‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 123 sur 310 · FORCE ÉLECTROMOTRICE · texte numérisé non relu

FORCE ÉLECTROMOTRICE

et P' ; on a, en appliquant les lois des courants dérivés aux circuits FARMP' et PARMGP.

ot

E' = (RH-r)I

E = lr

car, pour ce dernier, Tintensité est nulle dans la portion MGPA. D'où

Supposons maintenant qu'on ajoute en T et T', à l'aide des rhéocordes, des résistances a et 6, telles que le galvanomètre soit encore au zéro ; on aura de même

et

E' = ^RH-;'-f-aH-6)r

D'où

En combinant avec l'équation (1), il vient

11 suffit donc de lire, sur les rbéocordes, les résistances a et 6. Remarquons que E doit être inférieure à la force E' de l'étalon ; on emploie, s'il le faut, plusieurs éléments de ce dernier montés en série.

L'étalon employé d'ordinaire est la pile Latimer Clark (Voy. Pile Étalon), dont la force est parfaitement constante et varie peu avec la température. Le galvanomètre G doit être très sensible ; on emploie ordinairement un galvanomètre Thomson à réflexion, non astatique, dont la règle divisée est placée en face de l'observateur.

Mesure par V électromètre, — Dans toutes les méthodes de réduction au zéro, comme la précédente, on peut remplacer le galvanomètre par un électromètre sensible, par exemple Télectromètre capillaire. L'intensité étant nulle dans le (il qui contient l'instrument, il est clair qu'on ne change rien en coupant ce fil pour y introduire l'électromètre ; on amène le ménisque mercuriel à être tangent au fil horizontal da réticule.

L'électromètre capillaire peut même senir à déterminer directement les forces électromotrices. Si la force à déterminer est inférieure

à -r Daniell, on attache le pôle négatif au fil a,

le pôle positif au fil p, et l'on observe le déplacement du ménisque. S'il est de n divisions, la n

force électromotrice est

Daniell, car cha-

que division correspond à j^ DanieU.

Si la force à mesurer est comprise entre —

et 1 Daniell, on opère de même, mais on ramène le ménisque au zéro à Taide de la manivelle Y ; on lit au manomètre la valeur de la pression et l'on cherche dans la table la force électromotrice correspondante (Voy. Ëlectro-

XÈTRE capillaire).

Enfin si la force électromotriée est supérieure à i Daniell, il convient de lui opposer un ou plusieurs éléments étalons, de façon à n'avoir

à mesurer qu'une force inférieure à - Daniell.

En effet, au-dessus de 0,9 Daniell, la sensibilité de l'électromètre va en décroissant.

Mesure à Vaide des conilensateurs, — On peut encore mesurer la force électromotrice d'une pile en s*en servant pour charger un condensateur, puis répétant la même opération avec un couple étalon. La table de mesures décrite plus loin (Voy. Mesitres) peut servir à cette détermination. On charge le condensateur avec la pile étudiée de force électromotrice E, puis on la décharge à travers le galvanomètre qui indique une déviation a. On opère de même avec la pile étalon de force E', qui donne une déviation «'

sio a'

Si les angles sont très petits, on peut écrire

La disposition est celle de la figure 186, et l'on agit comme pour la mesure des capacités; mais on attache successivement les deux piles à comparer aux bornes a et 6 du commutateur multiple. Si les déviations a et a! sont trop grandes, on peut les réduire en shuntant le galvanomètre.

Enfin nous décrivons plus loin d'autres appareils (Voy. Potentiomètre), qui peuvent servir à mesurer les forces électromotrices.

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