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FOUR OU FOURNEAU ÉLECTRIQUE. — FREIN ÉLECTRIQUE

habitation, Tune des vitres de la fenêtre d «ne pièce située au premier étage fut percée d'un trou étoile, et, au moment de l'apparition de Téclair, on constata l'irruption brusque d'une f^rande masse d'eau qui parut provenir de la surface du sol, s'éleva sous forme de jet vers le plafond et inonda toute la pièce (fig. 359). Ce fait, observé par plusieurs témoins, parait hors de doute.

« En 1884, M»« Aucher, qui habitait près de

Fig. 360. — Bélier hydro-éleclrique.

Blois le château de la Sistière, muni de cinq paratonnerres, qui subissent de fréquentes visites de la foudre, a vu de son perron, au moment où un orage éclatait, se produire un éclair accompagné d'un violent coup de tonnerre. La foudre parut tomber sur le paratonnerre de l'une des tourelles et, en môme temps, M"»« Aucher vit jaillir, à la surface d'un étang situé à une certaine distance, mais en communication avec les chaînes des paratonnerres, un jet d'eau très fin qui s'éleva à une assez grande hauteur. » (G. Planté, loc. cit.)

G. Planté a obtenu, au moyen de sa machine rhéostatique, des effets mécaniques tout à fait analogues. Ainsi, en faisant arriver les deux électrodes de la machine rhéostatique de quantilé dans l'eau salée, il vit se former un véritable jet d'eau continu (fig. 360), formé de gouttelettes extrépiement fines, qui s'éievaient à plus de 1 mètre de hauteur.

i FOUR OU FOURNEAU ÉLECTRIQUE. — Voy.

I Électro-métallurgie (préparation de l'aluminium).

FRANKLINISATION. — Nom par lequel on désigne parfois, en médecine, i'électrisation par l'électricité statique. (Voy. Électrothérapie.)

Les machines employées à la franklinisation doivent posséder une certaine puissance. On se sert ordinairement de la machine Carré, qui craint peu l'humidité ; la machine Winschurst nous parait supérieure à ce point de vue.

Les accessoires nécessaires sont un bon tabouret isolant et quelques excitateurs (Voy. ce mot).

Il est bon de commencer Tapplication par le bain électrique, et de recourir ensuite à l'emploi des autres procédés, souffle, étincelle, seulement après avoir essayé la sensibilité du sujet.

FRAPPEUR DE CADENCE. — Organe du manipulateur du télégraphe à transmission multiple de Baudot.

FREIN ÉLECTRIQUE. — Frein dont la manœuvre se fait, au moins en partie, par l'électricité. On peut diviser les freins électriques en freins exclusivement électriques, et freins aéroélectriques. Les premiers n'utilisent d'ordinaire Télectricité que pour produire le déclenchement de certains organes ; on a essayé dans quelques modèles d'emprunter au courant au moins une partie de l'énergie nécessaire pour enrayer les roues ; ces systèmes, que nous décrivons à la fin de cet article, ne sont pas encore entrés dans la pratique.

Nous empruntons la description des principaux systèmes à un rapport de MM. Sartiaux et Weissenbruch au Congrès international des chemins de fer en 1889.

Freins électriqaes à embrayage. — M. Achard a fait expérimenter, en 1869, un frein dans lequel l'attraction d'un électro-aimant met en mouvement les chaînes destinées à produire le serrage. Cet appareil, modifié plusieurs fois par l'auteur, se compose aujourd'hui d'un électro-aimant cylindrique AA (fig. 361), pouvant tourner autour de son axe et suspendu comme un pendule en face de l'essieu du véhicule. Les surfaces polaires mn débordent la bobine à

FREIN ÉLECTRIQUE

chaque extrémité, et, lorsque le courant passe, viennent s'appuyer comme des poulies de friction contre une frette annulaire calée sur Tessieu et servant d*armature. Le milieu du noyau sert de treuil à la chaîne B du frein. L'appareil est commandé par une dynamo Gramme placée sur la locomotive et actionnée directement par un moteur Brotherood. Quand on lance le cou-

rant, les pièces polaires mn viennent se coller sur Tessieu, qui les entraine dans sa rotation; la chaîne B s'enroule et soulève le levier C, qui commande le frein.

La chaîne qui actionne le levier G passant sur deux poulies de renvoi indépendantes des bielles de suspension, celles-ci reviennent d'ellesmêmes dans leur position verticale et le frein

Fig. 361. — Frein Achard, dernier modèle.

se desserre, dès que le courant cesse de passer et que les pièces polaires cessent d'être aimantées. Si on diminue seulement l'intensité du courant, en ouvrant plus ou moins le robinet de prise de vapeur du moteur Brotherood, on peut modérer le serrage, qui est presque proportionnel à l'attraction magnétique de l'électroaimant.

Le frein Achard, essayé sur le réseau de l'État français, a été placé le premier sous le rapport

de l'instantanéité de l'arrêt, de la rapidité du desserrage, et de la modérabilité. L'usure des frettes de friction serait seulement de 1,25 millimètre par an.

Pour avertir le mécanicien de tout dérangement dans la transmission électrique, M. Achard a imaginé un avertisseur qui fonctionne par l'interruption du courant parcourant un troisième fil et mettant en action soit une sonnerie spéciale, soit le sifflet du mécanicien. Le cou-

FREIN ÉLECTRIQUE

rant permanent du circuit des avertisseurs est emprunté à la dynamo, qu'on fait tourner constamment à quarante ou cinquante tours par minute.

Les autres freins électriques sont encore, pour ainsi dire, dans la période d'essai. Le frein Park est formé d'une bielle mise en mouvement par un excentrique monté sur l'essieu d'un véhicule, et dont l'extrémité peut, au moyen d'un cliquet, s'engager entre les dents d'un ro- | chet, sur le pourtour d'un tambour en fonte | placé sur le côté inférieur de la solive du milieu i du véhicule, et qui sert de treuil aux chaînes I du frein. Le courant agit sur le cliquet de la | bielle et produit l'embrayage du tambour. Ln second cliquet empêche le tambour de tourner en sens contraire quand le premier, mû par la bielle d'excentrique, retourne en arrière dans son mouvement alternatif. Quand le courant est interrompu, le premier cliquet cesse d'agir, mais le second maintient le frein serré. Pour le desserrer, on envoie un courant dans un second circuit, afin que le second cliquet cesse d'être en prise avec les dents du rochet. Le frein Gard et le frein Waldumer sont fondés sur le principe suivant. On lance un courant électrique qui, sous chaque véhicule, force deux tambours à embrayer l'un avec l'autre. L'un de ces tambours reçoit d'un des essieux, par une chaîne sans fin, un mouvement de rotation continu; l'autre porte la chaîne du frein. Quand l'embrayage se produit, ce dernier se met à tourner, et la chaîne s'enroule et applique le frein. Le frein Gard est mù par deux accumulateurs placés en opposition, l'un en tète du train, l'autre en queue. Le frein Waldumer est exci té par une dynamo en série à anneau Gramme, placée sur la machine et mise en marche par un moteur à trois cylindres, alimenté par la vapeur de la locomotive.

Le frein Widdifield et Bowman est encore uni frein exclusivement électrique.

Freins aéro-électriques. — M. Westinghouse avait ajouté à son frein ordinaire trois valves électriques permettant à Tair comprimé de la conduite générale de s'échapper plus rapidement que lorsqu'il n'a d'autre issue que le robinet du mécanicien. Ge système, qui s'est montré supérieur à la disposition ordinaire pour l'arrêt des trains longs, a été abandonné par son auteur, qui est revenu aux procédés non électriques. M. Eamesa également modifié son frein ordinaire en appliquant à chaque véhicule un orifice qui s'ouvre électriquement, et par lequel l'air rentre dans la conduite générale pour produire

le serrage, au lieu de rentrer uniquement par la valve de la machine.

Enfin, dans le frein Garpenter, chacun des distributeurs est actionné directement par l'électricité. Ghaque distributeur se compose de deux valves : l'une, manœuvrée à volonté par Télectricité ou par l'air de la conduite générale, serre les freins en admettant Tair comprimé du réservoir auxiliaire au cylindre du frein; l'autre, manœuvrée uniquement par l'électricité, desserre les freins. La valve de serrage n'entre en jeu d'elle-même que dans le cas d'un accident ou d'une rupture d'attelage. Le courant est fourni par un petit accumulateur Julien, placé sur la machine. Le conducteur est à deux fils isolés et le retour se fait par le métal de la conduite générale.

Déclenchement éleclro- automatique du frein continu à vide, — Nous signalerons enfin la disposition employée par la Compagnie du Nord pour déclencher automatiquement le frein continu à vide, lorsqu'un train vient à franchir sans s'arrêter, par inadvertance ou en temps de brouillard ou pour toute autre cause, un disque mis à l'arrêt absolu.

Ge système a remplacé le sifflet électro-automoteur. L'appareil, qui figurait à l'Exposition de 1889, était installé à cette époque sur 789 machines; 1000 disques environ étaient munis du contact Ùj^e servant à actionner l'appareil, et qu'on nomme crocodile.

L'appareil, de déclenchement, étudié par MM. E. Delebecque, Lartigue et Bandérali, comprend un électro-aimant Hughes, maintenant en contact une armature de fer, qu'un puissant I ressort antagoniste tend & séparer de ses pôles. Si un courant de sens convenable désaimante ! rélectro, l'armature, devenue libre, obéit au ! ressort. Gelte armature est fixée à l'extrémité d'un levier repoussé en son milieu par un ressort antagoniste, et articulé à une tige dont l'extrémité sort de la boite et accomplit, au moment du passage du courant, un parcours de i centimètre avec une force de 4 kilogrammes environ. L'appareil mécanique du déclenchement se I compose d'une fourchette portant un plan incliné, qui soutient le levier de la valve d'entrée de la vapeur dans l'éjecteur du frein à vide; la fourchette est maintenue par une tige horizontale appuyée, à l'autre extrémité, contre un buttoir. Le mouvement vertical de la tige de la boite de déclenchement entraîne la tige horizontale au-delà de son buttoir et permet à la fourchette de déclencher le levier de la valve à vapeur, qui s'ouvre alors et serre le frein.

FREIN ELECTRIQUE

Les deux sorties du fil de réIectro«aimant sont reliées, Tune à la terre par les pièces métalliques de la machine, les roues et les rails, et Tautre à une brosse métallique isolée, formée d'un faisceau de fils de bronze et placée sous la machine, dans Taxe de la voie, à quelques centimètres an-dessus du niveau des rails. Lorsque le train franchit un disque mis à l'arrêt, le cro-

codile communique avec le pôle positif d'une pile, dont l'autre pôle est au sol ; la brosse, en frottant sur le crocodile, ferme le circuit, et le courant passe dans l'électro-aimant.

L'appareil de déclenchement permet aussi de mettre le frein sous la dépendance du chef de train. Dans ce but, on a prolongé jusqu'à la machine la communication électrique Prud-

Fig. 36i. — Frein Siemens el Bootby.

homme existant sur le train (Voy. Intercommunication), et on a installé, dans chaque fourgon, un commutateur spécial permettant d'envoyer dans l'électro-aimant de l'appareil de déclenchement électrique un courant de sens convenable pris sur la pile des sonneries du train.

Freins électriques à action directe. — Les appareils précédents utilisent un courant de faible intensité et de faible voltage, qui a seulement pour but le déclenchement de certains

organes. Quelques inventeurs ont cherché à appliquer aux freins le principe de la transmission électrique de l'énergie, en empruntant à un courant de haute tension tout ou partie de l'énergie nécessaire pour enrayer les roues. On a même tenté sans succès d'employer des électro-aimants dont les pôles adhéreraient aux bandages ou aux rails.

Le frein Sigmund von Sawiczeski, qui produit le freinage par l'action directe d'électro-

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