La perfection évangélique ne s'acquiert
Sue par Vétude de Voraison , et Von ne peut evenir un parfait chrétien atie Von ne soU homme tToraison.
Tel a été le sentiment unanime de tous les saints. Ayez donc chaque jour un temps marqué pour l'oraison, qui est la nourriture de 1 âme, comme vous en avez un pour la nourriture du corps. Cest une chose horrible f disait Cassiodore, de passer un seul jour sans {aire oraison,
2. De même que Veau trouble eu agitée par ie vent ne peut représenter Vimage des objets présents : ainsi Véme souillée par le viee , au agitée par les passions , ne reçoit point dans l oraison Vimage des choses célestes.
Commencez donc par vous recueillir avant l'oraison , et appliquez-vous tout entier à fe que vous devez faire: en user autrement, c est tenter Dieu. Ayez soin , dit le Sage , de préparer votre âme à V oraison ^ et ne sof^z
foint semblable à un homme gui tente Dieu Eccli. xviii, 23).
3. Méprisez les couronnes de ce monde ^ dont Veclat vous délourne de penser au royaume du ciel ^ et songez que les sceptres et les ornements des rois ne sont que des habits de théâtre qtêe les uns quittent plus tôt , les autres plus tard.
Quand vous voyez quelque bien de ce monde, qui vous parait digne de votre attachement , accoutumez-vous à le comparer aux biens éternels, et demandez-roiis ensuite à vous-même lequel des deux mérite la préférence : Tout ce qui n'est pas éterml h*est rien,
y* GONSIOÉMATIOlf,
Pour le 5' Dimasiche.
Saint Louis de Gonzague^ modèle de Vemeer
du prochain.
n eut pour son prochain, !• tme charité Miioïc; i* une charité induêtrieuse; 5* une ckmmé ftsé* reuu»
|. — Charilé patiente.
On n'aime pas son prochain quand on ne sait pas souffrir patiemment ses dérauu et sez imperfections, et c'est nar celte raison que la première qualité de la eharité« selon la doctrine de Tapôtre saint Pau), est d'être patiente, La charité ^ dit-il, est patiente (/ Cor. XIII, k). On peut dire que saint Loois de Gonzague porta cette charité jusqu'à l'héroïsme. Il souffrait non-seuleroeni avec patience, mais avec joie, les mépris, les insultes et les outra^^es. Un des plus sûrs moyens de s'attirer des marques de sa bienveillance, était de lui témoigner peu d*estime et peu d'affection. Ce n'est pas qu*il fHlt insensible : au contraire, il était naturellement vif et impatient. On s'en était aperçu dans sa première enfance ; mais i) s*était tellement appliqué à dompter son humeur, que, lorsqu il fut parvenu à Tâge de raison, on n'aperçut jamais en lui ftucqn mouTemeiÀt de colère ni d'impatience.
Voulez-vous savoir si vous aimex voira prochain? Vojez si vous supportez paliea»* meut ses défauts , si vous ne lui léoioi^oez aucun mécontentement, et si vous ne cessez pas de Taimer quoiqu*il vous offensa* La vraie charité n'envisage pas , dans soo prochain, les qualités naturelles qui peuTeul le rendre aimable ; elle raime, parce que Dieu le veut , parce qu'il le commande : elle ne voit que Dieu en lui , et elle couvre d'oa voile toutes ses imperfections, parce qu*tHtf craint de les apercevoir. La chgtrité^ diil'apétre saint Pierre, couvre ta mutii^ide des pé^ chés. Mesurez la vôtre par cette r^sle « ec vous n'y serez jamais trompé.