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naviguent siir la mer, doivent soigneusement éviter les bans et les écueils qui sont voisins du port, parce que souvent après une navigation très-heureuse, on vient à faire naufrage au port ; aussi il faut que les plus consommés dans la vertu se défendent eitrémement de la vanité ; j^arce que souvent il est arrivé, qu'après avoir heureusement vogué pendant tout le cours de la vie, et résisté courageusement à tout ceoue le démon avait eicité de tempêtes, enfin, lorsqu'on était à la vue du port, et que comptant sur ses victoires passées^ on se croyait hors de tout danger, par son orgueil et par sa nonchalance, on est .venu à faire un triste et lamentable naufrage. C'est pour ce sujet que les saints appellent la vainc gloire, une tempête dans le port ; et que quelques autres disent qu'elle fait aux plus parfaits ce que ferait un homme qui, montant un vaisseau bien équipé de de toutes choses, et chargé de beaucoup de marchandises, y ferait lui-même un trou, par lequel Teau entrant à gros bouillons, le submergerait à la fin.
Ainsi les anciens Pères ne croyaient pas qu'il fût nécessaire de dopner aux novices aucun avertissement et aucun remède particulier contre la vaine gloire; parce qu'ils supposaient que ceux qui ne faisaient que de sortir du monde tout couverts de blessures du péché, et de qui les plaies saignaient encore, avaient en eux-mêmes une assez grande matière d'humilité et d'abaissement; et qu'ainsi il ne fallait leur parler que d'abstinence, de pénitence et de mortification. Véritablement les anciens qui ont déjà pleuré leurs péchés, qui en ont fait de rudes péni- %eni*es, et qui se sont longtemps exercés dans la pratique de la vertu doivent être continuellement en garde contre la vaine gloire; mais ceux qui commencent, qui n'ont encore acquisaucune vertu, qui ne se sont pas défaits des inclinations vicieuses et des mauvaises habitudes qu'ils ont contractées, et qui n'ont pas encore achevé de pleurer leurs péchés, et l'oubli des choses de Dieu dans lequel ils ont vécu; ceux-là n'ont j)as besoin de se précautionner contre la vanité, puisqu'ils ne voient en eux que des sujets ae douleur et de confusion ; ce qui devrait cependant en donner encore à beaucoup de gens c'est de voir qu'ayant tant de raison de s'humilier en une infinité de choses, ils s'enflent d'orgueil pour une seule, par laquelle ils sont recommandahles. C'est un grand abus! un seul défaut aue nous aurions devrait suflire pour nous humilier et nous confondre, parce qu'il ne faut pas que rien manque à ce qui est bien^ et qu'au contraire la moindre défectuosité rend une chose imparfaite et mauvaise. Nous en usons cependant tout autrement I tant de fautes , tant de ])échés que nous commettons tous les jours, ne suffisent pas pour nous inspirer des sentiments d'humflité; et le moindre avantage aue nous croyons posséder, nous donne de la vanité, et nous lalt soupirer après l'estime et l'approbation du monde. Par là il est aisé de voir que la vaine gloire est exirêmement dange-
reuse , puisqu'elle n'épargne personne , et qu'elle nous attaque même sans aucun foDdement : c'est la première chose qui nous fait succomber, et la dernière qui nous réaliste. C'est pourquoi, mes frères, dit saint Augustin, armons-nous et T>récaationnonsnous contre ce vice, comme faisait le Pro|>hète royal, quand il disait : Sdgneur^ détùumtz mes yeuXy de peur qu'ils ne se laissent char^ mer a la vanUé.
Quoique tout le monde en général ait besoin de se précautionner contre la vaine gloire, cependant ceux qui, par leur état et par leur charge, sont employés au salut ôes âmes, ont encore une obligation plus partie culière d'être continuellement en garde contre ce vice. Car leur ministère étant si sublime et si exposé aux yeux du publie, ils ont d'un côté beaucoup plus à craindre que les autres , et ils se rendent d'ailleurs bcau^ coup plus coupables, lorsque dans cette fonction ils ne regardent qu'eux-mêmes, et ne cherchent que l'applaudissement des hommes. Ce serait se servirdes grâces et des dons de Dieu, comme d'un instrument de révolte contre lui ; c'est pourquoi saint Be> nard s'écrie : « Malheur à ceux qui ont le don d'avoir de grands sentiments de Dieu et d'en parler avec éloquence , s'ils regardent la piété conune un trafic, s'ils tournent à l'intérêt d'une vaine eloire ce qu'ils ont reçu four l'appliquer à l'avantage de Dieu , et si élévation de l'esprit ne s'accorde pas en eux avec l'humilité du cœurTQu'ils craisnent que ce qui se lit dans le prophète Osée ne soit dit pour eux : Je leurat donné de Pargefti et de for^ et ils en ont fait une idole de Baai. Ils en ont formé une idole à leur vanité. »
Saint Grégoire rapporte à ce siyet ce que dit saint Paul aux Corinthiens : Nous ne ressemblons pas à plusieurs qui corrompe$it la parole de Dieu; mais nous parlons en JésuS'Christ arec sincérité: nous parlons comme entoyés de Dieu y et comme étant devant Dieu. « Ce passage, dit-il, reçoit deux explications ; et on peut corrompre la parole de Dieu en deux manières. La première, lorâqu'ex[)liquant la sainte Ecriture d'une autre manière qu'en ne doitv on en t're des sens faux, qui sont comme des enfants illégitimes de la production de notre entendement. Car le Saint-Esprit étant l'auteur et l'époux de l'Ecriture sainte, elle n'a point de sens véritable et légitime que celui qu'il a déclaré à son Eglise par les saints et par les docteurs. La seconde est celle qui convient à notre sujet, et ce grand saint nous la fait entendre en ces termes : Il y a cette différence , dit-il, entre Vépoux tt f odultèrcy que fun se propose d'avoir des enfantSy et Vautre ne songe qu^à satisfaire sa passion. De sorte que celui qui , par la prédication , prétend moins engendrer des enfants à Dieu, conformément à l'obligation de son ministère, et à ces mots de l'Âpdtre : Je TOUS ai engendrés par FEvangite^ que chercher son propre contentement , et sTirquérir l'estime des hommes; celui-là est un a Jultère qui corrompt la pureté do la farolo
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de Dieu. » C'est pour ce sujet que les saints appellent encore la vaine gloire, une luxure spirituelle, qui surpasse d'autant plus les voluptés charnelles, que TAme a les sentiments infiniment plus exquis que le corps. Prenons donc garde de ne pas être des adultères de la parole de Dieu ; et selon ce (jue dit le Sauveur dans saint Jean : Pour moi, je ne cherche pas ma gloire; ne cherchons point effectivement la nôtre dans nos ministères, mais ayons toujours en vue Thonneur et la gloire de Dieu seul.
La sainte Ecriture raconte un trait remarquable de la conduite de Joab. 11 tenait le roi des Ammonites assiégé dans sa ville capitale, et en ayant tellement avancé le siège, qu*il était sur le point de la prendre de force , il envoya des courriers à David, jK)ur lui faire savoir que la place était réduite à Fextrémitéi et quMl était temps qu'il vint en achever la prise : De peur, dit-il , que si je la presse maintenant , et que je la saccage , la victoire ne m\n soit attribuée. Nous devons garder la même fidélité à Dieu dans nos ministères , et ne désirer jamais qu*on nous attribue la gloire de la conversion des Ames et des autres heureux succès, mais la rapporter toujours à lui seul, suivant ce que dit le Prophète : Ne vous glo-r riûez point. Seigneur, mais glorifiez votre nom ; et suivant ces paroles du cantique des anges : Gloire à Dieu seul dans toute retendue des cieux
Nous lisona dans la Vie de saint Thomas d*Aquin qu'il ne fut jamais touché d*aucun sentiment d'orgueil , et aue ni son profond savoir, ni son esprit angélique, ni les autres grâces qu'il avait reçues de Dieu en abondance 9 ne le portèrent jamais à concevoir aucune vaine complaisance pour lui-même.
Nous lisons aussi de saint Ignace que, plusieurs années avant sa mort , il n eut pas même une seule tentation de vaine gloire, I)arce que les lumières du ciel qui éclairaient son esprit, le remplissaient en même temps d'une si piarfaite connaissance de son néant, et d'un si grand mépris de lui-même, qu'il avait accoutumé de aire qu'il n'y avait aucun vice qu'il redoutât moins que la vaine gloire. Voila sur quels exemples nous devrions nous former, et ce qui devrait faire le sujet de notre confusion, lorsque dans les moindres choses nous nous laissons emporter à la vanité. Car si dans celles-là vous avez si peu de modération , que sera-ce lorsque vous auiez acquis une grande profondeur de doctrine, que vous serez devenu un fameux prédicateur, que vous ferez beaucoup de fruit dans les âmes , et que vous vous verrez applaudi de tout le monde? Il faut que dans les petites choses nous nous accoutumions de bonne heure à ne faire aucun cas de la louange des hommes, et à n'agir par aucun respect humain , atin que nous puissions plus aisément en user de même dans les rencontres les plus consi dérables.
Saint Bernard, expliquant ces paroles du Psatmiste : Vohs marcherez sur V aspic et sur
DiCTiosm, D'AscéTisus. If.
le 'basilic, et vous foulerez aux pieds le hon et le dragon f dit qu'entre ces animaux, les uns tuent par leur regard et par leur haleine, les autres déchirent avec leurs dents et avec leurs griffes, et les autres épouvantent par leur rugissement ; et que le démon fait invisiblement du mal aux hommes en autant de manières. Ensuite, accommodant les différentes propriétés de ces animaux à di« verses sortes de tentations et de vices , dont le démon se sert pour nous attaquer, il vient au basilic; et après avoir raconté ce
aue les naturalistes en rapportent, qu'il tue e sa seule vue, il applique cela au vice de la vaine gloire , et citant à ce sujet ces paroles de Jésus-Christ : Prenez garde de ne pas faire vos bonnes œuvres devant les hom^ mesj à dessein qu'ils vous voient. « Donnezvous de garde, dit-il, des yeux du basilic; mais sachez en même tt;mps qu il ne tue que celui qu'il regarde le premier; et que si vous le voyez avant qu'il vous ait aperçu, non-seulement il ne vous fera point de mal, mais il mourra b^-même aussitôt. C'e^t ainsi, continue le saint, que la vaine gloire ne tue que les négligents et les inconsi-^ dérés, qui se présentent devant elle afin qu'elle les voie, et qui ne veulent pas la resarder les premiers, et en examiner la faiolesse. Car si vous la vo^ez de cette sorte, non-seulement vous n'auriez rien à craindie de ce basilic, mais vous la tueriez vousmême, et vous la dissiperiez en fumée. » Tel est le premier remède contre la vaine
Sloire : de tâcher d'être le premier à regarer ce basilic, et de considérer avec attention que l'opinion des hommes n'est que vent et que fumée, puisqu'elle ne nous donne ni ne nous ôte rien , et qu'étant ce qu'ils peuvent dire de nous, soit en bien, soit en mal, ne fait pas que nous soyons ni meilleurs ni pires. Saint Chrvsostome, sur ces mots du Prophète royal : Parce que vous bénirez le juste , traite parfaitement bien cette matière; et dit que « yar ces paroles David encourage l'homme juste à mépriser les persécutions et les médisances des hommes; car quel mal peuvent lui faire les affronts et les injures qu'il en reçoit, si Dieu le bénit et le loue? Et de quoi peut, au contraire, lui servir Tapprobation de tout le monde , si la bénédiction de Dieu lui roan-
3ue? » 11 allègue ensuite à ce sujet Texemple e Job, oui , étant sur le fumier, tout couvert de lèpre, d'ulcères et de vers, persécuté et outragé par ses amis, par tout le monde, et même par sa propre femme , était cependant heureux en cet état , parce que Dieu le bénissait et disait de lui r Qu-il était un homme simple^ droite craignant Dieu^ évitant le mal^ et conservant encore finnocence. C'est là ce qui le rendait véritablement grand et véritablement heureux , sans que le mépris des hommes pût rien diminuer de son mérite ; c'est pourquoi , ajoute saint Chrysostome, ce que nous devons rechercher avec toute soi te de soin et d'ardeur, c'est d'être estimés de Dieu , d'autant q\u Vet^imo ou le mépris (?es homiro^ eo
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pouvant nen nous donner, ni rien nous dter, il n'y a pas sujet de se mettre en peine de leur opinion, il m'importe très-peu^ disait l'Aj^ôtre, queljugnnent vous fassiez de mot, f et vous et tout le res4e des hommes ; car mon véritable juge est le Seigneur. Ajoutons à ceci une considération de saint Bonaventure. « Ne vous fâchez pas, dit-il, contre .ceux qui parlent mal de vous, car ce qu*il$ en disent est vrai ou faux ; s'il est vrai , il ne faut pas s'étonner qu'ils osent dire ce que vous avez osé faire; s'il est faux, leur médisance ne pourra vous nuire. Que si^ malgré cela, il s'élève en vous quelque mouvement de colère, réprimez-le, et souffrez tout avec patience, comme on souffre le feu qu'on applique sur une plaie ; car, de même que le feu guérit la plaie, de même la résistance que vous souffrirez vous guérira S eut- être de quelque secret sentiment 'orgueil, dans lequel vous vous entretenez depuis quelque temps. »
Le second moyen, qui vous servira beaucoup pour cette fin, est celui que saint Basile, saint Grégoire, saint Bernard, et gênéjralement tous les saints nous recommandent. C'est de prendre garde soigneusement de ne jien laisser échapper qui puisse tourner à jiotre louange, a Ne dites jamais rien de vous qui aille à votre louange, dit saint Bernard, quoique celui à qui vous parlerez soit de vos plus intimes amis; au contraire, cachez vos vertus avec plus de soin gue vous n'en Apporteriez à cacher vos vices. » Le P. Avila avait en cela une telle circonspection, -que lorsque, pour l'instruction du prochain, il semblait qu'il était à propos de dire quel- 4|ue chose d édifiant qui lui était arrivé, il le racontait comme d'une tierce personne, en sorte qu'on ne pouvait comprendre que ce fût de lui qu'il parlât. Saint içnace en usait de même , et nous avons appris d'un évêque d'Espagne, qui l'avait connu à Paris, que ce saint parlant un jour de l'oraison, et ce prélat lui avant demandé dans quelle disposi-^ tion il avait coutume de se sentir durant la* prière : Pour cela , répondit-il , je ne vous en dirai rien ; il suffit que je vous entretienne de ce qui vous est propre; la charité fit le devoir m'y obligent, mais il y aurait de la vanité dans le reste. Nous lisons pareillement de saint François qu'il était si réservé sur cet article , que non-seulement il ne découvrait pas aux autres les faveurs «t les grâces particulières que Dieu lui fai- 5^ait dans l'oraison, mais lorsqu'il eii sortait, il tâchait de se composer tellement, et dans toutes ses paroles, et dans toute sa personne^ qu'on ne pût s'apercevoir de la joie et de la satisfaction intérieure de son âme. En troisième lieu, nous ne devons pas nous contenter de ne rien dire qui tourne à notre louange, mais il faut passer outre, et cacher, autant qu'il est possible, les bonnes actions que nous faisons, suivant ce précepte de Jésus-Christ dans saint Matthieu : Lorsque vous voudrez prier ^ entrez dans votre cabinet^ fermez la porte sur vous et priez $Q(rc Pire en secret ; /mi, qui pénètre dans
tout ce qu'il y a de plus secret , vous en dunnera la récompense. Quand vous ferez raumônCf dit-il au même endroit, que votre main gauche ne sache nos ce que fait votre main aroite ; comme s'u voulait dire : Vous^ même vous devriez l'ignorer, s'il était possible. Et lorsque vous jeûnerez ^ parfumezvous la tétCj et lavez-^ous le visage , ae peur que les hommes ne s'aperçoivent de votre jeûne. La vaine gloire est un ennemi subtil et adroit, qui en veut à nos bonnes oeuvres ; et c'est pour cette raison que le Sauveur du monde nous recommande* d'apporter une extrême précaution à les cacher,, de oeur qu'elle ne nous en dérobe le mérité. « C'est de cette sorte, dit saint Grégoire, que les voyageurs cachent soigneusement leur argent, de crainte d'être volés ; et il rapporta ensuite l'exemple du roi Ezéchias qui^ pour avoir montré ses trésors aux ambassadeurs de Babylone, fut cause que les Assyrieis vinrent quelque temps après assiéger Jérusalem, et les enlever. Voilà l'image de ce qui arrive à ceux gui font leurs bonnes œuvres avec un esprit d'ostentation ; la montre qu'ils en font leur en fait perdre le mérite. Quelques-uns les comparent aux poules qui font tant de bruit dès qu'elles ont fait leurs œufs ; que par là on découvre où ils sont, et qu'on les prend. C'est ainsi, disent-ils, qu'on perd le fruit de ses bennes action*, quand on en parle soi-même mi qu'on cherche à les faire connaître aux hommes. »
« Le véritable serviteur de Dieu est si éloigné, dit saint Grégoire, d'en user de cette sorte, que, comptanipresque pour rien le bien qu'il fait, et qu'il lie peut cacher aux yeux des hommes, il croit en avoir reçu une espèce de rétribution, s'il n'y ajoute d autres bonnes œuvres qui ne puissent pas venir à leur connaissance.» Saint Jérôme rapporte de saint Hilarion que, voyant l'aflluence du monde qui le suivait, et Ta réputation oue lui attiraient ses miracles, il s'affligeait et pleurait amèrement tous les jours; et ses disciples lui demandant la cause de sa tristesse et de ses larmes : «11 me semble, répondit-il, en voyant l'estime que les hommes font de moi, que Dieu me paye en cette vie des services que j'essaye cle lui rendre. » C'est là une considération très-salutaire, et dont nous pouvons nous prévaloir comme d'un moyen qui est encore très-propre pour nous garantir de la vaine gloire. N'as{)irez point a l'estime des hommes, de peur ({ue Dieu ne borne là toute la récompense de quelques bonnes actions que vous avez pu faire ; car c'est ainsi (^u'il a coutume d'en user, et lui-même nous 1 apprend assez par ces paroles d'Abraham au mauvais riche : Souvenez-vous, mon fils, que vous avez reçu beaucoup de biens en votre vie. Aussi est-ce pour le même sujet que les saints conseillent d'éviter toutes sortes de singularités dans la dévotion, parce que les choses extraordinaires se font trop reraar-
Îuer, et donnent trop de matière de parler, elui qui fait ce que personne ne iait attire les yeux de tout le monde sur lui, et de là natt l'esprit de vaine gloire et d'orgueil, oui