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pelé amour pur, amour désintéressé^ amour de charité. Le premier amour est d'un ordre inférieur, et il appartient , selon plusieurs théologiens, à Tespérance et non à la chanté. Il y en a qui soutiennent qu*il ne peut arriver à un tel degré de perfection, qu'il soit un amour de Dieu au-dessus de toutes choses ; la raison qu'ils en apportent, c*est que celui qui aime Dieu purement parce qu'il est son propre bien, ou à cause de la jouissance de Djeu, ne Taime point pour la bonté incréée de Dieu même, qui est le motif de la charité ; il ne Taime pas plus qu'il n*en aime la jouissance, quoiquil ne fasse point de semblable comparaison ; il ne forme pas non plus, soit directement, soit interprétativement, d'acte par lequel il n'aime pas Dieu plus qu'il n'en aime la possession , ce qui serait criminel et extrêmement contraire è l'ordre. Ainsi œt amour est bon ; il est d'obligation, il fait partie de Tespérance; il prédispose l'Ame à l'amour de la charité.
Bossuet reconnaît la distinction des motifs de l'amour de chaste désir et de bienveillance; mais il dit qu'on ne peut former d*acte du second qu'il ne renferme expressément un acte du premier, parce oue personne ne peut aimer aucun bien, sans désirer en même temps de le posséder ou de s'unir à lui ; parce que personne ne peut aimer le bien d'un autre purement comme le bien d'un autre. Ceci est vrai dans le sens où le bien d'un autre détruirait ou exclurait Tamour de son propre bien. De là vient que l'habitude de l'amour de bienveillance doit renfermer l'habitude de Tamour de désir ; mais l'acte de l'un peut être et est souventexercé sans l'acte de l'autre ; parce que le bien est 'aimable en lui-même et pour lui-même ; et c'est le sentiment commun des théologiens. Cependant Topinion de Bossuet, qui prétend qu un acte d'amour de bienveillance ou de charité est inséparable d'un acte d'amour de désir , n'a point été censurée. Elle a été depuis défendue par le P. Honoré de Sainte-Marie, dans sa traduction sur la contemplation. Noris a été plus loin encore dans sa seconde lettre sur l'amoUr divin, puisqu'il a soutenu que les créatures , en aimant Dieu , ne considèrent dans ses perfections que leur propre bien.
On conseilla à Féneion de faire oiversionj, en attaquant à Rome les sentiments et les livrçs de Bossuet, et en le convainquant de détruire la charité pour établir l'espérance. Mais le pieux archevêque de Cambrai ne voulut plus user de récrimination contre un Père. Comme on l'exhortait à se tenir en
farde contre les artifices des hommes que expérience lui avait si bien appris à connaître, il fit cette belle -réponse : Moriamur in simplicitaUnostray mourons daus notre simplicité. M. de Claville , auteur du Traité du vrai mérite, observe, à Toccasion de cette célèbre dispute, que le public accusa quelques-uns des adversaires de Féneion, d'avoir manqué de charité dans la conduite qu'ils tinrent, et que si Féneion erra dans la théorie, ce fut un excès de charité qui l'emporta beaucoup trop loin.
Au reste, l'archevêque de Cambrai proflta de cette dispute pour se confirmer dans la pratique de la simplicité, de l'humilité, du détachement des choses de ce monde. On fut surpris du degré de perfection où il porta ces vertus.
Nous ne parlerons point ici de la distinction des motifs de notre amour pour Dieu dans la pratique ; ces sortes de questions ne produisent aucun fruit , et peuvent devenir dangereuses. Ce qui doit nous intéresser, c'est de mourir de plus en plus à nous-mêmes, de purifier nos cœurs, d'appliquer notre entendement à la contemplation des perfections divines et des nïystères de la foi, de consacrer nos affections au saint amour, et d'en produire lés différents actes. En blâmant les extravagances des faux mystiques, nous ne devons pas craindre les excès dans la pratique de l'amour divin. Cet amour ne saurait aller trop loin, puisque, suivant saint Bernard, la mesure de notre amour pour Dieu, c'est de l'aimer sans mesure. Les transports de pur amour ne nous égareront
Eoint, tant que nous serons conduits par l'oéissance et par l'humilité. Dans les disputes qui s'élèvent sur ces matières, il faut prendre garde de perdre la charité, de se laisser aller à l'envie et à l'orgueil, de s'écarter des règles de la modération. Il n'est malheureusement que trop ordinaire de voir les plus beaux génies s'embarrasser dans des subtilités, aux dépens de la vertu, quelquefois du bon sens et de la raison même. Croyez Fé- WELON, M"* GuYON, Maximes des Saints,)
SÉNAULT (Jean-François), né à Anvers, d'un secrétaire du roi de France , et zélé ligueur, en 1599, entra dans la congrégation de l'Oratoire, et s'y distingua par ses vertus, par ses talents et par ses succès dans la prédication. Il sut rendre à la chaire, livrée alors auphébus et au galimatias, la dignité, la noblesse qui convient à la parole divine. Il devint supérieur de Saint-Magloire, puis général de la congrégation en 1662, et mourut à Paris en 1672. Parmi ses ouvrages, nous remarquons : V Traité de Fusaoe des passions, in-i"; — 2" une Paraphrase de Job, m-S"; — S** V Homme chrétien, in-4°; — i* V Homme criminel, in-fc" ; — 5* !« Monarque, ou les Devoirs du Souverain, in-12 ; — 6"* Plusieurs fies de Personnes illustres par leur piété.
SERRONI (Hyacinthe), né à Rome en 1617, se fit Dominicain, et vint en France à la suite du P. Michel Mazarin, frère du cardinal-ministre. Ses vertus et ses talents le firent bientôt connaître à la cour. Il devint évêque d'Orange, intendant de la marine, puis intendant de l'armée envoyée en Catalogne, l'an 1648, enfin évêque de Mende, abbe de la Chaise-Dieu et archevêque d'Albi, en 1678. Cet illustre prélat mourut à Paris le 7 janvier 1687. Il était fort zélé pour la discipline ecclésiastique. Nous avons de lui des Entretiens affectifs de. l*àme, 5 vol. in-12.
SEVOY (François-Htacintub), néàJugon en Bretagne, entra, en 1730. dans la congrégation des Eudistes, et s'y distingua par une
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DASCETISME.
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grande application h Tétude. Anrès avoir professé avec succès la phiiosopme et la théologie, il fut chargé de la direction du séminaire de Blois. Il mourut au séminaire de Rennes, le 11 juin 1765, âçé de cinquantehu-it ans. Nous avons de lui un ouvrage important, intitulé : Devoirs ecclésiastiques^ Paris, k vol. in-12. Le premier volume est une introduction au sacerdoce ; le deuxième et le troisième contiennent une retraite pour les prêtres; le quatrième traite des vices
au'ils doivent éviter, et des vertus qu'ils oivent pratiquer.
SILENCE.— On des moyens les plus efficaces pour nous faire avancer dans la vertu et acquérir la perfection, c'est de réprimer notre langue, comme au contraire une des choses qui peut le plus empêcher notre avancement, eosl de nous relâcher à ce sujet. L'apôtre saint Jacques nous marque ces deux vérités dans sonJ^pIrrc canonique: Si quelqu'un y dit-ilf, ne pèche point en parlant ^ c'est un homme parfait, {lac. m, 2.) Ailleurs: 5t quelqu'un s'imagine éjtre religieux et ne met pas un frein à sa langue , mais laisse dissiper son cœur de côté et d'autre , sa religion est vaine et inutile. {Jac. i,'26.) Saint Jérôme se sert de ce passage pour nous recommander Tobservation du silence , et il dit que c'est sur cette autorité que se fondaient les anciens Pères du désert qui étaient si soigneux de le garder. Il assure en avoir trouve plusieurs
3ui n'avaient parlé à personne depuis plus e sept ans. Denys le Chartreux dit que c'est aussi cette sentence de saint Jacques qui est le fondement de la règle du silence dans tous les ordres religieux , et de la {)unition publique qui est imposée à ceux qui y contreviennent.
Mais quelle peut être la cause pour laauelle on nous l'a recommandé si fortement? Estce donc un si grand crime de dire une parole <Mseuse ? Y a-t-il d'autre mal à cela que la
Serte d'un moment de temps employé à la ire , et qu'un léger péché véniel qui s'effece par un peu d'eau bénite? Cependant, puisque l'Ecriture insiste tant là-clessus , il laul qu'il y ait quelque chose de pis que la jjerte d u temps , et que ce soit une afiairo
Ç lus importante qu'on ne pense , car leSaint- ^spril n'exagère rien, et ne pèse point les choses avec de faux poids et de fausses balances. Les saints et les docteurs de l'Eglise, à qui Dieu adonné des lumières particulières pour l'intelligence des mystèresde l'Ecriture Sainte, nous expliquent fort au long la grande utilité que procure l'observation du suence, et les grands inconvénients qui résultent du contraire.
Saint Basile la recommande à ceux qui ne font que de commencer dans la vertu, et dit que c'est le moyen d'apprendre à parler comme il faut, ce qui est une chose dimcile, ^, qui demande beaucoup de circonstances, ^.pour nous rendre habiles dans les autres sciences, nous employons plusieurs années à ^^ apprendre , n'est -il pas juste que nous ^^ enn)lo;y'ions aussi quelques-unes pour apprendre à parler? Cebi une science dans
laquelle vous ne réussirez jamais, si vous ne vous appliquez longtemps à l*étudier. Mais je l'apprendrai , direz-vous , en parlant beaucoup, comme on apprend les autres sciences, en s'y exerçant continuellement. A cela saint Basile répond que la science de bien parler ne s'apprend qu'à force de se taire et de pratiquer \q silence; et la raison qu'il en donne est que, comme il faut prendre bien des précautions pour bien parler, et
âue nous ne sommes point habitués à le tire , mais , au contraire , à parler de tout ce qui nous vient dans l'idée, quand bon nous semble, du ton qu'il nous platt, sans ordre et sans règle , le silence produit de bons effets , pour apprendre à bien parler. Le premier est qui! nous fait oublier le mauvais langage que nous avons apporté du monde, ce qui est absolument nécessaire pour apprendre à bien parler ; de même que pour être habile dans quelque science que ce soit , il est nécessaire de perdre d'abord les fausses idées qu'on a reçues. Le second est qu'un long silence nous donne le temps d'apprendre comment il faut parler , car nous avons alors tout le loisir d'observer ceux qiii sont les plus consommés dans cette science » pour nous instruire à leur exemple , et pour tâcher d'acquérir cette maturité , cette douceur, cette gravité et cette sagesse qui paraissent dans toutes leurs paroles. De même qu'un apprenti regarde comment son maître travaille, pour travailler comme lui, et de cette sorte , il apprend et devient mattre ; do même , nous devons nous attacher à regarder les plus avancés dans cette seience , ann de nous former sur leur modèle. Jetez les yeux sur cet ancien religieux, voyez avecquellé modestie il parle , avec quelle douceur et quelle tranquillité il écoute et congédie ceux qui ont affaire h lui. Quelque occupé qu'il soit , il semble qu'il n'ait a répondre qu'à vous seul ; et de plus , vous le trouverez toujours de la même humeur, toujours égal à luimême, et en cela très-différent de ce quo vous êtes , vous qui ne sauriez être si peu occupé à qui que ce soit , que vous ne ré-
Eondiez à tout le monde d'une manière rusque et désagréable. Regardez celui-ci, avec quelle joie et quelle promptitude il se soumet à ce que ses supérieurs lui comman* dent, combien il est éloigné de chercher des excuses pour s'en dispenser, et de demander s'il n'y a personne que lui pour le faire. Observez celui-là , il ne sait ce que c'est que de dire un mot qui puisse faire de la
Eeine à son frère , ni dans la récréation , ni ors delà, ni sérieusement , ni en raillant, ni en sa présence , ni en son absence; enfin qu'il parle de qui que ce soit, et devant qui que ce soit , c'est toujours avec respect et estime qu'il en parle , apprenez de lui à parler toujours ainsi. Remarquez comme cet autre n'a pas voulu répondre à la parole piquante qu'on lui a dite , avec quelle adresse il l'a dissimulée , et a fait semblant de ne pas l'entendre , suivant ces paroles du Prophète: Je suis devenu comme un homme qui n'entend point. {Psal. xxxvii.) Voyez comme il a su
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se vaincre et gagner en même temps le coeur de son frère , et apprenez de là à vous conduire de même. Voilà les deux circonstances dans lesquelles saint Basile dit que Tobservationdu silence en est très-utile , d'autant plus, ajoute-t-il, qu'en nous faisant perdre l'habitude de mal parler, elle nous fait oublier ce que nous ne devons pas savoir, et qu'en même temps elle nous donne le loisir d'apprendre ce que nous devons savoir.
Saint Ambroise et saint Jérôme écrivant sur ce passage de VEcclésiaste :Hy a un temps de se taire et un temps de parler (Eccle, m , 7), confirment la même vérité, et disent que là raison poui* laquelle Pythagore voulait que ses disciples gardassent le silence pendant cinq ans, c'était pour que pendant ce temps ils oubl tassent les erreurs qu'ils avaient apprises d'ailleurs, et apprissent en l'écoutant, les vérités dont ils auraient ensuite à Sarler, et s'y rendissent habiles. Apprenons onc d'abord à nous taire, conclut saint Jérôme, pour pouvoir ensuite ouvrir la bouche plus à propos. Gardons le silence pendant quelque temps, soyons attentifs aux avis de nos maîtres, et ne tenons pour vérités certaines que celles qu'ils nous ensei^^nent, afin qu'après un long silence, et avoir été longtemps disciples, nous devenions maîtres à notre tour.
Mais quoique ces grands saints semblent n'avo r jjarlé que pour ceux qui ne font que commencer, cei avis nous regarde tous également; car, ou vous êtes ancien dans la rolî^ on, ou vous y êtes nouveau; et vous vouiez en ce qui concerne la retenue de la langue vous com|)orter, ou comme un novice, ou comme un ancien religieux. Si vous êtes novice, et ciue vous vouliez vous com- |)orter 4;omme tel, le premier avis qu'on vous donne est de vous tare, jusqu'à ce que vous sachez vous comporter comme il faut. Si vojs êtes ancien, et que vous vouliez ag'r comme les anciens, vous ûeyez l'exemiJe ajx autres; vous devez être le modèle sur lequel on se formera ; c'est de vous que doivent a|^)prendre ceux qui commencent. 11 vaut mieux que vous vouliez vous conduire comme un ancien que comme novice, parce qje vous êtes chargé alors d'une plus grande ouligftton. Vous n'avez été si longtemps novice et vous n'avez garJé si longtemps le silence, que pour apprendre à parler; il est donc juite que désormais vous sachiez parler, et que vous puissiez servir d'exemj Je aux autres ; si vous n'avez pas encore été novice, et n'avez pas appris à parler , il faut le devenir, alin d'apprendre par là à bien ai 1er, quand et comment il le faut faire.
Le silence ne nous sert pas seulement à renûre à parler avec les hommes, mais • u^M à (larler avec Dieu, et à nous rendre les hommes d'oraison. C'est le sentiment de saint Jérôme qui dit que c'est pour cela (jue les Pères du désert, instruits par le Saint- Esprit, gardent avec soin le silence, comme éta t la cause qui produit et entretient la
contemplation. Saint Diadoque, parlant du silencci dit aussi aue c'est une chose excellente, et qu'elle eniante toutes les saintes pensées. Si vous voulez être homme d'oraison, si vous voulez converser familièrement avec Dieu, n'avoir que de saintes pensées et être toujours en état d'entendre les inspirations du ciel, gardez le silence et tenez-vous dans le recueillement. De même qu'un grand bruit nous empêche d'entendre ce qu'on nous dit, de même le bruit des paroles inutiles et le tumulte des choses du monde nous empêche d'entendre les inspirations divines, et de concevoir ce qu'elles demandent de nous. Dieu veut être en particulier avec l'âme, pour s'entretenir avec elle. Je la minerai^ dit-il, dans la solitude^ et là je parierai à son cœur ; je lui ferai sucer le lait des dau" ceurs et des consolations spirituelles. (Osée II, 1^.) Mais comme Dieu n a pas de corps, dit samt Bernard, et qu'il est un pur esprit, c'est la retraite de l'esprit qu'il demande de nous, et non celle du corps. Car celle du corps, dit saint Grégoire, de quoi peut-elle servir sans celle de rame. Ce que le Seigneur veut de nous, c'est que nous ayons une de« meure au dedans de notre cœur, pour nous entretenir avec lui, et faire qu'il se plaise à s'entretenir avec nous. De celte manière, nous pourrons dire avec le Prophète : Que nous nous sommes éloignés du monde par ta fuite, et que nous nous sommes retirés au désert ; et il n'est pas nécessaire pour cela d'être ermite, ni de se retirer des lieux où la charité appelle pour le salut du prochain ; mais si nous voulons conserver toujours la
i>iété dans notre cœur et être toujours prêts t vaquer à la prière, demeurons dans le silence et le recueillement. Saint Diadoque dit très-bien, qu'en ouvrant souvent la porte d'un bain, toute la chaleur s'exhale bientôt par là ; de même, quand on ouvre souvent la bouche pour des choses inutiles, toute ia ferveur d«3 la dévotion se perd aisément par cette voie, le cœur se dissipe aussitôt, l'âme demeure dépourvue de saintes pensées; enfln, c'est une chose surjirenante, de voir comme tout l'esprit de la dévotion s'évapore en moins de rien. Mais si nous voulons avoir beaucoup de temps libre, et nous ménager un grand loisir pour vaquer à la prière, gardons le silence, et nous verrons que nous aurons du temps de reste pour nous entretenir avec Dieu et avec nous-mêmes. Si nous renoncions aux conversations inutiles, dit Thomas à Kempis, que nous n'allions plus de côté et d'autre sans nécessité, et que nous nous défissions de la vaine curiosité des affaires du monde, nous aurions assez de temps pour l'employer à de saintes pensées; mais si nous aimons trop à parler, si nous laissons continuellement aller notre cœur à tous les objets qui frappent nos sens, ne nous étonnons {)lus que le temps nous manque toujours, et que nous n'en ayons i-as assez pour nos exercices ordinaires. Noîjs lisons que les Israélites s'étant répandus par toute l'Eçypte, pour amasser des pailles, ne pouvaient faire les ouvra»;e8
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3ui leur étaient comniandés ; de sorte qu' ils la'enl tnaltrailés par les oiriciers de Pharaon .
Il tout encore remarquer if:i, que comme l'observalion du silenuc nous porte à la médilation, la méiiitation et nos entretiens avec Dieu nous portent réciproquement àl'obser-
et c*est pour cela que nous les jugeuns si importantes. »
Un religieui, très-versé dans la spiritualité et fort savant, disait une cliose qui montre bien l'importamc du silence, et pourra sembler une exagération à guelques-uDJ:, mais qui cependant est une ver.lé tiès-constante
vation du silence, ^^piiwçue «ou» nue: par// et très-éprouvée. H disait que, pour réfor-
à votre strviuur, disait Mo'ise au Seigneur, f'ai la tangue plus embarrasstfe , et je tuii movu porte à commander. {Exod. iv, tO.) Dès (]ue Jérétnie commence a parler b Dieu, il lui dit qu'il n'est qu'un enfant et qu'il ne sait parler. Saint Grégoire remarque Ji ce fiujet que ceux qui s"adonnenl à lu spirilun- Jite et s'entretiennent ordina reraent avec Dieu, deviennent sourds et muets pour toutes les choses de la terre, et ne peuvent ni en parler ni en entendre parler, pane qu'ils no .. . -
voudraient s'entretenir d'autre chose que de et les-hnines parti ce qu'ils aiment, et que tout ce qui ne leur se fomentent par la en parle pas leur est ennuyeux. Nous l'éprouvons quelquefois nous-mêmes : en effet , lorsque Dieu a répandu ses grâces sur nous dans la prière, et que nous en sortons encore pleins de dévotion, avons-nous le désir de parler alors à quelqu'un? tournons-nous les yeui de côté et d'autre! sommes-nous touchés des objets qui nous environnent, ou plutôt ne dira t-on pas à nous voir qu'on nous a fermé la bouche, et que nous sommes privés de tous nos sens ? D'où vient cela? C'est que nous sommes occupés intérieurement à nous entretenir avec Dieu, et, en cet état, nous ne songeons h chercher aucun divertissement eu <lehors. Au contraire, quand on aime à parler, et qu'on est distrait des choses du dehors, il n'y a pas de ferveur au dedans. et l'on n'est occùi é h rien. C'est la pensée de l'auteur de V Imitation de Jésus-Chrt»l.« Pourquoi, dit-il, nous entretenons-nous si volontiers les uns avec les autres, quoique nous sachions que la conscience en soulfre parfois? C'est que nous cherchons de la consolation dans les entretiens, que nous sommes contents de soulager notre (.œur de mille pensées qui l'ainigenl, que nous prenons plaisir 6 parler des choses que nous aimons, ou de celles que nous craignons comme contraires 6 nos désirs. Nous ne saurions vivre sans quelque contentement, et n'en ayant pas inlérieuremenl avec Dieu, nous en cherchons au dehors avec le monde. Aussi ce qui ïlit que dans la religion on compte pour beaucoup les fautes eitérieures, comme rie rompre le silence, de perdre le temps, etc., et qu'on les reprend si sévèrement, c est que tout en paraissant légères en elle^i-mêmps, elles sont pourtant la marque d'une âme peu avanrea dans la vertu. Un religieux montre bien par lii qu'il n'a pas de dispositions pour la suirilunlité, et n'a pas encore commencé à goûter Dieu, puisqu'il ne saurait s'entretenir seul avec lui dans sa cellule. Quand il n'y a pas de serrure à on coffce, il n'en faut jMts davantage pour juger qu'il ne contient rien de bien précieuï. Voilà ce que nous regardons dans ces sortes de choses, qu'elles ont plus d'apparence que de réalité,
mer toute une maison et tout un ordie, il
suflisait d'y faire pratiquer le silence. Que
l'on observe bien le silence dans une maison,
etdèslorsjerépon ' '
de cette proiiositio
bien le silence àt
songe uniquement
est entré en religlc
à son avancement
silence n'y règne
les rapports, les m
Alors on ne fait qui fait perdre aux auti attirant un autre, l bientôt anéantie. A silence ne s'observe semble plutôt unlii religieuse, comme, règne parait véritaL sacrée à Dieu. On ^ air et une odeur il recueillement et l( dévotion tous icui
font dire : Lr Seigneur ett v&ilablemtnt en ce lieu, et celle demeure est la maison de Dieu et la porte du ciel. (I Cor. xxv, 16, 17.) Ce quon dit ici de toute une maisi^n peut sa dire de toute personne en particulier. Qu'un religieui ganieexailement le silence, et dès lors il est réformé. Aussi é|trouve-t-on tous les Jours que quand on a beaucoup parlé, on trouve le soir dans son examen qu'on est tombé en plusieurs fautes. Où l'on ne fait que parler, dit le Sage, il n'y a que de la misère {Prov. xiï, 23); au contraire, quand on a gardé exactement le silence, à peine trouve-l-on surquois'examiner suivant cotte parole de l'Ecriture : Celui qui garde sa bouche, garde ion âme. [Prov. xiii, 3.) Cette vérité était connue même des pa'iens, car un philosophe de LacéUémone élar.t interrogé
f)ourqnoi Lycurgue avait donné si peu ae ois aux l^cédémoniens; «c'est, dit-il, que ceux qui parlent feu n'en ont pas besoin de beaucoup. ■ L observation du silence suflit donc pour réformer chaque personne en pari tioulier, et même toute une maison et tout un ordre, et voilà |)ourquoi les Pères du désert faisaient tant de cas de la pratique du silence, et pourquoi tous les ordres religieux l'ont mise depuis dans leurs principales règles. C'est aussi pour cela, dit Denys le Chartreux, que l'apAtresaintJacques nous dit dans ses Kpilres : Que celai qui ne pèche pas. par la langue est un homme parfait; que celui gui croit être religieux en ne réprimant pas ta langue, et en laissant dissiper Sun Cfur de este et d'autre, n'a qu'une relitjion r.iin» ei inutile. {Jac. m, 21, 20.)
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Que chacun considère là-dessus altentivement combien on lui demande peu pour être parfait, et combien le moyen en est aisé. Si nous voulons faire de grands progrès dans la vertu et acquérir la perfection, gardons le silence , Tapôlre saint Jacques nous assure
2ue cela suffit pour Fobteriir. Si nous voulons tre des hommes spirituels et d'oraison, gardons le silence, les saints nous promettent que nous le deviendrons par ce moyen. Si, au contraire, nous ne le gardons pas soigneusement, jamais nous ne serons parfaits, et nous ne serons des hommes de spiritualité. En effet, avons-nous jamais vu un grand parleur être jamais un homme fort, contemplatif et intérieur, nous ne verrons pas même qu'il profite dans la vertu : Car un homme
!mi parle continuellement sera-t-il justifié. Job XXXI, 21.) Saint Grégoire, écrivant sur ce passage de Joby dit que celui qui parle beaucoup ne fera jamais beaucoup de progrès dans la vertu, et il rapporte à ce sujet plusieurs autorités de l'Ecriture, et entre autres ces paroles du Prophète : Un grand parleur ne marchera pas droit sur la terre {Ps. cxxxix, 12), c'est-à-dire gu il ne profitera pas en vertu. La malédiction de Jacob à Ruben tombera sur lui : Vous vous écoulez comme Feau^ vous ne profiterez point. [Gen. xux, k.) Vous laissez cnssiper à toute heure votre cœur dans des entretiens inutiles, vous le répandez à tout moment au dehors, vous ne profiterez pas, et vous ne ferez aucun progrès.
Les saints comparent fort à propos celui qui ne peut tenir sa bouche fermée au vase sans couvercle que Dieu voulait qu'on tînt pour immonde, suivant ces paroles des Nombres : Tout vase découvert , sur lequel il n'y aura pas de couvercle attaché^ sera immonde.
(Num. xvHi, 15.) Etant découvert, il est exposé à recevoir toutes sortes d'ordures et à se remplir de poussière et de saleté; de môme quand on a toujours la bouche ouverte pour parler, l'Ame se remplit bientôt d'imperfections et de péchés. Le Saint-Esprit nous l'assure lui-même, et nous le répète plusieurs fois : Celui qui est diffus en paroles, dit-il, dans \ Ecclésiastique, blessera son âme, ÇEccli. XX, 8.) Et ailleurs : On ne saurait éviter de pécher en parlant beaucoup {Prov. x, 19) ; et dans un autre endroit : Il y a toujours de ta folie à beaucoup parler. {Eccli. v, 2.)
Plût à Dieu que nous n'eussions pas chaque jour tant de preuves de cette vérité 1 Saint Grégoire nous démontre très-bien l'inconvénient de cette intempérance de la langue. « Vous commencez, dit-il, par dire de bonnes choses, après vous viendrez à des paroles inutiles, puis à des railleries, à quelque chose d'un peu plus fort; enfin la conversation s'échauifant insensiblement, et l'envie d'exagérer ce qu'on dit et de le faire paraître, augmentant toujours, il se trouvera que, sans y penser, vous laisserez échapper quelques mensonges, et peut-être môme des choses malignes et pernicieuses. Vous commencerez d'abord par les petites, et vous finirez par les granaes, et c est ainsi qu'il arrive ordi-
nairement que l'on commence en badinant, et qu'on achève plus sérieusement. »
Albert le Grand porte encore la chose plus loin. Dn^homme, dit-il , qui n'observe pas le silence est facilement surmonté par le démon. Et il rapporte à ce sujet ce passage des Proverbes: Un homme qui ne peut s* empêcher de parler est comme une ville ouverte et sam murailles. {Prov. xxv, 28.) Saint Jérôme dit, à cette fin, que de même qu'une ville qui n'est point entourée de murailles est continuellement exposée aux attaques de l'ennemi, et en grand danger d'en être pillée; de même un chrétien qui n'est point environné du silence comme d'un mur de défense, est toujours exposé aux tentations du démon, et en grand péril d'y succomber. On peut encore ajouter à cela une autre comparaison plus particulière. De même qu'il est aisé de surprendre un homme qui n'y songe pas, qui est distrait par toute autre chose, et qui>n surprend diincilement celui qui se tient sur ses gardes ; de même il est facile au démon de tromper celui qui n'observe pas le silence» parce qu'il est occupé de mille choses vaines
aui l'absorbent tout entier ; pour celui qui emeure dans le silence et dans le recueillement , on ne le prend jamais au dépourvu, et ainsi il n'est pas aisé au démon de lui faire aucune surprise. (Rodr., Perf. chrét.)
SIMÉON-STYLITE (Saint), né à Sisan, sur les confins de la Cilicie, était fils d'un berger, et fut berger lui-même jusqu'à Tâge de treize ans. Il entra alors dans un monastère, d'où il sortit quelque temps après , pour s'enfermer dans une cabane. Il y resta trois ans, et alla se placer sur une colonnefort élevée au haut cl'une montagne de Syrie, oh il fit la pénitence la plus austère jusqu'à sa mort, arrivée en 461. Il était âgé oe soixante-neuf ans. Le prêtre Cosmas a écrit sa T'te , en chaldaïque , quinze ans après sa mort. Nous avons de saint Siméon un Sermon et une Lettre spirituelle qui ont été insérés dans la Bibliothèque des Pères.
SIMPUCITÉ (Vertu.) « La simplicité, dit saint Thomas , est ainsi nommée par opposition à la duplicité : cette dernière consiste à faire paraître extérieurement autre chose que ce qu'on a dans le cœur. » (2-2, q. 109, a. 2.) « La simplicité est une vertu peu connue des hommes , dit le cardinal Bons : elle a tant de prix , qu'elle plaît à Dieu pardessus tout ; car t7 aime à converser avec les simples. » En eflfet, la véritable simplicité de cœur est une vertu qui exclut toute duplicité et tout mensonge, et qui nous fait, en chacune de nos actions, ne rechercher et n'avoir en vue que la gloire de Dieu et le salut du prochain. Elle est donc le complément de la prudence parfaite ( Voir le mot Prudence ) , et par consécpient est nécessaire à notre avancement spirituel.
On le prouve :
1* Par l'Ecriture sainte: Jésus-Christ, après avoir dit : Soyez prudents comme des serpents , ajoute aussitôt : et simples comme des colombes. ( Matth. x , 16.) — Je veux , dit rA(îôlre aux Romains ( xvi, 19 ) , quê
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VOUS êoyez sages dans le bien et simples dans le mal. Job est loué d'avoir été un homme simple et droit, craignant Dieu et s* éloignant du mal. { Job ij 8.)
2" Par les saints Pères : « Qui ne serait frappé d'étonnement î dit saint Jean-Chry- • sostome ; qui n'admirerait l'homme qui est simple de mœurs? Qui ne se joindrait à celui qui ne médite point la ruse? Mais , dira-t on, ne faut-il point de la prudence ? la simplicité est-elle autre chose que de la prudence? Quand vous ne soupçonnez aucun mal, vous ne pouvez méditer aucun mal ; quand rien n^ vou's afflige, vous ne songez pas à la ven-
feance. Vous avez été outragé, vous ne vous tes pas plaint, vous avez été calomnié, vous n'en avez éprouvé aucune peine ; la haine vous a poursuivi , sans que vous en ayez été affecté. La simplicité est la voie qui mène à la philosophie. » (Hom. 7 m Act. apest. ) — « La ruse ou ser|)ent excite la simolicité de la colombe, et la simplicité de la colombe tempère la ruse du serpent. «(Saint Grégoire, I. rv, c. 31.) a Jésus-Christ nous ordonne d'éviter par la prudence les ruses de l'ennemi, et par la simplicité de nous préserver du mal. i> (Saint JÉRdME, in Matth.) — tf La simplicité sans la prudence , dit saint Remy , peut facilement être trompée , et la prudence court de çrands risques, 5 moins #rêtre modérée parla simplicité. »
S" Par la raison. En effet la simplicité ne préfère pas son intérêt particulier à la gloire de Dieu et au salut du prochain; elle içnore la dissimulation, chérit la vérité, évite le mensonge ; elle fait le bien , ne rend pas Is mal et donne la tranquillité à la conscience. « Douce pour tous les hommes , dit Hugo , elle n'est à charge à personne ; elle a de la reconnaissance pour l'amitié , de la patience pour l'inimitié, de la bienveillance pour tous ; elle se montre bienfaisante , toutes les fois qu'elle en trouve l'occasion, j» (1. u De anim.^ c. 9.)
Les marquas et* les actes de la simplicité sont : 1* d'être constamment le môme pour tous et aux ^eux de tous , selon celte parole : celui qui marche avec simplicité , marche avec confiance ; 2* d'exercer la charité avec le môme empressement pour tous, petits et grands , riches et pauvres , sans acception (Te personne ; 3" de se conduire toujours de la même manière en tout lieu , en public comme en particulier ; k" d'avoir toujours sur le visage cet air joyeux que fait naître le témoignage d'une bonne conscience ; 5* si l'on a commis quelque péché ou quelque faute , de ne pas s'en excuser , mais d'en faire confidemment l'aveu; 6' de confesser simplement la vérité sans aucune dissimulation , et de supporter avec calme le mépris de soi-même; 7** de ne pas avoir honte de passer pour insensé aux yeux des hommes, afin d'être sage aux yeux de Dieu; 8* de se montrer , en toutes ses actions , ennemi de toute duplicité , et n'avoir jamais d'autre intention que de plaire à Dieu.
Soyons donc prudents comme des serpents : cette sorte de prudence consiste à se garder Dictionnaire d'Ascétisme. H.
avec soin des pièges des ennemis , et & ne laisser prise ni à la force , ni à la ruse. Nous nous élèverons jusqu'à la sublimité et à l'héroïsme de la prudence {Voir Pri3db?icb), si nous modérons nos appétits , si nous méprisons les choses de la terre , pour ne soupirer qu'après celles du ciel , si nous dirigeons toutes nos actions vers notre fin surnaturelle; si nous édifions les autres par Tcxemple d'une sainte vie ; si nous maintenons avec soin toute notre famille dans la crainte de Dieu et la sévère régularité de mœurs , et si nous veillons avec le zèle le plus ardent à leur salut éternel. Mais aussi , joignons à la prudence la simplicité de la colombe , n'oflensant jamais personne ; ne tendant de piège ou d'embûche à qui que ce soit, ne déguisons jamais la vérité par ostentation, ayons-la toujours dans notr^ cœur et notre bouche. Laissons la prudence coupable de la chair, ap}Tenons la louable simplicité qui passe pour folié aux yeux des
FTudents du monde. Soyons insensés pour ésus-Christ, afin d'être jugés dignes de contempler la sublime sagesse de Dieu, et de l'imiter selon nos forces.
SOTO (Pierre de) , pieux et savant Dominicain de Cordoue, confesseur de Charles- Quint, quitta la cour de ce prince, et nassa en Angleterre pour rétablir la catholicité dans les universités d'Oxford et 'de Cambridge, l'an 1553. U assista au concile de Trente, et y fat entendu avec admiration. U mourut en 1563, épuisé de fatigues et de travaux. Le concile fut affligé de sa mort , et le regretta comme une des plus grandes lumières. Ses principaux ouvrages sont : V Institutiones christianœ; — 2** Methodus confessionis ; 3* Tractatus de institutione ; sacerdotum, etc.; 4.* Doctrines christianœ compendium.
SPIRITUALITÉ ou Vie spirituelle.— De môme que la vie naturelle n'est rien autre chose que l'âme vivifiant et dirigeant le corps, de môme la vie spirituelle et surnaturelle dans l'homme est la grâce habituelle, vivifiant la substance de l'âme. Cette grâce est un don surnaturel de Dieu, inhérent habituellement à Fâme d'une manière intrinsègue, qui rend l'homme saint, agréable à Dieu, nls adoptif de Dieu, héritier de la vie éternelle , et qui est la source des vertus et dea opérations surnaturelles de la vision et de l'amour do Dieu, en tant qu'auteur surnaturel.
1° Nous le voyons ])ar l'Écriture sainte qui , sous le nom de la vie qui nous arrat^he a la mon du péché et qui nous régénère, désigne la justice qui nous rend justes, et est
ia justice d'un seul que tous les hommes reçoivent la justification de la vie. {Rom. v, 18.) — Nous savons que nous avons été transportes de la mort à la vie. (I Joan, m , 1^*.) — Cesi lui qui, selon la grandeur de sa miséricorde, nous a régénérés, pour nous donner la vire
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espérance ^ P^^^- >> 3), c'c^t-à-(lire par la grâce vivifiante.
2" Le concile de Trente déclare (scss. v, can. 2.) que le péché originel est la mort de Vàme^ et il ajoute (can. 5.) qu'il est détruit dans rhomme , quand celui-ci est baptisé et régénéré dans Jesus-Chrisl pai la justice.
3** Nous joindrons à ces témoignages celui de saint Augustin, qui (1. xv De pecc. morlaL) expose comment tous les hommes sont par Jésus-Christ justifiés de tout pécné originel et personnel , et ajoute : Cette faveur nous est procurée tout entière par la grâce ré-^ générant par l'Esprit; saint Thomas, en montrant que, de môme que Tâme vivifie le corps, ainsi Dieu vivifie Tâme, selon ces paroles (Deut. xxx) : C'est lui-même qui est votre t?i>, remarque cette différence, que Tâme est la vie du corps par manière de cause formelle, tandis que Dieu est la vie de Tâme par manière Je cause efliciente, par la forme qu'il cause^ c*est-à-dire par la grâce habituelle.
k" La raison : c'est que la vie spirituelle et surnaturelle de Tâme consiste à pouvoir provoquer et opérer les actes surnaturels et méritoires de la vie éternelle. Mais cette propriété lui vient de la grâce sanctifiante et habituelle, sans laquelle l'honmie ne peut rien faire : Car^ dit saint Paul, nous ne sommes pas capables de former de nous-mêmes aucune pensée^ comme venant de nous-mêmes; mais c'est Dieu qui nous en rend capables. (I Cor. m, 5.] Et en effet, la nature seule n'est pas doues de forces vitales suffisantes pour les actes surnaturels et méritoires; et conséquemment cette insuffisance de forces doit être suppléée par la grâce qui reçoit ainsi justement le nom de vie spirituelle de l'âme, vie qui n'est uas formelle en soi, mais qui cependant est la principale cause que nous vivons par de tels actes. (Voirie mot
GnAGE.)
Il y a trois degrés dans la vie spirituelle : la vie active, la vie contemplative et la t^te mixte. Les vertus qui regardent le bien du prochain indiquent la vie active ; celles qui ne regardent que Dieu seul indiquent la vie contemplative ; celles qui regardent à la fois Dieu et le prochain appartiennent à la vie mixte.
1* Cette division est fondée sur TÉcriture sainte et les Pères qui recommandent vivement la contem{)lation de Dieu et la charité envers le prochain. Pour ce qui regarde Dieu et la vie contemplative ici-bas, les saints Pères s'appuient sur ces textes : Heureux ceux qui ont le cœur vur, parce qu'ils verront Dieu. {Matth. V, 8.) — Or, la vie éternelle consisté à vous connattrcy vous qui êtes le seul Dieu véritable, et Jésus-Christ que vous avez envoyé. {Joan. XVII, 3.) Pour ce qui est du prochain et de la vie active, nous voyons dans saint Matthieu : Bienheureux ceux qui sont miséricordieux, parce au ils obtiendront euxmêmes miséricorde. [Matth. v, 7.)— Fencr, les bénis de mon Pire, car f ai eu faim, etc. {Matth. XXV, 34, 35.) — Autant de fois vous Vavcx fait à un des moindres de mes frères que^voiciy c'est
à moi-même que vous l'avez fait. {Ihid., iO.j Les saints Pères ont trouvé dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament des figures vraiment remarquables de cette vie active et contemplative. Les principales sont les deux femmes de Jacob, la féconde Lia, figure de la vie active, et la belle Rachel, figure de la vie contemplative. {Gen. xxix.) De même encore ces deux sœurs, Marthe, qui s'empresse à servir Jésus-Christ, image de la vie actire, et Marie, qui s'assied aux pieds du Seigneur pour écouter sa parole, image de la vie contemplative. (Luc. xyui.) Ces figures ^ renferment aussi une idée de la vie mixte, en tant que Lia et Bachel, Marthe et Marie, la vie active et la vie contemplative, étaient sœurs et vivaient ensemble. Lia et Rachel étaient toutes deux les épouses de Jacob. Le Christ, le modèle le plus parfait de l'une et de l'autre vie , était lui-même l'hôte de Marthe et de sa sœur. En donnant plus d'éloges h la vie contemplative de Marie qu'à la vie active de Marthe, il a montré que ces deux genres de vie n'étaient que deux parties d'un tout, qui est la vie mixte.
2* Saint Thomas s'exprime encore en ces termes : « Quelques hommes s'attachent principalement à la contemplation de la vérité, d'autres s'apoliquent de préférence aux actes extérieurs ; ae sorte que la vie de l'homme se divise naturellement en vie active et vie contemplative. >• 11 ajoute ailleurs que la vie mixte est renfermée dans ces deux genres de vie , dont elle est la réunion. Le Pape Innocent III reconnaît cette triple division [De rcnunt.), et saint Auzustin, daiis l'explication de ces paroles : Marie a cnoisi la meilleure part, distingue aussi dans la vie, le genre oisif, le genre actif, et le genre qui réunit les deux autres.
La vie active est laborieuse, la vie contem-
1)lative es\ profitable ; la vie mixte est à la fois aborieuse et profitable; et de même que l'homme est plus parfait que son âme ou son corps, pris chacun isolément, puisqu'il est è la lois composé d'un corps et d'une âme, de même la vie mixte est plus parfaite que la vie active ou la vie contemplative, qui sont les parties dont elle se compose. En effet la vie mixte comporte plusieurs vertus, qui lui sont particulières : cette vie a été celle de Jésus-Christ, Notre-Seigneur , de la bienheureuse Vierge Marie, des apôtres et des hommes apostoliaues. Cela doit s'entendre seulement quant a la perfection en sénéral ; car, quant à la perfection individuelle, l'un ou l'autre de ces deux autres genres de vie active et contemplative ^eut être supérieur à la vie mixte.
Comme dans la vie soit active, soit contemplative, soit mixte, les uns commencent, les autres progressent, les autres sont [parfaits, il faut y distinguer trois états : celui des commençants, celui des progressants, et celui des parfaits.
t:. 1* L'Ecriture sainte nous indique cette diatinction. En effet, voici les différents degrés d'élévation décrits [>ar David au ps. lxxxiik /6-8) : Heureux est l'homme Qui attend de
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D'ASCETISME.
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vous le secours dont il a besoin j et gui, dans cette rallie de larmes qui est le lieu où il s'est mis iui-'méme^ médite dans son cœur les moyens de s'élever. Car le législateur leur donnera sa bénédiction : ils s'avanceront de vertu envertu^ et ils verront le Dieu des dieux dans Sion. Cesi là l'échelle mystique de Jacob {Gen. xxvui), qui va de la terre au ciel, par laquelle les anges ou ceux qui aspirent à la perfection angélique, montaient et descendaient. Ce sont les trois baisers dont parle saint Bernard (serm. 3 et 4- m Can(tca),le premier sur les pieds, le second sur les mains et le troi* sième sur la bouche du Seigneur. « Le premier, dit-il, désigne le commencement de notre conversion ; le second est celui de ceux qui progressent ; le troisième est Tapanage de la seule et rare perfection. » Ce sont les dons que désigne saint Paul : Rivalisez de zèle pour les dons qui sont les meilleurs (/ Cor. xn, 31); c'est-à-dire, en exerçant les vertus de charité, comme il le montre plus bas par son propre exemple : Quand fêtais enfant^ je partais en enfant yj e jugeais en enfant ^ je raisonnais en enfant ; mats, lorsque je suis devenu homme^ je me suis défait de tout ce qui tenait de Venfant. {I Cor. xiii, 11.)
2" Saint Augustin nous transmet cette division, quand il dit : « La charité ébauchée n'est qu une justice ébauchée ; la charité développée est une justicedéveloppée ; la grande charité est une grande justice ; la charité parfaite est une justice parfaite. » (De nat. et grat., i, 70.) Et ailleurs il dit encore :« Peutelle être parfaite aussitôt sa naissance 7 Elle naît pour se perfectionner. Une fois qu'elle est née, elle se nourrit ; en se nourrissant, elle prend des forces; en acquérant des forces, elle devient parfaite, et, quand elle est arrivée à la perfection, que dit-elle T Jésus- Christ est ma vie et la mort est pour moi on avantage. »
3** Saint Thomas donne la raison de cette division, quand il dit (2-2, q. 24, a. 9) : « On distingue différents degrés de charité, selon les différents effets que produit en l 'homme le désir d'augmenter la charité. » En effet, 1" l'homme s'attache d'abord à fuir le péché et à résister à la concupiscence qui le détourne de la charité : c'est là ce qui concerne les commençants, dans lesquels il faut nourrir et réchauffer la charité, pour ne point la laisser se perdre. 2° Alors une nouvelle tendance se manifeste dans l'homme qui cherche surtout à progresser dans le bienret cette nouvelle tendance concerne les jirogressants qui ne s'occupent qu'à augmenter et à fortifier en eux la cnarite. 3" La troisième tendance consiste à demeurer en Dieu et à jouir de lui : c'est celle des parfaits qui désirent la mort pour être avec Jésus-Chnst. Ces trois états de commençants, de professants et de parfaits, ne peuvent se distinguer par Tintensité et Textensité seule de la charité, parce que, même en agissant imparfaitement pendant une lonsue vie, cette intensité peut s'acquérir par Textensité de >lusieurs actes; mais ils se distinguent par e plus ou le moins de zèle à agir parfaite-
ment, c^est-à-dire à. tendre à la plus hante perfection par les diverses voies jpurgatives, illuminatives et unitives. — (Voyez Voib PURGATIVE, etc.)
STAUPiïZ (Jean), vicaire général de l'ordre des Augustins, fut le premier doyen de la Faculté de théologie en l'université de Wittemberg. Il devint ensuite abbé de Saint- Pierre de Saltzbourff, et y mourut en 1527.
On a de lui en allemand : l** un Traité de C amour de Dieu ; — 2° un autre de la foi chré^ tienne; — 3" un Traité de l'imitation de la mort de Jésus-Christ.
STEINGËL(Cbarlesj, Bénédictin a..emand du \nv siècle, s'est fait connaître par ses travaux historiques et quelques ouvrages de piété, Munich, 1616.
STELLA (Du>ace), Espagnol, de Tordre de Saint-François, se distingua dans la chaire, enseigna la théologie à Madrid, et mourut vers 1581. On a de lui, entre autres écrits, un ouvrage intitulé : De vanitate et contemptu mundiy etc.
STYLITE. — On donne ce nom à certains solitaires qui ont passé une partie de leur vie sur le sommet d'une colonne dans l'exercice de la {pénitence et de la contemplation ; ce nom vient du grec erTvXoc, colonne ; les latins les ont appelés sancti columnares. L'histoire ecclésiastique fait mention de plusieurs stylites : on dit qu'il y en a eu dès le n* siècle, mais ils n'ont jamais été en grand nombre. Le plus célèbre de tous est saint Siméon stylitCf moine syrien, qui vivait dans le \* siècle, et près de la ville d'Antioche ; il demeura pendant un grand nombre d'années sur le sommet d'une colonne haute de quarante coudées, dont la plate-forme n'avait que trois pieds de diamètre, de manière
2u'il lui était impossible de se coucher. Elle lait seulement environnée d'une espèce d'appui otfde balustrade sur lequel le saint se reposait lorsqu'il était accablé dé lassitude et de sommeil. Ce gearo de vie extraordinaire le rendit fameux non-seulement dans tout l'Orient, mais dans les autres pays du monde. Il mourut l'an tô9 Agé de soixante* 'aeuf ans.
Le genre de vie de Siméon était extraordinaire , singulier , ridicule même , si Ton veut ; mais il a produit de grands effets qu'une conduite ordinaire et commune n'aurait certainement pas opérés. Etait-il indigne de la sagesse divine de se servir d'un grand spectacle pour convertir les païens, ou refuserons-nous à Dieu la liberté d'attacher des grâces de conversion à tel moyen qu'il lui plaît, d'amener des peuples à la foi par l'admiration plutôt que par les raisonnements ?
Outre les Libaniotes et les Arabes convertis par Siméon, il amena encore au christianisme un grand nombre de Perses , d'Arméniens, d'Ibériens, de Lazes, habitants de la Colchide, qui étaient venus par curiosité pour le voir et l'entendre. Les princes et les grands d'Arabie accouraient pour recevoir sa bénédiction. Varane V, roi ae Perse, quoique ennemi déclaré du nom chrétien, ne put s'empêcher de le respecter. Les empereura
STY
DICTIOIÎ^NAIUE
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. Théodose II, Léon, Marcien eurent lieu plus^'unc fois (le s'applaudir d'avoir écouté ses conseils. L'impératrice Eudoxie, qui ^vséi embrassé l'eutychianisme , y renonça lorsqu'elle eut prêté l'oreille à ses exhortations. Tous ces faits sont rapportés et attestés par des contemporains dont plusieurs étaient témoins oculaires.
Quel motif a fait agir Siméon ? Etait-ce l'humeur sauvage, lasingularité de caractère, l'ambition de faire parler de lui, la vanité de voir arriver au pied de sa colonne les plus grands personnages de son siècle, etc.? Ces vices ne sont pas compatibles avec la douceur, la docilité, la patience, l'humilité du stylite d'Antioche. Les moines d'Egypte indignés de sa manière de vivre lui envoyèrent signifier une excommunication : il la souffrit sans murmure ; mieux informés de sa vertu dans la suite, ils lui demandèrent sa communion. Il s'était d'abord attaché à sa colonne par une chaîne, l'évèque d'Antioche lui représenta que quand l'esprit est constant, le corps n'a pas besoin d'être enchaîné ; Siméon ne répliqua rien, il fit venir un serrurier et fit rompre sa chaîne. Les évoques et les abbés de Syrie lui commandèrent de descendre de sa colonne, il se mit en devoir d'obéir : on se contenta de sa docilité. Informé par des voyageurs des vertus de sainte Geneviève, il se recommanda humblement à ses prières. Ce ne sont pas là les symptômes do fanatisme et de l'orgueil.
On a fait contre la vie des ascètes',* des moines, des solitaires, des pénitents de tous les siècles» la même objection que contre celle des stylites. Jésus-Christ, dit-on, n'a pas ordonné ce genre de vie , il ne l'a pas autorisé par son exemple; ses apôtres n'y ont exhorté personne. Si c'était une pratique louable en elle-même, tout chi;^lien serait obligé de Tembrasser; la vertu sans doute est un devoir pour tout le monde ; que deviendraient la société et le genre humain tout entiers, etc. ?
Est-il bien vrai que la vie de Jésus-Christ et celle, des apôtres a été une vie ordinaire et commune? Saint Paul aurait-il eu tort de dire : Nous sommes devenus un spectacle aux ysux du monde y des anges et aes hommes; nous paraissons insensés à cause de Jésus- Christ. (/ Cor. y IV.) Il est faui que toute vertu soit faite pour tout le monde ; Jésus- Christ a décidé le contraire lorsqu'il a dit : Tous ne comprennent pas ce aue je dis; mais ceux à qui ce don a été accordé. [Matth. xix.) Et saint Paul Ta répété : Chacun a reçu de Dieu un don qui lui est propre , Pun d*une manière t Cautre d'unç autre. (I Cor. vu.) C'est pour cela que Notre-Seigneur n'a recommandé à personne la vie des anachorètes, mais il l'a louée dans Jean-Baptiste, saint Paul et les anciens prophètes. C'e^t donc un acte de vertu de l'embrasser lorsqu'il y appelle, et qu'aucun devoir de justice ou de charité ne s'y oppose. Ne craignons rien pour la société ni pour le genre humain; Dieu y a pourvu par la variété de ses dons. MaiS| comme tous ne veulent pas entendre
parler de conseils évangéliques, ils soutiendront plutôt des absurdités que de les admettre.
, M. Magelli, prélat romain, représente, dans sa dissertation sur les stylites , la colonne de saint Siméon enfermée par le haut d'une espèce de balustrade. Il prouve que, depuis saint Siméon, il y a toujours eu des stylites en Orient, jusqu'à l'erajnre des Sarrasins et des Turcs, l'intempérie de l'air rend ce genre de vie impossible aux Occidentaux. Cependant saint Grégoire de Tours parle de saint Valfroid, qui vécut quelque temps sur une colonne dans le pays des Ardennes. 11 était de Lombârdie, et avait été disciple du saint abbé Yrier en Limousin. Il engagea le peuple des villages voisins à renoncer aux idoles , et à abattre la grande statue de la Diane des Ardennes, honorée depuis le règne de Domitien. Son évèque lui ayant ordonné de quitter un genre de vid trop austère pour un climat froid, il obéit aussitôt, et se retira dans un monastère. ( Voir f LEURY, 1. XXXV, t. VII, p. 54.)
SUFFREN (Jean), pieux Jésuite, confesseur de la reine Marie de Médicis, originaire de Provence , est auteur d'un ouvrage intitulé : V Année chrétienne.
SCLPICE-SÉVÈRE, historien ecclésiastique, naauit, vers 363, dans l'Aquitaine. 11 brilla d'abord dans le barreau, puis, après avoir été engagé dans les liens du mariage, il résolut, après la mort de sa femme, de se consacrer entièrement au service de Dieu et à l'exercice des vertus chrétiennes. 11 fut» dans cette pieuse carrière, le disciple do saint Phébade d'Agen et de saint Martin de Tours. On ne sait le moment de sa mort. Son Histoire sainte le fait nommer Je Salluste chrétien^ et ses Dialogues sur les vertuB des moines tiennent leur rang parmi les livres ascétiques.
SUPÉRIEURS.— Nous appelons supérieurs
.religieux^ en général, ceux qui ont à diriger
des communautés religieuses, qui ont reçu
la mission de gouverner des sujets dans le
but de leur salut éternel.
On leur a donné des noms divers, selon la diversité des ordres et retendue de leur juridiction. Ils ont été appelés abbés^ prieurs^ recteursy ffrélats^ provinciaux^ généraux^ etc. 11 ne s'agit pas ici d'envisager l'autorité religieuse dans les divers degrés de la hiérarchie, ou de comparer entre elles les diverses formes de gouvernement des ordres religieux : notre but est de parler du pouvoir reliçieux, en tant qu'une protection sage, éclairée et bienfaisante pour les âmes gui cherchent la perfection, et qui, par humilité, veulent se renoncer à elles-mêmes, et particulièrement renoncer k leur propre volonté pour chercher, sous la direction d'un supérieur, l'accomplissement des vœux sacrés qui constituent la perfection chrétienne.
Un prélat religieux est le maître de tous les membres de sa communauté. C'est TEcriture qui nous établit ce principe, où Ton voit que Dieu a établi, dans son Eglise, les uns pasteurs et docteurs,.. [Ephes. iv, 11). Or, ua