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prise sur soi, c'est vouloir s'attirer le mépris et les railleries du monde. Il ne jugç pas digne de ses éloges et ne souffre dans ses assemblées que ceux qui adoptent et qui suivent ses maximes. De tout. cela il s^ensuit qu'un ecclésiastique qui s'opiniâtre à vouloir être du monde malgré son renoncement solennel à ce monde pervers, sV livrera tout entier et se conformera bientôt en tout à ses maximes criminelles. On ne trent pas longtemps contre des exemples qui forment comme le fond des sociétés
3u'on s'est choisies et qu'on aime ; la crainte e paraître singulier porte à faire comme les autres ; en se familiarisant avec la vue du crime, insensiblement on se familiarise avec lui. Les enfants de Jacob ne se préservèrent de la corruption des ^yptiens, pendant tout le temps au'ils vécurent parmi ces idolâtres, que par le soin qu'ils eurent de s'en tenir toujours séparés. S'ils se corrompirent ensuite, ce ne lut que par la communication qu'ils eurent avec la race proscrite des Chananéens, contre la défense expresse
3ue le Sciçneur leur avait faite. Il en sera e même des ecclésiastiques : ce qui décidera de la régularité de leur conduite, ce sera ordinairement leur séparation du monde ou leur commerce avec lui. Si nous eu voyons quelques-uns se démentir de la sainteté de leur état et donner dans les vices qui déshonorent cette profession si sainte.
est aisé de le remarquer, toujours ce sont les téméraires qui ont franchi les barrières sacrées qui les séparaient du monde. Ils ont vu le danger, et ils l'ont vu sans crainte; ils ont aperçu le précipice, et, loin de s'en éloigner, ils se sont tenus tranquillement sur les bords; parlons sans figure: malgré le sentiment de leur faiblesse et les lumières de leur conscience, ils sont demeurés au milieu du monde dans une parfaite sécurité; voilà la cause funeste de leur chute, comme du peu de fruit de leurs fonctions.
Car un prêtre amateur du monde ne pourra jamais exercer utilement ses fonctions ni remplir avec dignité les principales obligations attachées à son état. Comment allier, en effet, la vie du monde et la dissipation qui en est inséparable, avec ce recueillement profond qui est l'âme de la prière, avec cette attention si nécessaire pour unir presque à chaque heure du jour sa voix à celle des ançes dans le chant ou dans la récitation des divins offices? Une langue accoutumée à se souiller de mille discours profanes serait -elle un instrument biem propre pour louer dignement le Seigneur ou nour le faire descendre sur le saint aute', après s'être prêtée à raille bouffonneries indécentes dans les compagnies du siècle? Le ministre de la divine parole pourra-t-il faire respecter des vérités aussi sérieuses que les vérités chrétiennes qu'il est chargé d'annoncer? Un homme plein des maximes du monde, accoutumé à y perdre le temps dans m'ile conversations frivoles, a-t-îi grâce pour exDÎiouer avec fruit aux mondains les