‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 356 sur 370 · QUATRIEME JOUR · texte numérisé non relu

QUATRIEME JOUR

Méditation sur Védification que donna saint Stanislas au collège de Vienne.

Les vertus de Stanislas, après s*ètre fortifiées par une habitude de plusieurs années, reçurent un nouvel éclat, tandis qpill fut au collège de Vienne , et sont bien dignes de toute notre attention. Il ne serait pas surprenant qu'elles eussent conservé leur lustre dans un lieu où tout était propre à les faire aimer. Mais, au milieu d'une jeunesse nombreuse et fervente, on ne tarda pas à distinguer la piété du saint jeune nomme. Ses condisciples conçurent pour lui, non-seulement de Tamitié, mais du respect. Ses maîtres eux-mêmes étaient dans Tétonnement de voir un jeune homme de son A^e, de sa

Ïiénétration, de sa naissance, n'avoir que de *éloiçneroent pour les divertissements les plus innocents, leur dérober tout le temps qu*il pouvait pour le partager entre Tétude et la prière, ne parler dans ses entretiens familiers que des choses divines, et le faire avec la ferveur d'un Séraphin. Tout cela , joint au recueillement profond dans lequel il était plongé toutes les fois qu'il assistait, dans l'église , à la célébration des saints mystères (recueillement qui pénétrait de dévotion ceux qui le voyaient); tout cela, dis-je , leur faisait croire avec raison que c'était une Âme des plus privilégiées.

Réflexion. Ne nous contentons pas de rendre au saint le tribut de louanges que mérite une conduite si belle ; que cette conduite de Stanislas soit pour chacun de nous comme un miroir qui nous montre et les foutes que nous avons commises par le passé, et les résolutions que nous devons prendre pour l'avenir. Jetons un coup d'œil sur le passé, rappelons-nous les lieux que nous avons fréquentés, les personnes avec qui nous avons vécu; avons -nous été pour le prochain un sujet d'édification ou de scandale? Quelles actions de grâces n'avons- Dous pas à rendre au Dieu des miséricordes, qui, par sa grâce, a conduit heureusement nos pas dans les sentiers glissants du monde I Hais aussi, quel malheur, quel juste sujet de crainte, si, portant dans les replis de notre cœur cette lumière pénétrante avec laquelle le souverain Juge doit un jour visiter les consciences, nous reconnaissons que nos exemples ont entraîné plusieurs âmes dans le vice, ou, du moins. Tes ont retenues dans une vie tiède et languissante ! Quel serait maintenant notr 3 effroi, si le Seigneur, nous

montrant les Ames que nous avons égarées* nous disait d'une voix foudroyante : Re%dez-mot compte de leur sang ! Demandons au Seigneur pardon des scandales que nous avons pu donner, et prenons la résolution de les réparer, en marchant d'aussi prè« qu'il nous sera possible sur les traces <!<; notre saint.

Fralique. Rappe1ons*nous souvent en ee jour l'étroite obligation où nous sommes de donner de bons exemples, ou, du moins, réglons si bien nos discours, nos regards, nos œuvres, que personne n'ait aucun juste sujet de s'en scandaliser : Videte n$ contemnatis unum ex his pusillis.

PRifeRB.

Pardon, ô mon Dieu, de tous les scaodtles et mauvais exemples que je puis avoir donnés dans toute ma vie 1 Je conçois, par l'exemple de saint Stanislas, cette parole de votre Évangile : Sicluceat lux vestra. Je rei» désormais que les hommes voient mes bonnes œuvres, mais surtout o/En qv^s mm Père céleste soit glorifié. C'est par cette édification constante que saint Stanislas mérite nos hommages et a mérité votre gloire. Ab! ^and saint, aide^mot dans la carrière que j.'entrepren(ls sur vos pas I. Ainsi soit-il.

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