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CHAPITRE IX

Dtê iaeremtnts de Pénitence et de V Eucharistie en général.

Ne considérant, en ce sujet, les sacrements de pénitence et de l'eucharistie , qu'en tant que leur usage est utile et nécessaire aux âmes qui veulent parvenir i la perfection de la vie chrétienne , je n'ai point à m'élendre sur plusieurs particularités de leur nature , plus propres à être traitées en l'école que dans cet ouvrage. Je n'agis pas ici avec des âmes qui doutent des mystères de notre foi ; mais avec celles qui les reconnais^^ant indubitables, veulent en recevoir les fruits et les avantages.

Sans être donc obligé à la preuve de la Térité de ces deux sacrements, je pourrais me contenter de faire connaître, et l'excellence de leur usage, et la préparation qui est requise à l'un et à l'autre, i)Our en recevoir le fruit qu'on en doit attendre.

venu. Il suffit qu'ils en goûtent la douceur, et qu'ils sachent qu'il est salutaire.

Cependant je ne laisserais pas de dire en passant, que l'institution du sacrement de pénitence, se trouve en saint Jean par ces mots : Comme mon Père m'a envoyé, auui jt voue envoie. {Joan.^ xx, 21.) A tou$ ceux auxquelê voue remettrez lee péchét^ ils Uurterm remis: et àquiconaue vous tes retiendrtZjHi seront retenus (ibta., 23.)

La confession des péchés, et les paroles 4e celui qui absout , sont le signe extérieur et sensible, qui est nécessaire à tout sacrement ; et la promesse de la grâcft, 5ans laquelle il ne peut y avoir de sacrement, esi contenue en ces mêmes paroles ; à tous ceui auxquels vous remettrez les péchés ils seront remis ; puisque les péchés ne soûl r^ mis que par la grâce.

Je dirais ensuite que Notre-Seigneur Jésus-Christ institue le sacrement de 1 Eucharistie, lorsqu'il dit en saint Matthieu (xxn, 26), saint Marc (xiv,22^, saint Luc(xinJ9. et saint Paul {/ Cor, xi, 24) .Prenez, m est mon corps.

Le signe visible de ce sacrement, sont es es[»èces du pain et du vin, en tant qu'elle^ couvrent le corps et le sang de Noire Seigneur. La promesse que la grâce paratl en ces mots de saint J«an ; qui mangera ce pain vivra éternellement. L'exécution s'en voilen la cène que Notre -Seigneur lit avec sesa|*tres devant sa mort.

Le sacrement de pénitence, est la préparation requise à celui de l'Eucharistie. Poor recevoir dignement ce précieux corpsduriU de Dieu, il faut avoir premièrement acquis la grâce par la pénitence. Ainsi Tun de ces sacrements est la préparation de rauire;c< ce sacrement de la pénitence n'a l)Csoin il antre préparation que de celle qu'il trouve en

soi-même. , .

' Pour recevoir dignement le sacremeni o« la pénitence, rien n'est requis que le parlai établissement de ces parties, qui nous ion» sortir du péché, et acquérir la grâce jn Giflante, laquelle est l'effet de ce sacremeni, « la préparation requise et nécessaire à celui de l'Eucharistie. , .

Aiiparavant donc que de faire voircon«)>^»i est utile le fréquent usage de la rénilenc^, il faut bien expliquer la nature de ses f^ ties ; puisque de cette connaissance aepen '^ et la fin que nous nous proposons, e» «^' moyens de l'acquérir. . .

La pénitence a trois parties, la contri or. la confession, et la satisfaction. De C4îsirub parties la contrition est l'âme des deuî a» très ; et l'amour est l'âme de la coniriion, puisque sans l'amour il n'y en peut avoir

narfflite '' ^

Or parce que la contrition estunniotj^ néral qui signifie toute sorte de douieu^ parfaite ou imparfaite, que l'homme con^^^ de son péché ; la première chose qu » • faire est d'en connaître toutes les espe'^^ i pour fuir celle qui n'est pas suftisanie,

Tous ceux qui mangent le fruit d'unarbre, embrasser lanécessaire.

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TRAITE DE LA PERFECTION DU CBRETtCN.

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