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DICTIONNAIHE
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5Tâ
sccoars pour Tutilité de la prière, selon ces paroles de David : // a regardé la prière de ceux qui étaient dans rhumiiiation. {Ps, ci, 18.) De là, pour l'espérance d'une prière eflie^ce, il suuit de se rappeler que Dieu peut avoir pitié de nous et que peut-être il en aura pitié : Qui sait sHl ne se tournera point vers nous? {Joël, ii, H.) L'espérance s'aug:mente quelquefois, soit par un instinct divin tout spécial à demander età acquérir des miracles, soit par nos propres mérites et par le témoignage d'une bonne conscience. 11 faut néanmoins prendre garde que l'espérance ne dégénère en présomption, si elle s'appuie sur nps mérites, en tant que j)rovenant de nousmâmes et non surtout de la libéralité de Dieu.
L'eflicacité de la prière exige une charité au moins dispositive par les secours de la grâce et le désir de la justification : cette charité s'étend aussi aux pécheurs. En effet, comme dit saint Thomas [adJoan.ix): « Dieu n'exauce pas les pécheurs qui persistent dans Icurspéchés ; il exauce toutefois les pécheurs qui se repentent de leurs fautes, car on doit les mettre plutôt au nombre des pénitents qu'à celui des pécheurs. » 11 suit delà : 1" Que les justes ont sur les injustes, l'avantage, nonseulement d'obtenir plus facilement, mais encore de mériter ; avantage qui suppose la cliarité parfaite. 2" Les pécheurs qui pèchent même en priant, soit par la mauvaise intention qui les guide, soit par tout autre motif, no peuvent rien obtenir; et si un juste venait à prier de cette sorte , il ne serait plus juste par cela môme et deviendrait pécheur. 3" Quand Dieu accorde au pécheur les demandes indiscrètes qu'il lui adresse, comme les richesses , etc. , qui tournent à son malheur, il obtient, non la miséricorde mais la vengeance de Dieu. 4° II faut, loin d'en détourner les pécheurs, les exciter tous à de fréquentes prières, pourvu qu'elles ne soient pas corromnues par elles-mômes. Car bien que ces prières ne soient , en vertu de la promesse infaillible de Dieu, d'aucune utilité pour les pécheurs obstinés, invétérés et. et qui s'inquiètent peu de faire pénitence, cependant elles pourront jiarfois leur être encore utiles en vertu de sa miséricorde.
La quatrième condition ou circonstance requise pour rellîcacité de la prière c'est de prier avec persévérance^ comme on le voit par la parabole de celui qui vient demander quel(|ues pains à son ami. Jésus-Chrift dit (Luc, xi, 8) que s'il frappe avec persévérance , il les obtiendra a force d'importunités. Ou encore par la parabole de la veuve qui demande justice au juge • celui-ci se rend à sa demande pour se délivrer des continuelles prières de cette veuve. De là, Jésus-Christ conclut qu'i7 faut toujours prier e4 ne jamais cesser. {Luc. xvui, 1.) L'apôtre nous dit de même : Persévérez dans la prière. {Coloss, iv, 2.) Tous les Pères, saint Augustin, saint Basile, saint lean Chrysostome , sont du môme avis, et saint^ Thomas conclut avec eux (2-2, q. 83, ft. 15) que le défaut de persévérance dans la prière en empêche V efficacité. Dieu seul
|)eut connaître les raisons pour lesquelles il n'exauce pas de suite nos prières et diffère de nous accorder nos demandes. Saint Augustin et saint Jean Chrysostome en assignent quelques-unes. C'est, ou que celui qui demande n est pas maintenant suffisamment disposé, mais qu'il le sera plus tard, se préparant dans l'intervalle à recevoir i»lus utilement ce qu'il demande, ou pour que la chose demandée soit mieux appréciée et désiréo avec plus d'ardeur, ou pour qu'on soit guidé plus par la foi que f^ar l'expérience , ou enfin pour que nous jiersévérions toujours dans la prière avec humilité, dévotion et ferveur, en reconnaissant que c'est une grâce et non une dette que nous espérons de sa seule miséricorde, la promesse divine raninaant notre espérance d'être exaucé tôt ou tard et nous faisant bannir d'un autre côté la lÂcbelé, la tiédeur et la présomption que pourrait donner, soit la qualité, soit la durée de la prière.
Nous devons donc nous conformer avec soumission à la volonté de Dieu dans la prière pour les biens temporels, quand nous reconnaissons que la volonté de Dieu est de ne [>as l'exaucer , et ne pas oublier de nous montrer reconnaissants, quand nous obtenons ce que nous demanaons. Mais quand nous demandons des biens spirituels ou que nous prions Dieu d'éloigner de nous les tentations, et que nous n'éprouvons ras c!c suite l'effet espéré de notre prière, il nous faut y persévérer afin d'obtenir la délivrafico de la tentation pour prix de notre persévérance; ou bien si la tentation continue, afin d'obtenir une yictoire rlus glorieuse. Bien plus, quand nous n'obtiendrions pas des grâces que nous demandons toute notre vie , telles que la pjaix de conscience, la dévotion sensible, le triomphe des passions, ne perdons pas courage : souvent à l'heure oe Isl mort et toujours après la mort, ces vœux obtiendront un entier accomplissement. Enfin, nous devons encore prier toute notre vie pour obtenir la persévérance finale. En effet, liien que c'est à Dieu seul qu'on doit le commencement de la prière, il n'en est pas moins vrai que la persévérance à prier s'obtient par la prière, et la persévérance générajo par cette persévérance particulière. [Yoy.
PniÈRB VOCALE, MÉDITATION, OrAISON.)
PRIÈRE VOCALE. Nous avons déjà traité de la prière en général, nous parlerons ici des différentes espèces de p^rîères, dont les principales sont la prière vocale et la prière mentale. — I^ jrière vocale est un entretien de l'âme avec Dieu sur l'affare du salut et de la perfection, entretien qui se fait par la voix ou par d'autres signes, tels que l'écriture, les gestes, les larmes, l'action de frapper sa poitrine, d'élever les yeux et les mains, et autres semblables, qui suppléent la voix. Cette prière j cul être une prière de louange, ou d'action dis grâces, ou de demande.
La prière vocale e.st privée ou publique : privée, quand elle eft faite par une personne partinilière, on 5on propre nom ; pu-
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IVASCETISMfi.
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blijv.ty quanl elle est faite en commun, ou par un minUtre de TKglise, au nom de tous les fidèles. A la prière privée se rapporte rOraison dominicale que Jésus-Chii>l nous a lui-même enseignée, (f oy. Oraison dominicale), et Toraison que les ascètes appellent jaculatoire ( Voy. MÉTnoiffi d'oraison), à la prière publique se rajn orient surtout celles que ton appelle Jleures canoniques. (Voy. Hbi^res.)
1^ prière vocale est utile h la v'e chrétienne, et nous devons y avoir recours, jiour nous conduire d'une manière lonlorme à la perfection chrétienne. On le i rouve: 1" Par rEcriture sainte : Seigneur ^ vous ouvrirez mes lèvres, et ma bouche publiera vos la langes. ( Ps, l, 17. ) J'ai élevé mu voix pour crier vers le Seigneur; f ai élevé ma voix pour prier le Seigneur. {Ps, cxi, 1,2.)— En LoaucouT) d'endroits le psalmiste nous exhorte à élever la voix, à chanter des hj mnes et des psaumes. Lorsque vous vous rassemblez, dit rAi>ôlrc, chacun de vous récite un cantique.... que tout se fasse pour t' édification des fidèles. (/ Cor. xiv, z6.) — Jésus- Christ lui-même a souvent prié vocaleraent : Mon Père, glorifiez mon nom. {Joan. xii, 28.) — Ayant dit le cantiqne, etc. [Matth. xvi, 30.) il priapar trois fois dans le jardin, répétant ^ les mêmes paroles. [Ibid., hk.) Il nous a enseignés à prier vocalement par le Pater. ( Maith. Vf, 9; Luc. xi, 2. J
2* Par la pratique de l'Eglise, qui prescrit et ordonnent ses ministres ocs prières vocales publiques dcns la messe, lc« neurcs canoniques, etc., qui recommande aux Qdèles d'apprendre rOraison dominicale ( Conc. Rem.
11, c. 2 ) et de la réciter trois fois par jour. {Const. apost., 1. vu, c. 24.)
3* Par les saints Pères. Saint Augustin dit {Ep. ad Probum, c. 2.) : « Les paroles nous sont nécessaires pour nous raf peler ce que nous demandons, mais non pour l'apprendre à Dieu, ou pour le iléch»r. » Saint Cyprien (De Orat. dom.) dit aussi : « Que le Père reconnaisse les paroles de son Fils, quand nous le prions; et puisqu'il habite dans nos cœurs qu'il soit aussi dans notre voix, j»
V Voici les raisons qu'en ai)porte saint Thomas (2-2, q. 83, a. 12) : « 1' Les paroles doivent exe 1er la dévotion intérieure {ar laquelle res|:rit de celui qui pr-e s'élève vors Dieu; car c>>:t par les signes extérieurs que l'esf rit de l'homme est ému selon Vappn'hensiî^n^ et par conséquent selon Caffection. 2" La prière vorale est enouelque torle 1 accom;disscment d'un devoir. L'hommedo t rendre hommage à Dieuidans tout ce au'il t ent de lus c'est-à-dire, non-seulement o cspr l, mais aussi de corps; et il le fait princiitaloaient par la pr ère, qui, de cette sorte e t s.it sfa. toire. 3" \a prière vocale est en qucl- (pio sorte une redondance de l'âme dans le ( ori s, provenant d'une vive affection. » Saint Hoîmventuro (Brcviloq., \, c. 10) dit en outre : ^ L« Seigneur a voulu que nous priions i.on-seulenicnt mentalement, mais encore vo aloment, \>iy^iv exciter notre all'eition par des paroles, et pour nous rappeler les pen-
sées I ar le sens des mots. » Enfla, celui qui ne s'habitue pas à prier vocalement, peut difficilement s'habituer à la prière mentale, ou du moins met bientêt de la tiédeur dans la méditation. D'où nous concluons que la prière vocale est très-ut le, non-seulement pour ceux qui commencent, mais encore pour ceux qui [rogressent et pour ceux qui sont parfaits.
On demande s'il existe un précç;.te de la prière vocale particulière. Le Pv Suarez ré, ond que, dans la rigueur de l'école, on trouverait difiitilement un précepte qui oblige, de droit divin, ou naturel, ou ecclésiastique, à priervocalement.il ajoute cependant qu'on ne peut négliger la prière vocale sans une çrancle indifférence pour le salut de l'ûme, et il pense aue celui qui ne récite pas l'Oraison dominicale montre assez par là que sa conduite est mauvaise. C'est ce qui rend plus probable l'opinion de Lauréa {Op. i De Orat., c. 7) : « Je pense, dit-il, que, d'après la tradition Je TEglise, la prière vocale est une obligation imposée à tout chrétien. » 11 ajoute : « Bien plus, celte prescription étant commune h tous, provient de Dieu et de la nature créée larDieu : trouverez-vous un chrét'en, et môme un mahométan, qui ne prie quelquefois Dieu vocalement, soit pour le louer, sôit pour lui rendre grAces, soit
four lui demander quelqtie bien ? » Enfin ésus-Christ nous a dit lui-même : Lorsque vous priez, dites Notre Père, etc. ( Luc. xi. ) Pour que la prière vocale soit utile à la vie chrétienne parfaite, elle doit-être attentive, car celui qui laisser on esprit se distraire de la prière qu'il fait, encourt ce blâme de Dieu : Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. { Mat th. xv. ) — « Comment priez-vous Dieu de vous écouter, dit saint Cyprien, lorsque vous ne vous écoutez pas vous-mêmes? » Cela s'entend seulement de la distraction volonta're. Eu effet, la prière étant une élévation de l'âuio vers Dieu, ne peut se faire sans attention. C'est pourquoi le troisième concile de Latran ( c. Dolentes, De celeb. mis. ) recommande , dans la vertu d'obéissance, de célébrer l'oifice divin du jour et de la nuit avec une attention scrupuleuse, quant h ce que la bouche récite, et avec dévotion, quant h ce que médite le cœur. Le concile de Trente {sess. xxn, dec. de celeb. miss. ) ordonne aux fldèlos d'assister à la messe, non-seulement de corps mais encore d'esprit et avec un cœur rempli d'amour et de dévotion.
Ceux qui s'efforcent d'arriver à la nerfection chrétienne, doivent faire au sujet de cette attention les remarques suivantes : 1" La prière même vocale, soit volontaire, soit prescrite, quand elle est fate avec des distra( t'ons volontaires, est d'après tous les théologiensune prière stérile et unefauteaumo'ns vénielle, ce qui suflit pour nous éloigner beaucoun de la perfection chrétierne, et lU» la voie du salut. 2** La prière môme vocclo étant souvent prescrite de droit naturel et divin, et devant être ellicace et fructueuse, ( omme l'un des moyens qui conduisent au
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Y adorer Dieu, concours qui donne plus de |>oids aux prières.
» C'est arec i-aison que TEspril a prescrit de célébrer dans un leinple le très-saint sacriïce de la messe et d'y réciter les heures caftoniques. Cenx qui ne sont pas tenus do réciter ces heures en chœur» mais qui les récitent ou d'autres prères par obligation «u par dévotion, doivent choisir un endroit qui inspire le recueillement et soit éloigné oe toute distraction , comme pour les uns une église, pour les autres un oratoire privé, pour ceux-ci une chambre, pour teux-là un jardin, etc. Quand on n'a pas la liberté du choix, on peut prier en tout lieu, mais toujours avec attention et dévotion. Si Ton ne se met pas complètement h la prière, mais que, tout en faisant autre chose, on veuille élever son âme à Dieu, on peut le faire également en tout lieu par les oraisons jaculatoires.
Im troisième circonstance d*une bonne prière consiste dans l'observation de certaines convenances dans la votjr, le geste et le maintien du corps, convenances qui ne sont r»as généralement prescrites à tous les fliJèles, mais seulement aux ministres de TEglise qui célèbrent le sacrifice de la messe ou oui assistent au chœur. On doit, quand on le peut, préférer le maintien le plus propre à exciter la dévotion : comme de prier h haute voix, ou tout bas, ou en chantant, debout ou h genoux, les mains jointes ou croisées, en se fraf>f.ant la poitrine ou le visage, les yeux fermés, baissés ou levés vers le ciel, "assis ou prosterné la face contre terre, assis ou marchant. « Que ceux qui prient, dit saint Augustin (1. i De eitr. pro mort,, c. 5), prennent l'attitude des suppliants ; qu'ils se mettent h genoux, qu'ils tendent les mains, qu'ils se pros'ternent à terre. » II montre aussi (I. ii ad Simplic.f c. k) que peu importe l'attitude du corps fjour prier, pourvu (jue l'esprit soit avec Dieu. David et Elie prièrent étant assis, le publicain priait debout, David priait encore dans son lit. Saint Thomas en donne Ja raison (2-2, q. 83, a. 2): « L'adoration extérieure n'est qu'en vue de l'adoration intérieure; les marques d'humilité mie nous donnons dans notre corps n'ont d autre but que d'exciter notre affection à se soumettre à Dieu; car nous nous élevons naturellement du sensible à l'intelligible De même que nous fléchissons
le genou pour montrer notre infirmité en comparaison de Dieu, de môme nous nous prosternons pour témoigner que nous ne sommes rien par nous-mêmes. »
!• En général la meilleure manière, quant à l'attitude extérieure, est de prier à genoux, quand on peut le faire sans inconvénient ; mais une règle plus générale encore est d'adopter une j,osture ni trop gênante ni trop agréable ; de sorte qu'il est trèsavantageux tantôt de fléihirle genou, tantôt de se tenir debout, tantôt de rester modestement assis, tantôt de marcher. 2* 11 faut $*«bstenir, dans un endroit public, de gestes
extraordinaires, comme d'étendre les mains et de se prosterner à terre ; mais ces pratiques peuvent s'observer en particulier.
3" Dans un endroit public et commun, il faut éviter do nrier trop haut, de manière à inspirer des aistractions aux autres, i* Il ne faudrait pas blâmer ceux qui, suivant un vieil usage, dont saint Thomas donne les raisons, se tourneraient vers l'Orient
E>ur prier; mais on ne devrait aussi so ire aucun scrupule de ne pas se conformer à cet us^ge. 5° Quant aux cérémonie» sacrées instituées pour donner plus de majesté à la prière, il faut les observer avec exactitude, tout en prenant garde de ne pas y retenir exclusivement notre attention, qui doit se porter sur l'esprit de ces cérémonies.
Tout ce que nous avons dit jusqu'ici doit faire comprendre aux ministres de l'Eglise, avec qu'elle perfection ils doivent vaquer à la prière vocale dans la récitation des heures canoniques, dans le chœur et hors leihœur. C'est en grande partie pour cela qu'ils sont les ministres de Dieu ; ils doivent, au nom de tous les fidèles, rendre continuellement à la Majesté divine tous les hommages que ceux-ci ne fourraient lui témoigner avec autant d'exactitude; ils doivent célébrer les louanges de Dieu et lui adresser, comme par la bouche de tous les Chrétiens, de nombreuses [irières pour éviter le mal et obtenir des biens soit pour eux-mêmes, soit [ our tout le peui le. ils sont les ambassadeurs et les messagers que l'Eglise d6[ vute à Dieu pour une affaire de la plus haute importance. Qu'ils s'efforcent donc de rcmj>rr } arfaitement leur mission ; qu'ils observent soigneusement le temps, le lieu et le mode [rescrits et convenables; que les paroles qu'ils chantent ou récitent, respirent la dévotion et le respect; qu'ils soient tout entiers à ce qu'ils font et ne portent pas leur esprit vers d'autres objets. Qu'ils se rapi^ellent que Jésus-Christ leur a fait les mêmes prescri|»tions qu'Ezéchias adressait aux ministres de l'annenne loi : Mes enfants j ne négligez pas cet avis : Dieu vous Q choisis pour paraître devant lui, pour le servir, pour Itti rendre le culte qui lui est dû et pour brûler de l'encens en son honneur. {IF Parai, xxix, 11.) Que leur extér'cur soit grave et décent, et que leur intérieur soit animé por l'encens des louanges et des prières, qui, brûlé par le feu du cœur, répand les plus suaves parfums. Qu'ils prennent bien garde que leur négligence h prier n'attire invisiblement ce qui est arrivé visiblement à Moïse et à son peuple. (Exod, XVII, M^) Tant que Moïse, priant pour son peuple, qui combattait contre les Amalécites, tenait les bras élevés, les Israélites étaient victorieux; mais il était vaincus, aussitôt quo Moïse abaissait les bras, n Que le ])rêtre de l'Eglise prie donc sans cesse, dit à ce sujet saint Jérôme fc. Si quis, d. 36), afin que le peuple qu'il dirige, soit victorieux des Amalécites, des ennemis invisible<>, qui sont le« démons acclamés h combattre contre ceux
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DlCTiOXNXIRE
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oui reulenl rivre i>ieusciDenl ea Jésus- Christ. » — Car, dit saint Bonaventurc {Spec. dhapl.^ V. I, c. i%) , « un soin religieux de remplir ses devoirs e.«t la plus grande obligation de Tétat clérical; tandis que la négligence à s*en acquitter est la marque d*unc conduite très-peu régulière et une otTense très-^rave à la religion. » Quih chantent à Dieu des cantiques avec sagesse {Ps. xLvi) et en présence des anges [Ps. cxxxyn, â), et qu'ils suivent Tavis de saint Augustin : « Si le Psaume prie, priez; s'il gémit, gémissez; réjouissez-vous, s*il félicite, espérez avec lui et craignez s'il exprime la crainte. Tous les sentiments qu'ils renferment doivent être notre miroir. »
Tous les fidèles doivent s'efforcer d'atteinare à la perfection de la prière vocale, surtout par les prières approuvées par TEglisc. Telles sont :
1* Loraison dominicale^ gui est la meilleure de toutes, soit par I autorité, puisquelle a été prescrite par Jésus-Christ luimCme; soit par la brièveté, puisqu'elle renferme en abrégé tout ce que nous devons croire, es|:érer, aimer, fu.r et demander; soit par la nécessité, puisque TEglise fait à tous les fidèles un' précepte de l'apprendre; soit par l'efficacité, puisque rien ne peut être plus agréable à Dieu que la formule de prière prescrite par son Fils chéri. Les saints Pères, et surtout saint Cyprien {De Orat. dom,) et saint Augustin {De serm. Dom. in monte) en font le plus b.^1 éloge.
2* Le symbole des apôtres^ qui n'est pas précisément une prière , dans le sens de demande, mais qu'en peut justement mettre au rang des prières, soit a titre d'élévation de l'Ame vers Dieu, soit à titre d'exercice de la foi, soit enfin parce que chacune des paroles qui le comj)Osent nous excite à la prière. C'est ce qui fait dire à saint Augustin : « Apprenez vous-mêmes et enseignez à vos enfants le symbole ou l'oraison dominicale; car je ne sais comment on ose se dire Chrétien, en ignorant le moindre mot du symbole ou de l'Oraison dominicale. » (Serm. 215 De Temp.)
3" La salutation angélique^ dont la première partie se compose des louanges adressées a la sainte Vierge par l'ange, par Elisabeth et par l'évangéliste, sous rius|>iration du Saint-Esprit, et dont le reste a été composé par l'Eglise. C'est la plus belle des prières à Marie. Le Catéchisme romain nous dit à ce sujet r « C'e^t avec raison que la sainte Eglise do Dieu ajoint à l'action de grâces une prière p<>ur implorer la très-mainte mère de Dieu, afin de nous rendre Dieu favorable, malgré nos péchés, par son intercession, et de nous obtenir les biens nécessaires pour cette vie et pour la vie éternelle, ji
4" L'autienne Salve /{er^tna, composée vers l'an 1059 }iar le B. Hermann, bénédictin de Heicheneau, est, après lasalutationangélique, la plus solennelle prière à Marie. Saint Bernard la recommande et l'explique; il l'appelle la prière des anges. On croit que c'est
lui qui y ajoute les dernières [.arolesrOci mens ! ô pta! 6 dulcis virgo Maria!
5* Les litanies de tous les saints, qui, d'à l'étymologie , signifient d'<u*dentes prier et qui ne contiennent rien que de saintet pieux, furent en usage non-seulement dès temps de saint Grégoire le Crand, maise core dans les temps les plus reculés de Y: glise. Elles furent, observe le cardinal Bon successivement augmentées de diverssaini dont les miracles avaient prouvé la saiotet Il en est de même des litanies de Lorette.q furent en usage d'abord à Notre-Dame I/)rctte, et ré jiandues dei)uis {lar ClémentV dans toute l'Eglise.
6" Le petit office de la sainte Vierge ^ ren* pli de piété et de douceur, et en même temps très-court, qui, sans jamais exciter rennoi, a[>prend à ceux qui connaissent la lanpe latine, à recourir chaque jour à Marie. Selon le cardinal Bona, il était déjà en usage avant le VIII* siècle, et le PaiHî Pie V Ta approuve |)Our toute l'Eglise, tel que nous l'avonseih core aujourd'hui.
7* Le Psautier de la sainte Vierge , renfermant 15 décades de salutations angéliqiie, sur les modèles des 150 nsaumes deDarnl et entre chaque décade Voraison dominh cale. On l'appelle aussi Rosaire, parce que chacune des prières dont il secora|JoscesteB quelque sorte autant de roses odorantes de la Mère de Dieu. Chatjue décade rappelle un des mystères de la vie, de la Passion et delà Résurrection de Jésus-Christ. Cette prière, dit Pie V (bulle Consueverunt) a été com(0sée par saint Dominique, sous rinspirûim du Saint-Esprit : et après son institution, /« fidèles devinrent tout à coup d'autres hommts. Ce Rosaire a été divisé aussi en diverses <t)uronnes de roses , dédiées à la tète de Mare, et que les Chrétiens récitent à leur dévotion. C'est de là qu'il s'est appelé Couronne ov Chapelet. Cette division est attribuée aux RR. PP. Mineurs de l'ordre de Saint-François. Elle est conforme au nombre des années de la très-sainte Vierge, nombre sur lequel les opinions varient : elle se compose de 63 Ave et de 7 Pater, ou de 72 ou 73 Jre et de 8 Pater. Les Souverains Pontifes ont attaché diverses indulgences h la récitation du Rosaire et du Chapelet. {Voy. Rosaibe.)
8* Quant aux autres prières vocales, e^ plus utiles et les plus efficaces sont celles que l'Eglise a apjTouvées. Pour celle sur lesquelles elle no s'est pas prononcées, on [ eut les employer utilement, quand elles sont reconnues pieuses et sûres par une sage ei prudente opinion : telles sont celles que nous lisons dans les Heures, sous les noms de saint Augustin, saint Anselme, saint Bernard , saint Bonaventure, saint Thomas; ou celles des ascètes les pi us vénérables, connue Blosius de Grenade, Bona, etc. Il faut toutefois veiller avec soin , surtout pour les modernes, à séparer les prières vraiment remarquables ae celles qui ne méritent j^s ce nom. Car il y a bien des livres de piété quu jusqu*au titre, fourmillent d'inepties et d cireurs, Entin il vautmieui n'en réciter qu»^
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l> ASCETISME.
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petit nombre atec dévotion, qu*un trop grand nombre sans piété. « Il est préférable, ait saint Jérôme {De consecr,, d. 5) de ne réciter que rinq psaumes avec pureté et tranquillité de cœur et avec une joie snirituelle , que tout le l>sautieravcc inquétuue et tristesse de cœur. »
Mais quelle doit être la conduite d'un bon directeur envers son pénitent, relativement è l'obligation de la prière , voilà ce qui nous reste à examiner,
I. Le directeur doit compreuare que le premier moyen, pour ses pénitents, d'acquérir la vertu" ou toute autre bien spirituel , comme aussi le principal remède contre tout mol et toute an^^oisse de l'Ame, c'est la prière et le recours à Dieu. La fuite de tout mal et l'obtention de tout bien, sunpassant les forces de la nature, doivent être 1 etfet de la grâce divine. Or cette grâce si nécessaire, Dieu ne l'accorde d'ordinaire qu'à une humrble prière. C'est pourquoi si le pénitent est faible et reiombe souvent dans les mêmes défauts, il faut lui prescrire de se recommander à Dieu. S'il est assailli de tentations ou emporté par la violence de ses désirs, il faut lui ordonner [le recourir à Dieu pour implorer son se- [^ours, dès le premier mouvement de la tentation ou d'une affection déréglée. S'il irouve de la difficulté dans la pratique de telle ou telle vertu, qu'on lui enjoigne de demander à Dieu l'a force. S*il est en butte au malheur, à la persécution ou à une perplexité intérieure, qu*on la fasse recourir à la prière. Qu'il se recommande à Dieu dans l'oraison vot aie, dans Toraison mentale, pen- Jant la sainte communion, le soir et le matin, oujours en un mot. Car c'est là le principal H le plus ferme appui de la vie spirituelle, puisqu'une prière persévérante aura tôt ou :ard son effet.
1). Le directeur rencontrera de ces âmes lécouragées, qui après avoir quelque temps rié Dieu pour en obtenir l'extirpation d'un îéfaut ou pour lui demander une vertu , Finissent par se laisser abattre entièrement , ît se i)laignent de n'être exaucées ni de Dieu li des saints. Et parce qu'elles craignent que 'e sentiment ne soit injurieux envers Dieu, îlles «joutent que cela ne provient nullement lu manque de bonté de la part de Dieu, qui îsl toujours disposé à accorder son secours ; nais (le leurs propres péchés et de leurs iniiulés» qui les rendent indignes d'être exaucées. Et, ce qu'il y a de pire, elles se persualont que cet abattement , cette angoisse de leur cœur est une vertu, une humilité sinfère. Le directeur doit ouvrir les yeux à ces aveugles , et leurs montrer clairement que cet abattement de l'âme n'est point la vertu (l'humilité, mais une affection condamnable que le démon a fait naître dans leur cœur |>our les éloigner de la i>rière, ou du moins |»our rendre leurs prières ineincaces. Le propre de l'humilité véritable est d'élever lâme, par la connaissance do la bonté divine, k une conPiance d'autant plus grande envers Dieu, qu'elle est plus profondément pénétrée delà connaissance de sa propre Uïisère. C'est pourquoi les sentiments con-
traires à l'espérance ne sont point des sentiments d'humilité, niBis plutôt des sentiments de défiance et de découragement, qui ôtent h la f ri ère sa force et son efficacité. Aussi le directeur doit-il ranimer la foi de ces sortes de personnes, et leur répéter que Dieu est toujours porté par sa bonté , sa miséricorde et ses promesses, à nous accorder ses grâces, quoiqu'il n'v ait en nous aucun mérite ; et que nos péchés ne peuvent tarir la source de SCS bienfaits, si nous avons en lui une ferme confiance.
UL Pour ce qui est des prières vocales, le directeur doit en permettre davantage à celui qui ne peut s'unira Dieu suffisamment 1 nr l'oraison mentale , et moins à celui qui l>out facilement s'entretenir avec Dieu iiar la méditation. Car la prière vocale se fait non pas pour faire entendre à Dieu une chose qui lui soit inconnue, mais lour élever \er» Dieu lame de celui (jui prie ou de ceux qui l'entendent. Or, il n'est pas douteux que les esprits distraits ont plus besoin des prières vocales que ceux à qui le recueillement i^itérieur est facile, I uisque ces derniers s'élèvent et s'unissent à Dieu par la méditation. Par conséquent il faut prescrire un plus grand nombre de prières vocales à celui qui manque de facilité pour la méditation, ou n'en a pas encore l'usage et la pratique; et au contraire exiger plus d'oraison mentale de celui qui trouve dans cet exercice un aliment à sa piété. Et de cette manière, le directeur se jroportionneîa à la capacité , à l'inclination et au progrès de chacun.
IV. On en trouve quelques-uns qui récitent un grand nombre de ir.'ères vocales, mais avec i>eu d'attention et peu de sentiment ; et qui tout en parlant beaucoup à Dieu, prient peu. C'est à eux que s'adresse cet avis de notre Seigneur : Gardez-vous de parler beaucoup en priant. [Matth. vi, 7.) C'est pourquoi si l'on dirige des personnes qui se sont engagées elles-mêmes à dire un grand nombre de prières et les récitent à la hâte et sans attention , s'attachant plus à en réciter le nombre fixé qu'à s'exiiter à la piété intérieur, il faut corriger cet alius et réduire ces prières à un nombre moindre, selon qu'il paraîtra plus opportun. 11 est bon cependant de leur faire sentir qu'ils doivent compenser par une attention plus .•outenue ce retranchement de leurs prières ordinaires, et réciter celles qui leur sont \ rescrites avec une plus grande api»lication et un plus grand sentiment de piété. Du reste , le directeur doit veiller à ce que l(^ | rières qu'il a im» posées ne soient [ oint omises sans une raison légitime : car la constam e et la fidéî.té dans les hommages qie nous avons voués à Dieu , à la bienheureuse Vierge et aux saints , leur sont agiéables , leur plaisent d'une manière toute parlicul.è*c.
V.Outre i'attention, le sentiment intérieur et la constance qui doivent accompagner les prières vocales, le directeur dtiit aussi exiger qu'elles soient faites avec la décence ex térieure. il conseillera donc à ses pénit(»nts de réciter leurs prières à genoux > ou au
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moins dans une |K)sture décente et honnête, ]}uisqne, autrement, ce serait déplaire à la majesté divine avec laquelle on a alors à s'entretenir. 11 faut aussi reprendre ceux qui se livrent à quelque ouvrage extérieur pendant le tem.'js des prières vocales. Nous lisons dans la Vie de saint Ludger, évoque, que ce saint , étant en vojyage avec quelques membres de son clergé , s arrêta un matin ,auprès d'un feu pour réciter avec eux les heures canoniales; un clerc s'apercevant que la fumée produite par quelques tisons se dirigeait vers le prélat et Tincommodait, s'incltua pour détourner ces tisons qui fumaient et souilla pour les rallumer. Après la récitation de Toflice, le saint évêque tira h part ce clerc et lai reprocha vivement d'avor travaillé, pendant les prières canoniales, à ranger et à rallumer le feu, lui imposant pour cette faute plusieurs jours de pénitence. Cependant il faut distinguer ici deux manières différentes de s'exercer aux prières voi-ales. Quelquefois nous nous livrons à la récitation de prières vocales , avec l'intention expresse de prier, comme il arrive lorsque nous récitons les heures canoniales, le chapelet ou autres prières de ce genre. Kn d*autres occasions, nous nous occupons à dire quelques prières pendant que nous travaillons, atin d'entretenir en nous un sentiment de piété, comme le faisaient les moines anciens , qui , tout en tressant des corbeilles avec des feuilles de palmier, s'appliquaient à réciter des psaumes et des hymnes, de peur que ces ouvrages manuels ne vinssent à distraire leur esj^rit et à leur faire perdre le recueillement intérieur. Or en défendant de se livrer pendant les prières vocales à des ouvrages extérieurs, nous n'avons voulu parler que de la première manière de prier, et nullement de la seconde. Il faut surtout reprendre les pénitents Î)aresseux qui remettent leurs prières à une leure trop avancée de la nuit, comme il arrive h beaucoup de Chrétiens, et qui s'en acquittent alors nonchalamment à demi endormis. Ces prières sont peu agréables h Dieu, et plaisent fort au démon qui s'empresse à les rendre froides et inefficaces, en plongeant dans le sommeil ceux qui les récitent.
yi. Nous terminons par un dernier avis , qui regarJe les Ames h qui Dieu a accordé le (ion de la prière. Si ces Ames se livrant à l'oraison se sentent intérieurement élevées et unies h Dieu, et que la récitation des prières vo-^ales soit un obstacle à ce recueillement intérieur, alors elles doivent omettre la prière vo-ale, à moins cependant que celle-ci ne so t de précepte. Ainsi l'enseigne saint Thomas : « Dans la prière, dit-il, il ne faut user de paroles et de formules, qu'autant q'f elles servent h exciter dans l'âme le reoueillement intérieur. Si elles sont pour l'esprit une source de distractions, ou gênent ses opérations internes, il faut y renoncer. » (2-2, q. 83, art. 12.)
PRIVILEGES DE MARIE. — Utilité dk LEUR uÊiiiTATio?f. — Après la méditation de
la vie et de la {.assion de JéMis-Cliristf rico n'est plus utile que la méditation des privilèges de Marie.
I. La méditation du privilège de sa mattrnité divine, conduisant naturellement à /> milation de cette auguste mère de Dieu, ne peut que faciliter notre avancemenl dans la vie et la perfection chrétienne.
En effet bien que le privilège d'être < or | porellement la mère de Dieu ne so 1 1^ clusivement le partage que delà vierge Marie, cependant toute Âme pieuse ymi |9r imitation devenir spirituellement la mère de Dieu, en faisant la volonté de Dieu le Père, seton ces paroles de notre Sauveur : Quimque aura fait la volonté de mon Père^ ni mon frire j ma sœur et ma mire. {Matlh. xn, 50], comme l'expose saint Augustin: «Fa mère, dit-il, c'est Tâme pieuse, acroroilH sant la volonté de son Père par la i»lu$ fw ronde charité, » (I. de Sanct, T'irg., c- 5.) Une femme élevant la voix du milieu de la foule , s'était écriée: Heureux le smm vous a porté et les mamelles qui tous oà nourri: Le Seigneur répondit: Heurmm tôt ceux qui écoutent la parole de Vitu (i aui la gardent. {Luc. xi, 27.) Donc quoiqoj ja sainte Vierge ne puisse être im tée en ca sens qu'elle est corporel! ement la mère d Dieu , toutefois la méditation du nriviléi de sa maternité peut nous exciter à faire. volonté de Dieu , à imiter les vertus de m mère, à redoubler d'ardeur pour avaiue dans la perfection chrétienne, et h deven en quelque sorte spirituellement la mère J Dieu, et pour ainsi dire, bienheureux com elle ; car, dit saint Thomas : « Ceux qui fuo la volonté de mon Père , sont liés à lui i< une parenté toute céleste.... Lui-m^roe t venu pour faire la volonté de son Père. »>i
Matth. XII, 1. XII.)