‹ Dictionnaire d'ascétismeChapitre 22 sur 315 · SS · texte numérisé non relu

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DASCETISME.

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le délirrer de cet état de tiédeur, en lui exposant les raisons qui peuvent raviver ses premiers désirs. D'abord, il lui fera sentir

aue s'il persévère dans ce malheureux état , reculera autant pour ce qui est des choses spirituelles que pour la plupart des vertus, et perdra en quelque temps tout ce qui lui a coûté tant de peines et aeflforts. Secondement, il lui exposera que, si son âme ne secoue cette torpeur, et ne travaille à s'enflammer d'un nouveau désir de la perfection, non -seulement elle perdra ce qu'elle a eu tant de peine d'acquérir, meus encore elle fera peu a peu des choses effrayantes , et se précipitera dans un abîme de péchés mortels. Troisièmement enûn , il lui fera bien comprendre que son âme, une fois descendue d'un certain degré de perfection, tombée dans la tiédeur, et, ))ar suite, dans des fautes graves, ne pourra plus se relever qu'avec une difficulté extrême, et que, suivant saint Paul, son amendement sera d'une impossibilité morale. {Hebr. vi, 4, 6.) Aussi Cassien enseigne-t-il que se convertir et s'élever à la plus sublime perfection est chose plus facile pour un homme charnel et mondain que pour un religieux ou tout autre qui retombe dans la tiédeur après avoir été fervent. Voilà pourquoi saint Jean, dans V Apocalypse^ adresse à l'évèque de Laodicéc ces paroles terribles, de la part de Dieu : Puisses-tu être chaud ou froid! Mais parce que tu es iièdCf et que tu n'es ni chaud ni froid ^ je vais te vomir de ma bouche. {Apoc. m , 15, 16.) Cependant, si le directeur remarque que son disciple, ébranlé par ces raisons si fortes et si puissantes , commence à entrer en lui'iDêoie, à gémir sur sa tiédeur et à s'efforcer de revenir ài son premier état, il s'appliquera à rallumer en lui le désir de la perfection, et à le ramener à sa première ferveur ; et voici, sur ce point, la conduite qu'il doit tenir. Un charbon éteint se rallume avec le môme feu qui avait d'abord servi à Tenflammer : ainsi Itî désir de la perfection et le zèle pour y parvenir se ranimeront, se renouvelleront de la méoie DQanière absolument qu'ils avaient d'abord été excités dans le cœur. C'est pourquoi, que le pénitent tombé dans la tiédeur revienne a l'oraison; qu'il reprenne l'usage des sacrements, des examens et des lectures spirituelles ; qu'il se remette à la garde de ses sens et à la mortification de ses atlections déréglées; mais surtout qu'il reprenne la méditation des vérités éternelles. Cependant, qu'il ne s'acquitte pas de tous ces exercices à la légère ou par habitude, mais avec un esprit intérieur et un véritable désir de son avancement. Qu'il demande souvent à Dieu, du fond du cœur, la grâce de ses dons, de ses lumières et de l'esprit de force. Qu'en môme temps le directeur l'encourage,. en lui rappelant que toutes les raisons effrayantes qu*il lui a exposées ne se réalisent que dans les âmes tièdes qui veulent croupir dans leur lâche tiédeur, et non pas dans celles qui cherchent à sortir de cet abîme et veulent revenir sincèrement au service de Dieu. Qu'il lui répète ces belles paroles de saint Ber-

PlGTio:9:^AiRE d'Ascétisme. II.

nard : « Levons-nous, sortons tous de cette' tiédeur, réveillons notre flme, ranimons notre esprit et renonçons à ce pernicieux état. » (Serm. 6, De Ascens.) Qu'a lui dise encore avec le même saint : que s'il ne veut pas en venir là pour éviter les pertes immenses et les graves dangers auxquels il s'expose, il le fasse du moins pour se délivrer de tant de scrupules, de tant de remords, de tant d'inquiétudes et d'angoisses intérieures qu'il aura nécessairement à souffrir dans l'état de tiédeur. Que si toutes ces raisons ne suffisaient pas pour ranimer en lui ses anciens désirs de perfection, il ne resterait plus à peine au directeur que de remettre le tout entre les mains de Dieu.

IX. Le directeur rencontrera certaines âmes qui ne négligent point leur propre avancenlent, qui au contraire s'efforcent constamment de marcher toujours progressivement dans la voie de la perfection , et qui cependant ne sont jamais contentes d'elles-mêmes : il leur semble qu'elles ne font aucun progrès, que même elles reculent et qu'elles sont remplies de défauts et couvertes de péchés des pieds à la tête. Pour que le directeur ne tombe pas dans Terreur en ces cas, aui> du reste, arrivent acsez fréquemment, a besoin d'agir avec prudence, et de bien examiner les circonstances. Si ces sortes de personnes tirent de leur persuasion une humilité sincère, c'est-à-dire un abaissement intérieur, tranquille et paisible de l'âme, avec une basse opinion ou même un mépris positif d'elles-mêmes, et si alors elles ne perdent pas confiance em Dieu, mais plutôt redoublent de confiance en lui à la vue de leurs misères, l'état de ces âmes est excellent. Car, de même que vivre content de soimême c'est une source de vanité, d'orgueil et de négligence pour les œuvres de vertu, de même être mécontent de soi, dans le sens que l'on vient d'exposer, c'est pour l'ordinaire un motif d'aspirer de toute son âme à la perfection dont on se croit encore si éloigné. Saint Bernard dit à ce sujet que, par un effet de la bonté divine, plus une âme fait de progrès , moins elle croit en avoir fait. {De qmtuor modis orandi,) Si au contraire l'âme puise dans cette mauvaise opinion d ellemême de la défiance, des angoisses intérieures, une tristesse et un abattement excessiis, alors cette âme est dans un état fort nuisible, et n'avancera point tant que cet état durera. Car cet abattement est un obstacle au progrès, une chaîne qui lie l'esprit, le garrotte et le retarde. En ce cas, le directeur doit faire en sorte que son pénitent prenne dans la connaissance de ses défauts et de ses misères, non point un sujet de découragement ou d'abattement, mais plutôt un sujet de confiance en Dieu, jointe à une humilité sincère ; qu'il reconnaisse devant Dieu son néant; qu'il avoue devant lui ses négligences et eu conçoive une confusion profonde, mais tranquille; et en même temps qu'il mette en Dieu autant de confiante qu'il voit en lui de misères; et que même cette faiblesse, cette impuissance, lui soit un motif de ^% mettre tout

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entier et arec une confiance parfaite entre les mains de Dieu.

PERSÉVÉRANCE. — Saint Augustin, sur ces paroles de l'Apôtre : Nul ne sera couronné sHl n'a légitimement combattu {II Tim, II, 5), dit que combattre légitimement, c'est combattre avec persévérance jusqu'à la fin, et que c'est ainsi qu'on mérite la couronne. Il rapporte sur cela cette sentence de saint Jérôme, que plusieurs commencent, et peu achèvent. Nous en avons un grand exemple dans les Israélites. L'Ecriture dit qu'ils sortirent d'Égj^pte au nombre de plus de 600,000, non compris les femmes et les enfants, et d'un si grand nombre, deux seuls entrèrent dans la terre promise. Ce n'est donc pas, ajoute-t'il, une grande affaire que de commencer, mais l'essentiel c'est d'achever, et c'est en cela seul que consiste la perfection. Saint Ephrem dit que,comme dans la construction d'une maison la difficulté n'est pas de faire les fondations, mais de l'élever jusqu'à la hauteur voulue; et que plus le bâtiment s'avance et s'élève, plus le travail et la dépense augmentent: de même dans l'édifice spirituel, ce qu'il y a de plus difficile n'est pas d'en jeter les fondements, mais de le conduire à sa dernière perfection. U nous servira peu d'avoir bien commencé , si nous n'achevons de même. Dans les Chrétiens^ dit saint Jérôme» on ije considère pas les commencements, mais la fin seule. Paul a mal commencé et acheva bien ; Judas commença bien et acheva mal. Que lui servit-il d'avoir été apôtre de Sésus-Christ , et d'avoir fait des miracles ? Que vous servira-t-il d'avoir eu de bons commencements, s'ils sont démentis par une fin malheureuse ? Ce n'est qu'à la seule persévérance que la couronne est promise. Celui ^i persévérera iusqu^à la fin^ dit Jésus-^ Christ f sera saitvé. (Matth.^ xxiv, 13.) Jacob vit le Seigneur au bout de l'échelle et non au commencement, ni au milieu, pour nous faire voir, dit saint Jérôme, qu'il ne suffit pas de bien commencer et de continuer quelque temps, si nous ne persévérons pas de la sorte jusqu'au bout. Que sert-il, dit saint Bernard, de suivre Jésus-Christ, si enfin on ne l'atteint pas ? Aussi , saint Paul disait : Courez de manière à remporter le prix. Que votre course et votre avancement n'aient d'autres bornes que. celles que le Sauveur lui-même s'est prescrites. Il s'est rendu obéissant jusqu'à la mort. Vous avez beau courir, si vous ne courez jusqu'à la fin de votre vie, vous ne remporterez jamais le prix.

Le Fils de Dieu nous le dit formellement par ces paroles : Quiconque met la main à la charrue et regarde derrière lui n'est pas propre au royaume de Dieu, (lue, ix, 62.) Ailleurs il dit : Souvenez-vous de la femme de Loth, Dieu l'avait tirée de Sodome pour la délivrer de l'embrasement; elle s'arrêta on chemin, regarda derrière elle, et elle fut changée en statue de sel au lieu où elle avait tourné la tète. Saint Augustin explique ainsi ce passage : « Le sel assaisonne et conserve les choses ; et Jésus-Christ veut gue nous nous souvenions de la femme de loth, afin

que, faisant réflexion sur ce qui lui arriva^ nous nous conservions avec le sel que soiî changement nous fournit, c'est-à-dii:e que, prenant exemple sur sa punition, nous persévérions dans le bon chemin oix nous som* mes entrés, sans nous arrêter et sans regarder en arrière... Combien, aujourd'hui, nous servent de statues de sel en cette même manière? Combien, dont la chute peut nous être d'une grande instruction et d'une grande utilité pour la salut 1 Soyons donc sages aux dépens d'autnii, et tâchons de ne rien faire par quoi personne puisse le devenir aux nôtres. »

Saint Augustin et saint Jérôme disent que c'est faire des monstres et des chimères que de bien commencer et d'achever mal, comme si un peintre après avoir fait une tête d'homme y joignait un cou de cheval. Saint Paul, écrivant aux Galates, les reprend sévèrement de cette conduite : Votre folie est sigrande^ ditil, qu'ayant commencé par Vesprity vous finissez par la chair! Insensés que vous étcs^ qui vous a fascinés jusqu'à vous rendre rebelles à la vérité? {Gai. , m, 3.)

Mais, afin de pouvoir obtenir de Dieu la grâce de persévérer, il nous faut bâtir sur un faon fondement de vertu et de mortification ; car, si les fondements sont faibles, l'édifice se démantellera aisément et s'écroulera. Les fruits où les vers se sont mis ne mûrissent pas et tombent bientôt de l'arbre ; mais ceux qui sont sains et entiers y demeurent jusqu'à parfaite maturité. De même, si votre vertu n'est pas solide, si vous n'avez le cceup entièrement rempli de Dieu, si vous nourrissez quelque ver de présomption, d'orgueil ou autre passion déréglée, ce ver rongera peu à peu votre cœur, en tirera ce qu'il y a de meilleur, et vous serez en grand danger de ne pas persévérer. C'est pourquoi t7 im^ porte de s affermir et de se fortifier par la arâce {Hebr. xui, 9), et de jeter, de bonne heure, de solides fondements des véritables vertus.

Albert le Grand, expliquant de quelle sorte on doit s'établir dansla vertu pour y pouvoir perse vérer,dit qu'un vrai Chrétien doit y être tellement fondé et l'avoir tellement enracinée dans le cœur, qu'il soit toujours en son pouvoir de la pratiquer, sans dépendre de ce que les autres peuvent faire ou dire. Il y en a qui semblent avoir un esprit de paix et d'humilité, tant qu'il ne se présente pas d'occasion qui puisse Tes troubler, et que tout leur réussit à souhait; mais à la moindre rencontre, cette tranquillité se dissipe, ils prennent feu et découvrent ce qu'ils sont. Ceux-là n'ont pas, dit-il, la vertu de paix et d'humilité en eux, mais seulement dans les autres. C'est une vertu qui appartient aux autres et non à nous, pirisqu il est en leur pouvoir de vous Tôter ou de vous la laisser

S[uand il leur plaît; cependant, c'est de votre onds propre, et non de celui d'autrui, que vous devez être vertueux ; c'est d'un fonds qui soit toujours en votre dispositiou et qui ne dépende jamais de personne. On compare ces gens à des eaux croupies z{ui

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n'avaient aucune mauvaise odeur tant qu*on n'y touche pas^ mais qui exhalent une odeur insupportable dès qu'on les remue. Il en est de même d*eux : tant qu'on ne les inquiète sur rien, et qu'on les laisse dans une profonde paix, c'est une eau dormante qui n incom^mode personne; mais, pour peu gu'on les agite et qu'on les trouble, il s'en élève des vapeurs malignes de scandale et de mauvais exemple pour le prochain. Touchtz les montùgncs , dit le Psalmiste , ei elles fumeront.

(Ps. CLIII, 5.)

PETHl Cunerus)^ né en Zélande, étudia à Louvain, et fut créé docteur en 1560. Il montra constamment une grande aversion contre les nouveautés, et fut un des principaux adversaires de Baïus. On le choisit pour être le premier évêque de Leuwarden, dans la Frise occidentale, en 1570. Il y exerça toutes les fonctions d'un bon pasteur jusqu à la prise de sa ville épiscopale par les calvinistes et les anabaptistes. Il mourut le 15 février 1580, à Cologne, oii il s'était retiré

f)our y enseigner l'Ecriture sainte. On a de ui plusieurs Traités latins, et entre autres : i'' Sur tes devoirs d'un prince chrétien^Cologne 1580, in-8'; — 2" Sur le sacrifice de la messe^ Louvain, 1572 ; — 3" Sur le célibat des prétrès ; — V Sur la grâce.

PETRONE (Saint), évêque de Bologne, au V* siècle, homme émincnt en piété, écrivit la Vie des moines d'Egypte, pour servir de modèle à ceux d'Occident.

PEY (Jeanj, ecclésiastique instruit et zeié, après avoir été curé dans le diocèse de Toulon, devint chanoine de Paris. Obligé d'émigrer à la révolution, il se retira en Flandre,

imis en Allemagne. On croit qu'il mourut à Constance en 1796. Il est connu par un grand nombre d'écrits, dont les principaux sont ; 1* Le philosophe catéchiste^ ou Entretien sur la religion entre le comte de... et le chevalier de.^.. 1779, in-12; — 2" Le sa^e dans fa solitude , 1787 , in-8* ; — 3" la lot de nature développée et perfectionnée par la loi évangélique^ Paris, 1789, in-8* ; — i' Le philosophe chrétien considérant les grandeurs de Dieu dans ses attributs et dans les mystères de la religion^ Louvain, 1793, in-8',

PHILIPPE de Bonne-Espérance^ religieux Prémontré, est appelé aussi Philippe de HavingCj nom du village oii il est n^ Devenu prieur de l'abbaye de Bonne-Espérance en Hainaut , il eut quelques démêles avec saint Bernard, au suiet d'un religieux que ce saint avait reçu à Clairvaux. Il se réconcilia avec lui dans la suite, et devint abbé de Bonne -Espérance en 1155. Il y mourut en 1172. — On a de lui : 1' des Questions théologiques ; — 2' des Vies et des Eloges de plusieurs saints; — 3* des Opuscules de piété et des Lettres^ recueillis à Douai, in-fol., 1623. Philippe était aussi savant que pieux. PHILIPPE de la Sainte-Trinité, né à Malancène, dans le diocèse de Vaison, était nommé Esprit Julien avant de se faire Carme. U fut nommé missionnaire dans le Levant, et fat professeur et prieur à Goa. De retour à Lyon, il fut élu général de son ordre, en

1665. Il mourut k Naples en 1671. On a de lui, outre plusieurs autres ouvrages , Summa theologiœmysticœ, 1656, in-fol.

PHILIPPE, le Solitaire, auteur grec, qui vivait vers f 105, a laissé Dioptra, ou la Ritile . du chrétien, ouvrage inséré dans la Biblio- ' thèque des Pères,

PHILON, écrivain iuif d'Alexandrie , qui vivait vers l'an W de Jésus-Christ , est autem: de plusieurs ouvrages , presque tous composés sur l'Écriture sainte. Un des plus éminents est son livre : De la vie contemplative. Les Œuvres de Phllon ont été publiées en 17tô, 2 vol. in-fol.

PHILOTHÉE , moine du Mont-Âthos , dans le XIV* siècle , se distingua par sa régularité et par ses connaissances dans les matières ecclésiastiques. Nous avons de lui plusieurs Traités, les uns dogmatiques, les autres ascétiques , avec des Sermons , que Ton trouve dans la Bibliothèque des Pères.

PHRONTISTES. — Quelques auteurs ont ainsi nommé les chrétiens contemplatifs , de •^ovTt(<M, je médite ; les maisons religieuses furent de môme appelées phrontistères.

PIC (Jea!«) , prince de la Mirandole et de Concordia , né en 1463 , d'une famille illustre , se distingua , dès sa plus tendre jeu* nesse, par une mémoire vraiment prodi-

(;ieuse. Après avoir étudié le droit , à Boogne , il parcourut les plus célèbres universités de France et d'Italie. Sa passion pour Tétude devint si forte , .ju'il renonça à sa principauté pour s'y livrer sans réserve, et s'enferma dans un de ses châteaux. Il mourut à Florence , en 1494 , n'ayant que trentedeux ans. Ses ouvrages ascétiques sont: !• Les règlements de la vie chrétienne ; 2" in Traité du royaume de Jésus-Christ et de la vanité du monde ; 3^ Une Exposition de l'Oraison dominicale. Les mœurs de Pic de ia Mirandole étaient aussi pures que son esprit était actif et pénétrant.

PIERRE D'ALCANÏARA (Saint), né , en 1499, du gouverneur de cette vjlle, entra dans l'ordre de Saint-François , dont il fut provincial en 1538 et en 1542. Le désir d'une plus grande perfection le poussa à se retirer sur la montagne d'Arabida, en Portugal. Il y établit une réforme et donna une Règle qui fut approuvée, en 1551, par Jules III. Il mourut en 1562 , et fut canonisé par Clément IX. PIERRE DE BLOIS, du nom de sa vjlle natale , étudia à Paris et à Bologne , et de- * vint précepteur, puis secrétaire de Guillaume H , roi de Sicile. Appelé en Angleterre par le roi Henri II , il devint archidiacre de Bath,puis de Londres. Cet écrivain estimable mourut en Angleterre Tan 1200. Il était d'un caractère austère, et il se siçnala par son zèle pour la discipline et les règles ecclésiastiques. On a de lui 183 Lettres , presque toutes do spiritualité , 65 Sermons et quelques Opuscules de piété. Il s'y élève avec force contre les mœurs relâchées du clergé de son temps.

PIERRE DE CELLES , religieux , né à Troyes, se distingua par sa piété et par son savoir, devint abbé de Celles vers 1150, puk

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