaires à leur élat, c'est-à-dire U paix

DBS CONFEÉAIBS DU SAGBB-GOBUA DB lisUS.

Les confréries du Saeré^aur deJé$ui sont aussi anciennes que le culte public qui est rendu à ce divin Coeur ; c'est par elles que ce culte a commencé à s'établir^ et c'est à elles qu'il faut attribuer en partie ses pro*

f;rès. Elles se sont multipliées dans toutes es parties de l'univers avec une grande rapidité', et partout elles ont produit des fruits prodigieux, dit le môme Manuel (1).

Combles ces confréries ont le même objet, les mêmes Ans et les mêmes pratiques que la dévotion elle-mêmet et que leur eicelleDce ne peut dès lors être révoquée en doute, les hommes apostoliques ont toujours apporté un grand zèle k procurer leur établissement, les évêques n'ont cessé de les recommander, et les souverains pontifes les ont enrichies de nombreuses indulgences (2).

Dans les grandes paroisses, une confrérie du sacré Cœur et une du saint sacrement peuvent exister simultanément sans inconvénients; mais dans les i;)etites paroisses, où il serait à craindre qu'elles ne se nuisissent mutuellement, il sera bon d'opter entre l'une ou l'autre: comme elles ont beaucoup de rapports, elles peuvent se suppléer, et c est dans ce but que le règlement des confréries du Sacré-Cœur prescrit la plupart des exercices en usage dans les confréries du Saint-Sacrement (3).

Lorsqu'un pasteur aura obtenu notre consentement pour l'érection d'une confrérie du sacré Cœur, il se conformera à tout ce qui a été dit dans le chapitre relatif à l'établissement des confréries ; il préparera les fidèles à cette importante cérémonie par une neuvaine, ou au moins par trois jours de prières, et il fera en sorte qu'il v ait ce jour-là un sermon en Tbonneur du sacré Cœur. Ce même jour, tous les prêtres de la paroisse feront roDice et diront les messes du Sacré- Cœur, è moins que le privilège du jour ou le degré supéneur de la fête n'y mettent obstacle (4).

dans leurs familles, le soulagement dans leurs travaux, les béoédiciions du ciel dans toutes lears fiitreprises, la consolaUon dans leurs misènst; et c'e&i proprement dans ce sacré Cceiir qu'elles trouveroot an lieu de refuge pendant toute leur vie, ei princtpaiement ii l'heure de la mort. Ah 1 qu'U aai doux de mourir après avoir eu une constaole tiévotion au sacré Cœur de celui qui doit nous juger! Eattn il est visible qu'il n'est personne au monde qui ne ressenift toute sorte de secours du ciel, s'il avait pour Jésus-Clirist un amour reconnaissant, Id qu*e$l celui qu'on lui témolane par la dévotion k son sacn; Cœur. > (Lettre de h vétiérable mère Jf «rfnorila- Jf •- Héf, P. Galliffet, u U, p. SO.'^.)

(1) P. GaUiffet, t. il, p. S87 et sulv. — Imêtfueiiom sur Ui Imdnlgençeê et ie$ ontfriHee^ u. 336.

(2) Voir les autorités indiquées à la «Me préc^ dente.

(5) On doit dès lors, pour son esplicalioB* recoortr à tout ce qui a été dit a l'art. Confririêë em fémireL

(4) Mgr Bouvier, TrêMi éet im^ailfraccs, p. V^ On doit regarder comme joure empêchée cens oè Toh célèbre, dans le diocèse, une (ite eeiemmtUê mnjeuie

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DES INDDLGENCES.

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Lursçiue la ootifrërie du Sacré^Conir est uue fi>is établie dans une paroisse, le d)rec* teur, è l'aide de ce qui a été dit dans le paragraphe précédent, et en recourant aux bons oufrages sur cette matière, doit s'attacher î instruire solidement les confrères de tout ce oui concerne cette dé?otion, à leur en faire eonrasser les pratiques, et h les faire entrer dans son esprit. Avec le secours de cette confrérie, on s'efforcera de ranimer Tamour enfers Jésus-Christ, d'attirer les Bdèles aux Tépres, surtout les jours de bénédiction, et de remettre en honneur tous les exercices établis pour faire honorer le très-saint sacrement.

Dans les paroisses qui ne pourront aspirer au bonheur d'avoir une de ces confréries, les pasteurs porteront les fidèles k se procurer les avantages qui y sont attachés, en se faisant inscrire sur les registres de Tune des pins voisines. Dans tous les cas, ils n'oublieront pas, ainsi qu'on Ta fait observer plus haut, qu'on peut obtenir l'agrégation des confréries du Saint-Sacrement h l'archilonfrérie du Sacré-Cœur de Rome. MgrTévêqoedeHeaux résume ainsi les principaux jN-ifilé^s dont divers brefs ou rescrits ont enrichi cette confrérie.

l' Elle pourrait avoir plusieurs confréries dans le même lieu, si le nombre des Ames pieuses paraissait le demander, nonobstant la disposition de la bulle Quœcunque.

2* Les confréries particulières pourraient s'uoir à une confrérie d'un autre titre, déjà agrégée à une arehiconfrérie, et participer ainsi à ses biens spirituels {Rescriis du 23 fmril ei du 22 mai 1805).

3* Dans l'inauguration d'une de ces confréries, on pourrait faire, une fois seulement, ToOice du àacré-Cœur, avec les messes solennelles et privées, le jour que l'on voudrait, pourvu que ce ne ittt ni un dimanche de première ou de seconde classe, ni une fête de l'un ou do l'autre de ces deux degrés, ni une lérie ou une vigile privilégiée, et toujours avec l'agrément de Vévêque diocésain. {Décret de la congrégation des RiteSt du 15 awT/1805).

i*La fête annuelle du Sacré-Cœur, qui est filée au premier vendredi après l'octave de la Fête-Dieu , pourrait être transférée, avec l'indulgence piénière et le droit de dire toutes les messes propres de la fètc, à tout autre jour de l'année, du consentement tou- Wf>is de l'Ordinaire du lieu. (Reterit du T imilUt 1815).

5' Elle pourrait s'agréger toutes les confréries du Sacré-Cœur, légitimement érigées dans quelque partie du monde que ce fût. (Reserttdu M juillet et du 12 décembre 181fc.) Cette dévotion s'éteudit avec taut de rapidité, et la congrégation des Prêtres de .Soint- Paul j mit tant de zèle que, depuis 1803

tm d*un rite iupéritur^ ou uéme une fête iolennelle «iwure de Notre-Seigneur, les dmanche* fmvUégiét, " 'rt [éne$ majeure* privUégléeê. (Voir la lahie indiquiiit \c% degrés des oOiccs, Brémaire de Limoge*^

jusqu'en 1822, il y avait déji dix-neuf cent soixante-deux confréries agrégées. Combien n'en a-t»on pas agrégé depuis ce temps-là 1 et quel nomore prodigieux d'&mes ferventes compose cette grande famille I Ces âmes sont séparées par la distance des lieux, mais elles sont toutes réunies par les liens d'un amour commun dans le Cœur de Jésus (1).

Etablîsiement de la confrérie du Sacré-Cœur et admisiion de tes membres.

Un curé, qui désire avoir la confrérie du Sacré-Cœur dans son éçlise , doit d'abord obtenir le consentement de son évêque, par écrit : il l'enverra au secrétaire de l'arcniconfrérie, à Rome, avec sa supplique motivée. Lorsqu'il aura reçu le diplûme d'érection ou d'agrégation, il le présentera au même prélat, qui en constatera Tauthenticité, permettra d'en faire usaçe, et nommera le directeur de cotte nouvelle institution. Co lui-ci procédera à l'exécution du diplôme, de la manière suivante:

1** II déterminera un jour, de concert avec son évêque, pour procéder à l'inauguration de cette confrérie : on s'y préparera par une neuvainc ou au moins pisir trois jours de prière, et il fera en sorte que la solennité soit accompagnée d*un discours en l'honiieur du sacré Cœur.

2* Ce jour-là tous les prêtres de la paroisse feront l'office du Sacré-Cœur, tant en particulier qu'en public.

3* Ce même jour, on lira publiquement le diplôme d'association : les nouveaux confrères communieront. Ensuite on donnera A chacun une image du sacré Cœur et le certificat de son admission, •

Voici qu'elle est substantiellement la forme de ce certificat, tel qu'on le donne à Rome,

(I) A peine l^lîse avaît-clle ouvert ses trésors en faveur des confrères du Cœur de Jésus, que bieniôl des milliers de confréries de ce divin Cœur s*éri^èrent sur tous les points de la catboncité, et produisirent partout les fruits les plus abondants de salut. Le ciel, dstts sa niséricorde, avait réservé à l*Egtise, pour ces jours d*impiété et dlndilTérence, ce puissant boncher, celte dévotion la plus douce, la plus aimable sans contredit de loiiies tes dévotions, et la nlu» propre en même temps à inspirer de tendres et généreux sentiments envers Nutre-Seigncur. {Manuel de Cambrai.)

La dévotion an sacré Cœur de Jésns, qui a pris naissance en France, s*esl répondue dans tonte rËgiise, et a produit partout des fruits abondants. Le pieux Louis XVI avait compris tonte son excellence et tous les avantages qu^eile pouvait procurer à la France, et c'est ce qui le porta, durant sa captivité, à faire le vœu de consacrer, tro's mois après sa délivrance, son royaume et sa famille, au sacré Cœur de Jésus, et de renouveler tous les ans cette consécration. (F. GaltifTel, t. Il, p. ^2.) Faisons des vœux ardents pour que ceUe solenndie promesse reçoive son accomplissement! C*est peut-être le seul moyen

de sahit ponr la France ! Si nous airaous le Coeur

de Jésus, désirons an moins que ce diocèse lui soit consacré soleuneUement !.- Ne serait-ce pas la con« dition du renouvellement de la foi dans ces oonUées. fécondées par les travaux de notre gloricHi a|K)ti-e saint Martial, et de tant d^autres saints. {Manuel de Limoges^.)

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