I. — liesse
Prières avani la messe qui peuvent servir de préparation pour y assister et pour faire la sainte communion.
Au lieu de fondre en larmes sur la perte de mes parents, de. mes amis, de N. , et de tant d'autres personnes qui me sont chères ; au lieu de m'attrister comme ceux qui n'ont point d'espérance dans l'autre vie, je viens, mon Dieu I mettre en pratique les principes de la foi, qui seule peut nous donner de véritables consolations, et en renouveler la profession au pied de vosautelsu l' Oui, Seigneur, je crois fermement tout ce qu'enseigne l'Eglise catholique , apostolique et romaine, parce que c'est vous qui réclairez, qui la airigez, et qui avez promis d'être avec elle jusqu'à la fin des siècles; je crois par conséquent que Jésus^ Christ va descendre sur cet autel, et que si j'ai le bonheur de faire la sainte communion, je recevrai son corps, son sang, son Ame et sa divinité. Que faut-il de plus pour réveiller mon attention, ranimer ma confiance et exciter toute ma reconnaissance ? Faites; Seigneur, que je sois profondément pénétré de ces sentiments
3* Je crois qu'au moment d'e la mort nous paraissons tous en votre adorable présenco pour être jugés, et punis ou récompensés d'après nos mérites et nos œuvres. Cette pensée a de quoi me faire trembler pour moi et pour les autres; pour moi qui jusqu'à présent me suis montré si l&cne et si infidèle dans l'accomplissement de mes devoirs; pour les Ames du purgatoire, qui E cuvent aussi avoir payé le tribut à la failesse humaine, et qui n'ont plus le moyen de réparer leurs torts.
3* Je crois qu'un bonheur éternel est promis et préparé à vos serviteurs, s'ils sont assez heureux pour sortir de ce monde exempts de tout péché, et purifiés nnr une sincère pénitence de tous ceux qu ils auraient eu le malheur de commettre... Qu'il est heureux, qu'il est consolant pour nous,
6 mon Dieul de pouvoir nous livrer à cette espérance, et d'en avoir même l'obligation; mais, pour cela, il faut avoir été fidèle à vo.^ saints commandements, il faut du moins avoir fait une sincère pénitence de ses péchés. (Faites un acte de contrition.)
b* Je crois que tout ceux qui sont cliargés de fautes, même légères, et qui n'ont pas fait pénitence dans ce monde, seront obligés de la faire après la mort dans un lieu d'expintion que l'Eglise appelle purgatoire, el qu'on ne sortira pas de cette affreuse prison sans avoir expié tous les péchés dont on est coupable. Qu'elle est terrible, 6 mon Dieu! cette vérité; mais qu'elle est utile à ceux qui la méditent comme il fauti Elle leur inspire plus de vigilance, plus da crainte de vous offenser, plus de zèle pour faire pénitence, plus de charité et de compassion envers les morts : faites-moi Is
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grAce» 6 mon Dieu ! ' d'y trouver tous ces avantafzes : c*est )a grftce que ie vous demande' en vertu de ladorabJe sacrifice auquel je vais assister ( et de la sainte communion que je vais faire.)
5* Je crois, ô mon Dieul que )es flmes du purgatoire sont soulagées par nos prières, nos aumônes et toutes nos bonnes œuvres, mais que c'est surtout par rassistance an saint sacrifice de la messe et par la sainte communion que nous pouvons leur être utiles . je vous offre donc pour elle^s, 6 mon Dieu! et particulièrement pour N. la sainte ' messe à laquelle j'assiste (et la sainte communion que je vais faire). Je n*o$erai pas prier pour les autres, ô mon divin Sauveur! ayant moi-même tantbesoin de prières, et me trouvant si indigne d*être exaucé i mais c*est d'après vos tendres invitations que je me présente; c*est en union avec vous que je prie, et dès lors j'ai toute confiance que je serai exaucé.
tf Qu*elle est belle, ô mon Dieul \qu*elle est admirable, qu'elle est conso* ]ante cette foi que votre Eglise nous enseig^ne 1 En exergant tous les droits de votre justice envers les pécheurs, vous exercez en même temps ceux de votre miséricorde; vous punissez avec un peu de rigueur les âmes justes qui se sont égarées quelque moment, et qui n^ont pas fait pénitence; mais vous leur fournissez dans les prières de r^glise, dans les bonnes œuvres des fidèles, un moyen sûr pour obtenir leur délivrance. Quelle bonté, quel bonheur pour moi I Je ne puis plus donner de secours teâoporel à N., et suivre en cela les mou* vemenls de mon cœur e.t rattachement que
Î^éi)rouve ; mais je puis abréger ses soufrances, Je puis hflter le moment de son admission dans le ciel.
J'entre donc, ô mon Dieu I dans vos desseins miséricordieux, et je viens aujourd'hui m'unir aux intentions pieuses de l'Eglise et de Jésus-Christ son chef. Prosterné humblement devant vous, je vien$ vous prier pour les Ames du purgatoire; ^e vous offre, pour leur délivrance, le sang de l'Agneau sans tache qui va couler sur l'autel : quelque diçnes que soient ces Ames coupables des chAtjments que vous exercez sur elles, Dieu de miséricorde, ouvrez-leur aqjourd'bui les trésors immenses des satisfactions de Jésus-Christ, et faites-leur trouver dans ce sacrifice, dont le prix est infini, de quoi acquitter toutes leurs dettes ; je vous l'ofi're en particulier pour l'âme de N.; daignez lui accordez toutes lesindul-
Sences qui sont attachées au saint sacrifice e la messeï ( et celles que je puis gagner en faisaot la sainte communion.)
Am commeneement de la meBsêé
C'est en tremblant, ô mon Dieu I que je viens auprès de vous, parce que je sais que vous êtes la sainteté même, et que je suis un pécheur indigne de rester en votre adorable présence; mais. Seigneur, le langage du Prophète-Roi, que l'Eglise mctdnns la
bouche de votre ministre au pied de Taulel, ranime ma confiance et ma reconnaissance. Par un effet de votr«) grâce et de votre mi* sérieorde, Seigneur, mes disposiCioDS Mst différentes de celles que nourrissent beau* coup de pécheurs aveugles et endurcis, ie reconnais que vous êtes mon Dieu, ma force et le principe de toute vertu et de toute consolation; j*espère donc que vous daignerez m*écou(er malgré mon indignité, Îarce que je m*unis aesprit et de cœur à ésus-Cbrisl votre Fils et mon Sauveur.
Couvert donc de son sang, qui vaeoulersur cet autel pour l'amour de nous, j*osersi tout demander pour les Ames du purgttoire el moi.
Au Coufiteor.
Nos péchés étant toujours lepTusgniD< obstacle à Teffusion de vos dons et au profit que nous pourrions en tirer, nous devooi commencer par en faire humblement rareo, afin d'obtenir notre pardon et de rendre plus efiioaoes les prières que nous allons tous adresser pour les Ames du punSAtoire et
C)ur nous. C'est dans cet esprit, ê mon ieul et avec un cœur contrit et booiilié ?ue je vais réciter la prière de VE^Ïm : onfiteorf etc., ou : Je me confèiu à Dtcv, etc. {Ajoutez un acte de eontriiion formé tff voui-méme et sane suivre ««cime ferwmU^ dtfMxndex pardon de quelqueê fèutee en per* iicutieTt oui eeroni fréeenieê i votrt e^ prU.)
Au Kyrie eleison»
Ce nest pas en vain, A mon Dieu 1 que l'Eglise nous met dans la bouche et nous fait répéter plusieurs fois cette prière : Seigneur, ayez pitié de nous; Jésas-Chrisr, ayez pitié de nous ; Esprit-Saint, ayez piué de nous. Oui, je l'espère, vous aurez jiitié de moi, quelque indigne que je sois a obtenir mon pardon ; mais vous aurez pillé aussi des personnes mortes, que je recnm* mande è vos bontés. C'est au nom de l'Eglise tout entière, que je vous adresse cette demande. C'est au nom de Jésus-Christ, de la sainte Vierge, de tous les saints qui sont sur la terre et dans le cieh
A VOraiion.
0 Dieul faites ressentir les effets de votre éternelle miséricorde aux Ames du purgatoire, et particulièrement à celles de N. et de N., afin qu'elles recueillent pendant Téterai té le fruit de la foi et de Te spéraoce qu'elles ont conservées en vous, pendar^ les jours de leur pèlerinage sur la terre; nous vous prions en union avec Notre-Siigneur JésnsU^hrist, qui vit et règne nnc vous dans tous les aiôcles des aidcles. Aio&i soit-il.
Pendant VEpUre.
Eclairez-moi , Seigneur, pour eoteoir»
votre divine parole ; faites que je sois tou* jours disposé à mourir mille fois plutôt que de manquer de fidélité à suivre les règles qui me sont tracées dans les ditines Ecri-
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DES INDULGENCES
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fdres. Parole de moo Dieu » portez la iuoiière dans ma coDsciencc, et enseignez-moi ce que je dois pratiquer pour éviter d*èlre un jour confondu avec ceux qui ont fermé les yeux à la lumière ; faites^moi bien comprendre , aujourd'hui surtout , que c'est une sainte et salutaire pensée de prier pour les morts, aGn qu'ils soient délivrés de leurs péchés et des souffrances qu'ils ont méritées.
Pendant la prose Dies irœ, dies illa.
(Médite? la pampbrase suivante» ^urtovt quand tons assistez à une grand*inesse :)
Dies irae, dies illa Cruels expnndens vexîlU»
Solvel seclum in favilla.
O jour triste , 6 jour lamentable I où UQ Dieu irrité et vengeur des crimes doit enfiD« »elon les oracles des prophètes» par un dé^ luge de feu, réduire en cendre ce vaste uoi^ vers et tout ce qu'il contient.
Quantus tremor est fulurus, Quando Judes est vcsiunis, Cuncia stricte dlscussurus !
Quel trouble « quelle frayeur, quelles alarmes saisii*ont tous les fXBurs , quand ce Juge redoutable , environné d'éclairs et de tonnerres, viendra s'asseoir sur son trône, appellera tous les hommes à son tribunal , et soumettra toutes leurs œuvres à un exa* mes sévère, à un jugement rigoureux!
Tuba, mirum spargens sonam Fer sepulcra r^ionam, Coget omnes anie thronum.
Les anges » minisires de ses vengeances , sonneront de la trompette , feront retentir aux quatre coins de la terre alarmée ces effrayantes paroles : Levez-vous , morts ; venez paraître au tribunal du souverain juge. An premier son de eelto voix terrible , et dans un clin dœil , les cendres seront ra-> ntinées et tous les morts sortiront du tom-» beau pour se rendre où Dieu les appelle.
Mors itupeliit et naiura, Cum resurgei créa tu ra, ^dicanii responsura.
La Mort étonnée , obéissant k la voix de Pieu , rendra les dépouilles Qu'elle avait enlevées , et la nature, dans l'effroi et la consternation , rendra hommage à son Au-> teur par le bouleversement affreux qu'dle aura éprouvé.
Liber scriptns proferetur.
In qno lotuin oonihieiur, Viide mundus judicetur.
Alors sera ouvert, aux yeux de tout Tunivers , ce Uvre de vie et de mort , nà seront éerites, en caractères de feu , toutes les actions des hommes qui doivent servir de matière k ce jugement y et de condamnolioa tontro'les pocbeurs.
Index ergo eiHn ae<lel)ît,
Sniéqtiid lalel apparelik, il ifiuilain renia itdbti.
chés secrets, que de crimes inconnus paraîtront alors au grand jour, et couvriront d'une -conAision éternelle les réprouvés, donnés en spectacle aux yeux de l'univers assemblé I
Qiiid sum miser tune diduru^ Queni palronum rogaturus, Cum VII JHsius sii aeeurus?
Je paraîtrai moi-même , 6 mon Dieu I ô mon Sauveur I à votre jugement redoutable; je serai examiné et jugé dans toute la rigueur de votre justice. Uélas ! criminel comme je le suis, que pourrai-je répondre et qui pourra prendre ma défense, puisque le juste môme sera saisi de oraisle, de tremblement et de frayeur ?
Rex tremendaR majestatis.
Oui salvandos salvas gratis, Salva me. Ions pielaiis.
Roi de gloire. Roi des vertus, il n'est que vous et votre clémence à qui je puisse avoir recours : vous ôtes le Dieu des vengeances , mais vous êtes aussi le Dieu des misérieortles ; ayez pitié de moi , et dans ce jour de votre juste colère, n'oubliez pas voire ineffa^ ble bonté.
Recordare, Jesn pie, Quod suan causa um vie; Me me perdas iUa die.
O Jésus i 6 Sauveur adorable I souvenez'* vous que vous êtes venu sur la terre pour me sauver; je suis l'ouvrage de vos maini et le prix de votre san{; ; ne perdez pas ce^ lui qui vous a coûté si cher.
Quaerens me, sedisli lassus, RedemisU, cnicemBasèas :
Tanius labor non stl^tassus.
Tendre Pasteur, vous m'avez cherché avec tant de bonté , quand je vous fuyais comme une brebis égarée; Agneau sans tacbe, vou» vous éles immolé pour moi sur la croix t que tant de travaux ne soient pas inutiles { que tant de sang ne soit pas répandu en vain !
Juste Judex utlionis, Donum fac reuiissioois.
Au le diem ralianis.
Dieu juste. Dieu puissant, faites-moi ressentir les effets de votre clémence; avant d'être mon juge, soyez mon sauveur et mon père ; prévenez le jopr des justices • et pardonnez mes péchés avant que le jour des vengeances arme contre moi votre colère,
Jngemisco tauquam reiis, Cuipa nibet vulius meus :
Supplicanli parce, Deos.
le suis criminel , nais je gémis de mes eriotes , mon visage ast eouvert 4e oonfu* sion, mon cœar est brisé de douleur; lais* sez«^ous toucher à la vue de mes soupirs el de mes regrets,
Pecoatricen absolvisli« El lalronein ejiaudisii ; ttibi quoque spem dedisti.
MiX'c de monstres d*ini(|uiti*s i que de pé* Une Madeleine pénitente, un larron afiligé
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el contrit ont trouvé grâce è vos yenx : à leur exemple, j'ose encore espérer en vous ; l'S trésors de vos miséricordes ne sont pas épuisés ; daignez en répandre quelque elfusion salutaire s&r moi^tout indigne quej*cn suis devant vous.
Preces tneae non snnt dignx ; ' Sed (u bonus fac bénigne Ne pereuni creiner igné.
Ah 1 je le sais , la voii de mes prières ne inérile pas de se faire entendre à votre cœur; mais prenez dans vous-môme et dans votre bonté le motif de mon pardon, et faites que, par le torrent de mes larmes, je -puisse éteindre les feux éternels que j'aurais mérités.
Inler oves locum prscsia, El ab hxdis me séquestra, Slatuens in parle dexlra.
Quand vos anges viendront séparer les bons d'avec les méchants , 6 Dieu de bonté ! ne me rejetez pas à la gauche avec les réprouvés condamnés à ne vous voir iamais ; i>lacez-moi à la droite avec h s élus destinés I chanter éternellement vos louanges.
Confutalis malediclis, Flaniinis acribus adiliclis, Voca nie cum benediciis.
' Et quand vous nrécipiterez les impies dans le gouffre des leui vengeurs, appelezmoi avec les justes à la possession éternelle xJe votre roj'aume , où je ne serai consumé que des flammes de votre amour.
Oro supplex et acclinis, Cor conlriliHn quasi cinis, Gère curam meî flnis.
Je le dis encore et je le reconnais, 6 mon Dieu ! je n'ai que la voix de mes soupirs et des gémissements de mon cœur à vous faire entendre ; ayez pitié de mon âme, et si vous n'avez pas eu les prémices de ma vie , ayezen ce qui me reste jusqu'à la fin de 'mes jours.
Lacrymosa dies illa, Qiia resurget ex fa villa Jiidicandus homo reus I Huic ergo parce, Deui.
Pie Jesii Domine, Dona eli requiem • Amen.
Non , rien de si triste et de si redoutable que ce dernier jour, ce jour des vengeances où l'homme ressuscitera et sortira du sein de la terre embrasée par le feu du ciel , et paraîtra devant le tribunal du Dieu vivant
[tour rendre compte de sa conduite. Si vous e jugez à la rigueur, ô mon Dieu! aucun no sera justiQéà vos yeux : il n'est que votre miséricorde en laquelle nous puissions espérer ; ouvrez-nous donc le sein do cette inQnie miséricorde , 6 pieux Jésus ! pour nous recevoir et procurer aux âmes du purgatoire le repos éternel.
Ainsi soit-il.
Tt;C
A V Evangile,
Je vo's dans l'Evangile, ô Jésus ! que vous avez souvent ouvert votre bouche sacrée en faveur des coupables; dites aujourd'hui aux défunts , pour lesquels nous prions : Allti m paix , vos péchés vous sont rrfnti; ditesleur, comme au bon larron : Vous serez atec moi aujouréThui dans le paradis. Ah ! Seigneur, j'en demande trop peui-élre pour des coupables qui ont mérité d*être punis; il faut qu'ils payent ce qu'ils doivent a votre justice jusqu à la dernière obole, ainsi c|ae vous l'avez annoncé ; il faut qu'ils soiei t purifiés par les flammes , ainsi que Vh dit votre Apôtre. Mais, Seigneur, vos miséricordes sont plus étendues que leurs péchés. Hâlez-donc Tinstant de leur délivrance , et acceptez ma soumission h vos ordres et i l'Evangile , comme un sacrifice que je vous offre pour satisfaire à votre justice.
A l'O/ferloire {i).
Je descends , ô juste Juge des vivants et des morts I je descends dans ce lieu de terreur, dans cette région purifiante où vous apfiesantissez votre bras sur vos enfiiuts el les héritiers mêmes de votre gloire • ()Our contempler ce qui s'y passe. Là , je soupire, je gémis avec eux et pour eux. J'unis mes prières au sacrifice que vous allez otîrir à votre Père, afin qu'il jette sur eux un regard favorable, qu'il les juge avec bonté, qu'il abrège leurs peines • et qu'il change leurs tourments en consolations, leur humiliation en gloire , et les coups dont il les frappa en récompenses et en couronnes.
iirOrate, Fralns.
Je me rends à l'invitation de l'Eglise , ô mon Dieu I et je redouble mes instances pour obtenir le soulagement des âmes du purgatoires et spécialement de celle de N. Ces âmes crient vers vous par ma bouche : écoutez leurs gémissements et leurs larmes; ayez compassion d'elles, parce que vous êtes bon et compatissant ; faites-leur miséricorue. Seigneur tout-puissant; Dieu de bonté, écoutez les prières des morts d'Israël ; ils sont encore les membres de Jésus-Christ, ils appartiennent à l'Ëglise dont ce Dieu Sauveur est le chef, et ils méritent d*èlre exaucés.
(1) SI l'on offre, aux messes des enterremonis el aux services ponr les morts, du pain et do vin, cest pour marquer que les fidèles défunts, et en parlicilier celui pour qui le sacrifice est offert, sont vmm dans la communion de TEglise, et qo*il$ Mlendnt de Jésus-Christ immolé sur Tantel, oa Teatière rémission de leurs pécliés, ou le soubgrment dans lean peines. Ceci est un reste de Fancienne eooiiuBf 4a rEgtise, qui recevait aussi, des mains des B^èlrs, les oblations du pain et du vin, qui devaient serdr de matière au saint sacrifice. I>ans beaucoup de pa* roisses, au lieu d*offrir du pain ei do vin, on n baiser le crucifix ou la patène, et on laissa oae po* tîte aumône. Il faut faire tout cela dans le méOiC esprit de foi.
TKE À rOraison êeerète.
DES I^iDULGENGES.
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Délivrez , Scitjneur, les âmes des fidèles
3ui sont morts di*. ce lac aiïreux et profond , e la gueule du lion , des portes de Tablme. Envoyez votre bienheureui archange , pour essuyerleursiarmesetles conduire dans celte sainte lumière que vous avez promise autrefois b Abraham et à sa postérité (Prière de i'Egliêt).
A la Préface.
J*entends de nouveau la vois de votre Eglise , 6 mon Dieu ! elle m^invite à élever mon cœur vers vous ; je le fais avec empressementt parce que la terre ne me laisse apercevoir que des sujets de larmes et des occasions de péché. Vous seul méritez notre amour, parce que vous seul pouvez nous rendre heureux : je m'unis donc aux anges, aux archanges , et à tous les esprits bienheureux pour vous adorer, vous remercier, vous témoigner ma vive reconnaissance de tous vos bienfaits. Mais , Seigneur, d'autres nioi-môme sont dans les souffrances et ont besoin de votre secours.
Vous êtes leur espérance et leur partage dans la terre des vivants. Tirez-les de la prison où ils sont : dans Tattenle de la justice que vous leur rendrez, ils ne cessent de b^éener, comme Madeleine : Ah 1 on m'a enlevé mon Sauveur I Comme le cerf soupire avec ardeur après les eaux des fontaines, ainsi les Ames du purgatoire soupirent après vous ; elles brûlent d'une soif ardente de jouir de vous , tandis que les larmes sont ilovenues leur nourriture le jour et la nuit , pendant qu'on leur dit à toute heure: Où est votre Dieu ?
Au Sanetu^.
En me rappelant votre sainteté, ô mon Dirui et le cantique éternel dont les anges et les séraphins lont retentir le ciel , je devrais être découragé et cesser de vous demander la délivrance des âmes qui n'ont pas encore acquis le degré de sainteté que vous avez droit d'exiger, et qui les rende dignes d*étre associées aux esprits bienheureux; mais. Seigneur, je ne me découragerai pas : la sainteté vient de vous; c'est donc à vous que je la demande pour moi et pour les âmes qui en ont le germe, qui déjà mémo ont leur place marquée dans le ciel, dont le plus cruel tourment vient de l'amour qu'elles éprouvent pour vous, du désir qu'elles ont de s'unir à vous : exaucez leurs vœux et les nôtres, mais surtout CiMix de Jésus-Christ, en union duquel nous faisons nos supplications.
Au Canon.
Père éternel, je crois fermement qu'il ne peut y avoir de salut pour nous et pour les Ames du purgatoire que par Jésus-Christ ; c'est pourquoi je vous prie , en union avec ce Dieu Sauveur, d'avoir pour agréable et de bénir le sacrifice auguste que nous vous offrons pour l'Eglise catholique, pour le Pape, et 1 our toutes les personnes qui nous inté-
ressent sur la terre et dans le purgatoire ; je vous prie spécialement pour N. et N... Quelle victime puis-je vous présenter qui soit plus propre à vous apaiser? Elle est la môme oui fut immolée sur le Calvaire. Quel sang plus précieux pourrait effacer les taches , non pas seulement d'une Ame , mais celles d'un monde entier. Béni soit donc celui qui vient au nom du Seigneur! son sang demandera miséricorde, et sa voix aussi forte que douce se fera entendre au trône de sa clémence. O Jésus, oui allez être présent sur cet autel en état ae victime, offrezvous , et parlez en faveur de ces Ames qui • quoique destinées à vivre avec vous éternellement , seront encore exclues de ce bonheur pendant longtemps, si vous ne dai*gnez pas intercéder pour elles.
Au moment de la Consécration et de
VElévation.
Je crois que mon Rédempteur est vivant , qu'il est sur l'autel; daignez, d Jésus ressuscité , me donner une vie nouvelle qui me rende semblable à vou«, vie cachée aux yeux du monde , mais toute pleine de mérites et de vertus aux yeux de Dieu.
Tendre Jésus , maître < t seigneur de toutes les créatures , donnez la paix k ces pau* vres Ames qui soutfrent dans le purgatoire ; faites couler sur elles quelques gouttes de ce sang adorable que vous avez répandu sur la croix pour le salut du monde.
PIE JESU DOMIMB, DONÀ E!S REQUIEM SEMPITEENàM.
Après FElévation.
La voilà , Seigneur, Père miséricordieux » la voilà celte victime pure , sainte et sans tache, que nous tenons de vous et qu'il nous est permis de vous offrir en échange de toutes vos grAces. Hélas I Seigneur, si vous avez agréé le sacrifice d'Abel , d'Abraham et do Melchisédech , quelle espérance ne devonsnous pas avoir que vous jetterez un regard de bonté sur un sacrifice plus saint et plus parfait, sur un sacrifice où votre divin Fils est lui-même le prêtre et la victime , et devient notre médiateur auprès de vous?
C'est donc en toute confiance que nous venons redoubler nos instances pour obtenir le soulagement des Ames du purgatoire et que nous vous demandons pour elles , au nom de Jésus-Christ et de tous les saints» un lieu de rafraîchissement, de lumière et de paix, c'est-à-dire le ciel.
Au Mémento pour les morts.
O Jésus , qui avez fait sortir Lazare du tombeau, quoique son corps fût déjà infect et dans la pourriture , donnez à ces Ames le repos qu'elles souhaitent.
O Jésus, dont l'Ame est descendue dans les limbes, pour en tirer les Ames dos patriarches et des prophètes qui attendaient votre venue, visitez celles de vos fidèles dans le feu du purgatoire , et tempérez-en l'activité par la rosée de votre grAce I
O doux Sauveur, qui avez dit que tout le
Jiien quç noup fai^oqs au tnQîiKjre de nos frères , «'est à vous-même que nous le IFai- ^ons, ie vous olfre pour les âmes dij purga-
tnirâ mut r.>*. niin i'ni fnnf pa mio îa nnîe •
toirç (oui otj que j'ai , tout ce que je puis ; je vQu^ offre vous-même, coipme victime , i vouf-mêtpe, en tant que Pleq, ^ ï.ais5ez-vous apaiser, 0 mop pjeu } par rinJercession de Marie, qui est I4 consolatrice des alfligés, et parles vobu^ de touie la cour céleste . q\}\ s'Intéresse è la t>éatitt|de des lîdèles défunts, et en particulier 41^ bonheur dfi pelui pour lequel uou^ sQmrpes prosternés devait voii§ • f . '
Au Pater.
Notre Père, qui êtes dans les cjeui, jetez un regard de bonté sur des enfant^ malheureux qui voudraient s unir è vous.
- Que voire nom soit sanctifié , par la délivrance des âmes pour lesquelles nous vous prions ;
Que votre royaume leur arrive en les faisant passer dans les labernocles éternel^ ;
Que votre volonté de les sauver ^0f7 qccêtnpUes donnez-leur en ee joiif le [laip qu'elles désirent, afin qu'après les avoir nourries du pain de douleur, elles soient fêssàsiéas du pain vivant dont elles sont affamées, qui est la possessionde vous-même.
Dans le besoin où nous sommes de votre miséricorde , pous Timplorons pour la rijoiission des offenses de nos frères, parepls , amis , bienfaiteurs , et pour celles des persçnnes popr lesquelles nous aurions été une occasion de scandale et de péché, afin que vous ne les leur imputie? pas dans toute la sévérité de votre justice.
f réservez-nous aussi nous-mêmes.. Seigneur, de ces flammes venjgeresses que nous n'avons, hélas t que trop méritées, par te mépris de vos bontés, J'abus que nous avons fait de vos grâces , nos tiédeurs dans votre service, et notre peu de fidélité h résister aux tentations. Remettezrnous nos dettes eovers vous, et ne nous laissez pas succomber ^ Ja tentation. Enfin délivrez-nous du
A TAgnus Dei,
O Agneau de Dieu, qui , par votre mort, avez désarmé ce lion infernal qui touU^ nous dévorer! ^ "
O Agneau souffrant et mourant, immolé à la justice de votre Père, afin qu'il aoiis wh donnât nos péchés ! *
O Agneau de Dieu ! Agneau de notre Pique, pour nous faire passer, non de ladur^ captivité de 1 Egypte h une terre de laquelle découlent le lait et le miel, mais de la terte des mourants ^ la véritable terre promise qui est le ciel. Vous qui avez dit : Je mis h résurrection et la ?iç; ^eli^i qui croit en yoi, quand il serait mort, yivra, donoeiam Ames des fidèles défunU qui attendent ep ua élat de douleur et de pénitence, in^is aîec une certitude entière et une ferme espérance, cette vie dont le germe leur a été communiqué par le sacrement de Teuchanslie. Accordez-leur le boqheiif doot elles ooi reçu fflpt de fois le précieux gage, aa pmicipam ^ yolFe chair .sacrée.
Au Domine, non sura dignus.
Qaoiq^^ je sois indigna die partieipar k nn^ aiis^i grande faveur, je désire moi-mime recevoir ce divin sacrement, pour cédtraux 4mea du purgaioiPie tout 1? fruil que je pais en retirer, ei pour leur mériter autant qu'il est en moi le repos, le saiui et une société permanente ayeo tou$ les Meobsureux. Doooei^rmoi vQua-ipôme,fieigneur, le$Ji^)osiiioos qui me maoqueat; ub aeul imot da ^^/d!^ P?«^^ suffira ppur me guéfir.
(Répétez trois foia la mAme priera, si vous devez faire )a sainte comaiu#*ion; nais » vous ne faites pas la commumuo «acramcDtelle, laites-la spirituellement, et, pourcela, demandez humblement pardon de \os pé- X rf* ^9™<^z un désir sincère de vous unir ^ Jésus-Christ, »fin de participer k ses aiérites et d en oJQCrir le fruit pour les Ame^du pyrgatQire,) '^ ^
A la Communion.
plu^ grand mal qui fut jamais, savoir dupé- 1^ «,,„^ «rr . c •
thé; car si Ton évite avec tant de soins les àJî^^^ ^^^^' Seigneur, pour toutes les
•""•■*'• .- -. .-,,. ^^ *in«6 du purgatoire , et f oui- ». ». en par
Uculier, nonr-^euieaaent touJteaies prièrjeseï les boûAea «.uvres que je ferai auiourdliui. m.'usencweicdiesque je fcrai pendant U tnaïf de novembre tt iou$ le* Itindu. h suis niôm^ prêt h leur céder le mérite de toutes U's bonnes œuvres que je ferai pendant roa vie, ou quô d'autres feront pour moi, auUni que vous Je voulez, et que cela peut contribuer à voire plus grandje gloire.
C'est dans le niAme esprit que je coaseus vo ontiers à leur appliquer, par manière de suffrage, pour leur délivrance, selon que le pratique la sainte Eglise catholique, le pni dos indul^'ei]ce§ que je ^uis ^i^n.r flujour-
maul de cette vie, qui sont si légers , combien plus faut-il éviter ceux qu'on éprouve dans Pautre vie, ô mon Dieuî puisqu'il est écrit qu'f/ est horrible de tomber entre les moins du Dieu vivant.
Au moment de la fraction de Vhostie,
Ohl qu'il est grand, ô mon Dieu! l'amour que l'Agneau sans tache a pour nous, puisqu'il s'olfre en sacrifice pendant notra vie et après notre mort, et s'offre comme si luiroèine était débiteur envers votre justice. Quelle langue peut parler dignement de cette «chargé excessive , qui s'engage ^ deyenir ^olre caution J Ahl s'il est écrit qu'on ne djMt poipjt oublier le bienfait de celui qui répond pour nous , parce qu'il a livré soi floie (ffcc/i. xxi>t,20), quelle re^jonnais^ance ne devons-nous pas avoir /envers Jé^us- Cbriat pour ce Wcnlait siijualu?
Aux der^iiru Qraisong.
Ahl Seigneur , Père très-clément, plos me qu Aucun aulre sur la terre, Epoux ^e ip^iise sainle, c'est un père que je pleure.
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DES INn!îI,r.KNCF.S.
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un enfant (jbB j ai perdu, un Ôpoui que je regrette, «n ami tendre que vous m'Avez enlevéi lin ppoiecleur que j'avais el qui m'est 6lé : ne méprisez pas les sentiments de Id nature, que \a religion perfecliônné. loih de les dâsapprouver ; consolez-moi dans , lYia douleur, où plutôt soulagez ce cher défunt s'il est dans les peines.
A la fin de ta messe,
0 divin Saùt'eù'ri qui vouîei qu'ètt prlhilt pour les âmes du purgatoire je pensé au plus grand et au plus essentiel de meâ devoirs, el que je proGle de votre sacrifice poùh ma sanctiticalion, faites que je troilVe dans vos mérites et dans votre charité sans bornes là (in de ma vie lâche et négligente. Que le souvenir de cette justice rigooreuso, qui les retient dans les brasiers ardélilii pour des fautes qui me sont si ordinaires , m'inspire une généreuse résolution d'ebtrer dans lé$ routes de la pénitence pour etpieriïies péchés passés, et le dessein d'être è Tàvenit |)Ius circonspect, pour nô pas retomber dans jues anciens égarements.
Ces pauvres âfues, trop attachéesau toonde, vous ont souvent offensé; trop remplies d'elles-raêmes et trop peu zélées pour voire gloire, elles ont combattu faiblement leurs passions^ et ne vous ont pas fait ré^^het* en elles avec assez d'empire ; elles n ont pas assez bien employé le temps si précieut qu:) you^ leur accordiez pour faire pénitence; vos inspirations ont été négligées; vos grâces n'otii pas porté du fruit en elles comme elles devaient; enQn, rbur s'ôlhô trop épaN gnées sur là terre , elles soutifrent crois peines plus rigoureuses que ce que la pénitence leur avait pi-escrit : or, ma ton^cienco me reproche les mêmes infidélités et les mèloes faiblesses.
Je ne renverrai donc pas plus loin tna pénitence; je ne me rej)Oserai point sur la cliscrotioi d'aulrui, pour veiller à unes intélèts après ma moK ; je veux travailler taudis qu'il est jour, et envoyer devant moi des lionnes Oeuvres qu'il m'est si facile de pratiquer. Je veux vous adresser sans cesse, â uion Dieul des prières pour elles ; me martifier pour les consoler; me priver dos plaisirs sensuels pour étdndre leurs da'mmes ; répandirè dans le sein du pauvre des tiumô- »e$; enfin, ne Ken oublier pour les secourir. Bénissez, 6 mon Dieu! du haut de votiie sanctuaire, de si saintes résolutions , afin qu'elles soient proïïtâbles {)OUr înoi ôt pour les âmes du purgiatoirè.
Les coof^èl^s toDl ettg»fSs% fliire son Vent oraison sur tes pohtts coMênuii M Mnijfileîoeot indi<tnès àsns fes €e^i tnéditotioDS f^idamei talés qui soivent.
^ItaiTATIO?! rOUR LE JOV% DES HOHTS. — Sur Us
ioufranees eu purgatoire en général.
purgatoire, l'indulgence dé sept ans et sept quarantaines que vous allot gagner^ éti rai«> sant au moins un quart d'h^u^ de tnéditlHtîon (1).
Pripnrali^hi
V Faites un acte de foi sur k présence de Bieû qui vous voit, adorëz-le» consacrèivous è lui. â* Demandez pardon de vos péchés, qui sont le plus ^rand obstacle aux fruits de Toraison ; insistes sur quelquBsuns en particulier, d* Invoquez les luùiières de l'Esprit saint i le secours de la sainte Vielle, de votre bon ange et de quelque saint auquel vous avez plus de dévotion.
Corph «fe rottiU&h.
Hier, ô mon Dieu! j*ai médité sur le bonheur du Ciei. Oh 1 qu'il m'en coûte de quitter la contemplation de ee s^our de gloire^ de consolation et de bonheur, dont le souvenir est si propre à nous encourager $ maie je dois obéir à votre Eglise» qui veut que je m'occupe aujourd'hui desÀfiaes souârafites dû purgatoire.
Je vous bénis» 6 iésus ! chef adorable de l'Eglise, et vous remei-cie d'avoir établi, entre les membres qui le eemposent dans le eielfdansle purgatoire et sur la terrett^es liens de charité que la mort ne saurait détruire. Nous nous r^ouissons du bonheur de nos frères qui sont danslatsloire ; ils voui présentent nos Vœux et nos prières» et àe^ mandent^ pour nous et avec nous, les gf&ces dont nous avons besoin pour les imiter et pour obtenir la même récompense qu*euz% Vous voulez aussi que nous nous attendrissions sur le sort de ceut de nos frères qui n'ont point encore acquitté leurs dettes envers votre redoutable justice, et que nous méditions sur la rigueur de leurs souffrances, pour nous exciter k les soulager et à éviter nous-mêmes de semblables malheurs> J'enire, 0 mon Sauveur 1 dans les vues de votre miséricorde, et je viens d'abord méditer, en votre adorable présence, sur la rigueur des soiiffninoces qu'on endure dans le purgatoire.
Preinier poini.
Les souffrances qu'on enduré eti pâtg^toire doivent être proportionnées è là gran<deur de Dieu que le pécheur a offensé, i i'énormité et au nombre des péchés dont il is'est rendu coupable. Cette règle de Justice est dans ma conscience, 6 mon Dieu! et c'est vous-même qui l'y avéijjraVée pourmë servir de guide et de juge... Ot*, à ce titre, qu'elles doiventélre redoutables Us souffrances du purgatoire) puisque vous frtes inlinrment grand, infiniïn'ent parfait, lel qne rebute désobéissance envers Vou)5,& bonté îrupk'ème) renferme un caractère dertvulte,de désoN dre et d'ingratitude ^ui mérite un tbjttimcnl infini 1...
Qui oserait diVe, 6 teon Dieu! qu'on bVst pas plus coupfiDie, quand on outrage ton roi, son bienlaiieur et sou père , que lot^"-
Offrir, pour le suiilngcmenl d^s âmes du (1) fog. art OaArsoN Mentale.
TRE
DlCTlOxNNAlKË
TRE
Qiiotï désobéit à un inférieur, h un étranger, h un incounu dont les droits sont nuls ou incertains ? Mais n'êtes-vous pas, Seigneur, le plus grand de tous les rois, le plus généreux bienfaiteur, le plus tendre de tous les pères? Il n'est donc point de désobéissance, point de révolte, point d*outrage dont Ténor mité puisse être comparée au crime dont le péché se rend coupable envers votre inGnie majesté....
Oui, il est infiniment coupable, et c'est pnur cela sans doute que les peines de Tenfer sont éternelles ; car, si elles ne Tétaient pas, elles ne seraient pas proportionnées à Tinjure que vous avez reçue. • Les peines du |)urgaloire n*étant pas infinies dans leur durée, je dois craindre qu'elles ne soient infiniment plus rigoureuses dans leur intensité, même quand vous avez pardonné au péché, même quand vous ne punissez en lui que des fautes légères
Mais ici je ne suis pas livré à de simples conjectures : j'ouvre les annales du monde, et je vois la femme de Loth changée en statue pour un simple regard de curiosité ; je vois Moïse privé d'entrer dans la terre promise pour une faute d'impatience et de défiance; je vois David obligé de choisir entre trois Déaux terribles, en punition d*un mouvement de vanité ; je vois Ananie et Saphire punis de mort pour un simple mensonge....
Si vous punissez aussi sévèrement sous l'empire de la miséricorde, ô mon Sauveur 1 que sera-ce donc quand nous n*aurons plus à notre disposition les mérites infinis de votre précieux sang, quand nous serons dans cette prisonj où il faudra payer jusqu'à la dernière obole?... Dissipez, ô mon Dieul Taveuglement dans lequel nous sommes plongés; lui tes-nous comprendre combien il est nijuste et cruel envers lui-même, celui qui s'épargne dans celte vie, qui refuse de faire pénitence, et s'expose à subir de pareils tourments...
Second point.
La raison éclairée par la foi suffit déjà pour m'inspirer des craintes ; le langage des prophètes, de saint Jean-Baptiste, de Jésus- Christ, des apôtres et des docteurs de T£gljse, est-il propre à me rassurer sur la ri-
Sueur des souffrances qu'éprouvent les âmes u purgatoire? Non, sans doute: tous m'annoncent qu'il faut faire pénitence dans les
larmes, le jeûne, la cendre, le cilice
Tous nous exhortent à fnre des sacrifices d'expiation, de renoncement à nous-mêmes, de mortification des sens , sous peine de tomber entre Us main$ du Dieu vivant selon la menace de TApôtre (Hebr. x, 20) , et de n'être sauvé qu'en passant par ce feu terrible et purifiant tiont parle le même apôtre (/ Coi-, III, 15), et qui doit distinguer, dans nos œuvres, celles qui ont été faites au nom de Jésus-Christ, ou celles qui n'ont été fondées que sur des motifs frivoles, que le vent dis- .sipe comme la poussière ou que le feu consume comme la paille....
Jintenogc sai.U Cypricn, et il me dit:
a U vaut bien mieux expier ses péchés icibas, même par le martyre, que de remettre S le faire dans l'autre vie, dans cette prison terrible où Ton paye à Dieu jusqu'aux plus petites fautes.... »
J'interroge saint Césaire d'Arles, et il me répond : « Que personne ne dise : Qu'importe le temps que je resterai dans le purgatoire, pourvu que je parvienne à la gloire éternelle ? Car, mes frères, le feu du purgatoire sera plus insupportable que tous les tourments que Ton peut souffrir ou même imaginer dans cette vie Vous qui trembleriez, s*il vous fallait mettre un moment le bout du doigt sur des brasiers ardents, comment supporterez-vous le feu du purgatoire, pendant plusieurs jours , plusieurs mois, plusieurs années? »
J'interroge saint Augustin, et il m'assurr que les souffrances du purgatoire sont aus>i cruelles qu'inouïes; il me dit que les tourments des martyrs ne sont rien en comparaison de ceux du purgatoire. Saint Jérôme, saint Grégoire pape, tous les saints me tiennent le même langage....
Saint Thomas, le théologien par eiccllence, l'oracle de son siècle et de tous \c> siècles, saint Thomas ne craiut pas de dii*' que les peines du purgatoire sont les mimes que celles de l'enfer, et qu'elles n'en diffèreiJt que par la durée....
Quelle serait donc, 6 mon Dieu! la disposition d'une Ame du purgatoire oui aurait la possibilité d'échapper un instant a votre justice ? avec quel empressement elle viendrait faire pénitence dans cette vie! U n*est aucune austérité qu'elle ne fût disposée à embrasser, aucun sacrifice qu'elle ne fût prét^ h faire, pour se délivrer de la pénitence redoutable qui lui est imposée dans l'autre vie....
Comment après cela, û mon Dieu ! ne suisje pas résolu à secourir ces pauvres âmes? Me fussent-elles inconnues, un sentiment (H^ commisération devrait me toucher; iu*la$! je me pique d'avoir le cœur sensible et compatissant pour ceux qui souffrent, quelle compassion ne dois-je pas avoir pour des âmes aussi souffrantes?...
Quand mes parents et mes amis sont plongés dans la tristesse et la douleur, il oV>t rien que je ne fasse pour leur procurer du soulagement ; mais c'est souvent en vain qu * je m*agite et que je m'afflige; Yotre justice i: quelquefois votre miséricorde ne Teulenl p^ que vos vœux soient exaucés: vous faitt^ souffrir le corps pour sauver l'Ame; ilut< est pas ainsi des personnes qui souffreu: dans le purgatoire : je suis assuré de les secourir efficacement , et je veux le faîrf« ^' mon Dieu I par tous les moyens que vo^^ mettez à ma disposition, par la prière, p'' le saint sacrifice de la messe, la sainte outi rounion, Taumûne , le jeûne, les iDdu';sc''ces, etc. Je le ferai souvent, mais plus futicuiièriment pendant cette octave.
Conclusion, 1" Remerciez Dieu des grâces qji'il ^onj a
TRE
DES INDULGENCES