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CHAPITRE XVIII

QuHl esf bon de se confesser^ Urs même quon n'est coupable que de péchés véniels.

Ceux qui ne veulent jamais se confesser qu'ils ne se sentent très-injustes, c'est-à-dire coupables de péchés mortels, demeurent presque toujours dans l'injustice lorsqu'ils estiment en être exempts, parce qu'ils snc- «îoinbent d'autant plus aisément aux tentat.Oîîs du diable qu'ils se privant du fruit des

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sacrements qui sont capables de nous en garantir; et croupissant dans les fautes vénielles qui attiédissent la charité, il la perdent souvent tout à fait, selon la doctrine de saint Augustin, qui enseigne que celui tombe aisément en des fautes mortelles qui méprise les vénielles. Bien qu'il ne soit absolument nécessaire de se confesseur que des péchés mortels, au sens que je l'ai expliqué ci-dessus , néanmoins, puisque les moindres fautes attirent les plus grandes, il est très-utile de ne pas oublier les péchés véniels.

On dira peut-être que, n'étant point mortels, ils ne peuvent être cause de la perte de l'homme; mais si on considère qu'encpre que de leur nature ils ne soient point ca)^ables d'éteindre la charité, ils la refroidissent toutefois, de sorte que l'affaiblissement qu'ils y apportent fait que le diable nous attaque d'autant plus hardiment que notre faiblesse augmente sa force; on connaîtra que, n'étant pas besoin d'en faire la recherche avec beaucoup d'anxiété, il ne faut pas aussi les né* gliçer, vu principalement que le mépris des moindres maux les rend quelquefois incurables, et qu'une étincelle méprisée fait souvent des embrasements qui ne se peuvent éteindre.

Le diable n'attaque pas les consciences les plus délicaler» par des péchés énormes: il sait trop qu'il n y réussirait pas; mais il les fait tomber en de légères faiitês, atin nu hs précipiter après dans les plus grandes.

C'est ce qui a fait que Dieu, voulant par une admirable providence prévenir toutes ses malices, n'a pas seulement donné au prêtre la puissance d'absoudre les péchés mortels, bien que ce soit sa principale fin; mais une puissance générale d'absoudre toutes sortes de péchés, afin que les hommes aient en main le remède de tous les maux auxquels ils peuvent être sujets. Cette vérité donne lieu au concile de Trente de nous enseigner en termes exprès que, bien que les fautes vénielles s'effacent par beaucoup d'autres voies que celles de la confession, on s'en confesse toutefois très-utilement.

On ne peut révoquer en doute cette autorité sans être hérétique. Et si quelqu'un méprisait les décrets de ce saint synode, f;arce au'ils sont nouveaux au respect des anciens, s auraient tort sans doute, puisque c'est toujours l'autorité d'une môme Eglise animée de l'esprit de vérité, et que ce qui a maintenant l'avantage de l'ancienneté n'a pas eu moins de vérité au point de sa naissance, lorsqu'il ne jouissait \ms encore do cette prérogative; outre que le concile de Trente n'enseigne rien en ce sujet qui ne l'ait été longtemps auparavant par les plus célèbres docteurs de l'Eglise.

Je ne parle point de la Clémentine , qui oblige tous les religieux à se confesser de leurs fautes vénielles au moins une fois le mois, parce que, n'ayant que vingt-cinq ou trente ans do plus grande ancienneté que ce saint synode, je prétends la laisser passer j>uur une même chose.

Mais 'e n'oublierai pas oue h grand stint

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Sia^PLEMENT AU IMCTKHiîNAIRE D^ASCEttâlIE.

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