‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 118 sur 370 · C(KU · texte numérisé non relu

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lïité : et des hommes qui n'ont jamais fléclii le genou devant Jésus, q^ui ne croient pas en lui, ont foi en la miséricordieuse protection de sa Mère. Le soldat la suspend sur sa poitrine, car elle préserve des balles ennemies ; les princes Ty placent aussi , car

elle sauve de la fureur des assassins.

L'objet dont nous voulons entretenir au-

' jourd'hui nos lecteurs n'est pas moins digne

d'admiration dans son origine et dans les

circonstances qui ont accompagné son dé*

veloppement.

Aujourd'hui, dernier dimanche après l'Epiphanie, l'église Nolre-Dame-des-Vicloires, a Paris, et un très-grand nombre d'autres églises sur tous les points du monde, célèbrent la ftte annuelle de VArehiconfrérie du irêi'saini et immaculé Cœur de Marie, pour la eonveriian des pêcheurs. Nous ne voulons

{)as laisser passer ce jour sans parler à nos ecteurs de celle institution déjà célèbre par les circonstances de son établissement, par son accroissement prodigieux, et plus encore par les grAces extraordinaires dont la très-sainte Vierge se plaît à la favoriser.

On sait que Tarchiconfrérie a pris naissance le 3 septembre 183G. Les statuts dressés furent soumis k Mgr l'iirchevôque de Paris, qui les approuva aussitôt, et oui permit de commencer les exercices dès le lendemain 11 décembre. Le 16 du même mois, il donna une ordonnance pour l'érection ca« nonique de l'association.

Veut-on savoir quels furent les premiers effets de cette institution? Le vénérable curé de NotrerDame-des-Victoires va nous l'apprendre, en comparant l'état actuel de sa paroisse à l'état que Dieu lui a fait depuis rérection de l'archiconfrérie.

Ici l'auteur donne sur l'œuvre naissante quelques détails que nous avons reproduits dans les pages précédentes, puis il ajoute :

Le Bref donné à Rome est daté du 24 avril

C'est de cette époque que datent les succès prodigieux de la nouvelle association. Le récit de M. Desgeneltes n'offre plus qu'une suite de conversions obtenues par les voies les plus diverses et les plus extraordinaires. On sait combien ces pages du Memutl sont attachantes ; on n'a pas oublié toutes ces histoires de pécheurs obstinés, de vieillards, de moribonds, de femmes perdues, déjeunes gens, d^époux coupables, d'hommes désespérés* ramenés au repentir et h la vertu. Pour e<i donner une idée, il faudrait dépouiller Tétonoante correspondance qui arrive à M. le curé de Notre-i)ame<4ies* victoires de tous les points de la France et du monde, correspondance dont il n*a pu insérer que quelques fragments dans le Manuel et dans le Bulletin de rArchiconfirérie.

11 7 », ce nous semble, dans tout cela , quelque chose de plus qu'ordinaire, et sans ciicrdicr è pénétrer teinerairement les des-

seins de Dieu, on peut y voir un germe d'espérance et d'avenir.

Pour nous, plus nous considérons celte œuvre, et plus nous sommes frappés de ce qu'elle offre de singulier et de sarprenaol ; car tout était fait pour en rendre le succès extrêmement difficile, sinon impossible. Son nom, d'abord. Une orcAicon/'r^e/... combien d'hommes, de jeunes gens surtout, eussent osé, il y a vingt ans , s inscrire sur un catalogue d'archiconfrérie ? combien eussent prononcé ce nom sans sourire, et peut-être sans colère?— Le titre du saint dgwr é/t Marie.., dont le culte a été, comme celui da sacré Cmut de Jésus ^ et [)Our les roéoies raisons, en butte aux détractioos de tous ceux qui n'aiment ni ne comprennent )e catholicisme et de beaucoup.de ceux qui l'aiment sans le comprendre. — Enfin le lien choisi... pauvre église, autel désert, situé e( comme perdu au centre des affaires, des pompes et des voluptés de Paris.

Montez au fatte de ce temple modeste i Notre-Dame-des-Victoires, dont lès niur$<W vront bien s'élargir et les voûtes s'éleviroi jour, regardez les principaux monnmeiis qui vous entourent : devant vos yeux, i quelques pas seulement, une statue quoi peut oien considérer comme la gloriGcaiion de ce que la puissance et la grandeur ont jamais offert de plus fastueux : la gloire de Louis XIY sous le laurier et le mantesu de$ Césars. Derrière vous, la Bibliothêçui, le plus vaste dépôt existant des connaissances humaines, immense trésor des productioos de l'esprit de l'homme, qui a aussi son faste ci son orgueil. — A vos côtés, d'une part, m lieu unique peut-étre sous le ciel, réuiâion de toutes les jouissances matérielles, vrai Palais-Royal an luxe et du sensualisme; — de l'autre, la Bourse, temple de la grande idole du jour, dont les portiques ne peuveul suffire à la foule des adorateurs... Eh bien, c'est Ik, au milieu de ces quatre sanctuaires, j'allais dire de ces quatre métropoles de la gloire, de la science , du plaisir et de l'argent, que Marie a placé son autel ; Uati^ 3ui aime tant les chapelles bâties au fond es vfillées ou sur les montagnes, d'où m seule entend les vœux des supplianb; aujourd'hui, c'est parmi le tumulte et lebrviit c'est au milieu du camp des Philistios qu'elle a voulu dresser sa tente. Or, nous le croyons, ce n'est pas sans maelque profond dessein que ce champ de bataille a été choisi ; ce n'est pas en vain que Tfauioble et douce Vierge, qui est aussi la G%kTi^^ MÈRE DB BiRu, la très-haute souverain** «lu ciel et de la terre, a daigné bonorefi dai!> ces derniers temps, d'une prédilection toute spéciale et prendre pour centre des opéra* tions de sa merveilleuse intercession, ^^^ église longtemps délaissée, uneégHse qu'un roi zélé pour son culte lui dédia en f^ moire de signalés bienfaits, sous l'on àr* plus beaux litres que les hommes aitot donné h leur Reine, et dont le nom seul H un cri de irioiwphe : Notre-Dame-des-U^^

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