‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 336 sur 370 · SAY · texte numérisé non relu

SAY

el rhommo « la bonlô sotiTernine et le pécheur,^ le ciel et la terre ; mais quel est le niDjen de rapprocher ces distances extrêmes, et de se transporter, sans trop de lassitude» et le plus rapidement possible, d*un point oppose à Tautre point?

Les voyages que Ton entreprend dans ce inonde s'abrègent par la navigation, quand jes vents sont propices ; c'est ce qui doit arriver aussi à celui qui navigue sur Timmense vier formée par le sang de Jésus-Christ.Oh 1 comme il se trouvera rapidement transporté dans la eéleste Sion, qnoiau'il lui semble qu'il y avait entre Dieu et lui un immense chaos iQut aliquandOf etc. {Ephes. ii, 13.) Ne cessons donc pas d'adresser nos supplications à l'auguste Vierge Marie , notre puissante avocate ; prions-la de ne pas dé" daigner d'abaisser, du haut du ciel , ses yeux sur )a terre; et demandons-lui do nous obtenir on souffle favorable qui. conduise heureusement fo vaisseau de notre Ame sur cette mer divine, pour la faire arriver au port du salut. Uhomme oublie si vile même les plus grands bienfaits de son créateur! Le temps emporte tout avec une rapidité que rien n'arrête et qui ne laisse même pas quelquefois de traces ; les jours disparaissent, mais nous ne devons point laisser échapper le souvenirdu précieux sang répandu pour nous, afin de ne pas perdre les fruits dos considérations auxquelles nous nous sommes élevés. Ne nous éloignons jamais du torrent de ce sang divin qui roule ses flots si abondants au travers do la cité de Dieu , qui est l'Eglise , et ayons la conûance qu'arrosés de ce sang, nous obtiendrons sûrement notre salut. Et qui se refuserait k suivre son cours? Aucuno force ne pourrait résister k son impétuosité si ce n'est notre volonté, seule capable d'arrêter les effusions de la grAce par de nouveaux péchés, disait Pascase. Nemo a Christi j etc. Hais si nous persévérons, avec l'aide de Dieu , dans la carrière des vert s chrétiennes, soyons certains que le sang de Jésus-Christ comme un torrent impétueux, transportera notre Ame dans le sein de Dieu, où elle coûtera un bonheur que rien ne saurait altérer.

COLLOQUE

Que ces réflexions, ô mon aimable Jésus, répandent de consolations sur mon Ame ! Quelle douce espérance de mon salut éternel la vue de ce sang précieux fait nattre dans mon cœur I II m'a déjk aplani la route du ciel , il me l'a rendue facile ; je veux donc .a suivre iusqu'k la mort, parce que c'est la voie la plus sûre, dit le dévot Pierre (Collensis), pour arriver au salut. 0 sang précieux, répandu par l'amour ineO'able de mon Jésus, Je t'adore avec le plus profond respect ; je t'invoque avec toute l'ardeur de mon Ame; en toi je mets toute ma confiance; tu es mon salut, comme tu as déjà été le prix de ma rédemption et le baume salutaire qui a purifié mou Ame. San^ de

salut, sang de vie, je t'offre au Père étemd en expiation de mes péchés et des pécliéi de tous les hommes. Sois le soutien de t*E-

f^lise, la consolation des malheureux , et la orce de tous ceux qui sont en boite aui tentations du démon ; relève l'espéraDri des pécheurs, et assure le salut éterod de toutes les Ames , puisqu'elles sont ta coq* quête. Ainsi soit-il.

[Yoy. Les articles-précédents sur le PiiciEux SANG de N.-S.)

SAVOYARDS (Œuvre des petits). Ce»

belle œuvre est connue dans plusieurs diocèses de France; nous trouvons dans qotolume intitulé les petits Savoyards les deiji

fûèces suivantes qui la font connaître el qui a recommandent.

Très-saint PiiiE.

^ « Prosterné aux pieds de Votre Sainletéf l'archevôque de Bordeaux expose respec* tueusement qu'il existe dans cette ville une pieuse société de jeunes gens qui, tous I» jours de Dimanche et de f&tes , réunissent, dans une chapelle particulière, de malheureux enfantsqui travaillent ou mendient dans les rues et les places publiques, les instruisent sur la doctrine chrétienne, les disposent à la première communioq ou les aident è persévérer, et leur donnent du pain et des vêtements è l'aide des secours que fournit ii charité des fidèles. Afin de ravoriser celle œuvre également agréable et utile à la religion, à la société, et pour encoura^çer le zèle et la charité des jeunes gens qui s'en occupent, l'archevêque suppliant demande instamment et avec confiance à Votre SainMé les grAces suivantes en faveur de la société susdite, savoir

« 1* Une indulgence plénière que les jeunes gens, les pauvres et les bienfaiteurs «le celle société gagneraient en s'approchant de la sainte table, 1" lejouroùl'on célèbredansia chapelle la fête de saint François de Sal^s, patron de l'œuvre; 2° le jour ae la première communion des enfants; 3* le jour de la fête de tous les Saints.

« 2* Une indulgence particulière que Votre Sainteté désignerait, el qui serait gagnée par les jeunes gens de l'œuvre , chaque fois

Ju'ils enseigneraient aux pauvres susdits les léments de la foi. »

De V Audience de Sa Sainteté,

n Notre saint Père le pape Pie VIII a daigné accorder k tous les fidèles de la société susdite (pourvu qu'elle ait été ou qu'elle soit canoniquement érigée), qui, s'étant confessés et ayant communié, visiteront la chApeile publique dé l'œuvre les jours ci-des'Ous désignés, et y prieront quelque temps po"' les intentions de Sîi Sainteté, une indiilgem<) plénière, applicable même aux di'funts, et qu'ils pourront gagner Ir jour de la ftMeiie tous les Saints, celui de la solennité de saint François de Sales, k commencer des pn'* mières Vêpres jusqu'au coucher du soleil Ju lendemain, et le jour de la première c<hu- Uiuuion des enfants. Les présentes/ valabits

SCA

DES INDULGENCES

SCA

pour quinze années, sont accordées snns aucune expédilion de bref.

c Doiiité à Rome dans la sacrée congrégaion des Indulgences, le 1" décembre 18-29.

« C. Lusini» préfet.

« A., archev. de Trebizonde, secr. »

SCAPULAIREDE LA PASSION et des sacrés

COEURS DB JÉSUS ET DE MaRIE.

Origine du scapulaire de la passion.

Le désir qiront exprimé les âmes pieuses (]*avoir d*umph'S détails sur Torigine du scapulaire de la passion de Notre-Seigneur Ji^sus- Christ et des saints cœurs de Jésus et de Marier a déterminé M. le supérieur général de la congrégation de la Mission et des Filles de la Charité» k laisser imprimer ce qui suit |)Our la consolation et Tédification des lidèles :

LesoindeToctavedesaînt Vinccnt-de-Paul, 26 juillet 1846, la sœur N., appartenant h la communauté des Filles de la Charité, eut une afiparition de Notre-Seigneur. Voici la relation qu'elle en a faite elle-même, en communiquant les grâces dont elle était favorisée k M. le supérieur général :

« J*étais montée à la chapelle avant le salut. Je crus voir Notre-Seigneur. Il tenait h la ma n droite unscanuiaire écarlate, suspendu par deui rubans de laine de la mémo couleur. Sur un côté il était représenté crucifié; les instruments les plus douloureux de la l^assion se trouvaient au pied de la croix : ce fouet du prétoire... ce marteau... celte robe qui avait recouvert son corps sanglant

« Il y avait autour du crucifix : Sainte PissioN DE Notre-Seigneur Jéscs-Christ, SAi'VBz-Nous ! À Tautre extrémité du ruban, la même étoffe était recouverte de Timage sainte de sou Cœur sacré et do celui de sa soi Mto Mère; une croix placéeau milieu sem- Mait s'échapper des deux cœurs; il y avait autour : Sacrés coeurs de Jésus et de Marie,

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