‹ Dictionnaire d'ascétismeChapitre 76 sur 315 · SIC · texte numérisé non relu

SIC

suufTrit patiemment la tlénoncîation et la ca-

«uiiiiiie ; il rendit le bien pour le mal à ceui

tuâmes de .ses concmis qui avaient fait le

il, dans le dessein de lui

drc. Il finit par gagner tous

Tut rédigé par la mère Anne ir nl)jet le précis historique ;s Carmélites de Grenade.

3 mêraesljle que celui de

U visiter les monatUrtt. — trente-huil articlesbrièvejudicieusement conçus. Ce suivant décèlent une Ame l'an de gouverner. Thérèse rers moyens dont un supér pour faire observer la rèvenls qu'il visite. » Quoi- Iiasà propos, dit-elle, de ; lem|iorcl, jai cru cepen- Tienccr par Ih, parce qu'il t, mèmedaDs les monastères :venu, d'avoir un très-grand si l'on veutque le spirituel mieux progressivement. »

doit pécher par l'un des il encore mieux qu'il pèche mérité que par trop de douceur; parce que les visites ne se faisant qu'une fois par an, les religieuses ne se mettront pas fort en peine de se corriger, si on ne les reprend nos avec unecertaine vigueur. Les moindres cnoses négligées peuvent produire les plus grands désordres; ainsi tout supérieur qui n'y aura pas remédié de bonne ■lioure en rendra un terrible compte à Dieu. Les prieures qui ne veillent point assez au -maintien des observances, doivent être dé- ]iosées sans rémission. « Il n'y a point de temps à perdre, dil la sainte, lorsqu'il s'agit d'une chose aussi importante. Des religieuses peuvent être fort saintes sans être en élat de commander. Il faut les déposer au bout d'un itn, lorsqu'on s'aperçoit qu'elles manquent des qualités nécessaires pour bien gouverner. 1 Cela lui i>aralt d'une telle importance, qu'elle conjure lesupérieur, au nom de Dieu, de se faire violence, s'il le faut, pour déposer toute prieure qui serait dans ce cas-l<i, quelque sainte d'ailleurs qu'elle fût , et quelque bonnes que ses intentions pussent être.

Il faut, dans tous les monastères, prendre bien garde 6 la manière dont les religieuses sont nourries et dont les malades sont traitées, aGn de pourvoir siilTisammenl à leurs besoins. Il faut aussi avec soin s'informerde la conduite du confesseur et du cliapelaîn, pour savoir si l'on ne communique avec eux

3 ue dans le cas de nécessité. Si quelqu'une es religieuses, prenant des atomes pour des fautes graves, accuse la prieure mal ^ propos, il faut la traiter durement, afin de lui fermer la bouche pour une autre fois.

Quand les choses ne sont pas importantes, 11 faut se contenter d'y apporter remède et favoriser toujours les supérieures , parce qu'il importe au reposdes religieuses qu elles aient une haute idée de celle qui les conduit.

Il faut avoir vu le mal que fait dons les couvents une trop grande facilité de changer de monastère, pour ne laisser jamais entrevoir aux religieuses la moindre possibilité d'en obtenir la permission iwr leurs importuniiés. C'est une des plus funestes lentatioDS qu'elles puissent éprouver. 11 n'y a que les personnes mélancoliques , ou qui ne sont propres à rien, qui soient sujettes à de pareils épreuves.

Le supérieur doit prendre un soin extrême de faire observer les constitutions, dans les choses mêmes qui paraissent légères. Sans cela il verra, mais Iroj) tard, comment on tombe de ces petits relâchements dans les plus grands; ce qui cause à la fin la ruine des monastères.

Si on contrevient aux constitutions, les visites seront inutiles, à moins qu'on ne change la prieure, et qu'on ne disperse dans des couvents mieux réglés les religieuses aecoultimées à vivre dans ce désordre ; dans ce cas il faut les remplacer par d'autres que Ton tirera des maisons où la discipline ett plus en vigueur.

Lorsqu'une supérieure propose des changements à introduire, le visiteur ne doit pas s'y prêter en général, narce qu'en acconlant un Ou deux points de ta demande une année, il se met dans la nécessité d'en accorder de nouveaux les années suivantes. Il faut toujours préférer le certain à l'incertain ; lorsque tout va bien dans un monastère, il suflll qu'une chose soit nouvelle pour qu'on doive la rejeter, généralement parlant.

La sainte recommande les l'iiis exactes informations sur les qualités et la vocation des sujets qui se présentent pour prendre le voile. Il n'y a pointde soin qu'il ue faille prendre pour's'en instruire, lorsqu'il s'agit surtout de la profession : car c'est un grand fléau dans une communauté qu'une personne qui peut y causer du trouble.

Il est à propos de réserver une place de religieuse dans chaque maison, afin que. s'il se présente un excellent sujet, on puisse le recevoir. Thérèse insiste beaucoup sur les avantages d'une maison peu nombreuse ; elle pose cet article comme un point fondamental de sa réforme : eile exhorte ses filles il ne s'en déiarlir jamais. «Arrive ce qui pourra, dit-elle, plutôt que de faire une chose si préjudiciable à tout l'ordre. ■ ( Art. 9. )

ai par hasard quelque prieure indiscrète outrait la mesure des pénitences du couvent, le supérieur ne doit pas tolérer un abus si préjudiciable à la santé des religieuses.

Les personnes retirées dans un couvent doivent renoncer aux usages dumonde. Leur manière de parler doit être simple, religieuse, proportionnée à leur état, jamais de procès sans une extrême nécessité.

Regarder peu k la dot, et beaucoup aux qualités des personnes qui se présentent pour étrereligieuses. Quelles que soient les richesses des postulantes, ne jamais les recevoir, si les constitutions ne le permettent {tas.

Le supérieur ne doit pas souffrir qu'on lui fasse trop bonne chère dans le temps de sa

THE

DASCETISME.

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