‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 225 sur 370 · MOU · texte numérisé non relu

MOU

DES INDULGKNCKi.

divers diocèses de France (1). Sei> fiâtes principales sont ordinairement l'Ascension de Notre-Seigneur , l'Assomption de la trèsmainte Vierge, la fête de saint Joseph. Aii^si que l*annonce son titre méraef le but de cette confrérie est de porter les fidèles, par

(I) Voici ce qu^on lisait dans une Notice sur l*associaiion de la Bonne-Mort, établie dans Téglise pa* roissinle de Saiiil-Euslache, à Paris :

I Au moment où nous écrivons (novembre 1849), lassociation de la Bonne-Mort, telle quelle est érigé«: dans i*église de Saint-Eustache, conipte à peine quatre mois d'existence, et déjà, par sa ferveur aulant que par son accroissement prodigieux, elle se trouve rangée parmi les associations pieuses les plus riches en espérances et les plus fécondes en fruits de salut; déjà elle apparaît, non-seulement à la France entière, mais encore à la plupart des pa]^s qai Tenvironnent, comme un moyen puissant de régénéra lion sociale et d^émalation dans la voie de la piété. Uéjk plusieurs grandes villes Font adoptée, et des diocèses entiers rappellent de tous leurs vœux ; et tout fait présager que bientôt elle étendra dans toutes nos contrées son heureuse influence.

« Lorsque M. Gaudreau fut appelé à la cure de Saint-Eustaclie, quelques âmes pieuses, ignorées du monde, mais bien connues de Dieu, s*étaient réunies sans autre guide que leur bonne intention, et priaient ensemble depuis près de deux ans pour obtenir la grâce d*une bonne mort.

i Favoriser le développement de ce germe précieux, le diriger et en accroître la fécondité, telle fut, dés ce moment, la pensée constante de M. Gaudreau et Tun des principaux objets de sa sollicitude pastorale : il avait vu du premier coup d*œil tous les fruits que sa paroisse pouvait en retirer. Dès le mois de juiu, malgré le fléau terrible qui désolait sa paroisse, où plutôt à cause de ce même fléau, il communiqua à ftcs vicaires sa pensée et son xéle : dés ce moment rassoclation fut érigée de fait, bien que Ton n*eût pas encore les lellres nécessaires pour rérection canonique.

I Au mois de juillet, malgré les troubles dont Rome était le tbéàtre, la demande de M. le curé de Saint- Ëustacbe y arrivait; et quelques semaines s*éi^icnt à peine écoulées, que le R. P. Rootbaan, supérieur général de la Société de Jésus, adressait à l'associatioD de la Bonne-Morl, érigée dans Tégl se Saint-Eustache, le diplôme d'institution canonique; el en même temps Mgr Parchevèque de Paris approuvait et encourageait la pieuse entreprise.

< Cependant, le nombre des associés augmentait de jour en jour dans une progression qui ne peut t'eipliquer que par Tintervention d*une providence toute particulière de b bonté de Dieu ; la plupart M réunissaient à Tégliselous les vendredis, à Theure de la prière du soir, et y priaient avec une ferveur «ligue des premiers siècles du cbrlstianisme ; ou y rccouiinandait les malades; on y inscrivait sur le regi&lre de r;issuciation les nouveaux membres qui Kî présentaient ; on y inscrivait aussi des personnes frappées du choléra, et déjà administrées (et pas uue a'e.'Ics n*a succombé ! ). Les associés invoquaient nus^ Notre-Dame des Sept-Douleurs , et presque toutes les grâces qu'ils demandaient par cette puisunte intercession leur étaient accordées.

< Alors, M. ie curé de Saint-Eusuche, profondément touché de tout ce qui se passait sous ses yeux et des marques évidentes de la protection de Notre- Dame des SeptDottleurs, voulut que sim association, «^'ja affiliée à ia confrérie érigée à Rome dans Tég^t^ lie Jésus, fût également alliliée à la confrérie de Autre-Djnie des Sept-Doulears, honorée principaletuciit (lur Tordre des Servîtes de la bienheureuse Vierge Marie, et le 10 septembre il reçut de Tarchip-eae :r NotivDame de Paris, dcMguo par lo R. P.

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