‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 145 sur 370 · CO.N · texte numérisé non relu

CO.N

DICTIONNAmS

CON

tien première, de leur communiquer les indulgences dont jouit celle-ci, de leur donner des règles et des statuts qu'il pourrait changer ou modifier (1), selon qu'il le jugerait prudent, et de les visiter, tant la première que les autres, par lui-même ou par un prêtre qu'il députerait à*cet etTot

Sixte y confirma toutes ces dispositions par une bulle du 5 janvier 1587, permit d'ériger, dans toutes les maisons appartenant aui Jésuites, des congrégations a écoliers, en de fidèles seulement, de Tun et de l'autre sexe, ou des uns et des autres en même temps, sous l'invocation du mystère de l'Annonciation, ou sous tout autre titre; d'en avoir une ou plusieurs dans le même lieu, ou dans la môme église, commeonlecroirailconvenable, et de leur communiquer toutes les grâces spirituelles dont jouissait ou dont jouirait à l'avenir la congrégation première.

Il existe un bref de Clément Vlll, de 1602, qui augmente encore les privilèges et les faveurs déjà accordés à cette congrégation ; le tout fut de nouveau confirme par Grégoire XV, le 15 avril 1621. Benoît XIV y ajouta plusieurs nouvelles grâces, par lettres apostoliques du 27 septembre 17&8 et du 7 sef)tembre 1751; il ordonna que les congrégations particulières fussent sous l'invocation spéciale d*un des mystères de la trèssainte Vierge, leur permettant toutefois de faire mémoire du patron qu'elle^ auraient eu auparavivit, et leur accordant indulgence jilénière le jour où l'on en ferait la fête, aussi bien que le jour où l'on célébrerait le mystère qui serait devenu leur titre spécial.

La compagnie de Jésus avant été supprimée en 1773, on craignit d'abord pour 1 existence de la congrégation; mais les cardinaux auxquels les intérêts du Collège romain furent confiés, en prirent soin et lui donnèrent successivement pour directeurs les prêtres les plus recommandables par leur science, leur piété et leur zèle. La pieuse institution continua d*être florissante et de produire des fruits abondants.

En 1773, une congrégation établie dans le diocèse de Constance demanda à lui être associée, à l'effet de participer à ces indulgences : il s'éleva une contestation pour savoir à qui il appartenait de faire cette association.

Un décret de Fie VI donna cette faculté, en 1798 , au directeur de la congrégation première, lui permettant d'affilier, selon sa prudence, toutes sortes de congrégations, composées de personnes de l'un et de l'autre sexe, régulières ou séculières, dans quelque Heu qu'elles existassent et vinssent à exister; de leur communiquer les grâces, privilèges ot indulgences déjà accordés, ou qui seraient à accorder par la suite à ladite congrégation première.

La société, relevée de ses ruines en 181i, par une bulle solennelle de Pie VU, à été

(i) Cène disposition a été cluingée par la bulle de tleiiiciu VUI, qui soumet ce8 slauus à lauloriié de rOrdinaire.

reuiisti en possession du Collège roJiaiu en 1824, et chargée de nouvaaude régir la oélibre congré^tion dont cet établissement jouit depuis si longtemps. Léon XJi lui a confirmé, par des lettres apostoliques du 19 mai \%û et du 7 mars 1825, tous ies privilèges que ses prédécesseurs lui avaient accordés reiitivement à cette pieuse association. Le géoé* rai est donc chargé, comme autrefois, de la gouverner ; il a pleme autorité pour régler tout ce qui la concerne, autant que les droits des évêques ne sont pas iésés : il peut lai adjoindre toute espèce de congréKations établies ou qui s'établiraie:.t sous l'invocatioD d'un des mystères de la très-sainte Vierge, et leur communiquer les indulgences et autres avantages spirituels dont jouit la première.

tndutgenceê accordées aux congrégaiioM de

la sainte Vierge,

Ces indul{$ences sont plénières ou pa^ tielles.

Indulgences plémères.

Il y a indulgence plénière pour les cou* gréganistes :

1" Le jour de leur consécration , pourvu çiue, sincèrement repentants de leurs péchés, ils se soient confessés et communient dans l'église où se fait la réunion, ou dans uue autre , s'ils ne peuvent pas le faire dai» celle-là.

2* A l'article de la mort.

3" Les iours de la naissance et de TAsceasion deNolrc-Seignour; de rAnnoDciatioa, de rAssomplioo et de la Nativité de la sainte Vierge, aux conditions de se confesser avec douleur, et de communier, comme ci-dessus.

k"" A toutes les réunions indiquées par le directeur, sous les conditions de se confesser, de communier, de visiter l'église ou la chapelle de la congrégation , et d'y prier dévotement pour la paix entre les prmoei chrétiens, l'extirpation de l'hérésie et l'exaltation de la sainte Eglise notre mère. Ceux oui assistent à la réunion visitent par là même l église ou la chapelle.

Si cependant il y avait plusieurs réunions dans une semaine , on ne pourrait gagner qu'une indulgence plénière , l'un des jour» de réunion que l'on voudrait.

5* Lorsque les réunions se font le soir, avant ou après les Vêpres, on peut gagner l'indulgence ce jour-la même, en commiir niant le malin, ou le lendemain, si un laimc mieux.

6* Les con^réganistes peuvent aussi gagner deux fois par an cette indulgence accordée pour toutes les réunions, sans être obligés de visiter réalise ou l'oratoire de la congrégation, pourvu qu'ils visitent une autre église, y fassent une confession de toute leur vie, oii une revue depuis leur dernière confession générale, et y reçoivent la dîTioe , eucharistie.

7* Indulgence plénière le jour où Ton célèbre la léle du titre de la congrégation, et ie jour do la fête de son patron secondaire,

CON

DES INDULGENCES

si elle en a un, sous les conditions de se confesser, de communier, de vtsiler réglise où se fout les réunions, et d*y prier avec dé?otion pour les fins accoutumées.

8* Si la fête propre, ou la fôte secondaire de ladite congrégation, était remise à un autre jour, mon le rrte du diocèse, ou par la volonté expresse ou avec la permission de révéque, rindulgence serait transportée à ce même jour.

9" Ces deux indulgences plénières des fêtes patronales peuvent être gagnées par les fidèles non congréganistes , s ils se confes* sent avec douleur, communient, visitent Téglise ou la chapelle de la congrégation, et y prient comme il est prescrit.

Indulgences ^rlîeUes.

li y a sept ans d*indoIgence accordées aux congréganistes, chaque fois qu'ils font les <£avres suivantes :

i* Accompagner à la sépulture le corps d'un congréganiste ou d*un autre fidèle.

2* Prier pour un açonisai^ ou pour un déf jnt dont on sonne le trépas.

3* Assister à une réunion de piété , tant privée que publique, aux divins oflices, à un sermon, a une exhortation spirituelle.

4* Assistera Toflice des morts célébré pour un congréganiste on pour un autre fidèle défunt

5* Entendre la messe un jour de férié.

6* Examiner sa conscience le soir avant de se coucher.

7* Visiter 4es pauvres malades dans les hôpitaux ou dans les maisons particulières.

o* Visiter les prisonniers.

9* Réconcilier ceux qui sont divisés.

Les absents pourront gagner les mêmes indulgences en pratiquant les œuvres que nous venons d'énoncer, et en visitant, au lieu de la chapelle de la congrégation^ l'église du lieu ou ils se trouveront.

Ainsi ceux qui sortent des maisons d'éducation ou des paroisses oili ils faisaient partie de la congrégation, continuent d'en faire partie et de gagner les indulgences, pourvu qu'ils remplissent les conditions demandées.

Tous les congréganistes qui , aux jours fixés pour les stations de Rome, visiteront la chapelle de la congréffation, ou l'église du lieu ou ils se trouvent, s'ils sont absents, et y réciteront sept fois le Pater et l'Ate, gagneront les mômes indulgences que s'ils laisaient les stations, tant dans la ville que hors U ville de Rome.

Indulgeaces pour les morts.

1* Les indul^nces précédenteSt tant plé* nières que partielles, sont toutes applicables aux fidèles défunts.

a* L*autel de la congrégation est privilégié pour tout prêtre qui y célèbre, à I intention d un congréganiste défunt.

^ 3* Les prêtres qui sont congréganistes ont l'autel privilégié personnel, quelque part qu'ils célèbrent, en faveur d'un congregaiiiste défum.

CON Aulreê privil/ges.

r:ie

Les rois, les princes, les ducs, les comtes^ et généralement ceux qui ont une autorité souveraine, leurs parents et leurs alliés jus- ({u'au second degré, s'ils ont demandé à être inscrits parmi les membres do la congrégation première ou d'une congrégation légitimement affiliée k celle-ci, pouvent gagner toutes les indulgences que nous avons rapportées, en pratiquant les œuvres prescrites et visitant, a leur choix, ou la chapelle de la congrégation, ou une église quelconque.

Tous les fidèles qui visitent pendant quelque temps le saint sacrement exposé durant trois jours, avec la permission de l'Ordinaire, dans la chapelle de la congrégation, y prient Dieu et remplissent les autres œuvres prescrites, gagnent les mêmes indulgences que s'ils assistaient aux prières dos Quarante- Meures. «

Pareiilement, indulgence plénière h ceux

Îui suivent les exercices de la retraite pensut huit jours, ou même cinq, six ou sopt, s'ils ne neuvent en faire davantage.

Ces diverses indulgences avaient été accordées par les souverains pontifes, depuis Grégoire XUI jusqu'à Pie Vf : elles furent examinées et reconnues véritables par la congrégation des Indulgences i le 9 mars Nous les avens fidèlement extraites d*un

Îetit ouvrage imprimé en 182^, avec approation, contenant les règles et privilèges de la congrégation première établie dans le Collège romain. Rien, par couséquent, ne peut être plus authentique.

Conditions pour gagner le$ indulgeneei de la

congrégation.

On peut former des congrégations d'hommes et de femmes, d'écoliers, d'artisans et de nobles, de personnes mariées et de personnes non mariées, réunies dans une seule association, ou séparées par classe, selon que les localités ou le bien des Ames paraîtront le demander; les constituer selon le modèle do celles de Rome, leur donner un directeur, un préfet , des assistants, un secrétaire et autres officiers ; mais ces associations particulières ne pourront avoir part aux indulgences et privilèges dont nous avons parié, avant qu'elles soient légitimement affiliées k la congrégation première.

Pour obtenir cette faveur, il faut écrire au secrétaire de ladite congrégation, au Collège romain, lui faire passer une supplique, adressée au préfet de cette congrégation et k ses assistants, dans laquelle on expose l'état de la congrégation qui demande h être agrégée, le mystère de la sainte Vierge auquel elle est consacrée, et son patron se* condaire, si elle en a un : on spécifie de quelles classes de personnes eUe est composée.

C'est naturellement au prêtre directeur è faire cette demande, si déjà la congrégation est organisée ; si elle ne l'est pas, c'est aia curé ou au supérieur qui désire la faire étA-

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