HORTICULTURE ÉLECTRIQUE
en T s'incline et abandonne Tun des rouages, qui tourne pendant 15 secondes. Au bout de ce temps, le levier L, remontant sur la roue A, vient arrêter le volant en mouvement et dégage Tautre pendant les 15 secondes suivantes. La poulie P tourne donc pendant 1 5 secondes dans un sens, et pendant les 15 secondes
suivantes en sens contraire. Si le premier mouvement a fait descendre le pendule additionnel d'une certaine quantité, le second J'a t'ait remonter d'une quantité égale, et l'horloge n'est pas déréglée.
Si l'horloge est en relard, l'entaille de A rencontre le levier L un certain temps après l'é-
Fig. 409. — Horloge do l'Hôtel de Ville de Paris, construite par la maison Henry I^pautc.
mission du courant ; l'un des rouages tourne plus longtemps que l'autre, et le pendule additionnel remonte plus qu'il ne descend, ce qui fait avancer l'horloge. L'effet inverse se produit si l'horloge avance.
L'horloge de l'Hôtel de Ville est pourvue en outre d'un distributeur électrique qui envoie toutes les 30 secondes un courant dans un certain nombre de cadrans récepteurs placés à distance; un autre distributeur envoie toutes
les heures un courant destiné à remettre à l'heure d'autres horloges. Enfin l'horloge transmet l'heure au cadran extérieur de l'Hôtel de Ville. Au-dessus du mouvement est placé un globe terrestre orienté suivant l'axe du monde et qui fait connaître l'heure d'un point quelconque de la terre.
HORTICULTURE ÉLECTRIQUE. - M. W. Siemens a reconnu que la lumière électrique est efficace pour produire de la chlorophylle dans
HORLOGE ÉLECTRIQUE
M» • TmM
Fig. 410. — Détail» du mécanisme de l'iiorlogc do l'Hùtel de Ville (Henry Lepaule)
HYDRO-ÉLECTRIQUE ((Phénomène). — HYSTÉROMÈTRE.
feuilles des plantes et avancer leur croisée. Il y aurait donc avantage h soumettre
plantes pendant le jour à la lumière ,ire, pendant la nuit à la lumière électrique, utilisant des sources naturelles d'énergie, les is pourraient être modérés. Des expériences ilogues ont été faites à l'exposition de 1881. [TDRO-ÉLEGTRIQUE (Phénomène). — Imita- 1 des principaux phénomènes électriques et gné tiques, faite par M. Bjerkness et par Decharme à Taide de Teau.
lydro- électrique (Pile). — Pile dans laquelle ectricité est due à Taction chimique d'un uide sur un métal.
ITDROGfiNE ÉLEGTROLYTIQUE. — Hydrone obtenu par Télectrolyse de l'eau.
aTDROMÉTROGRAPHE. — Appareil indiant les variations du niveau d'eau. Il se comse d'un flotteur dont les mouvements sont insmis à un cylindre isolant qui tourne auiir de son axe, et porte sur sa circonférence
petites saillies métalliques de différentes ligueurs. Pendant la rotation, ces saillies nconirent succsssivement une pointe métal- {ues; ce contact envoie dans un récepteur légraphique de Morse un courant dont la irée est proportionnelle à la longueur des illies métalliques. On obtient ainsi des points >ur indiquer les centimètres, de petits traits »iir les décimètres et des traits plus longs >ur les mètres.
EYDROPHONE. — Appareil téléphonique apiqué par M. Pares d'Altona à la recherche des lites dans les conduites d'eau. On promène auessus de la conduite un cylindre vertical, )rmé d'une substance élastique, conduisant ien le son, et sur le haut duquel est fixé un licrophone. Le circuit comprend en outre une ile sèche, un récepteur téléphonique et un inerrupteur analogue à un bouton de sonnerie.
HTDROSTATIMÈTRE. — Indicateur de niveau d'eau. L'eau produit un courant positif en montant et négatif en descendant ; ces courants font mouvoir une aiguiUe dans un sens ou dans l'autre.
HTPNOSGOPE. — Aimant ayant la forme d'un tube cylindrique fendu suivant une génératrice, et employé par le D' Ochorowicz pour mesurer la sensibilité hypnotique (Ûg. 411). D'après
Fig. 411. — 11} pnoscope.
M. Ochorowicz, cette sensibilité serait en quelque sorte proportionnelle à l'action de l'aimant. Le sujet place le doigt pendant deux minutes dans l'aimant, de manière a toucher à la fois les deux pôles. Environ 30 personnes sur cent éprouvent des effets plus au moins intenses.
HYPNOTISME. — En faisant passer des courants voltaîques ou faradiques d'une main à l'autre chez un sujet hypnotisé, on peut quelquefois faire cesser immédiatement le sommeil et la catalepsie.
Par l'action d'un aimant, le D' Gharcot a pu faire passer d'un côté du corps à l'autre un état d'hypnose unilatéral ou d'hypnose bilatérale de caractère différent pour chaque côté.
HYSTÉRÉSIS. ^ Nom donné par M. Eving à la propriété du fer doux par suite de laquelle l'aimantation ne dépend pas seulement de la valeur actuelle du champ, mais aussi des actions magnétisantes subies antérieurement.
HYSTÉROMÈTRE. — Excitateur employé
Fig. 412. — Hystéromèlrc.
3ar le D"" Apostoli pour Télectrolyse de l'utérus, fig. 412) et qui se compose d'une tige de plaine, protégée sur une partie de sa longueur ràv un manchon isolant et destinée à être introduite dans la cavité utérine. Cette tige communique le plus souvent avec le pôle positif de [a pile. Le pôle négatif est relié avec une large
plaque de terre glaise appliquée sur les parois abdominales. Ces deux électrodes étant en place, on fait passer sans secousse un courant assez fort, pouvant s'élever à 100, 200 et même 250 milliampères. Cette méthode a été appliquée en particulier au traitement des fibromes utérins.
IDIOÉLECTRIQUE. — INCANDESCENCE.
IDIOÊLECTRIQinB. — Nom sous lequel on désignait autrefois les corps qui s'électrisent par le frottement, et qu'on nomme aujourd'hui isolants ou diélectriques.
IDI08TATIQUE. — Se dit de la méthode de mesure des potentiels par Télectromètre absolu.
IMAGE £LECTRIQUE. — Syn. de figure électrique. (Voy. Figures de Lichtenberg et Figures
RORIQt'ES.)
IMPRESSION PAR LÉLEGTRICITÉ. — M.
Boudet de Paris place sur une feuille d'étain une lame de verre, puis une médaille enduite de plombagine ; on peut aussi interposer entre le verre et la pièce un morceau de toile ou de bois. Eu chargeant ce petit condensateur avec une machine de Yoss et le déchargeant ensuite, on constate que la plombagine a été transportée par le courant sur Tétoffe ou sur le bois et y produit une image très une de Tobjet métallique. En remplaçant la plaque de verre par une glace au gélatino-bromure d'argent et en supprimant TétolTe, on obtient de la même manière la photographie de la médaille.
INCANDESCENCE. — Éclairage par un filament de substance réfractaire et de grande résistance porté ix une température élevée. Si R est la résistance du filament, 1 l'intensité du courant, Ténergie absorbée par ce conducteur en un temps t est
RI>^ et la quanlilé de chaleur dégagée est
J étant l'équivalent mécanique 4,17. En appelant I la différence de potentiel entre les deux bouts du filament, on peut écrire encore
Q-'Ji.
ir
Enfin on sait qu'un courant d'intensité I débite I coulombs par seconde; It représente
donc le nombre C de coulombs qui ont traversé l'appareil en ce temps et Ton a
En une seconde, la quantité de chaleur dégagée est
d Ci
Il est évident que Ion obtiendra, toutes choses égales d'ailleurs, une élévation de température et par suite un pouvoir éclairant d'autant plus considérable que la chaleur dégagée en une seconde sera plus grande : il y aura donc intérêt à augmenter le produit li. C'est pourquoi Ton appelle puissance d'une lampe à incandescence le produit de la différence de potentiel en volts aux deux extrémités du filament par l'intensité du courant en ampères. Cette puissance est exprimée en voU-ampères ou watts.
Il résulte de là qu'on connaît la puissance d'une lampe électrique lorsqu*on a déterminé l'intensité du courant qui lui convient, et la différence de potentiel qui existe entre ses extrémités lorsqu'elle est parcourue par ce courant. Remarquons du reste que la connaissance de l'intensité et de la résistance de la lampe permettent de calculer facilement la différence de potentiel.
Les équations (1) et (2) permettent de calculer la température atteinte par un filament de résistance connue dans des conditions déterminées. Il y a d'ailleurs avantage à élever autant que possible cette température, car, en passant par exemple de 1000 à 1200oC., le pouvoir éclairant augmente dans le rapport de i à 40.
Influence de la nature du conducteur. — Pour qu'un conducteur présente une résistance suffisante et qu'il s'échauffe facilement, il convient évidemment qu'il soit d'un faible diamètre. Les métaux et le charbon sont les conducteurs employés d'ordinaire, et peuvent se prêter à cette condition : on a construit tout d'abord des lampes à incandescence à filament de charbon ou de platine, mais ce dernier n'a pas tardé à être abandonné, car le charbon présente sur