‹ Dictionnaire d'ascétismeChapitre 80 sur 315 · VAL · texte numérisé non relu

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exemples, soit par les paroles toutes enaamfflées du feu de ramoiît de Dieu. »

VII. hà grande et la seule preuve de la bonne oraison est le changement de vie. Le dessein de Toraison n'est pas de nous faire bien passer quelques heures avec Dieu, mais que toute la vie s en ressente et en devienne meilleure.... Je crois aue la grande épreuve deii être à l'égard de la charité fraternelle, de l'égalité d'humeur, et de la condescendance envers tout le monde (63).

UNITIVE (Voie).— Foir Voies de la perfection. — L'homme purifié du vice et du péché dans la yoïe purgative , éclairé par la vertu dans la voie tlluminadvCf s'élève enfin au plus haut point de la perfection chrétienne que l'homme puisse atteindre en cette vie, dans la voie um7tt?e, où il s'unit tout entier avec Dieu, autant qu'il est possible en cette vie mortelle. En etlet, la voie unitive unit la mémoire de l'homme avec Dieu, afin qu'il se souvienne toujours de lui; elle unit son intelligence avec Dieu, afin qu'il tourne vers lui toutes ses pensées ; elle unit sa volonté avec Dieu, afin qu'il l'aime toujours; elle unit les autres facultés de l'homme avec Dieu, en tant que l'homme exerce les actes de ces facultés par l'amour de Dieu, et parce qu'il le veut, et comme il le veut.

La fin et l'effet de la voie unitive est donc l'union de l'homme avec Dieu, sous le rapport de la mémoire , de l'intelligence , de la volonté, et de toutes les autres facultés de l'homme soumises à la liberté ; union stable.

ferme, continue et perpétuelle, autant Qu'elle

te ut l'être en cette vie par la çrâce aivine. a voie purgative suppose la fuite du péché, la prière et la mortification; la voie illuminative suppose nécessairement l'exercice des vertus et la victoire des sensations ; et l'âme qui désire demeurer unie avec Dieu d'une manière stable, doit toujours, et sans interruption, pratiquer jusqu'à la mort les exercices spirituels de la voie purgative et de la voie illuminative, afin de perfectionner, d'accroître et de conserver solidement son union avec Dieu.

Cette union avec Dieu consiste dans la réunion de l'âme, détachée de toute créature, avec Dieu son Créateur, par îa mémoire, l'intelligence, la volonté, et toutes les autres facultés soumises à son libre arbitre.

Il est une union qui consiste dans une obscure, aride, insipide eu triste connaissance des choses divines, jointe à un certain amour de la souffrance. Cette union peut être appelée dispositive à la contemplation, et provient de l'abandon ou purgation |>assive : elle est plus propre aux progresseurs qu'aux parfaits, bien que cet abandon ne soit point un obstacle de l'union, quant i sa substance, quand la partie supérieure est conforme et unie à la volonté de Dieu. On peut donc la rapporter à la voie unitive comme commune aux parfaits. Il est encore une autre union pleine de douceur, qui se fait par contemplation, ou par infusion (per illapsum), ou par transformation.

VACHET (Jeàn-Antoine le), prêtre, instituteur des Sœurs de l'Union chrétienne, naquit à Romans en Dauphiné, d'une famille noble. Il mourut en 1681, âgé de 78 ans. Nous avofas de lui : 1* L'Exemplaire des enfants de Dieu; — 2" La voie de Jésus-Christ : — 3* L'Artisan chrétien; — i* Règlement pour les filles et les veuves qui vivent dans le séminaire des Sœurs de l'Union chrétienne.

VALÉRIEN (Saint), évêque d'Auxerre ters le milieu du iv* siècle, a laissé quelques homélies sur divers sujets de piété qui méritent d'être consultées.

VALÉSIENS. — Les Valésiens étaient une secte de faux mystiques dont l'origine et les erreurs sont peu connues. Saint Epiphane, qui en fait mention (hœr. 58), dit qu'il y en avait dans la Palestine, sur le territoire de la ville de Philadelphie, au delà du Jourdain. Ils tenaient quelques-unes des opinions des gnostiques, mais ils avaient aussi d'autres sentiments différents. Ce que l'on en sait, c'est qu'ils étaient tous des eunuques , et

au'ils ne voulaient point d'autres nommes ans leur société. S'ils en recevaient quel-

(C^) Le quatrième et le septième de ces avis sont Cirés des Lettres de Dostuet à madame de la àtaiton-

qucs-uns, ils leur interdisaient l'usage de la viande, jusqu'à ce qu'ils se fussent mutilés; • alors ils leur permettaient toute espèce de nourriture, parce qu'ils les croyaient dès ce moment à couvert des mouvements déréglés de la chair. On a cru aussi qu'ils mutilaient quelquefois par violence les étrangers qui passaient chez eux, mais ce fait n'est guère probable ; les peuples voisins se seraient armés contre eux et les auraient exterminés.

Comme saint Epiphane a placé cette hérésie entre celle des noétiens et celle des novatiens, l'on présume qu'elle existait vers Tan 2W, mais elle n'a pu s'étendre beaucoup ni subsister longtemps. (Tillemont, pour VBistoire ecclés. t. III, p. 262^

VALLIÈRE (Gilles de La Isa v me de La), naquit au château de La Vallièro en Touraine, en 1616. Il se destina à l'état ecclésiastique, devint chanoine de Saint-Martin de Tours, puis évêque de Nantes. Il mourut en 1709, avec une grande réputation de savoir et de vertu. On a de lui un traité intitulé : La lumière du chrétien, 1693, a toî. in-12, Nantes.

fort ; le quatrième de la vu, et le sepiième de la r% rép. lii.

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VALLIÈRE ( LouiSK -Françoisb db La Baumb Le Blanc db La), amenée dès sa jeunesse è la cour, s'y conduisit avec sagesse d'abord ; mais née avec un cœur sensible, <^le ne résista point à Vamour de Louis XIV, qui la créaducnesse de La Vallière. En 1675, elle renonça à la cour, quitta le monde, se 4il carmélite à Paris, et vécut dans les austérités et le repentir. Elle mourut en 1710. Son nom]de religion était Sœur Louise de la Miséricorde, Nous avons d'elle : 1" Réflexions sur la miséricorde de Dieu y in-12, qui sont remplies d'onction ; — 2* Sentiments d'une âme pénitentey Lyon, 1712, in-12.

VALOIS (Louis Lb), Jésuite, né à Melun en 1639, devint confesseur des princes petitsfils de I^uisXIV, et mourut à Paris en 1700, regardé comme un homme de Dieu. On a de \\\\ des Œuvres spirituelles ^ recueillies à Paris, en 3 voL in-12; 1758. Elles sont pleines de lumière et d'onction.

VALOIS (YvKS de), né à Bordeaux en 1694, se fit Jésuite, et professa l'hydrographie à la Rochelle , où il donna des preuves de sa •cienoe. On a de lui, outre plusieurs autres ouvrages, des Lectures de piété à l'usage des maisons religieuseSy 1764, in-12.

VAUBERT (Ll'c), Jésuite, né à Noyon en 1644, fit vœu en 1678, et se livra à la prédication. 11 mourut à Paris le 5 avril 1716. Ses ouvrages ascétiques sont : 1* Exercices de piété pour les associés à Fadoration perpétuelle du Saint-Sacrement y Paris, léOO, in-12 ; — 2* Conduite pour communier saintementy 1704, in-12; — La dévotion à Notre- Seigneur Jésus -CfCrist dans V Eucharistie y Paris, 1706, 2 vol. in.-12.

VAUGE (Gilles), prAtro de l'Oratoire, né à Béric, au diocèse de Vannes, enseigna les humanités avec distinction, puis la théologie au séminaire de Grenoble. Il mourut dans un âge fort avancé à Lyon, en 1739. Ses ou-

vrages ^ascétiques sont : 1° Le Directeur des veTtus.

ia-12; —S* Traité de la cliarité selon saint Paul 1711, in-12.

VERTU. — Les habitudes provenant d'actes fréquents et engendrées par les règles humaines conformes aux bonnes mœurs, sont appelées vertus, La vertu est donc une habiluae par laquelle l'homme devient bon et ses œuvres bonnes (64), et Vacte de vertu est un acte vital par lequel l'homme, dirigé par la droite raison, ne s'écarte du bien ni par excès ni par défaut ; et remplissant toutes ses obliçatiens, graves ou légères, absolues ou conditionnelles, fait en toute occasion ce qui est juste ou plus juste.

Si l'acte de vertu est réglé par la seule lumière de la raison, la vertu sera no/wre/Zi? ou acguiscy et s'il est réglé parla lumière do la foi, la vertu sera surnaturelle owinfuse.

Il est un autre genre de vertu nommée intellectuelle : c'est celle qui perfectionne l'homme dans la connaissance du vrai. Tels sont* l'art, la science, la prudence, la sagesse, Tintelligence, auxquels quelques-uns ajoutent la foi, Topinion et le doute. Il y a encore la vertu de volonté y (Jui perfectionne la volonté et les mœurs et les dirige vers Thonnête. D'autres vertus sont infuses : ce sent celles que Dieu fait descendre en nous, lorsque nous pouvons les acquérir naturellement par la fréquence des actes, ou quant à l'entité, si elles sont entitivement surnaturelles, [et qu'elles tendent à Dieu i ar une lumière et un motif surnaturels. Les vertu» infuses quant à Tentité sont les vertus théologioues. Les autres, qui peuvent s'acquérir par la fréquence des actes , sont appelées vertus morales ; ce n'est pas i|ue les vertus théologiques jie soient aussi morales; car elles le sont d'autant plus qu'elles donnent aux mœurs une direction beaucoup plus parfaite; mais on les appelle théologiques, afin qu'elles aient une dénomination particulière, comme étant les plus nobles des

âmes pénitentes y 2 vol. in-12 ; —2* un Traité de V Espérance chrétienncy in-12;— 3MeÇa//shisme de Grenoble. Le P. Vauge était rempli de vertus et de lumières.

VENETO (Jean), Chartreux, qui vivait au XV* siècle, est auteur des ouvrages suivants : 1" Nosce teipsum; — 2' De patientia et humi- Htate liber unus ; —3" Spéculum morientium; — i' Corona senum; — o" Sermones varii; — ft* Epistolœ variœ.

VERNACiE (Etienne-François), né à Paris en 1652, embrassa l'état ecclésiastique, fut vicaire dé Saint -Nicolas des Champs pendant plus de quarante ans, et se distingua par son zèle et par sa piété. Il mourut le 12 octobre 1723, après une vie toute consacrée aux bonnes œuvres. On a de lui : V Nouvel- /es réflexionsy ou Sentences et maximes morales ei pratiques y^ etc, y 1691, in-12;— 2* Pensées chrétienneSy tirées des Saints Pires , pour tous les jours de Vannécy Paris, 1717,

f6i) Oo ane habitude qui facilite ci incline à produire des actes moralement bons et honnêtes, ou epÀn, selon S. Augustin, une bonne qualité de resprit

Les vertus théologiques sont celles qui ont Dieu pour objet matériel premier, et sa divine perfection pour objet formel. Ces vertus sont au nombre de trois : la} foi, l'espérance et la charité. La foi regarde Dieu comme la vérité première ; Tespérance comme notre béatitude, et la charité comme le souverain bien. Vous qui craignez Dieuy

croyez en lui , espérez en lui. ...y aimez-le.

Ces vertus sont appelées théologiques, nonseulement parce qu'elles ont Dieu pour objet })articulier, mais encore parce qu'elles transbrment, pour ainsi dire,Vhomme en Dieu et le rendent divin, ou parce qu'elles nous viennent de Dieu seul, ou enfin parce qu'el • Les ne nous ont été transmises que par la seule révélation divine dans l'Ecriture sainte,, et qu'elles avaient été inconnues aux philosopnes. En effet, c'est par la foi que nous connaissons Dieu comme notre fin surnaturelle ; c'est par l'espérance que nous aspirons

par laquilU nous nous conduisons bien et nous évitons le mal, et que Dieu offère en nous sims notre concours^ (U n Delib. arbit,)

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