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SOPMjaUflT AC OICTIOllIfAlRC D*ASCBTISIIE.
doile seront bienMl regardées comme d*aa homme qui manque de sens commun. Et néanmoins» Théonée, toute la yertu, qui n*est point dans l'amour de cette bassesse n*est que tromperie, si au moins Ton n'est pas dans 1 effet de cette même bassesse.
Je TOUS Saisse donc le jugement» si Ton doit conclure qu'il n*j a i)as d'illusion de croire qu'il j a toujours plus de bien à tra* ▼ailler à la saneti&ation des personnes de qualité qu'à celle du rul^re.
Wojtos pour éf Her les lUiMioiit da zèle dans U sanctlO-
catioo des âmes.
!• Je ne pense pas, Théonée, qu'on tous doire refuser de donner des soins extraor* dinaires à de certaines Ames que Dieu, de son côté, regarde avec un amour particulier, car c'est Timiter en cela par le soin que tous en prenez ; mais nonobstant, toutes saintes et toutes rares qu'elles puissent èlre, ob ! je vous conjure, désempressez-vous-en le cœur. Plus TOUS aurez de zèle pour la sanctiûcation des Ames, plus vous atlachcrez-vous insensiblement à celles qui vous paraîtront grandes, parce que vous les re^çarderez comme plus procbes de Dieu et comme des sujets uieu plus dignes de vos soins. C'est pourquoi, plus elles sembleront les mériter lédtimement, vous devez davantage en défendre votre cœur, en éloignant tout empressement et mesurer avei; elles toutes coniJuites.
2* Ce n'est pas assez, veillez encore beaucoup sur vous-même, aGn que le grand zèle, dont TOUS |M)uvez être porté k sanctifier les Ames, ne vous tire point de la bouche des démonstrations grandes et sensibles à cet effet ; il y fiiut assurément une veille bien exacte, car il est bien difficile que la parole n'ait point de chaleur quand le cœur en est plein. C'est que toutes ces manifestations ne peuvent d'ordinaire faire de bien ni à vous, ni à ces Ames. Il y a bien quelquefois des incidents où Ton en peut user ainsi, mais l'usase on doit être rare où il est tougours plus a craindre d'en faire trop que d'en faire peu.
3* Pressez les Ames dont la sanctification TOUS est précieuse ; oui, feites-Ie, et ne vous j épargnez pas{; mais pourtant mesurez vos soins et votre travail sur deux règles que TOUS ne devez jamais passer; Premièrement considérez attentivement la mesure de la
SrAce d'une Ame pour ne la pousser pas au elà de son attrait ; secondement, et regardez jusqu'où va la force de son esprit naturel pour ne lui rien dire et ne lui rien faire qu'il ne puisse porter. Vous là presserez par ce moyen d'une telle manière, que vous ne tc^e^ que selon votre devoir, et vous ne lui en donnerez que selon sa capacité.
4* Apprenez, Théonée, apprenez à attendre avec une Ame, de quelque ardeur de zèle puissiez-vous être transporté, pour en faire une sainte, et apprenez aussi la douceur en supportant ses misères; vous deviendrez ainsi vous-même doux et débonnaire, lorsque TOUS travaillerez k en faica une morti-
fiée, et elle ne sera pas moins profitaUe è votre Ame, par ses défauts, que tous le sereat à la sienne pas tos soins.
5' Lorsque vous aurez vu ces personnes dont la sainteté vous est si chère , je vous prie, mon Théonée, de tous accoutumer aussitôt d'en Tider TOtre mémoire et d'efTacer toutes les images qui tous en pourraient rester. Peut-être ne feriez-Tous pas mal ifU miter le R. P. Caraffa, général de notre cobh pagnie: c'était la coutume de ce saint hoiB* me anrès qu'il était de retour des palais des
f;ranas, de se retirer en sa chambre, et li, es fenêtres fermées de se retirer encore [lus en Dieu, pour effacer de son esprit tou* tes les images des Tanités qui lui aTaient pu entrer far les sens. Ce qu'il faisait à l'égard des Taines pompes du moude, tous le pourriez bien faire si tous Touliez pour essuyer votre mémoire de l'idée des personnes dont la sainteté vous est précieuse après les avoir vues.
6* Faites surtout ^ande réflexion pour ne les jamais conduire dans votre prmre sens ; car ainsi votre conduite ne serait plus qu'humaine, et ce feu que tous auriez ^ur les sanctifier et que vous penseriez vainement être un feu divin, ne serait plus qu'un feu naturel. Hélas 1 quel progrès leur feriez- Tous faire ? Mais quel reculement plutôt ne leur causeriez-TOus pas dans la sainteté, lors même que tous traTailleriez pour les v avancer, n'étant conduites que par les busses lumières de votre esprit?
7* Je veux que vous soyez tout le plus grand spirituel, je veux, que vous ayez une exjïé- Tience rare et acquise depuis longtemps, néanmoins n'^ faites point de fond, pour penser que vous puissiez conduire les Ames à une haute sainteté; oh! retirez-vous de ce sentiment, et n'y appuyez non plus que si vous étiez la plus ignorant dans la vie spirituelle. Mais ayez cette persuasion, que leur sanctification est le pur travail du Saint-Esprit. Vous vous regarderez alors comme un instrument qui est plus capable de détruire son oravre que de l'aider.
8* Enfin, je vous conjure , mon Théonée, n'ayant tout le zèle pour la sanctification es Ames, vous en ayez toujours beaucoup plus pour la vôtre, car que vous servirait d'être bon aux autres si vous ne l'étiez pour le moins autant à vous-même? Ne vous appliquez donc point tellement à les sanctifier que vous en soyez moins appliqué à voire intérieur. Ne leur donnez jamais qu'un peu de ce que vous devez avoir beaucoup et rendez à votre Araé avec justice la plus considérable partie du travail. Vous en feriez même moins pour elles, en vous donnant trop à elles, car vous-même vous en seriez n^ioins sanctifié, et manquant de ce c6té-lA vous auriez moins de capacité pour leut sanctification.
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LES ILLUSIONS DE LA VIE SPIRITUELLE
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