INCANDESCENCE
i de nombreux avantages. Il est infusible, ndis que le platine en ûl fin fond assez facileent. Il est moins conducteur, de sorte qu'à {alité de dimensions et d'intensité il dégage 16 plus grande quantité de chaleur. Il a une us faible chaleur spécifique et par conséquent échauffe davantage pour une même quantité î chaleur. Enfin, à la même température, il un plus grand pouvoir rayonnant et pab suite est plus lumineux que le platine. L'iridium le platine-iridium ont aussi été essayés sans us de succès que le premier métal.
Les charbons employés aujourd'hui sont méralement d'origine végétale : on les porte ans des moules à une haute température pour is rendre plus solides et moins combustibles, ious indiquerons, à l'article Lampe, les j)arties rincipales de cette fabrication.
Dimensions des filaments de charbon, — Le dialètre des filaments de charbon employés varie 'un système à l'autre : il doit dépendre en fîet de la résistance du filament, qui varie Ile-même avec sa nature, et de l'éclat lumieux qu'on veut obtenir pour une intensité de curant donnée. La forme ronde est généralelent préférée à la forme carrée, parce qu'à ^alité de surface extérieure elle offre une plus rande résistance. Quant à la longueur, elle ugraente évidemment avec l'intensité lumieuse que doit donner la lampe.
Les filaments des lampes Edison présentent ne section de 0,3 mm, sur 0,1 mm. et une Ionueur de 110 millimètres pour une intensité le 10 bougies et de 125 millimètres pour une ntensilé de 16 bougies. Ceux des lampes laxim de 16 bougies ont une longueur de 4 3 millimètres et une section de 0,5 mm. sur millimètre. On peut conserver le même éclaiement en faisant varier la longueur et la secion, pourvu que la surface extérieure reste ionstante. Les charbons minces et longs sont ividemment plus exposés à la rupture.
Ordinairement il est préférable, à égalité l'intensité lumineuse, de diminuer l'intensité 3t d'augmenter la différence de potentiel, car, orsqu'on double l'intensité, il faut quadrupler a section des conducteurs. Les équations (1) et [2) montrent qu'il faut alors augmenter la résistance des lampes.
Les lampes à faible résistance ne sont avantageuses que montées en série; mais il faut alors mettre en dérivation sur chaque lampe une résistance équivalente qui entre automatiquement dans le circuit quand la lampe s'éteint ; il n'existe actuellement qu'un très petit nom-
bre de systèmes de lampes à faible résistance, notamment les systèmes Bernstein et Heisler.
Incandescence dans Vair et dans le vide. — Seule parmi toutes les lumières artificielles, la lumière électrique n'est pas due à une combustion, mais seulement à une forte élévation de température; elle n*a donc aucun besoin de contact de l'air et peut se produire aussi bien dans un gaz inerte et même dans le vide. On a fait cependant des lampes à incandescence dans l'air libre. Mais dans ce cas le charbon, porté à une haute température, brûle rapidement, et il devient indispensable, si l'on veut avoir de la lumière pendant quelques heures, d'employer des baguettes d'une assez grande longueur et d'un diamètre assez fort. De là la nécessité de se servir d'appareils compliqués et de renouveler souvent les charbons. Ces difficultés ont fait abandonner complètement l'incandescence à l'air libre.
On a essayé aussi d'enfermer de petites baguettes de charbon dans un gaz inerte, mais il est aussi simple et plus avantageux de les placer dans le vide : c'est ce qu'on fait toujours actuellement. La pression de l'air qui reste
dans ces lampes est inférieure à j^ de milli-
raèlre de mercure à froid et ne dépasse pas —
de millimètre à chaud.
Couleur de la lumière par incandescence, — La lumière émise par les filaments de charbon est riche en radiations rouges et jaunes ; elle est cependant moins rouge que la lumière du gaz, mais elle s'en rapproche beaucoup plus que celle de Tare voltaîque.
Rendement optique des lampes à incandescence. — Nous avons donné plus haut la mesure de l'énergie dépensée dans une lampe sous forme de chaleur, mais la plus grande partie de cette énergie ne donne naissance qu'à des rayons calorifiques obscurs, et l'effet lumineux n'est dû qu'à la plus petite portion. On appelle rendement optique le rapport entre la quantité d'énergie transformée en radiations lumineuses et la quantité totale dépensée dans la lampe. Ce rendement varie évidemment avec la nature et la préparation du filament : il est du reste toujours très faible et compris entre 4 et 6 p. 100. Malgré sa faible valeur, il est encore plus grand que celui des autres sources artificielles : ainsi le rendement d'une flamme de gaz est de 4 p. 100, celui d'une lampe à huile 3 p. 100. L'arc voltaîque est la source qui donne le rendement le plus élevé, car il est égal à 10 p. 100.