DE LA MORT
[1) Nous menons dans un seul et même »r<»« toutes les indulgences qui ont un rapport tfinm j^<^ la dernière beurcdu chrétien. Les cinq paragr^?-^ suivants lenUent tons i montrer le besoio* U :"^ a^uue roort samte et à en inspirer le désir cftij:^*
MGR
DES INDULGENCES
MOR
quo j'ai vécu jusqu'à présent? N'est-ce pas jilutâl pour mes plaisirs et pour les vanités (lu monde? Combien d'années ai-je consacrées à servirDieu? Ai-je même dans toute ma vie croplo.vé une heure h vous aimer comme il fout, 6 mon Dieu I Voudrais-je mourir dans 1 état uù je suis actuellement! O mon Dieul changez-moi ; car ((uel malheur de vivre dans un étatdanslequel je ne voudrais pas mouriri
6* Je mourrai comme foi vécu. Si je vis dans le péché et dans de mauvaises habitudes* je mourrai dans le péché et dans mes mauvaises habitudes. Si je.vis dans la tié* deCir, dans Téloignement de Dieu» dans la négligence de mes devoirs , je mourrai de même dans la tiédeur, dans Téloignement de Dieu et dans la négligence de mes devoirs. On change rarement à la mort; on y est tel qu'on a été dans la vie. On y communie avec ferveur, si Ton a communié avec ferveur pendant au'on élait en bonne santé ; on y est pieui, détaché du monde, soumis k la volonté de Dieu» si on l'a élé pendant la vie. Ce serait un miracle si, après avoir vécu dans la tiédeur et la négligence, on mourait en saint et en prédestiné. Ah ! que n*ai-je pas à craindre de mes passions, de mes conlinueiles alternatives entre le bien et le mal, entre la ferveur et le relâchement ? Que n'aije pas à craindre si je ne tixe enfin mon inconstance, et si, dès ce moment, je ne me donne entièrement à Dieu.
6* Je ne mourrai quune foisy et de ma mort dépendra oion éternité , o mon Dieu ! Quel malheur si je ne faisais pas une bonne mort ! quel malheur si je ne m y prépare point par une sainte vie I