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DBCRETUM URBIS ET ORBIS

c CuiD non pauci ad hanc sacram congregationem Indulgenliis sacrisque Reliquiis prœposHam supplices libolli porrecti fuerint, prœserlim e Gallia, ob confessariorum inopiam, pro obtiaeoda facultate sacramentalem confessionem peragendi per plures dies ante eucharislicao) communionem ad indulgentias acquirendas prœscriptam ; necnon ut explicetur an ad eas lucrandas liccat sacra s^naxi refici in pervigilio diei festi , pro quo declarantur concessa ; eadem sacra congregatio habita in palatio'Quirinali, sub die 15 apriJis proxime prœteriti, auditis consultorum votis,. omnibusquc mature c\pensis, censuit licere ad prœfatum effectum eucharistiam sumere in pervigilio feslivilatis. Quod vero ad petitam exphcationem respondenduni censuit :

■ Firmo rémanente decreto 9 decembris 1763, pro iis Gdelibus qui ad confessionem saltem semel in hebdomada accedunt, pro cœteris autem Qdelibus ia locis in quibus ob inopiam confessariorum nequeunt fidèles fréquenter confessione sacramentali expiari ; poslulantibus communicetur dictum decretum, et facto verbo cum Sanctissimo extendatur ad omnes utriusque sexus Christi fidèles ; unde confessio peracta infra hebdomadam ante festivitatem sullragari possit ad indulgentiam lucrandam, expietis aliis conditionibus injunctis, etdumniodo nullius lethalis culp® post peractam confessionem commissœ conscii sint; nihil inno- Tando circa indulgentias ad lormam jubilœi concessas, ut in citato decreto 9 decembris 1768. « Facto^ue verbo cum Sanctissimo, in audientia habita per me infra scriptum secretariuui (ijelijunii 1822, Sanctitas Sua sacrœcongregationis votum approbavit ac publicari mandavit. c Datum Romœ ex secretaria «jusdem sacrœ congregalionis ladulgentiarum , die 12 juoii 18^. c Cardinalis Doru Pamphili , preefectus.

« Pro R. P. D. Bernardo Ugo , secretarius ,

« Petrus I Cauonicus Torraga, substitutus. »

(Rituel de Paris, 'iik.) « Per decretum congregationis Indulgentiarum dalum die 12 junii 1822, conceditur confessionem sacrémentalem peractam infra hebdomadam anle festivitatem sutfragari posse ad lucrandam indulgentiam.

c Quœritur : i* an verba infra hebdomadam significent dies octo tanlum quœ festivitatem iûjiDediate prœcedunt 7 aa vero hebdomadam illam tolam et integram quœ ante festum decurrit, ita ut, exempli gratia, confessio facta die Dominica sutfragetur ad lucrandam imiul-

Seatiam die sabbati hebdomadœ sequentis, in quam diem festum incideret, tametsi tune 13 ies inter confessionem et festivitatem intercessissent ?

« Qufleritur : 2* an confessio octava die ante festivitatem peracta suffragetur tantum ad unicam indulgentiam lucrandam 7 an vero , per hanc confessionem, aliœ etiam lucrifieri possint indulgeutiae, qu» infra prœdictum tempus occurrent , et ad quas lucrandas sacramentalis cooft'ssio caeteroquin requireretur. Sacra Gongrogatio Indulgentiis sacrisque Reliquiis pro^posita respondendum esse censuit :

< Ad primum : Affirmative ^ quoad primam partem ; Négative , quoad secundam « Ad Seeundum: Négative^ quoad primam partem ; Affirmative^ quoad secundam. « Datum Bomœ, die 15 decembris IS^il. « Card. Castracane, praefectus. »

[Ami de la Religion , t. CXIV, p. 310.)

Ul* QoBsnoii. — Dans ces confessions fréquentes^ est-il nécessaire de recevoir toujours l^abso^

luiion sacramentelle , pour avoir droit à rindulgence ?

« Il arrive encore quelquefois, dit Mgr Bouvier, par la miséricorde de Dieu, que des Ames privilégiées mènent une vie si réglée, si pure et si sainte, qu'au bout de quelques jours elles n*ont rien de précis à se reprocher, ou rien que le confesseur puisse regarder comme l^éché ; dans ce cas, faul-il, en rigueur, leur faire accuser des péchés de la vie passée, les eiciter k en concevoir une douleur actuelle et leur donner l'absolution? On le peut, sans lumn doute ; souvent même il est avantageux de le faire ; mais cette condition n*est point «^Mntielle. Nous renseignions comme probable dans nos précédentes éditions : une décision de la congrégation des Indulgences, du 15 décembre 1841, lève tout doute à cet égard. £iie porte expressément que quand la bulle ou le bref accordant une indulgence proscrit la confession comme condition, il n^est pas nécessaire que les pénitents reçoivent Tabsolution.» {àmid€laRelig.,ibid.)(i). • •. — - «

i II. — Communion requise pour gagner l'indulgence pléniire.

Avant d*entrer, avec les principaux théologiens, dans les difficultés pratiques sur ce sujet, nous allons montrer, avec le P. Daniel, la nécessité de la communion.

(I) Quaerilor an, cum in bulla vel lirevî qiio eonce- S. cong. lodulg. respondil : Négative. ^lor iodolj^ralia coofessio tanquam condilio«tA€ qua Daliun Rooiae die 15 decembris 1841

«••BraHcnbiUir necesse sil sacrameouUs absoluiio G. Castracane, ORcf.

^nlltalCilMla deUir ad lucraodam iodulgentiaiii. (Ami de la Reiig*f i. CXIV, p. 510.^

DlCTlONSf. DBS iHDCLGElfCES. 8

« Quand il n*y «aurait point d*autre nécessité de cooioiunior que celle d'obéir i la bulle dn Saint Père, qui Tordonne expressément, cela seul sulfirail [lour conclare qu'il nya

IK)intd*indulgencc è espérer sans cela (1) ; mats ce n'est pas là la seule raison qui en proure a nécessité. Lorsque^ aurès avoir été alisous, on a encore le bonheur de communier à linlention de g^ner l*indulgence, on reçoit encore de nouveaux degrés de la ^âce sancti* fiante par remcace d*iin sacrement nouveau, dont les effets sont différents. ïa pénitence qui est un sacrement des morts, comme parie la théologie, rend, à la vérité, au lîiéehcurla vie spirituelle qu'il avait perdue par son |»éché : elle lui rond la santé de Tâme en guérissaot s^s plaies mortelles; et la peine éternelle, qu'il avait méritée, est changée eu des peines temporelles. Mais la sainte eucharistie, qui est un sacrement des vivants , perfectionne cette vie nouvelle que la pénitence nous a rendue , [)arce qu'elle lui donne ae nouveaux accroissements de grâce et de vertu. Plus celte vie spirituelle est parfaite par tous les degrés de sanctification que l'on reçoit en mangeant cette divine nourriture, et mieui eston disposé h recevoir des faveurs qui ne sont préparées qu'aux htwes saintes ; et comme elle est un pain de vie, elle forlilie la santé spirituelle de ceux qui ont le bonheur de le manger dignement. Un chrétien qui s'est, pour ainsi dire, engiaissé de cette viande cél<»slp, ne vit i>lus qu'en Jésus-Christ, comme dit saint Paul ((r«r/. n, 20), parce que Jésus-Christ vit en hii ; vivitvero in me Christus. Cela seul ne devrait-il pas en taire reconnaître Tim- )>oKance et In nécessité?

« En voici une autre preuve encore plus sensible. Dans l'indulgence plénière dont nous parlons, il ne s'agit plus du pardon des péchés, puisqu'elle suppose qu'ils sont déjà re< mis par le sacrement de la pénitence, et qu'il faut être en état do gr&ce pour la gagner; il s'agit d'y obtenir la rémission des peines temporelles qui restent à expier, après que la neine éternelle a été changée ; et c'est à quoi une communion fervente peut contribuer beaucoup par une grande augmentation de sainteté. Il e<it donc superflu de demander quel besoin Ion a de communier pour mériter une grâce qu'bn a déjà reçue, puisqu'on en reçoit encore de nouvelles et de plus abondantes. Le besoin en est grand. Un pécheur contrit, qui vient d*ôlre absous dans le sacrement de la pénitence, a bien la grâce de la réconciliation par la rémission de ses péchés quant h la coulpe ; mais il n'en a pas encore la rémission

que par la lidélité à accompli sous lesquelles l'indulgence nous est accordée. Voilà de quelle importance il est de s*j préparer f.ar une bonne communion. »

Abonlons maintenant les ditticultéssur cette matière. Voici ce que dit encore Mgr Bouvier:

« 1* On peut quelquefois gagner une indulgence plénière sans communier; par exeople, h l'article de la mort, quand on ne peut recevoir le saint viatique, eu faisant le chemin de la croix. La rais<m en est que la communion, pas plus que la confession, n'est prescrite j)Our ces indulgences.

« Ordinairement, cependant, les bulles, brefs ou rescrits portant concession d'indulgences plénières, mettent tout au long la clause Yere pœnilentei^ copfetsi et sacra communione refecti^ ou la supposent évidemment. Dans ces cas, on doit regarder la communion comme nécessaire.

c 2* La même communion peut-elle servir pour plusieurs indulgences à la fois! Saint Liguori semble le dire, I. vi, n. 53fc. Une décision du 19 mars 18V1 (2), confirmée et expliquée par une auti-e réponse de la même congrégation des Indulgences, du 1" mai l8Vi. 1 affirme expressément. Il en résulte qu'une contession et une communion particulières i>e sont requises que pour les indulgences en forme de jubilé ; que plusieurs autres induU

J;ences plénières peuvent être gagnées le même jour, pour soi ou pour les âmes des déunts, quand même la confession et la communion seraient prescrites pour chacune d*elles comme il arrive communément. Mais il faut satisfaire d'ailleurs aux conditions exigées, pour chaque indulgence, en réitérant même, s'il j a lieu, les œuvres qui sout susceptibles aêtre renouvelées Je même jour.

« 3* D*aprè8 le sentiiupiit commun et le plus probable, la communion doit être faite dans rintentioD, au moins virtueUe, de gagner l'indulgence, puisqu'elle est une des conditions requises aussi bien une la confession. De plus, elle doit êu e faite avec les dispositions fiécessairea pour qu'elle soit une action sainte ; car il serait absurde de dire qu'une communion sacrilège pût servir à gagner une indulgence.

« Pourrait-on faire la communion dans l'intention d*nbtenir quelque grftce pour une personne, et de gagrier une indulgence pour soi ou pour un défunt ? Nous le croyous; c«r, pour l'indulgence, la communion seule est prescrite, et non sa tin particulière. La sacrée

M) Il est ici question du Jubilé. Inter prœlerilo* et in Jnêtilutionibus err/eif as/iVis, il-

(2) Ûubivm. An Chrisli fidèles sccunduro canoncm deiur definiUini unain commuiiionem pro indulgenus

ornais utriusque sexus ne sacrameniuni eucharislia: in forma jiibilxt concessa et pro paschaii eiiam prx-

suscipienies tempore paschaii posbint pcr tiaiic sa* ccpio siillicere non posse.

cram coniinnnioiiein lucrari imfiilgciitiain plcuariain Mcspondil affirmative, ôùmmôdù indolgeniia lorri

ad i|aam lucrandain inter caetera pr«scribitur coni- facienda non su in forma Jubilasi pro qaa uotnin re^

munie, ea praeseriini de causa dubiial oralor de bac quhiiur pcculiaris confessio et commuoio. 19 oartii

f c, fuod a Bcnedicio papa XIV, in littcris cncycllcls i84l .

ra

congrégat'on des Indulgoncos a ilëcidé» le 1*' mai iSkk (i)i qu'un prêtre, qui célèbre pour un déiunt et lui applique Tindulgence de l*autel privilégié, peut néanmoins, le môme jour, («r h communion faite à celte messe, gagner pour lui ou pour les défunts une indulgenco pléuière pour laquelle la communion est prescrite.

c Le plus sûr, pour les fidèles qui ont des grâces particulières à demander dans leurs roromunions, et veulent néanmoins gagner des indulgences, sot pour eux, soit pour des défunts, est de se proposer d'abord de gagner Tindulgence qu'ils ont en vue, puis d'avoir autiint dMntentions secondaires qu'ils voudront.

fl k* Selon les règles ordinaires, il faut faire la communion le jour même de la fête k laquelle une indulgence est attachée. Mais Pie VII, parle décret du 12 juin 1822 déjh dlé, a permis de la faire la veille aussi bien que le jour mémo de la fête.

c 5* De nombreuses concessions portent indulgence plénière une fois par mois à ceux qui feront telle pratique, une fois par jour durant le mois, et choisiront, à leur volonté, ua jour pour communier, après s'être confessés. L'indulgence, dans ce cas, n'est réellen.ejiL P'^née qu'au moment o(i le dernier acte est terminé. 11 serait bon de finir par la commtn nion ; mais ce n'est pas nécessaire. Seulement il faut être en état de grâce à cj moment, ou bien on ne percevrait pas le fruit de l'indulgence.

■ Que faut-il entendre par un mois? Quand il s'agit de pratiques attachées h un mois déterminé, au mois de mai, par exemple, nul doute qu'il ne faille prendre ce mois usuel (cl qu'il est dans le calendrier. Mais lorsqu'il est dit simplement : celui qui fera telle ou toile chose pendant un mois, sans rien déterminer de plus, faut-il nécessairement prendre un mois usuel, comme janvier, février, etc., ou pourrail-oi se contenter d'un espace do (rente jours, pris partie dans un mois et partie dans l'autre?

i Le plus sûr est de bien commencer les pratiques du premier jour du mois, et de les continuer jusqu'au dernier, qu'il soit de 31 jours, de 30, de 20 ou de 88. Mais, dans l'autro hypothèse, ne gagnerait-on po nt l'indulgence? Nous serions porté à croire qu'on la gagnerait. Le décret du 13 juin 182S avait accordé qu'on pourrait faire la confession sacramentelle pour gagner l'indulgence attachée à une fête la semaine précédente, infrahebdomadam Mte fesiiviia$em. On demanda s'il fallait entendre la semaine entière [irécédant la semaine où se trouve la fête, de sorte qu'il aurait nu y avoir le tcm|)s compris depuis le dimanche jusqu'au samedi de la semaine suivante (S). La sacrée congrégation répondit, le 15 décemhre 18il, qu'on devait entendre par semaine huit jours seulement avant la fête {Ami de la Migion, t. CXIV, p. 310). Il semble qu'on peut inférer de là que, par un mois, désigné en bé'iéraU on peut entendre le nombre moyen des jours oui le composent.»

Vûicicequeditsurcesquestionslejlfanuf/dfttmo9fi(n.277j,quilesré$umeengrandepartie,

c La communion^ soit parce qu'elle est la pi us. excellente de toutes les œuvres, soit parce que, plus que toutes les autres, elle peut procurer la gloire do Dieu, le bien général de l'Eglise, le soulagement des âmes du purgatoire, et l'avancement spirituel de ceux qui la reçoivent, est exigée comme œuvre essentielle pour toutes les indulgences (3) autres que celles qoi sont attachées au Chemin de la Croix (b), ou qui sont accordées aux personnes uiOQniDtes, tu articulo morlis (5).

c Cette communion doit être faite avec toutes les dispositions nécessaires, et dans Tintent tion de gagner l'indulgence : on peut joindre à cette intention, qu'il est au moins prudent de se proposer toujours en première ligne, d'autres intentions s:econdaires.

« On doit communier te jour ou la veille de la fête (6). Mais si l'indulgence est attachée à ynjour de férie^ il faut communier le jour même.

• Lorsque plusieurs indulgences se rencontrent le même jour, et qu'on ne peut en transmettre aucune, quoiqu'il ne soit pas certain qu'on puisse en gagner plusieurs par une seule eommunion (7), il est bon néanmoins d'avoir l'intention de les gagner toutes et de lesappliquer, si on ena la faculté, aux âmes du purgatoire, k l'exception d*une qu'on peut réserver pour soi. »

(1) DuHum /I. An sacerdos qui missam célébrât, nempli graiia, pro deftiocto, eidemqoe applicat îfiliolgentiam plenariam aliaris privilegiaii , potest eoliera die, vi communioiiis in missae sacriKcio per- »cta% lucrari aliain iiidul{[eiiliam plenariam, vel sibî defiNiciis applicabilein, si ad banc lucrandani prae* itribilar sacra commanio?

DuHnm III. An sacerdos in bonorem B. Marisa Virgiiiis missam celebrans pro accepta eleemosyoa, poi&tl per sacrant comiiiiinionein in niîssse sacrificio pevacuni lucrari îndulgentiam vel sibi vel deruiiclis appliranJam, si ad liane lucrand..m praescribauir saen communio?

Sacra congregaiio Indiilgenliis sacrîsqne Ucliqulis pntposiia re^poiidil : ad 11, Affirmative; ad III, Affir^ ■uilire.

Ilatom Rnrnx, in Secretaria ejiisdem 8.icne confregalioois Indulgentiarum, die i maii Igii.

Cab. Gard. Ff.riiktti, praefectus, Jae, GaHo, secreiariiis.

{Journal de Liège, i. XI, p. 494.)

iS) Yoir ce que dit S. Lignori, art. Jubilé. 3) Instr. Pral.f p. 50.

4) La confession el la communion ne soni pas prescrites pour les indulgences du Chemin tic la Croix. Inst. Pra^, p. 50.

(5) Plusieurs indulgences peuvent être gagnées par les ndèles qui sont'îi Variicte de la mort, sans confession et communion.

(6) Décret de la congrégation des Indulgences du 13 juin 1822, cité.

(7) Ferraris dit que, par une seule confession et une seule communion, on peut gagner plusieui-s indulgences le même jour ; il cite a Tappùi de son seu'»' timent de graves et nombreuses autorités. Un des théologiens cités par lui va jusqu^à dire que tel est je sentiment commun des docteurs.-^ S. Lignori pro^ fes»e cette opinion. (L. vi, n** 554, 12.)

On peut voir sur cette question le Rituel de Bel'cy t. I, p. 274.

i:S9 INTRODUCTION. . Mo

j 111. — De$ priirei ordinairement requises pour gagner V indulgente pléniire.

Connue déjà nous i*avons dit, la concession d*indulgences plénîères exprime pour Ijortlinairela condition de prier avec piété, quipieoraverint. Souvent les fins pour lesquelles la prière doit être faite sont déterminées. Alors on doit se les proposer. C'est ordinairement Tunion entre les princes chrétiens, Texaltation de la sainte Eglise notre mère, l*eitirpation du schisme de Thérésie, et la conservation du Souverain Pontife. Si les fins ne sont pas ainsi déterminées, il suffit qu'on se propose simplement de prier dans les intentions de celui oui a accordé Tindulgence.

La traduction au BaccoUa dit h cet égard : « Les souverains ]V)ntifes exigent presque

des schismes et des hérésies , la paix et la concorde entre les princes chrétiens. Ou ajoute à ces intentions celle de prier pour N. S. P. le Pape.

« Quant aux prières que Ton doit dire, les souverains pontifes ne les déterminent pas ordinairement; mais Tusage est de réciter au moins cinq Pater et cinq Ave. Nous avous pensé que les personnes pieuses pourraient se servir avec fruit, les jours oik elles se pro- |K)sent de gagner quelgue indulgence plénière, de l'exercice de piëté suivant, où elles trouveront bien exprimées les diverses intentions pour lesquelles on doit prier.

ORAISON PRiPARATOIRE.

cDieu tout-puissant et éternel, fai la confiance que, par le sacrement de pénitence, mes « péchés m'ont été remis quant k la coulpe et à la damnation éternelle ; mais comme il me « reste encore k satisfaire votre justice par des peines temporelles, j'ai recours aux trésors « des satisfactions surabondantes de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de la sainte Vierge et des « saints. Votre Eglise, qui en est la dispensatrice, me permet aujourd'hui de prendre, « dans cette mine inépuisable, de quoi subvenir k mon insuffisance. Daignez, A Dieu de mi- « séricorde, me faire p;irticipcr k cette précieuse indulgence que je sollicite (1). Je déteste « de nouveau mes péchés passés, et je prends ici, avec le secours de votre grAce, rengage* « ment de n'y plus retoûiber*

L — Prière à Dieu le Père^ pour V exaltation de la sainte Eglise.

« Souvenez-vous, 6 Père éternel, de votre Eglise gue vous avez possédée dès te commeo- « ment. Reconnaissez-la pour l'épousede Jésus-Christ, votre Fils unique,qui a versé tout son ir sang pour elle. Daignez, je vous en conjure, l'exalter, la'faire briller d'un tel éclat de saiv « teté,la combler d'une telle abondance de grAces,qu*c]le paraisse di^ne de son divin Epoui « et du prix de sa rançon. Faites que tous ses enfants vous reconnaissent par une foi vive, « TOUS invoquent avec une ferme espérance, et vous aiment d*un amour parfait. Pater.Avt.

IL — Prière à Dieu le Fils^ pour l'extirpation des hérésies.

m O Jésus, vraie lumière oui éclaire tout homme venant en ce monde, daignez, je vous « en supplie, dissiper les ténèbres du schisme et de Thérésie. Faites que tous suivent la « lumière de la vérité, et se hAtent de rentrer dans le sein de la véritable Eglise. 0 bon « Pasteur, ramenez au bercail les brebis égarées, afin qu'il n'y ait plus qu'un seul troupeau « et un soûl pasteur. Pater. Ave.

IIL — Prière au Saint-Esprit , pour la paix entre les princes chrétiens.

« O divin Esprit ! Esprit d'amour et de paix oui avez rassemblé tant et de si différentes •« nations dans l'unité de la foi I répandez sur les princes chrétiens et sur leurs ministres « Tabondance de vos grAces. Pénétrez leurs cœurs de cet esprit de charité que vous êtes venu « apporter k la terre. Faites qu'ils ne se laissent jamais entraîner par aucune passion, qu'ils « ne méditent jamais aucune entreprise contraire k votre gloire et k la concorde de votre « Eglise, mais qu'au contraire ils fassent tous leurs effortb pour conduire avec eux les peu- « pies qui leur sont confiés k la jouissance de la paix éternelle. Pater. Ave.

IV. — Prière à la sainte Trinité, pour la propagation de la foi.

« Trinité sainte. Père, Fils et Saint-Esprit, souvenez-vous que les Ames d<*s fidèles sont « Touvrage de vos mains, et que vous les avez créées k votre imago. Laissez fléchir voire « juste colère par les prières des saintes Ames et par celles de la sainte Eglise. Mettez un « terme à leur aveuglement, envoyez k ces peuples barbares des hommes vraiment aposto- « liques qui fassent tous leurs efforts pour propager parmi eux la foi catholique, et accor- « dez-leur enfin la grAce de vous connaître, de vous adorer et de vous aimer. Pater. Are.

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