CHAPITRE VIIL Division des indulgmees
Lindulgence se divise en indulgence plénière et on indulgence partielle. L'induU geace pféniëre remet tonte la peine temporelle due au péché, en sorte que si quelqu'un la gagnait tout entière, et en recevait une application pariaite, il serait entièrement purifié ilevaat Dieu ; s'it mourait dans cet état, sa récompense dans le ciel ne serait point diffé* rét'^. L'indulgence plénière est quelquefois appelée dans les bulles des souverains pontifes plus plénière, ou-très plénière, non parce qu'elle est plus ou moins grande eneita-même, mais k cause des privilèges qui j sont annexés, comme la faculté pour le con£easetir d'absoudre des' cas réservée au Saint-Siège ou des censures, de diepenser 4le l'irrégularité, de commaer les vœux, etc.
Il j a encore l'indulgence en forme dtijiAilé, gui se réduit h une indulgence plénière ex«> traof^Beire, oo h Finâùlgeace du lubilé, moins les privilèges attachés au lubM^ (Ferraris, v*/fidtf/^., art. l.nMI).
^tmr gagner cette sorte d'indulgence, II jr a des conditions particnlièrps ; par eiemple, 'me eoBHtmnion obligée k un autre titre ne suffiraîl pas (Benott XiV, Inn, SS, s*?). On doit l>ien peser les termes de la concession.
LlBdalgenee pidnière, disons*nous, a pour effet de remettre toute la peine (emporeMo '*'"'" ' ^ ' • . . . . .- ,. Cepriidanl.
4ispoeitiens
pour obtenir l'entier effet d'une indulgernse plénière
;our sof-mème ou pour les fidèles trépassés, notre intérêt spirituel comme notre charité
^Hvars eee âmes souffirantos nous doivent porter k ne négliger aucune occasion 4e gagner
^e noureOes indulgences.
L^indulgence partielle est celle qui remet une partie plus ou moins notabV de la peine
Diction?!, des Indulgences. 7
ta? INTRODUCTION. %\
IcmrKirctIc ilueoMX péchés déjh remis: ainsi, il y a des indulgeDccs do sept ans» de sf;4 »|uapaultiines, do soixante, de quarante, de trenlo jours.
Nous avons dit que ces diverses déterminations de temps ne sont pas directement rcla* !ives à la durée des peines du purgatoire.
Ce» indulgences, tant plénièros que partielles, sont temporairtê ou perpétuelle; locala, réelles ou personnelles.
L'indulgeRce temporaire est celle qui n'est accordée que pour un certain teuips après lequel on ne peut plus la gagner.
L'indulgence perpétuelle est celle dont la concession est sans limite dans sa durée, à moins d'une révocation expresse et formelte de la part de celui qui l'a accordée.
L'indulgence locale est celle qui est attachée à une église, une chapelie,un auteU on calvaire, etc.
L'indulgence réelle est celle que l'on applique aux crucifix, aux chapelets, aux médailles, aux statues des saints.
L'indulgence personnelle est celle qui est accordée h telles ou telles personnes en particulier, aux communautés, aux confréries, aux associations pieuses.
Il est important de distinguer les indulgences personnelles des indulgences locales, parce qu'il peut y avoir plusieurs indulgences personnelles dans un même lieu, par exemple, plusieurs confréries, pendant qu'il ne peut y avoir au'une seule indulgence locale» a moins que le bref du Pape qui accorde l'indulgence ne déroge exf>ressément à la rè^le générale, qui est que deux indulgences locales ne peuvent se réunir dans un mémeiieu. Ce qui n'empeclie pas qu'une indulgence locale ne puisse se réunir avec une ou plusieurs indulgences réelles ou personnelles. (Collet, ch. i, n* 9.)
EnQn, parmi les indulgences partielles et plénières, il en est ({ui sont accordées uniqurment ou pour les vivants, ou pour les trépassés; et d'autres qui sont accordées en faveur (jr^s vivants, mais qui sont applicables, par eux , au soulagement des âmes du purgatoire. (Kxtrait des divers Manuels aindulgences.)