‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 333 sur 370 · SA?I · texte numérisé non relu

SA?I

et il proteste avec serment qu^il ne connaît pas Jésus. Hélas I ne l*ai-je pas aussi renié sinon par mes paroles » du moins par mes actions, lorsque cédant au respect numain » et tremblant devant l'opinion des hommes , j*ai manirestement agi contre les vérités révélées par Jésus 9 tout en faisant profession d'être son disciple? Jésus, Dieu de bonté, dont le cœur est rempli de miséricorde, ah I daignez aussi laisser tomber sur moi ce re« gara de tendre amour (jue vous fixâtes sur Pierre, afin que la foi, qui est renfermée dans mon cœur, puisse se produire au dehors et reluire k ravenir dans toutes mes œuvres ; donnez-moi le courage de me déclarer ouvertement votre disciple et de pouvoir proclamer avec votre apôtre que je ne rougis pas de professer la doctrine de votre Evangile : Non ervbtseo Evangelium.

Au Credo.

Jésus est conduit à Pilate , puis h Hérode qui le fait revêtir d'une robe blanche en signe de dérision, et le traite devant une cour nombreuse comme un homme stupitle et insensé. C'est ainsi que le monde juge le Fils de Dieu, mais que son erreur est grossière I O mon Jésus I tous les trésors de la science et de la sagesse sont renfermés dans votre cœur, et cependant , par amour pour moi, vous avez voulu passer pour un insensé; mais je crois et je confesse que vous êtes ia véritable sagesse incarnée , et je proclame hautement que la science de ce monde n'est que folie. ïe repousse do tout mon cœur ses enseignements , je bais ses maximes , et si de telles dispositions doivent me mériter ses dédains et ses railleries, je regarderai comme un titre de gloire que vous m'ayez rendu digne d'être couvert d'opprobres pour l'honneur de votre saint Nom.

ro/ferioire.

Jésus est dépouillé de sa robe et soumis au supplice de la plus cruelle flagellation ; puis on ceint sa tête sacrée d'une couronne d'épines ; enfin, après a voir jeté sur son corps un lambeau de pourpre , et avoir placé dans ses mains un roseau, enblèmes dérisoires de la royauté, on le traite en effet comme un roi de théâtre. Cette flagellation, ces épines, tous ces opprobres devraient me couvrir de confusion et de honte , moi qui , épris de moi-même et plein de ma propre estime, traite mon corps avec tant de ménagements et de sensualité , et qui suis si susceptible sur le point d'honneur. 0 mon aimable Jésus , votre sacré cœur a ressenti encore plus que votre corps les douleurs de ces coups redoublés avec tant de fureur, et de ces épines enfoncées dans votre tête avec une si barbare violence ; ce n'est que par amour pour moi que vous avez supporté ces opprobres avec une joie si vive. Ah 1 je désire vous enrendredes remerciements infinfs. Je déteste profondément la mollesse et la sensualité de ma chair, et l'orgueil do mon cœur, qui ont été pour le vôtre la cause de laut de douleurs et de tant d'humiliations.

SAN Au Lavabo

iro

Pilate abandonne Jésus i la volonté de« Juifs ; puis , croyant délivrer sa eonsciep'^ du reproche de son crime , il se lavv \fs mains , en disant : Je suis innocemi du fov^ de ce Just e.Oh I que la perversité de ITiomni: est profonde 1 II déguise ses propres féché. et souvent môme il les dégtnse au tribtiT.i sacré de la Pénitence, où il ne fait pas loi;jours entendre un aveu bien sincère de«»i fautes. Mon Jésus, qui aimez h voir dans Wi hommes la droiture de TAme et la sincéntc du cœur, faites que le mien soit tonte vénif. tout sentiment pour vous , comme le vôtre est toute sincérité pour moi. Vous pénétrei jusque dans les replis les plus cachés dM cœurs, et vous tenez vos menaces sosp*'':dues sur ceux dont la lèvre est meoieos^. Ah I je vous en (irie , arrachez du fond <k mon Ame toute dissimulation , afin qae ;? puisse marcher avec simplicité en voire pr«sence.

A /'Orate fratres et aux Oraisonê secràtu

Marie est plongée dans un abtroe de dou* leurs , lorsqu'elle entend nrononcer Tarrèt de mort contre son divin rils. Que dût-il ^ passer dans son Ame ? Combien son cmir n^aternel dut être brisé et quelle dut être h grandeur de son tourment lO mon Jésus.

3ui avez fait participer votre sainte Mère aui ouleurs de votre cœur, je vous oflre pour tant de souffrances i^ue vous avez endun fs pour l'amour de moi , je vous offre voir^ propre cœur, avec ses aiuictions et ses amortûmes , afin de suppléer aui sentîmeuis i;i' compassion qui manquent au mien. Et vous mère affligée, Vierje de douleur, fontaine d'amour, faites que j'en ressente aussi ia violence et la force; obtenfZ à mon cœiird*' brûler pour Jésus d*un zèle tellement ardent, que ce divin Sauveur puisse désormais trou* ver ses délices au dedans de moi. Aio^i 80il-il.

iltt Sanctus.

Jésus qui , le jour des Rameaux, avait «u le {)euple de Jérusalem , ivre de bonheur «h de joie, accourir en foule au devant de lui * t se presser sur ses pas; Jésus qui avait é:tf accueilli comme le Saint des samts , au milieu des acclamations universelles, est roaiih tenant chargé d'anathèmes et de mal^dit^ tiens, et traîné de Jérusalem au Calvalr^ entre deux scélérats. O mon Sauveur I l'un constanceagitesanscesse lecœurdeThomnit*:

le même instant le voit aussitôt |iasser u * l'amour à la haine. O doux Jésus 1 put>-;e ignorer combien votre cxBur surpasse e*) bonté le cœur do tous les hommes I Voc$ aimez toujours celui que vous avez amtf une fois , pourvu qu*il ne renonce pas Idk même à votre amour. Votre charité na point de bornes; vous aimez jusqu'à la mort:

vous aimerez encore pendant tonte réteroité Soyez i jamais béni , cœur sacré de mor Dieu I cœur adorable, plein d*un amour sincère et constant, c'est en vous seul dés<>r.

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DES INDULGENCES

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