‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 334 sur 370 · SG · texte numérisé non relu

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tuais que je veux chercher mon bonheur et fixer toutes mes. espérances.

Depuis le Canon jusqu'à la Consécration.

Jésus, chargé de sa croix , continue de suivre-le chemin du CaWaire ; il garde un silence profond et ne laisseiéchappcr aucune plainte. Mais en portant lui-même sa croix sur ses épaules » ne me fait-il pas entendre bien clairement cet oracle formel : Que celui qui veut venir après moi^ renonce à soi-même: guil prenne sa croix et qutl me suive. Que je SUIS confus, ô tendre Jésus, de mon éloi* finement pour les croix et les humiliations I lie seul nom de souiTrances m'alarme , etce- I tendant cVst une main de miséricorde qui me les envoie ; car vous m*aimez beaucoup {>lus que je ne sais m*aimer moi-même. Ah I )e veux à Tavenir avoir une sainte ressemblance avec vous ; je veux boire avec vous le calice dans toute son amertume. Brûlez, coupez, éjMTOuvez-moi au milieu des souffrances ; je recevrai mes peines ici-bas avec une espèce de consolation et de joie , dans la pensée salutaire que vous m'ouvrirez dans le ciel les entrailles do votre miséricorde.

A FElévaiion.

Jésus, attaché à la croix , est élevé de terre avec d'horribles secousses. De ses mains et lie ses pieds percés de clous , le sang ruisselle avec abondance. En vérité, on ne peut concevoir que Jésus soit suspendu à la croix, it qu*il répande inutilement son sang. Je ▼ous adore, mille fois, plaies sacrées, source de mon salut ; je vous adore. Sang divin, gage |iréeieux de ma rédemption. En vous seul je mettrai mon espoir; vous serez ma force dans mes épreuves, mon bouclier contre mes ennemis, et ma consolation dans mes peines. Mains innocentes, soutenez-moi pourm'empécher de tomber dans le [léché. Pieds sacrés, dirigez constamment mes pas dans le sentier de la vertu , et faites nue je ne m*érarte jamais de la ligne qui m est tracée par les devoirs de mon état. Père éternel, voyez votre Fils bien-aimé suspendu à un liois iniSme , par son amour généreux de mon salut ; entendez les derniers battements de son cœur : ils sont pour moi ; pour moi encore , il veut en faire sortir la dernière goutte de son sang. Ah I je vous en supnlie, ayez pitié de moi. Permettrez-vous qu une iime rachetée par tant d*amour, et qui a coûté un prix inflni, aille se perdre dans les abluies de la malheureuse éternité ?

Jusquau Pater.

Le peuple se repaft avec une joie féroce de ce douloureux et affligeant s^iectacle ; les minisires et les spectateurs de sou supplice Tinsulleot et Toutragcnt par les plus sanglantes dérisions ; les passants blasphèment sa Divinité. O cruels 1 vous osez accabler de vos railleries un innocent qui souffre les douleurs les nlus atroces , et qui sent déjà le dernier souille s'échapper de ses lèvres. O mon Jésus 1 vrai Fils du Dieu vivant et à qui appartient la toute-puissauce , comment

|>ouvez-vous vouloir endurer tantd*liumiliacioos ? Et pourquoi u*ordonnez-vous pas à la foudre, ministre de vos vengeances, d'éclater et de précipiter dans Tenfer tous ces impies blasphémateurs ? Mais non ; votre cœur si clément ne sait uue rendre le bien pour le mal. Que o*ai-je clone pas à espérer de ce cceur, quels que soient d'ailleurs le nombre et Ténormité de mes fautes? Courage, mon Ame, quoique jusqu'ici tu aies été constamment ret)elle a Dieu, auoique infidèle, tu peux encore t'ouvrir a l'espérance. Retourne vers le cœur de Jésus, vers le Cœur de celui qui est ton Père, et plus que ton Père ; il ne se refusera pas à faire rentrer en grAce l'enfant prodigue qui s'était éloigné de lui.

Au Pater noster.

Jésus fait entendre du haut de la croix sept paroles remarquables, cherchant ainsi h consoler sa mère, en lui donnant pour fils son disciple bien-aimé, et en Ir^guant Marie à saint Jean à titre de mère. Femme^ voilà votre Fils; fils^ voilà votre mère. Il était bien juste que Jésus, en mourant , laissât à Marie, par un testament solennel, la meilleure portion, c'esi-k-dire TApdlre chéri qui avaii eu le privilège ineSabJe de se re« poser sur son sein. Et Jean de son côté , qui , de tous les disciples, était entré le plus avant dans le cœ.ur de Jésus , ne [ouvait recevoir un legs plus précieux que la Mère même deJésus. Sojez è jamais béni,ô mon aimable Sauveur, de l'immense faveur que vous nous faites à nous-mêmes, puisque vous nous adoptez aussi dans la personne de saint Jean, pour ère les enfants d'une si tendre Mère. En vue<ie cet amour qui vous fit ouvrV k ce disciple, et par lui à tout le genre humain, les abords de votre sacré cœur , je vous demande humblement la grâce d'être,

Ïendant cette vie, un fils tellement digne de* [arie, que je mérite après ma mort de vous aimer, et do vous louer en union avec elle pendant toute la bienheureuse éternité.

A TAgnus Dei.

L'Agneau de Dieu, la victime innocente de nos péchés, Jésus incline sa tête auguste vers*la terre, et exhale son dernier soupir. Ouc'estreifortdevotreamourqui vous a ôté la vie, ou c'est moi-même, ô mon Sauveur Mai!» que dis-je ? C'est tout h la fois votre amour et mes péchés qui ont versé votre sang. Oh I béni soit donc mille fois Tamour infini que vous m'avez témoigné ! Périsse au contraire l'inhumaine fureur avec la- (]U('lle je vous ai traité 1 périsse la cruauté inouïe de tous les pécheurs t et vous, A Père éternel ! de grAce, daignez abaisser un r^^rd sur Jésus ex(nrant. Voyez ces yeux déjà étuinls; cette sueur de la mort, qui découle de tous ses membres ; cette agonie mortelle qu'enviro*inent les plus cruelles douleurs; cette tête sacrée inclinée vers la terre; entendez enfin le dernier baUement de son cœur £rêt à se glacer. Contemplez Jésus ; il

SAN

a remis son âme enirc vos mains;. il est mort pour moi. Ah 1 je vous le demande pourraraoïirde lui, accordez-moi la grâce de mourir à mui-môme, et de ne vivre plus que pouf vous seul à l'avenir.

Au Domine non sum dignus.

Le sacré côté de Jésus est percé par une lance, et son corps est déposé dans le tombeau. Quelle vénération n'a-t-on pas môme aujourd'hui pour cette lance , qui ouvrit le cœur divin de Jésus I Quelle gloire, de nos jours encore, environne le tombeau qui renferma son corps adorable 1 Mais ne suis-jepas bien plus heureux de pouvoir non-seulement toucher le cœur sacré et le corps immaculé de Jésus, mais le recevoir au dedans de moi, et m'incorporer, pour ainsi dire, avec lui dans la sainte communion. Je vous rends grâces, ô mon Jésus, de ce témoignage de votre amour immense envers moi. Et puisque vous me le permettez, je vous ouvre mon cœur pour vous recevoir. Si mon indignité me fait trembler, votre bonté me rassure. Venez donc, mon doux Sauveur; mon cœur soupire dans l'attente du bonheur qui lui est préparé. Venez être ma nourriture pendant cette vie; transfnrmozmoi entièrement en vous, afin que je puisse mériter ensuite la grâce de vous recevoir avant de quitter ce lieu d'exil, et de posséder en vous le gage de mou éternité bienheureuse.

Aux demières Oraisom,

Jésus, vainqueur de la mort, sort glorieux du tombeau; et avant de retourner au ciel, conquête de sa croi\ et fruit de ses victoires, il bénit tous ceux qui se trouvaient avec lui. Mais le nombre de ceux qui reçurent sa bénédiction fut bien petit, puisque quelquesuns seulement avaient pris part à sa douloureuse Passion. Je me réjouis, ô mon Jésus! qu'après le sacrifice du Calvaire, vous soyez remonté dans votre royaume éternel , pour vous y asseoir è fa droite de Dieu votre Père, Daignez, je vous prie, du haut de votre trône, faire descendre votre sainte bénédiction sur moi, qui ai eu le bonheur d'assister h l'auguste sacrifice de la messe, où vous renouvelez le grand mystère de notre rédemption. Biinissez, s'il vous plaît, mon corps; bénissez mon âme, mes parents, mes amis, tous ceux auxquels jo suis uni par les liens du devoir ou de la charité, afin que je mérite de contempler et d'adorer un jour avec eux pondant toute 1 éternité vos plaies adorables, et surtout colle de votre cœur, toujours ouverte pour notre amour. Ainsi soil-il.

Aciions de grâces après (a Messe,

Verbe incarné , viai Dieu et vrai homme; je vous rends! mille actions de grâces d'être descendu. aujourd'hui surcetiautel pour y renouveler le sacrifice iiè voIrë'Passion, et m'y ouvrir (le nouveau vôtre eœur. Faites

3ue ce précieux souvenir ne s*ê(face jamais ema mémoire, et que j'en conserve soi-

gneusement les fruits, en évitant de cotamettre aucun péché mortel, en accompli^ saixt fidèlement tous mes devoirs, et r. supportant avec patience toutes les aâc tiens et toutes les peines dont cette vie h( remplie. C'est k ces marques que se m r(^ naît le véritable amour; faites-rooi la gr«ù de ne jamais y être infidèle. Ainsi soii-il.

SANG ( Otfraude du précieux ). iDilui:!ces accordées à perpétuité h tous les^)Ll^ii^ qui réciteront, avec dévotion, cette offrarc du très-précieux sang de Notre-Seipeur i<sus-Christ au Père éternel, pour obtenir s sainte bénédiction, avec un Pater^ Attn Gloria à la très-sainte Trinité, eu action <:» grâces de tous les bienfaits que nous avo j reçus de sa miséricorde.

l*" CefiO'our^ d'indulgence pour chaque foi5.

2* Jndulgence pUniere pour ceux quilVi* ront récitée tous les jours pendant unmo:s un des derniers jours de ce mois^ à leur chou, pourvu que, s'étant confessés et ayaolr^:»munie, ils pneut selon lesinieutioosilerEr giise (1).

iV. B. Ces indulgences sont applicabie»

aux âmes du purgatoire.

OFFRANDB

Père éternel, nous vous offrons le lr«précieux sang qui coula pour nous «i^ •> plaie de la main droite de Jésus, et, [k\^ mérites et la vertu de ce sang précieux* nou^ supplions votre divine Majesté de no )> accorder sa seinte bénédiction, afin que par •binons puissions être protégés contre oos eir nemis et être délivrés de tous lesiuaui:

?ue la bénédiction du Dieu tout*puissaiitttii ère, du Fils et du Saint-Esprit, descende ssr nous et y demeure toujours. Ainsi sou-ii.

Pater ^ Ave^ Gloria.

SANG ( Oraison jaculatoire en rbonneur du précieux ). Indulgences accordées à |<e* pétuité à tous les fidèles qui réciteront, au ' dévotion, l'offrande suivante du précie^i sang de Notro-Seigneur Jésus-Christ au Ptf^ éternel.

Cent jours d'indulgence pour chaqjt fois (2).

OPFRAIIDB

Père éternel, je vous offre le très-jïrécitn sang de Jésus-Christ en expiation de ine^r chés et pour les besoins de la sainte E^ *'

SANG (Sept offrandes du précieui). 1. F»^ éternel, je vous offre les mérites du sang p^ cieux de Jésus, .votre Fils bien-aimé et ûi'^ divin Kédempteur, pour la propagation *'* l'exaltation de l'Kglise, notre sainte ni»' • pour la conservation et la prospérité d»* >' chef visibh», le Souverain Ponlire de R"W • pour les cardinaux, les évèqucs et les l*'* teurs des âmes, et pour tous les unuis^' * du sanctuaire.

(i) Léon Ml rescrit du S5 octobre 18:3, ^ " ronserve dans les archives des Pérès iiuijeur>t)^*' van lins, an convcnt tfAracae/t, & Rome.

(2) Pie VII, rcscrii lin 29 mars I«I7, w?w * » propre main, qni se conserve dans les arrliiw^ •' la cungrégitiiou des Pères Passioutstft, h ihax.

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DES INDULGENCES

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