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FORCE ÉLECTROMOTRICE

millionième partie de la force d'un Daniell. On se sert généralement de Tunité pratique, le volt^ qui vaut iO^ unités absolues; c'est la différence de potentiel qui donne un courant d'un ampère dans un circuit dont la résistance égale un ohm.

Force électromotrice de polarisation. — Yoy. Polarisation.

Mesure des forces électromotrices. — Le procédé le plus simple consiste dans l'emploi des voltmètres (Voy. ce mot) qui donnent la force électromotrice en valeur absolue. Mais ces instruments conviennent surtout aux usages industriels.

Méthode de Végale déviation. — La table de mesures de M. Desruelles, décrite plus loin (Voy. Pont de Wheatstone et Résistance), peut servir à mesurer rapidement la force électromotrice d'une pile. On prend un couple étalon Desruelles, dont la force électromotrice est, d'après l'auteur, exactement égale à 1 volt, et l'on achève le circuit avec un galvanomètre et un nombre de bobines convenable pour que la résistance totale soit exactement 1000 ohms. L'intensité est, en ampères :

On remplace la pile étalon par l'élément étudié dont la force électromotrice est !+>. Pour ramener la déviation à la même valeur, il faut ajouter une résistance égale à 1000 X. Donc le nombre d'ohms introduit indique le nombre de millièmes qu'il faut ajouter à 1 pour avoir la force électromotrice cherchée. On opérera de même si cette force est plus petite que 1 .

Méthode de M. Latimer-Clark. — La méthode suivante, due à M. Latimer-Clark, donne plus

Fig. 357. — Méthode de M. Lalimer-Clark.

de précision. La pile P, dont on cherche la force électromotrice, est reliée à une boussole des tangentes B et à un galvanomètre G (fig. 357).

Une pile auxiliaire P' est placée de façon que son courant traverse la boussole dans le même sens que le premier et le galvanomètre en sens contraire. A l'aide du rhéostat R, on fait varier l'intensité de la seconde pile jusqu'à ce que le galvanomètre G soit au zéro, et l'on note l'intensité I donnée par la boussole B. L'intensité est nulle dans toute la portion APGG. Si R est la résistance de la boussole et Ë la force électromotrice cherchée, on a, en appliquant au circuit PABCG l'une des lois des courants dérivés (Voy. ce mot).

Si I et R sont exprimées en unités absolues, E le sera également. Le fil qui contient la pile P n'étant parcouru par aucun courant, cette pile ne s'use pas et ne risque pas de s'affaiblir ; le seul inconvénient est la nécessité d'étalonner exactement la boussole.

Méthodes d'opposition. — Une méthode souvent employée consiste à opposer la pile considérée à un étalon de force électromotrice connue, de sorte que leurs courants traversent en sens contraire un circuit contenant un galvanomètre; on amène cet instrument au zéro en modifiant la résistance d'une manière convenable.

On a donné à cette méthode différentes dispositions ; la plus commode esjt celle de Poggendorff, modifiée par M. Bosscha. Soient P et F (fig. 338) la pile et l'étalon, montés en

Fig. 358. — MéUiode d'opposition.

Opposition, G un galvanomètre. On place en A une dérivation contenant un rhéostat R et un rhéocorde de Pouillet T ; un autre rhéocorde est en T'. Au point de croisement M est une clef de Morse, sur laquelle on appuie pour faire passer le courant et voir si le galvanomètre est dévié. On règle le rhéostat R pour amener le galvanomètre au zéro. Soient R et r les résistances de AP'GM et de la dérivation ARM, E et E' les forces électromotrices des piles P

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