CHAPITRE
Dû la direction des confréries et de la manière de les faire concourir au bien général des
paroisses.
« I. Tout D*est pas fait, dit encore Mgr Tévêque de Limoges, quand une confrérie est installée; si on ne veut. la voir languir et périr sans porter des fruits, il faut en prendre soin comme d*un enfant nouveau-ne.
« Ce devoir regarde surtout MM. les curés, auxquels, d'après les dispositions des sta» luts de ce diocèse (1) et de beaucoup d'autres (2), est attribuée principalement la direction des confréries» à moins qu'un autre ecclésiastique n'en soit spécialement chargé. AQnde leur en faciliter l'accomplissement, nous leur avons associé, pour le gouvernement de cbaaue confrérie, un conseil, choisi parmi les membres les plus zélés, et nommé par l'assemblée générale des confrères, suivant ce qui s'est toujours pratiqué dans ce diocèse et dans la plupart des autres (3).
« Ces conseils, qui sont établis dans le but d'intéresser tous les confrères à l'œuvre^ d'amener les personnes influentes à travailler à son succès, et de procurer des aides a MM. les curés, devront se garantir de l'esprit d'opposition, vivre dans une grande union avec leurs pasteurs respectifs, leur témoigner beaucoup de déférence et de soumission, et être toujours disposés à seconder leur zèle.
< Tous ceux qui participent au gouvernement des confréries doivent regarder comme la première de leurs obligations envers elles, celle de faire observer leurs règlements (4>) ; car ces pieuses associations, ainsi que les communautés religieuses, ne peuvent vivre et se conserver que par l'observation de leurs règles, et l'époque de leur décadence date tou* jours du moment où l'on s'est reiftché sur ce point.
< Le règlement renferme, au surplus, tout ce qui est nécessaire pour leur bonne direc^ (ion : il fixe les conditions d'admission et les causes d'exclusion, de manière à en bannir l'iodiiTérence religieuse, qui ne peut s'y introduire sans les rendre inutiles ou scanda-- Uuses (5) ; il atlacne une grande importance aux exercices religieux, qui sont destinés à
Rosarii adscripti gaatfent privilégie altaris eo modo quo presbyte^! ordinis Pracdicutoruin , qui in respCT lUvis eorum ecclesiis haheiU privilegialtim aliare iHfaix Marise Vicgini de Roàano dicaluin. Gum vero privilegium hoc sit taiilam locale, minime vero (HMNOiiule, seqiiilur quod ea ecclesia sodalitalîs Rosnrii iibi hoc attare non reperiuir, privilegio qiioque iiurh onmiiio careal, nisi lanien lu decrelo ereclio* nîs sodaiiialis fanjusmodi faciilias Iradila sit Ordina» ii<i .-tliiid alLire ad liuiic Gneui desîgiiandi. Die 7 junii 1842. Caiiëracersis.
{Correspondance de Rotne, 14 avril 1849.)
l 'em aliare in eadem ecclesia poleslne assignari u( altare proprium variîs sodidilalibus, vcrbi graU'a, viticiissiino Rosario, beatie M.iri;£ Yirgini de Nonle- 4.;iriiit*io, sacralissiuio Cordi Jesii, etc. ? R. Afirmalire in génère ei de consciisu uiiiuscujusqiie rectoris rts;ie€ti>as sodaiiialis ihi erecue; sed, ad prxcaven- «bs qii£siiones quae facile oriri soient, quoad funi iion<*s peragendas aut aliare cuslodtendum, magis rxped'ii , si neri potest, at quxltbet sodalilas suum kal>eat altare.
Dainin Romas , ex Secret aria congregalionls Indulgcnliarum, die i*J maii 1841.
Uanmibal Ginnasi, secreiaritts,
<l) On peut voir ci-après Tarlicle 2 du règlement çritcral «lonné par Mgr Raymond de ia Harlboniey l'ariiele 4 de Tanclen règlement pour les confréries «kl Trè»-Sainl-Sacremciii, et les articles 6 et 13 de celui publié par Mgr Dubouig, le 17 mars 1807.
(2) f Noas mettons toutes les confréries sous la drection et surveillance des pasteurs. Il est de droit premier recteur de rassociation. > {Rituel de Belley L I, p. 142 et 143.)
Les règlements publiés par Mgr rarchevéque «rxiliy, pour les confréries du Saint-Sacrement et du Ro»ire, portent aussi que le curé sera le directeur de cet confréries,
(3) AcUs de V Emilie de Milan, p. 29S, u« 13» et p 301, n* 20. — tonst, Synod, d«( saint François de îwlc», tît. II, c. VI, n- 2. — BciiôU XIV, ImL 105,
n* 132. — Rituel de Belley, p. 142, 143 et 148. — Règlemenls publiés par Mgr Parchevéque d'Alby pour les confréries du Saint-Sacrement et du Rosaire.
(4) Tous ceux qui ont publié des statuts pour los conrréries ont recommandé aux directeurs de tenir la main à Tobservation des rèçlemenis.
On peut consulter sur ce point les Actes de VEglits de Milan, p. 72, n» 25; Fart. 6 du chap. vu des sta* tuls de Mgr de la Marthonie; Tari. 8 de Tancien règlement pour les confréries du Très- Saint- Sacrement, etc.
C'est pour atteindre ce but que les statnis des confréries s*accordent à recommander de lire les règlements, chaque année, aux confrères, dans une assemblée générale. (Conil. Synod. de saint Fraiiçoli de Sales. — Rituel de Belley, t. 1, p. 148.)
(5) On ne recevra auxdites confréries aucune personne qui donne mauvais exemple, et ceux qui, y étant reçus, auraient commis quelque action scandaleuse, en seront aussitôt retranches, de peurqulls ne ternissent la bonne renommée de ces congrégations, qui doivent servir d'exemple an reste du peuple* (Art. 6 du règlement de Mgr de la Marthonie.)
L'article 4 de Tancien règlement des confréries du Très-Saint Sacrement porte aussi qu'on ne recevra que des personnes d'une vie irréprochable»
Le règlement de 1M07 dit aussi que les confrères sont obliaés de remplir avec plus d'exactitude les devoirs de ta religion, et de mener une vie plus édifiante que le commun des fidèles, et que chaque année on doit exclure ceux qui auront mené durant l'année une vie seandaleuu, et qui auront manqué de satisfaire au devoir pascal, (Art. 2, 20.)
IjCs statuts des autres diocèses renferment des dispositions analogues. (Actes de VEglise de Milan, ut supra, W** 7, 9 et 27. — Const. Synod. de saint François de Sales, lit. ii, ch. vi, u« 8. — Riuel de Belley, t. 1, p. 142, 143, 146.) — Saint François de Sales dit expressément qu'on n'y admet* tra que ceux et celles qui, depuis un certain temps, auront nuné une vie chrétienne et bien réglée. Sa maxime était ; Peu et bon.
igS LNTRODLCTION. M
alimenter la piété et à faire crottre le zèle, sans cependant les multiplier à Teicès (1) ; il détermine les devoirs à remplir à Tégard des confrères défunts, de manière à conserTer dans ces religieuses sociétés la piété envers les morts et à la ranimer dans le monde, ob elle a prodigieusement diminue. Il indique les moyens de procurer des ressources pour pourvoir aux dépenses, et règle l'emploi des fonds; il entre enGn dans divers détails propres à diriger les moins expérimentes.
« II. A ces dispositions essentielles, en marchant toujours sur les traces de nos prédécesseurs et des autres évêques, nous avons cru devoir en joindre quelques autres, qui nous ont paru propres à faire concourir les confréries au bien général aes paroisses. Il nous semble, en effet, qu*il est facile d*en tirer parti, 1* pour remettre la piété en honneur, attirer les fidèles aux offices et à la fréquentation des sacrements, donner aux cérémonies du culte plus de pompe et de solennité, et faire prier pour la conversion des pécheurs; S* pour procurer Tiustruction chrétienne aux enfants et aux adultes ignorants; S* pour faire assister les malades à la mort; k* et pour faire secourir les pauvres.
ti 1* Comme la vie divine est donnée, perfectionnée et entre tenuepar les sacrements (2), et que c*est par eux, selon saint JeanChrysostome, que T^ise se forme et eubsiêie (3), les pasteurs des âmes doivent avoir un ardent désir d'amener leurs paroissiens à recourir^sou? eot à ces sources de salut.
€ Comme l'exemple des membres des confréries est très-propre k produire une utile et efficace impression, selon le vœu des souverains pontifes (4), conformément aux prescriptions des Conciles (5), à l'exemple de nos prédécesseurs (6) et des plus grands évèques ^7y, nous exhortons, nous prions, nous conjurons tous les confrères de s'approcher fréquemment des sacrements et de faire ensemble la communion au temps de Pâques et le iour de la fête p'ttronale de l'association ; nous recommandons aux directeurs des confréries de rappeler chaque année cette disposition du règlement aux confrères, et de ne rien négliger pour établir aans ces pieuses sociétés l'usage de la communion fréquente.
« L'assistance des confrères b toutes les cérémonies du culte nous paraît propre k les rendre plus imposantes, et pourra contribuer à attirer de nouveau les nommes aux offices de l'Eglise. Nous recommandons vivement k cette occasion de mettre tout en œuvre pour rendre, dans toutes les paroisses* les offices publics aussi solennels que le conaporte la localité, et pour rétablir partout l'usage des offices chaniés.
« Le chant, qui a pour but et pour effet d élever les âmes vers Dieu et d'exciter en elles de saintes affections et de pieux mouvements (8), a toujours été considéré comme un des
1)rincinaux éléments du culte public de l'Ëglise, et comme un puissant moven pour attirer es fidèles k ses solennités et exercer sur eux une action salutaire : aussi les plus grands pontifes n'ont pas dédaigné d*en régler l'usage (9). Le retranchement du chant enlève aux cérémonies de l'Eglise tout ce qu'elles ont de solennel ; c'est donc par un bien déplorable abus que, dans un assez grand nombre de paroisses de campagne, 1 usage en a été considérablement restreint et presque entièrement aboli. Il est cependant plus nécessaire peut-être dans les campagnes que dans les villes, et les habitants des paroisses rurales y tiennent au point qu'ils ne veulent pour leurs morts que des messes chantées»
€ Chaque confrérie (10) ne pourraitrclle pas fournir quelques hommes de bonne volonté qui ne dédaigneraient pas de prendre des legons de chant, et ae chanter ensuite les louanges do Dieu? Ne pourrait-on pas aussi, au moyen surtout des confréries de la sainte Vierge, for«
(1) Ces dispositions sont conformes à celles des aociens règleroenls (Art. I, 2 du règlement de H^r de la Marlfaonle. — Art. 3, 4 et divers autres du règlement du 17 mars 1807); et des règlements étrangers. (HUnel de Belley, p. 141 et suiv.)
(2) Saint Thomas, 5a, q. 65, arL i.
(5) Ecdesia et fitetconsîstit per sacramenta (S. Chrjfsost&me, — Voir aussi Cornélius a Lapide, m /aan., cap. x», 35.)
(4) N'est-ce pas pour amener tous les confrères à s*approcher des sacrements le jour de la fête du Patron, que les papes ont accorde pour ce jour-lâi, aux diverses confnîries, une Indulgence plënîére?
(5) Praescribat (epjscopus) diem certum , qifo in sifigulos annos illanim sodalîtatum homines qui in urbe sunt, uno looo omnes, qui in dioecesi omnes iiem suo quiqiie In oppido, locove în unum conve* nientes, primum coiitriti , et confessi, sacram eucharistiam sumanL (Acta Ecei. Med.^ p. 505, n* 2.)
(6) Les confrères se conlîesseront aux jours de fêtes solennelles, €f recevrofU ensemble la sainte eom^ munion anrès la messe, ei parliculièremeni le jour du saint iUuêaire de chaaue confrérie , auquel ils ont accoutumé de s^assembicr pour ensolcnniser la féie ; ils tàcberonl d'assister aux jfDccs divins et à la prédica-
tion qui se fera ledit jour. (Ont. Synod, de Limoges, p. Î7.) Ils seront assidus, autant qull se pourra* à fré-
Îjuenter les sacrements , non- seulement le jour de la été du prindpal patron de la eompaqme ou delà confrérie^ mais encore aux principales fûes de Vannée. Aucun confrère ne pourra être admis aux charge», s'il ne donne pas en cela le bon exemple. (R^lemcat du 17 mars 1H07. art 4.)
On exclura de la confrérie ceux qiii auront manqué de satisfaire au devoir pascal. (IM., arL 30.)
(7) Ceux qui auront la direction des ooafréries donneront leurs soins que tons les wtem^res fat les composent s'approchent^ s't/ se peut^ des smeranents le jour de leur fête titulaire. iConst. Synoà. de saiot François de S;iles. — Rituel de DeUe§t i* L P- 146.)
(8) Saint Thomas, 2-2, q. 91, art. i. ^ Salai Augustin, Conf.^ 1. ix, x. •
(9) Saint Ambroise, saint Grégoire k Grand, pape, etc.
(iO) Le règlement de la confrérie du Saint-Sacrement du diocèse de Bclley {Biiuel , I. 1, p. 151, n* 557) porte que i les associa seront chargés d*a9» sistcr les pasteurs dans les ofiices de la paroisse, en remplissant les fonctions de chantres, decéroliéraim, de thuriféraires, i etc.
uier partout des chœurs de caHtiques à Taide desquels il sérail facile d*introduiro parmi les fiu(*los Tusage si salutaire des chants religieux (1) ?
4 2* Mais le moyen le plus puissant et le plus eflicace d'opérer dans les paroisses un bien perinanent, c^e$t de procurer a tou$^ et spécialement aux enfants^ une instruction religieuse solide et étendue. Jésus-Christ a consacre les trois années de sa vie publigue à la prédication; les apAtres oui considéré la prédication comme leur œuvre principale (Ac/. vi«ï; i Cor. u l*7)t et saint Paul va jusqu*à dire qu*t7 a plu à Dieu de sauver le monde par la folie de la prédication (/ Cor. i, 21). Aussi tous les hommes, suscités par Dieu pour reformer les diocèses (2] ou h s (croisses (3K ont-ils apporté un grand soin a répandre la connaissance de la doctrine chrétienne I... Mais comme Vinslruction publique et commune n'est pas toujours suffisante, à raison des obstacles qui empêchent les enfants de venir au catéchisme avec assiduité et assez longtemps, on a, dans tous les temps, senti le besoin dV suppléer : c'est dans ce but que saint Charles avait établi deé catéchistes laïques dans tous les lieux de son diocèse, et aue FEglise a institué et recommandé, sous le nom de confrérie de la DoC" trine chrétienne (k)^ une pieuse association dont le but est d'instruire les ignorants des vérités religieuses nécessaires au salut.
« 3* L'Eglise redouble de charité envers les i)ersonnes dangereusement malades, car elle sait que le moment de la mort est l'instant décisif pour le salut ; c'est pourquoi elle oblige les pasteurs non-seulement à aller administrer les sacrements aux malades, mais encore k les visiter dès le commencement de la maladie et à continuer leurs visites pendant toute sa durée, afin de les soutenir, de les fortifier et de leur apprendre à sanctiGer les derniers moments de leur vie. Elle leur recommande même de porter leurs paroissiens à remplir ce devoir de charité (5).
c Si ces prescriptions admirables sont assez bien remplies dans les villes, où les pasteurs visitent fréquemment leurs proissiens malades et leur réitèrent de temps en temps Tabsolution et le saint viatiaae, il n'en est pas ainsi dans les campagnes, où Quelquefois les malades meurent avant d avoir vu M. le curé, qui, par négligence ou impiété, n'a pas été appelé, et où très-souvent ils ne le voient qu'au moment de la réception des derniers sncrements, et meurent ensuite sans avoir su tirer parti de leurs souffrances et dei mo^ ments si précieux qui terminent la vie, et peut-être même plus souvent qu'on ne pense, dans rétat de péché, soit à raison des vices qui ont invalidé la confessioti, soit à raison des cbutp.s qui l'ont suivie.
« Quoique les pasteurs ne doivent pas se dispenser de visiter eux-mêmes les malades et de les assister jusqu'à la mort* il est néanmoins fort utile qu'il y ait dans chaque paroisse,
(I) L'apêlre saint Paul recommandait souvent aux utUUa$... Jlœe dico non ut vos lantum laudelis^ ted ul
premiers cliréliens les cbanis pieux : Remplissez- filios et uxores doceatis lalia canlare eaniica^ non
V6IIJ, écrivail-il aux Epbésiens , du Saint-Esprit^ sotum in texendo^ aliote opère faciendOt sed maxime
roKs entretenant de psaumes, d*hymnes et de cantiques in mensa.,. Et il les invile à chanter, avec leurs eii-
^ritueU , ouhtamt et psalmodiani dans vos cœurs fants et leurs épouses , de pieux cantiques avant,
tu Seigneur» (Ephes. v, 18, 19, 20.) — Que la paix pendant et après le repas, etc. {Homil, in psal. xli.) ée Jésus^hrist, écrivail-il aux Colossiens, tressaille Quoi de plus propre que les saints cantiques à faire
àansvoscceurs*:; que laparole de Jésus-Christ habite en cesser les roauvais^-s chansons, à élever les âmes à
tous avec abondance en toute sagesse. Instruise^b^oous Dieu, à remplir les esprits et les cœurs de saintes
H ixkorteM'Wous tes uns et les autres par des psaumes^ pensée» et ae saintes affections , et à côhimunlquer
des hymnes et des eatoiques s/:trt/ice/s , chantant ▲ aux autres de pieux moiivemenis t DiEo dans vos cœurs, par sa arèce. (Coiou.^ ui, 16.) (2) U faut lire, dans la Vie de saint Charles Bor^
\j^% recommandations de rÀpôtre, d*aprés le té- romée (1. vni, chap. 6), le récit de tout ce quil fil moignage des Pères, mirent les chants religieux en pour répandre la doctrine chrétienne : il établit par- Itoiitieur jusque dans les campagnes. Saint Basile tout des eatédnstes séculiers, pour aider et similis apprend queleG/orJa Patri était alors chanté plécr les cures, et, quand il mourut, on comptait par les babilanls des campagnes : il rusticis etiam dans le diocèse de Ilifan 2,040 catéchistes, et 40,098 cêntari solitum. {Ub. de Spir, Sanct», c. 7 et 19.) enfants qui suivaient leurs leçons. V<Hci ce qtfécrivait saint Jérôme : In Christi tillula (3) C*e8t surtout par les catéchismes qne H. Olier fo(a rusticitas, et extra psalmos silentium est. Quocun* réforma la pliroisse de Sainl-Suiptce de Paris, et que f»< te verteriSt arator stivam tenens alléluia décantât, le bien s'y est conservé.
ndans messor psalmis u avocat , et curta attondens (4) Les souverains pontifes ne se sont pas bornés
fitem fatce tinitor, aliquid Davidicum camt. Hœesunt k accorder des Indulgences aux confréries de la Doc-
m frosinda earmina; hœ, ut vulgo dicitur, amatorim trine chrétienne, mais ils ont encore voulu qu*elles
uêiiones, hicpastorum sibilus, hœc arma culturœ. pussent être établies dans chaque paroisse, nonobs*
Us saints Pères, instruits par les traditions des tant la distance, et que, dès qu'une confrérie d*un
apAires et dirigés par PEsprlt de Dieu, recomman- diocèse 8t*rait agrégée, toutes les autres érigées ou à
liaient fréquemment Tusagie des chants pieux ; saint ériger seraient censées agt'égées. (Ferraris, y Con'
l<;rAme voulait ^u^on apprit aux enfants à faire frai., p. 469, n* 46. —Décision delà congr. des In-
rêvmner ratlelum dés qu ils commenceraient à bé- dul. du tt août 1843, ci-après rapportée.)
Eyer {Episi. ad Lœtam) , et saint Chrysostome ex- (5) Ne putent parochi se omnino oflicio sue satia-
ruûl les fidèles de toutes les classes, les cultiva- fecisse, si »grotis eucharistie et extrem» unctionit
mis, les oaulonniera, les tisserands, etc., à chanter sacramenta solum impenderint: sed eos praeierea
ées Maaines et d^autres pieux cantiques : Quoniam, adesse oportet morientibus , eos sanctis aomonitio-
(afstr, hoc §snus tleleeiaHonis est ai^mœ nostrm valde nlbus et piis precibus omni ratione Juvare, ul qnoJ
(«gnatfsm as familiare, ne dœmones laseiva et mère-' es superest vitae. In vera et catheliea a Adie possbit
t^iàa camica introducentes omnia evertant^ psalmos eiplcre. (Ciui. coneil. Burdiaalensis anni l5Ét -^
vtu coMstruxêtf ut ex re simul eaperetur voluptas et Brev* Lemot.f feria v, int. hebd. xix Pent,^
el même dans chaque village, des personnes pieuses qui .[)réparent les malades h la réception des sacreraenls, préviennent M. le curé de Texistence el de la marche de leurs maladies, apprennent aux malades h faire h Dieu le sacrifice de leur vie, h en sanctiGer les derniers instants par de fréquents actes des vertus chrétiennes, et les portent à demander M. le curé pour calmer les inquiétudes de conscience qu'ils peuvent avoir, soit au sujet de leur confession^ soit au sujet des fautes dans lesquelles ils sont load)és après lavoir faite.
« Les pasteurs, en instruisant les confrères chargés de visiter les malades de rohiet et de rimportance de leur mission, et de la manière de bien la remplir, remédieront àuue partie des maux dont nous venons de parler, et procureront à beaucoup de malades do grands secours et d'abondantes consolations (1).
« 4" Le Sauveur invite tous ses disciple^ à prendre soin des pauvres, qu'il constitue ses représentants : aussi tous les saints ont-ils eu un merveilleux amour pour eux. Les confréries doivent venir d*une manière spéciale au secours de leurs membres pauvres; mais, rx)ur les faire entrer dans Tesprif^du christianisme, il faut étendre leur action è tous les pauvres de la paroisse. Le pasteur, qui saura bien diriger leurs efforts, pourra, avec leur aide, diminuer les causés delà pauvreté, retirer bien des pauvres du sentier du vice, procurer du travail à ceux qui sont en état de travailler, et fournir aux autres tous les se* cours nécessaires (3).
« Dans les lieux où quelques-uns de ces actes de charité sont exercés par des associations de dames, ou par des conférences de Saint-Vincent-de-Paul , les coniréries nouvelles ne devront pas porter atteinte à leur possession ; mais ailleurs ce sera un moyen d'étendre le bien opéré par ces admirables associations, et de les suppléer.
<r IIL II nous paratt utile, avant de terminer ce chapitre, d'appeler Tattention de nos lecteurs sur un point important. Par suite de la pente au mal et aux plaisirs des sens qui est en nous, les fôtes religieuses des confréries sont souvent devenues Toccasion d'assemblées profanes, scandaleuses, qui ont fini par les dénaturer ou les détruire. Ce n'est donc pas sans raison que nos prédécesseurs ont fait plusieurs ordonnances pour défendre ces abus. Nous avons cru devoir renouveler toutes les prohibitions et défenses contenues dans ces ordonnances, et nous enjoignons à tous le^ directeurs de confréries de les faire rigoureusement exécuter, ji