SH
Si l'on fait une seconde rotation autour d'un axe horizontal, la bobine étant d'abord horizontale, on a
2SZ R
Z étant la composante verticale du champ terrestre.
D'où
en appelant t l'inclinaison.
INDICATEUR ÉLECTRIQUE. - Appareil électrique servant à indiquer les variations d'un phénomène. Les résultats sont tantôt inscrits sur un cylindre, tantôt transmis sur un cadran. Dans le premier cas, l'appareil est un véritable enregistreur. Beaucoup d'indicateurs portent des noms particuliers; ainsi les appareils que nous avons décrits aux articles Avertisseur, Block- SYSTEM, Enregistreur, etc. Nous en indiquerons quelques autres, en commençant par ceux qui sont destinés aux installations électriques.
Indicateur de pôle. — - L'indicateur de pôle de M. Berghausen est destiné à faire connaître le sens d'un courant. €'^t un tube de] verre
Fig. 413. — Indicateur de pôle.
(fig. 413), renfermant un liquide blanc et transparent. Si on l'intercale dans le courant, le fil de platine qui correspond au pôle négatif se couvre aussitôt d'une teinte pourpre, par l'électrolyse du liquide. La substance décomposée se redissout ensuite rapidement, et le liquide reprend sa couleur blanche. La résistance de l'appareil est d'environ 30,000 ohms ; il donne des indications parfaitement apparentes pour une différence de potentiel de 4 volts.
Indicateur de courants alternatifs. — M. £lihh
DlCTIONNAlRB d'ÉLBCTRICITÉ.
Thomson a imaginé, d'après les expériences que nous décrivons plus haut (voy. Électrodynamique) un indicateur de courants alternatifs, formé d'un anneau de cuivre, entouré d'une bobine plate de même hauteur, et pouvant tourner autour d'un de ses diamètres. Un ressort ou un poids tend à le ramener à sa position d'équilibre. Lorsqu'on lance dans la bobine des courants alternatifs, l'anneau tend à se mettre perpendiculairement à la bobine; il tourne donc jusqu'à ce que l'action du poids ou du ressort
INDICATEUR ÉLECTRIQUE
fasse équilibre à Taction électrodynamiqne.
Indicateur de marche. — Sorte de galvanoscope qui permet au conducteur de Téclairage de se rendre compte du fonctionnement des lampes sans s'éloigner du tableau. Cet appareil s'emploie lorsque la salle des machines, dans laquelle on place généralement le tableau, se trouve loin des locaux à éclairer.
L'indicateur Cance est formé d'un électroaimant intercalé dans le circuit, au-dessus duquel est suspendue une aiguille verticale portant à la partie inférieure deux petits cylindres, l'un de fer doux, l'autre de cuivre. Quand le courant ne passe pas, l'index fixé au fléau se tient au zéro du cadran. Quand le courant passe, l'attraction de l'électro sur le cylindre de fer doux fait incliner le fléau de l'index (fig. 414).
Pig. 4i4. — Indicateur de marche (Cance).
Chaque indicateur porte le numéro de la lampe correspondante.
M. Bardon emploie dans ses installations d'éclairage électrique un indicateur formé d'un cadre galvanométrique placé dans le circuit (fig. 415); à l'intérieur est un petit barreau ai-
Fig. 415. — Indicateur de marche (Bardon).
mante, mobile sur pivots, et muni d'un index qui s'arrête devant le mot Éteint quand le circuit est rompu et devant le mot Allumé lorsque le courant passe.
Indicateur de potentiel. — Lorsque le surveillant de la dynamo remplit en même temps d'autres fonctions et qu'il ne peut suivre constamment les indications des voltmètres, il est bon d'employer un appareil qui lui indique par un signal visible ou perceptible à l'ouïe toutes les variations du potentieL
L'appareil suivant (fig. 416) est d'une cons-
Pig. 416. — Indicateur de potentiel avec signal (AUegeaieino Eleklricitëls GeseUschaft, Berlin).
truction robuste, d'un fonctionnement sûr, indépendant des variations de température; il consomme une quantité d'énergie très petite, et donne des signaux perceptibles à grande distance. 11 est formé d'un électrodynamomètre k deux bobines fixes : la bobine mobile, qui est perpendiculaire aux autres, est recouverte comme elles d'un petit nombre de tours de fil
INDICATEUR ÉLECTRIQUE
(le nickeline. Elle porte d'un côté un index long et très fin, oscillant devant un arc de cercle divisé, et en outre deux ressorts minces avec contacts de platine. Lorsque la force électromotrice possède sa valeur normale, les deux ressorts ne touchent à aucun des deux contacts; mais, si elle vient à augmenter ou à diminuer, la rotation de la bobine mobile produit le contact d'un côté ou de Tautre; ce contact ferme un circuit qui contient la sonnette placée du môme côté, et celle-ci se meta tinter. Les sonneries ont des timbres différents. La lampe à incandescence placée au-dessus de Téchelle est reliée avec les sonnettes de façon que celles-ci sont enlevées du circuit au moment où Ton en retire la lampe.
La fusion et le collage des contacts sont évités par Farrangement d'une bobine de f^rande résistance, placée en dérivation, par laquelle l'extra-courant nuisible se décharge sans étincelle lorsqu'on sépare les contacts. Un amortisseur à air énergique empêche la mobilité de la bobine de produire des oscillations nuisibles.
Indicateur on ayertissenr de tension. — Cet appareil sert au même usage que le précédent; il produit un signal acoustique lorsque la différence de potentiel tend à dépasser les limites fixées. Il est formé d'un électro-aimant à fil fin (flg. 417), monté en dérivation sur le circuit à contrôler, et qui attire plus ou moins fortement une armature sollicitée en sens contraire par l'action d'un ressort ; cette armature prend, lorsque la tension est normale, une position d'équilibre entre deux contacts de platine; mais, lorsque la tension est trop faible, elle incline soit du côté de Télectro-aimant, soit du côté du ressort, et vient toucher l'un ou l'autre des deux contacts; elle établit ainsi le passage du courant dans l'une ou l'autre de deux sonneries montées à la partie inférieure de l'appareil. Ces sonneries rendent des sons différents et l'on est ainsi averti, par le fonctionnement de l'une ou de l'autre, d'un excédent ou d'un manque de tension.
Les contacts en platine entre lesquels oscille la lame sont fixés sur des vis, de façon à rendre réglable à volonté la sensibilité de l'appareil. Une lampe à incandescence montée sur l'avertisseur permet de juger par son intensité lumineuse de celle des lampes qu'on désire contrôler. Enfin un petit interrupteur fixé sur
l'enveloppe de l'appareil permet de le brancher sur le circuit ou d'arrêter son fonctionnement.
Indicatenr téléphoniqne. — Appareil indiquant aux employés du téléphone le numéro, de l'abonné qui a appelé.
Il en existe plusieurs systèmes. Celui de la Société des Téléphones est formé d'un électro-
Fig. 417. — Indicateur de tension (Société de Bclfort).
aimant A à deux bobines. L'armature, qui peu tourner autour d'un axe horizontal 0 (fig. 418), porte de l'autre côté de l'axe un crochet qui retient une plaque verticale P, appelée volet, dans la position figurée en pointillé. Quand l'abonné appelle, il lance un courant dans l'électro, l'armature est attirée; son extrémité postérieure s'abaisse, et le crochet antérieur se relève, abandonnant le volet, qui bascule autour d'un axe horizontal et tombe, démasquant le numéro de l'abonné. En tombant, ce volet vient toucher
INDICATEUR ÉLECTRIQUE
4ine pointe métallique C : ce contact ferme le <;ircuitd'une pile locale sur la sonnerie d'appel.
Fig. 418. — Indicateur téléphonique.
Indicateurs de grisou. — Un certain nombre
de dispositions ont été proposées poar l ployer Télectricité à avertir des dangers ratant d'un dégagement de grisou dans les mj:
Les chercheurs de Tuites décrits pla^ k pourraient être utilisés dans ce but. U. Sl a proposé de transformer la lampe de mmen une sorte de photoscope (contrùlear d-. i clairage des disques), en s^appujant sur ce la combustion d*une petite quantité de ^rh dans cette lampe suffit pour en élever la t ; pérature. On place alors dans cette lamp>e ^ lame bimétallique, qui change de forme par ^ de cette élévation de température et ferm circuit comprenant une petite pile et un^ / tite sonnerie placées dans la base de laijn:
MM. W. Emmot et W. Ackroyd onl prc: d'employer deux lampes à incandesceDce, i blanche, Tautre rouge, alimentées p^i même pile. Un tube contenant un ménisp mercure sert de commutateur.
Quand la poussée du gaz fait monter Iri nisque dans le tube, ce liquide inlerroni communication avec la lampe blanche jn-
Fig. 419. ~~ Indicateur de niveau do M. Parentliou (transmetteur).
teint, et fait entrer dans le circuit la lampe 1 Indicateurs de niveau d'eau. L'indicai-
rouge, qui s'allume. | de M. Parenthou, qui est employé dansle^^^
INDICATEUR ÉLECTRIQUE
»ervoirs de la ville de Paris, donne un signal iliaque fois qu'il s'est produit une variation de :iiveau déterminée, par exemple 5 centimètres, ians un sens ou dans l'autre.
Le transmetteur (fig. 4i9) comprend un flot- Leur porté par une corde métallique qui passe sur une poulie. La poulie est dentée et engrène avec un pignon, sur lequel est creusée une rainure en forme de quart de cercle. Un basculeur, portant un tube de verre qui contient du mercure, est ordinairement vertical : il porte une cheville qui pénètre dans la rainure du pignon. Si le mouvement du flotteur et de la
poulie entraîne le pignon dans le sens des aiguilles d'une montre, il peut d'abord tourner de 90° environ sans faire mouvoir la cheville ; mais, s'il tourne un peu plus, il l'entraîne avec lui. Lorsque le pignon a tourné d'environ 180**, le basculeur a fait un peu plus d'un quart de tour, et la cheville se trouve un peu au-dessus du diamètre horizontal du pignon : le mercure passe alors brusquement dans l'autre bout du tube de verre, et l'appareil, entraîné par la pesanteur, fait un autre quart de tour et atteint la position verticale. Si la poulie se meut en sens inverse, le basculeur tourne aussi dans
Fi^. 420. — Indicateur de H. Pareil thou (récepteur).
Tiiutre sens. A chaque demi-rotation, cette pièce «nvoie un courant dans le récepteur en faisant plonger deux pointes de platine reliées à la ligne et à la terre dans deux godets de mercure communiquant avec les pôles d'une pile ; mais oe courant est positif ou négatif suivant que la (iemi-rotation s'est faite dans un sens ou dans l'autre.
Le récepteur (fig. 420) reçoit le courant d'une pile locale par l'intermédiaire d'un relais doublement polarisé ; ce courant est envoyé dans Tun ou l'autre de deux électro-aimants placés derrière l'appareil; l'armature de ces électros est solidaire d'un levier portant un doigt qui pousse à chaque indication une roue munie de quelques chevilles; les doigts sont guidés de
façon à ne pousser qu'une cheville à la fois et à empêcher la roue de continuer à tourner. Un petit cône engagé entre deux chevilles, et qui s'éloigne à chaque mouvement, maintient au repos toutes les pièces dans une position d'attente convenable.
Sur l'axe de la roue chevillée sont montés des pignons qui conduisent, dans le rapport voulu, l'aiguille du cadran et un style, portant une plume qui trace sur un cylindre entraîné par un mouvement d'horlogerie une courbe des variations de niveau.
Enfin une disposition basée sur la différence de résistance des relais et sur la durée des émissions de courant permet d'utiliser le fil unique à plusieurs usages, soit à la transmission
USDICATEUR ÉLECTRIQUE.
Fig. 421. — Indicateur de la Société des téléphoDOS de Zurich. Plan et élévation du transmetteur.
des niveaux de plusieurs réservoirs, soit à la correspondance télégraphique ou téléphonique, sans interrompre les indications de niveau et sans nécessiter de nouvelles manipulations de la part des téléphonistes ou télégraphistes.
Dans rindicateur de MM. Siemens et Halske, la poulie, qui porte le flotteur suspendu à une chaîne, bande un ressort contenu dans un barillet; mais, suivant le sens de la rotation, elle fait tourner Taxe ou la boite du barillet. Lorsque la variation de niveau produite est égale à celle qu'on veut mesurer, le ressort se trouve bandé et se déroule, entraînant la bobine d'un petit inducteur. Suivant le sens dans lequel s'est faite la rotation, le courant ainsi produit est lancé dans Tun ou l'autre des deux fils qui composent les lignes. Ces deux fils aboutissent à deux électro-aimants, qui, au moyen d'un moteur à roue satellite, font tourner l'aiguille d'une même quantité dans un sens ou dans l'autre. Ce système a l'avantage de ne pas employer de pile.
La Société des téléphones de Zurich construit depuis peu de temps un indicateur destiné aussi à lancer un courant chaque fois qu'il s'est produit une égale variation de niveau, et qui a le double avantage d'être d'une construction simple, d'un réglage facile, et de ne pas employer de pile, les courants étant fournis par une petite machine magnéto-électrique analogue à celles qu'on emploie ordinairement dans les stations téléphoniques.
Le transmetteur (fig. 421) se compose d'un tambour T sur lequel s'enroulent deux cordes portant à gauche un flotteur creux en fer blanc, à droite un contre-poids; à l'extrémité de l'axe du tambour est fixée une roue dentée Z qui tourne avec lui. Quand le flotteur descend, il entraîne de droite à gauche le tambour et la roue Z, dont une dent, appuyant sur le petit crochet du levier Kp le soulève peu à peu jusqu'à la position horizontale.
INDICATEUR ÉLECTRIQUE
Le secteur denté 0^ participée ce mouvement et, par rintermédiaire d*un pignon denté, fait tourner aussi Farmature W, de l'inducteur J^ ; cette rotation est d'ailleurs trop lente pour donner naissance à un courant induit. Mais, dès que le levier Ki est devenu horizontal, la dent de la roue Z Tabandonne ; il retombe brusquement par son propre poids, entraînant Tarmalure de Jj
en sens inverse, et assez rapidement pour qu'un courant soit lancé dans le fîl de ligne correspondant. Si le flotteur descend encore d'une même quantité, un second courant est lancé dans le même fil. Si le flotteur remonte, les pièces K«, W, et J,, identiques aux premières, mais placées de l'autre côté, sont actionnées par la roue Z, et lancent un courant dans le second
Pig. 422. — Indicateur de la Société des téléphones de Zurich. Récepteur.
fil de ligne. Il est évident qu'on peut modifier la sensibilité de l'appareil en faisant varier le diamètre du tambour T, de la roue Z, ou le nombre des dents de celle-ci.
La ligne est formée de deux fils partant des inducteurs J| et Jj et se rendant aux deux électro-aimants mi et m, du récepteur (fig. 422) ; le retour se fait par la terre. Lorsque l'induc-
teur Jj lance un courant dans l'électro-aimant m^, l'armature a^ est attirée et le cliquetai fait avancer d'une dent la roue à rochet Sj; ce mouvement est transmis à l'aiguille. L'inducteur J, communique de même avec l'électro m,, dont l'armature a, peut faire avancer en sens contraire la roue Sj par l'intermédiaire du cliquet h^. A la partie inférieure sont
INDICATEUR ÉLECTRIQUE
fixés trois ressorts e, destinés à avertir lorsque le niveau de Teau dépasse le maximum ou le minimum fixé. Deux goupilles d viennent appuyer le ressort central sur Tun des deux ressorts latéraux et ferment un circuit contenant une pile locale et une sonnerie; il y a deux sonneries de timbres différents.
On voit que cet appareil se prête parfaitement à la transmission à distance. Ilj permet donc de comparer facilement d'un point central les hauteurs d'eau à des stations différentes et plus ou moins éloignées, et par suite de prendre en temps voulu toutes les précautions nécessaires.
D'autres indicateurs lancent au contraire un courant à intervalles égaux, pour indiquer soit la variation qui s'est produite, soit la valeur absolue du niveau, par rapport à un repère fixe, ce qui a l'avantage de rendre les observations indépendantes les unes des autres.
MM. Siemens etHalske ont imaginé aussi un autre appareil, qui fait connaître le niveau chaque fois que l'on appuie sur un bouton.
Enfin il arrive souvent qu'on n'a pas besoin de connaître toutes les variations de niveau, mais seulement de savoir si le niveau ne sort pas de certaines limites. Il suffît alors d'employer un flotteur dont la tige, guidée dans son mouvement vertical, se termine par une traverse métallique qui vient toucher un contact horizontal lorsque le niveau atteint le maximum ou le minimum ûxé. Ces contacts servent à fermer deux circuits contenant deux sonneries de timbres différents. M. Achard a essayé d'utiliser les courants ainsi obtenus, dans le cas d'une chaudière à vapeur, pour assurer l'alimentation automatique.
Indicateurs de pression. — Les pressions peuvent être indiquées de la même manière que les niveaux d'eau. On peut faire usage d'un manomètre à mercure et transmettre comme plus haut les variations de la colonne liquide.
Si Ton veut seulement être averti lorsque la pression tend à dépasser certaines limites fixées d'avance, on peut actionner des sonneries par l'intermédiaire de la colonne liquide : il suffit de donner au manomètre la forme d'un tube en U, et de fixer dans les deux branches deux contacts de platine correspondant au maximum et au minimum ; ces contacts sont reliés avec le pôle positif d'une pile et avec deux sonneries différentes. Le mercure étant relié au pôle négatif, l'une des sonneries tinte dès que ce li-
quide touche le contact correspondant. On peut encore se servir d'un manomètre métallique, dont l'aiguille vient toucher deux contacts correspondant au maximum et au minimum. La disposition est semblable à celle que nous indiquons plus haut pour la température (Voy. Enregistreur).
L'indication continue de la pression dans la chaudière des machines à vapeur fournit des résultats précieux ; mais les appareils ordinaires sont soumis à des causes d'erreur provenant surtout de l'inertie des pièces mobiles qui enregistrent les courbes. Pour éviter ces erreurs, la Compagnie du Nord a employé un indicateur électrique, imaginé par M. Marcel Deprez, et qu'elle a présenté à l'Exposition de Vienne en 1883.
Cet indicateur se compose de deux enregistreurs électriques, actionnés chacun par un groupe de deux explorateurs de pression. Les quatre explorateurs communiquent chacun
Fig. 423. — Valro auto-régvlatrice.
avec l'un des fonds des cylindres, et tous avec une valve réductrice ou auto-régulatrice. Chaque style enregistreur trace un point lorsque la pression dans le cylindre correspondant passe par une valeur déterminée.
La valve régulatrice est représentée fig. 423, Les enregistreurs sont portés par un bâti formant l'écrou de la vis M, qui reçoit le mouvement d'une manivelle P, tournée à la main, par l'intermédiaire du train d'engrenage O'OTS. En même temps, la vis Y détend ou comprime le
INDICATEUR ÉLECTRIQUE
ressort H, qui appuie sur la tige T' du piston de la valve régulatrice A. Cette valve est munie de deux oriûces e, et glisse dans un cylindre percé vers le haut de deux orifices c' pour Fadmission de la vapeur, et plus bas de deux ori- Qces e qui communiquent librement avec Tatmosphère.
Dès que la pression sous le piston A devient inférieure à celle du ressort H, le piston s'abaisse, bouche les ouvertures c et ouvre les ouvertures z\ de sorte que la pression dans
rintérieur de la valve est égale, à chaque instant, à celle que donne une graduation de la vis Y, établie une fois pour toutes.
Les explorateurs sont formés chacun d'un disque en aluminium à (ûg. 424), dont Tune des faces est toujours en rapport avec Tintérieur de la valve A, et Tautre avec la vapeur d'un des cylindres. Les deux explorateurs restent en contact avec les parois métalliques c ou € du cylindre qui les renferme, et complètent le circuit d'une pile reliée aux électro-aimants de
Rit
IHIIIIIIIIIIlimlIlllMB
Pig. 4i4. — Explorateurs de la pression.
l'enregistreur, tant que la pression dans la valve diffère de la pression dans le cylindre. Dès que l'équilibre entre les pressions dans le cylindre de la machine et dans la capacité A cesse d'exister sur l'un des disques d, le courant est interrompu et cesse d'animer les électro-aimants de l'enregistreur.
Chaque enregistreur (fig. 425) se compose de
Ul
Pig. 423
Bnre
gislreur.
deux électro-aimants EE', et d'une armature a fixée à un ressort r, prolongé par un style t. Tant que le courant passe dans un des électros, l'armature est déviée à droite ou à gauche ; au moment où le courant est interrompu, le style prend la position médiane t et trace un point sur le papier.
La série de points tracée fait connaître à
quel moment de la course du piston la vapeur a atteint une pression égale à celle marquée par la graduation de l'appareil, et donne le diagramme moyen du travail de la vapeur sur les faces du piston, pendant le nombre plus ou moins grand de courses soumis à l'expérience.
Le tambour recouvert de papier de chaque ! enregistreur reçoit un mouvement circulaire i alternatif du piston de la machine avec lequel I il est relié.
Indicateurs de température et d'incendie. — Ce qu'on demande le plus souvent à ces indicateurs, c'est d'avertir lors que la température tend à sortir de certaines limites, déterminées d'avance, et à franchir le maximum ou le mi- ! nimum qu'on lui a imposé. Dans chacun de ces cas, l'appareil doit fermer un circuit qui con- I tient une sonnerie : il y a évidemment deux I sonneries et deux circuits distincts, afin qu'on I puisse reconnaître si c'est le maximum ou le minimum qui est atteint.
Une disposition très simple consiste dans l'emploi d'un thermomètre à alcool horizontal contenant, à la suite de ce liquide, un index de mercure : un fil de platine, disposé suivant l'axe de l'appareil, est relié d'une manière permanente au pôle positif d'une pile. Deux autres fils de même métal, communiquant chacun avec le pôle négatif et avec une sonnerie différente, pénètrent dans le tube aux points qui correspondent aux températures limites, mais
INDICATEUR ÉLECTRIQUE
sans toucher le premier. Lorsque, par suite de rabaissement ou de Télévation de température, l*index de mercure vient à toucher Tun de ces deux iils, il ferme Tun des circuits ; la sonnerie correspondante commence à tinter et fait connaître celle des deux limites qui est atteinte.
Un système analogue a été imaginé récemment par M. Albert E. Morisson de la Anglo American Telegraph C° à Charlottetown . Un thermomètre porte à la partie supérieure un fil de platine H, fixé à une vis S (flg. 426), qui permet de Tenfoncer plus ou moins dans le tube. Cette vis est reliée à une sonnerie Q et à une pile n, dont l'autre pôle communique
avec le réservoir M du thermomètre. U le mercure 8*élève assez pour venir toucb^ fil de platine, le circuit est fermé el la ^ ; rie Q se fait entendre.
La sonnerie 0 est destinée à faire coûll minimum. Pour cela un contact est soud le tube thermométrique au point convenu et communique avec un relais R et ur m, dont l'autre pôle est relié par R au voir M. Ce circuit est ordinairement {tr Farmature du relais reste constamment i Mais, si le mercure s'abaisse an-dessc.
point B, le circuit se trouve rompu, l'ara. du relais se redresse et vient fermer on
Pig. 436. — [ndicaieur de température de M. Morrissou.
local, contenant une pile l et une sonnerie 0, dont le tintement avertit que le minimum est atteint.
Souvent aussi on se sert de thermomètres, solides ou liquides, munis d'une aiguille qu'on relie d'une manière permanente au pôle positif d'une pile, et l'on place sur le cadran, aux deux températures limites, deux index communiquant chacun avec une sonnerie et avec le pôle négatif. Dès que l'aiguille vient toucher un de ces index, elle ferme l'un des deux circuits et actionne la sonnerie correspondante.
Telle est la disposition de l'indicateur représenté flg. 427 : un long tube de métal aplati, rempli de liquide, se termine par une partie
mince enroulée en cercle ; la dilatation ^ quide étant plus grande que celle du ïïi-^ tube se tord ou se détord, suivant que lpérature s'abaisse ou s'élève. Leinhe^'-à l'un des pôles de la pile; l'autre ^\[''^ munique avec deux index qu'on peut àqà volonté : ces communications sont in^F en pointillé.
On peut utiliser également la dilalati'-^ solides : il suffit de prendre une lame Itic lique, qui se courbe d'un côté oudel^ suivant les variations de température, f ainsi toucher deux vis placées de partei^ tre ; ces contacts ferment les deux circnilj respondant au maximum et au mininm^^
INDICATEUR ÉLECTRIQUE
. lame bimétallique peut être droite, ou niée en spirale comme dans le photoscope . Contrôleur de l'éclairage des disques). s donnerons à Tarticle Thermomètre d*au-
g. i27. «> Indicateur éleclrique de température (Pulsferl).
S dispositions pouvant servir également ndicateur.
[)n peut employer aussi le système de transssion électrique décrit au mot Enregistreur. fin les avertisseurs d'incendie (Voy. ce mot) it encore des indicateurs de température, lis disposés seulement pour faire connaître maximum.
[ndicateurs de Yitesse. — Il existe un cerin nombre d'indicateurs de vitesse mus par lectricilé.
M. Marcel Deprez a construit un appareil ndé sur Texpérience des courants de Fouinlt. Un aimant en U horizontal peut tourner itour de son axe : il reçoit, par Fintermédiaire une poulie et d*une courroie de transmission, ! mouvement de Tappareil dont on cherche la itesse. Entre les branches de cet aimant peut )urner un cylindre creux de cuivre, supporté ux deux extrémités par deux couteaux, omme un fléau de balance.
Quand Taimant tourne, les courants induits léveloppés dans le cylindre de cuivre tendent i le faire tourner dans le même sens ; mais un entre-poids, placé au-dessous de Taxe, à une listance variable avec la sensibilité qu'on veut
obtenir, s'oppose à ce mouvement. Sous Finfluence de ces deux forces antagonistes, le cylindre s'incline d'un certain angle et reste en équilibre. Il porte une aiguille qui indique sur un cadran divisé la vitesse cherchée. L'appareil peut être gradué facilement, car la force tangentielle due à l'action magnétique est proportionnelle à la vitesse de l'aimant, et l'action du contre-poids est proportionnelle au sinus de l'angle d'écart, ou à cet angle lui-même, s'il est petit. On peut augmenter la sensibilité en plaçant un noyau de fer doux dans le cylindre creux.
M. Horn a imaginé un appareil analogue, mais qui donne des indications indépendantes du magnétisme de l'aimant. Cet appareil est composé aussi d'un aimant en forme d'U, mais due ; c'est le cylindre de cuivre placé entre ses pôles qui reçoit de la machine étudiée un mouvement de rotation. L'aiguille indicatrice est portée par un fer doux dont la section a la forme d'un double T, et qui est suspendu sur des couteaux dans l'intérieur de ce cylindre. Ce fer doux s'incline et prend une position d'équilibre sous la double influence des courants de Foucault et de l'attraction de Taimant permanent. Or l'intensité des courants induits et l'aimantation du fer doux sont proportionnelles à l'intensité du champ magnétique; l'action du cylindre de cuivre est donc proportionnelle au carré de cette intensité. D'autre part, l'action de l'aimant permanent est proportionnelle à l'intensité du champ et à l'aimantion du fer doux, donc au carré de l'intensité du champ. L'écart est donc indépendant de cette intensité.
Dans ces deux appareils, les déviations sont sensiblement proportionnelles aux vitesses de rotation.
L'électro-cinémographe (Voy. ce mot) de MM. Richard frères peut servir aussi d'indicateur de vitesse. La roue T est alors mise en mouvement par une poulie reliée à la machine. La vis sans fin peut commander une aiguille mobile sur un cadran divisé. L'appareil n'a alors rien d'électrique.
U peut au contraire être rendu enregistreur, et même être disposé pour permettre à une seule personne de contrôler à distance, sans quitter son bureau, la marche d'un nombre quelconque de machines. Pour cela, on place sur chaque machine un dispositif très simple fermant un circuit électrique à chaque révolution de l'arbre. De chaque contact partent deux fils, dont l'un est relié à un fil commun de retour et dont l'autre aboutit dans le bureau de