INCENDIES PAR L'ÉLECTRICITÉ. — INCLINAISON
Durée des lampes à incandescence. — La durée moyenne des lampes dans Tétat actuel de leur fabrication est d'environ mille heures, pourvu que la marche soit bien régulière et qu'on ne dépasse pas le nombre de volts indiqué. Si Ton n'observe pas ces conditions, la limite peut se trouver abaissée dans une proportion plus ou moins considérable. Il est évident que la durée dépend aussi de la nature du filament et de son mode de préparation.
Nous décrirons à l'article Lampe les divers systèmes d'éclairage fondés sur Tincandescence.
INCENDIES PAR L'ÉLECTRICITÉ. — Puisque Télectricité peut être employée utilement comme procédé de chauffage, il est évident qu'elle peut dans certains cas occasionner des incendies et qu'on doit toujours, lorsqu'on s'en sert comme force motrice ou comme source de lumière, prendre toutes les précautions indispensables pour empêcher les accidents qui pourraient résulter, soit des lampes elles-mêmes, soit de l'échaufTement exagéré des conducteurs.
M. Mascart a fait récemment à ce sujet d'intéressantes expériences devant la Société de physique. Il a constaté qu'un iil nu de 1,2 mm. appliqué sur une planche, et qui peut conduire normalement un courant de 4 ampères, enflamme le bois seulement lorsqu'il est traversé par un courant très supérieur à 40 ampères. Le globe d'une lampe Cance peut être entouré par une étoffe légère sans y mettre le feu. Mais un vieux décor, contre lequel on avait appliqué une lampe de 300 bougies, se carbonisait au contact du verre et commençait à brûler sans flamme au bout d'une minute et demie. Deux lampes de 32 bougies couvertes de deux couches d'ouate gommée, blanche ou noire, ont éclaté au bout de deux minutes en enflammant l'enveloppe, après distillation et carbonisation préalable des couches d'ouate. On voit par ces expériences que la chaleur transportée par le courant électrique n'est pas une quantité négligeable et qu'on doit dans toutes les installations prendre les précautions nécessaires pour éviter les incendies.
INCLINAISON. — Angle que fait la force terrestre avec sa projection sur le plan horizontal ; c'est donc l'angle que fait avec l'horizontale une aiguille aimantée mobile dans le plan du méridien magnétique. La mesure do l'inclinaison, associée avec celle de la déclinaison, fait connaître la direction du champ terrestre.
Mesure de l'inclinaison, — Cette mesure se fait
au moyen des boussoles d'inclinaison (voy. ce mot), qui consistent essentiellement en une aiguille aimantée, mobile devant un cercle vertical gradué, qui peut tourner lui-même autour de son diamètre vertical, pour se placer dans différents azimuts. Mais, comme on ne sait pas a priori si le cercle est dans le méridien magnétique, on a recours à l'une des méthodes suivantes.
Nous avons démontré plus haut (voy. Champ terrestre) que, si le cercle de la boussole fait un angle a avec le méridien magnétique, l^aiguille fait avec l'horizon un angle i' tel que
colg t' = cotg i CCS o,
i étant l'inclinaison; i' est VincUnaison apparente pour l'azimut a. Si a=0, l'inclinaison apparente t' devient évidemment égale à i ; c'est sa valeur minimum ; elle augmente avec l'angle «, et, pour a=:90<», elle devient égale à 90®; l'aiguille est verticale. De là trois mtéthodes pour déterminer l'inclinaison.
!• On tourne le cercle divisé jusqu'à ce que l'angle t' soit minimum; c'est Tinclinaison. Cette méthode est peu sensible; rinclinaison variant peu dans le voisinage du minimum, il est difficile de trouver exactement cette position.
2<» On tourne le limbe jusqu'à ce que l'aiguille soit verticale; il sufflt de le tourner ensuite de 90<» pour le placer exactement dans le méridien.
3® On détermine l'inclinaison apparente dans un azimut quelconque; on a
cotg i' = cotg i 009 a.
On tourne ensuite le cercle de 90 •: on a une nouvelle valeur
ou
D'où
cotg r = cotg i 008 (a ± 90) cotg i" =■ ±1 cotg i sin a.
ootg2 i' -f- cotg» r = cotg2 I.
Cette dernière méthode est la plus précise.
Quelle que soit la méthode choisie, cette détermination se fait à l'aide de la boussole d'inclinaison de Brunner, ou du cercle de Barrow (voy. ces mots). Le cercle de Fox sert pour les observations en mer. Enfln les magnétomètres servent à étudier les variations de l'inclinaison.
Vanations de l inclinaison. — Lorsqu'on a commencé à observer l'inclinaison, elle était à Paris (1671) de 75«; depuis cette époque, elle a toujours diminué régulièrement ; le !«' janvier
INCLINOMÈTRE. — INDICATEUR ÉLECTRIQUE.
1889 eUe était de 65«13',7. A Londres, où elle était dell^SO' en i576, elle a d'abord augmenté, puis diminué régulièrement.
U résulte de ces données que Téquateur magnétique doit se déplacer d'une façon continue ; mais on ne possède pas d'observations assez nombreuses pour étudier ce déplacement. L'inclinaison subit également des variations annuelles et diurnes. Chaque jour, l'inclinaison est maximum vers huit heures du matin ; elle devient minimum dans la journée et éprouve la nuit une oscillation analogue. L'amplitude de Toscillation diurne ne dépasse guère 4' ou 5'. Les variations qui se produisent d'un mois à un autre sont moins régulières.
Il peut se produire enfln des variations accidentelles. On se sert maintenant, pour étudier toutes ces variations, de magnétomètres enregistreurs (voy. ce mot).
INGIiHIOllfiTRE. — Appareil imaginé par Weber pour déterminer l'inclinaison. Il se compose d'une bobine plate, recouverte de fil isolé et pouvant tourner autour d'un axe généralement horizontal. Si la bobine a une surface S et une résistance R, et qu'on la fasse tourner de 180« dans un champ uniforme d'intensité F, laquan-
2SF tité d'électricité mise en mouvement est -=t-.
Si l'on effectue d'abord la rotation autour
d'un axe vertical, la bobine étant perpendlcu-
laire au méridien, la composante horizontale H du champ terrestre agit seule et l'on a