‹ Dictionnaire d'ascétismeChapitre 66 sur 315 · ROS · texte numérisé non relu

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DASCETISME.

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moatré,etCM etc., et mourut à Paris le k décembre 16^2, regardé comme le plus grand ministre que la France ait jamais eu, et comme le seul digne d'annoncer Louis XIV à rEuro|>e et au monde. Ses ouvrages de piété sont: 1* Instruction du chrétien^ inS'* ; — 2° Perfection du chrétien^ in-4*.

RICHEOME (Louis) , Jésuite , né à Digne en Provence, l'an 15^, joua un rôle important dans son ordre. Après avoir été (Jeux fois provincial, il devint assistant général de France en 1S98. 11 mourut à Bordeaux en 1625, avec une grande réputation de piété. On a de lui plusieurs ouvrages d'ascétisme^ de controverse et de théologie , imprimés à Paris,1628, 2 vol.in-fol.

ROBERT I>E SORBON, né en 1201 au petit village de Sorbon près de Rétbel, fut reçu docteur en théologie à Paris, et s'acquit, par ses sermons et ses conférences, une grande réputation. Saint Louis voulut l'entendre, et conçut pour lui la plus haute estime. Il le flt son chapelain, puis son confesseur , et il l'admettait à sa table. Robert, devenu chanoine de Cambrai vers 1251, réfléchit sur les peines qu'il avait eues pour être docteur, et il résolut de faciliter aux écoliers pauvres le moyen d'acquérir les lauriers du doctorat. C'est dans cette pensée qu il fonda, à Paris, en 1253, le collège de Sorbonne, ainsi appelé de son nom. Il mourut saintement à Paris, le 15 août 1274.. Ses ouvraçes ascétiques sont : 1" Liber de conscientta ; — 2* Tractatus de confessione ; — 3** Libellus qui dicitur paradisus ; — 4-'' Des (rois moyens d* aller en paradis.

RODRIGUEZ (Alphonse), Jésuite de Valla Jolid, enseigna longtemps la théologie morale, et fut ensuite recteur de Monteroi en Gallice. Il mourut à Séville, le 21 février 1616, à 90 ans, en odeur de sainteté. Ce pieux religieux est principalement connu par son Traité de la perfection chrétienne ^ traduit yjar l'abbé Régnier-Desmarais; k vol. in-8**. L'ouvrage de Rodriguez est un chefd'œuvre en son genre.

ROSAIRE. — C'est une pratique de dévotion qui consiste à réciter quinze fois l'oraison dominicale, et cent cinquante fois. la salutation angélique; ainsi le Rosaire est composé de quinze dixaines d'Ave Maria^ au lieu que le chapelet ordinaire n'en a que cinq. Son institution a 'pour objet d'honorer les quinze principaux mystères de la vie de Notre-Seigneur et de sa très-sainte Mère. C*est donc un abrégé de l'Evangile, une espèce d'histoire do la vie, des souffrances et des triotnphes de Jésus-Christ, mise à la portée des ignorants, et propre à graver dans leur mémoire les vérités du christianisme.

On attribue ordinairement l'institution du Rosaire à saint Dominique. Dom Luc d'Achéry et dom Mabillon \(Prœf. ad acta SS. Ord. Bened.y Sœc. V, p. 58) se sont attachés à prouver crue cette pratique est plus ancienne, et qu'elle était en usage l'an 1100. Mosheim est dans la même opinion. (Uist. eccles.^ x'siède, 2** partie, c. 4, § 2.) D'au-

tres Tont attribuée à Paul, abbé du Mont- Phermé en Libye, contemporain de saint Antoine ; d'autres à saint Benoit; quelquesuns au Vénérable Bède ; Polydore Virgile prétend aue Pierre l'Ermite, pour exciter les peuples a la croisade, sous Urbain II, en 1096, leur enseignait le psautier laïque composé de 150 Ave Maria^ comme le Psautier ecclésiastique est composé de 150 psaumes, et que c'était l'usage des solitaires de la Palestine. On a trouvé dans le tombeau de sainte Gertrude de Nivelle, décédée en 667, et dans celui de saint Norbert, mort en 1134, des grains enfilés qui paraissaient être des grains de chapçlet.

11 n'est pas douteux que les solitaires des premiers siècles de l'Eglise ne se soient servis de petites pierres ou d'autres marques semblables pour compter le nombre de leurs prières; nous l'apprenons de Pallade, dans son Histoire Laustaque:de Sozomènes, etc., comme l'a remarqué Benoît XIV. {De coronis SS.j p. n, c. 19, n* 11. ) Ceux qui ne savaient pas lire, ou qui ne pouvaient réciter le Psautier par cœur, y suppléaient en récitant souvent, pendant leur travail, l'oraison dominicale, surtout à chacune des heures que les ministres de l'Eglise employaient au chant des psaumes. Les personnes du peuple désignaient le nombre de ces prières par des espèces de clous attachés à leur ceinture (tom. VII Concil.y p. 1489.) L'usage de réciter la salutation angélique de la même manière n'est pas aussi ancien.

Quoi qu'il en soit de ces faits et des opinions des divers écrivains, il paraît prouvé que saint Dominique est le véritable auteur de l'usage de réciter quinze Pater avec

Suinze dizaines d'Ave Maria en l'honneur es principaux mystères de Jésus-Christ auxquels la sainte Vierge a eu part ; il l'introduisit vers l'an 1208, ou peu auparavant, pour prévenir les fidèles contre Terreur des Albigeois et de quelques autres hérétiaues qui blasphémaient contre le mystère de l'Incarnation. Le P. Echard, Dominicain, a prouvé ce fait historique par des monuments incontestables. (Bibtioth. scriptor. ordin^ Prœdicat.j tom. I, p. 352, tit. n, p. 271.)

La fête du Rosatre est d'une institution plus récente. En action de grâces de la victoire remportée à Lépanthe par les Chrétiens sur les infidèles, le premier dimanche d'octobre de l'an 1571, le Pape Pic V institua une fête annuelle pour ce jour-là, sous le titre de Sainte-Marie de la Victoire. Deux ans après, Grégoire XIII changea ce titre en celui du Rosaire^ et aui)rouva un office propre pour cette fête. Clément X la fit adopter parles églises d'Espagne. En 1716, les Turcs ayant été battus par l'armée de l'empereur Charles VI, près de Témeswar, le jour de la fête de Notre-Dame des Neiges , et ayant été obligés de lever le siège de Corfou le jour de l'octave de l'Assomption de la même année, Clément XII rendit universel Toffice de la fête du Rosaire. {Vie des Pères et des martyrs^ tom. IX, p. 278.) HUPERT, né urès d'Yprei, embrassa la

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