INDICATIF. — INDUCTEUR
ringénieur à un commutateur. On dispose les commutateurs sur un tableau, devant lequel une console supporte Félectro-cinémographe. Celui-ci étant relié aux commutateurs ainsi qu'au fil de retour commun et une pile étant placée dans le circuit, lorsque l'ingénieur veut contrôler la marche d'une machine, il lui suffit de manœuvrer le commutateur qui correspond à cette machine; immédiatement Télectro-cinémographe se met en marche et enregistre sur un papier le nombre de contacts émis dans l'unité de temps par l'arbre, c'est-à-dire son nombre de tours par minute.
Indicateur (Tableau). — Voy. Tableau indicateur.
INDICATIF. — Signal télégraphique abréviatif servant à faire connaître le poste appelé et celui qui appelle.
INDUCTEUR. - Qui produit des courants induits.
Par extension, on a donné ce nom à un certain nombre de petits appareils magnéto-électriques, tels que ceux employés dans l'indicateur de niveau d'eau de la Société des téléphones de Zurich et ceux qui servent à actionner les cloches allemandes, modèle Siemens, et les cloches mixtes.
L'inducteur Siemens est tormé de douze aimants en fer à cheval superposés, entre lesquels tourne la bobine induite, du genre Siemens : il suffit de faire effectuer un demi-tour à la manivelle de cette bobine pour produire un courant qui met en branle toutes les cloches correspondantes.
Pig. 428. — Inducteur Siemens de la Compagfnie de TEst.
La figure 428 représente l'inducteur employé par la Compagnie de l'Est pour actionner ses cloches mixtes.
Il se compose, comme le précédent, de 12 aimanta en fer à cheval A, entre lesquels tourne la bobine induite. La manivelle M commande cette bobine par l'intermédiaire d'un chquet et d'un rochet. Quand on veut lancer un courant, on fait faire à la manivelle un demi-tour de gauche à droite, ce qui suffit pour actionner les cloches; elle est alors arrêtée par un butoir. Lorsqu'on veut produire une autre émission de courant, on tait revenir la manivelle en arrière, ce qui laisse la bobine immobile, car le cliquet glisse sur les dents du rochet, puis on fait on demi-tour vers la droite, ce qui donne le courant nécessaire. Les postes intermédiaires ont deux fils de ligne, et la machine peut être mise en relation par un commutateur avec l'une ou l'autre des lignes. Les postes intermédiaires de pleine voie sont également munis d'un inducteur, mais, comme ils n'ont que rarement à faire des signaux, la manivelle est* ordinairement ûxéQ dans la position qui limite sa course en avant; pour s'en servir, il faut enlever d'abord une goupille. On évite ainsi que l'appareil soit mis en marche sans nécessité.
L'inducteur Postel-Vinay, employé dans le même but parla Compagnie de l'Ouest (fig.429J se compose d'un électro-aimant mobile autour d'un axe horizontal entre les deux branches d'un fort aimant en U. Au repo», cet électro présente ses deux pôles en face de ceux de l'aimant fixe auquel il sert d'armature. Un des bouts a du fil induit est soudé à la masse métallique b de la bobine c, qui communique constamment avec la masse générale de Tappareil; son autre extrémité d aboutit au disque de cuivre isolé f sur lequel frotte le ressort de ligne m.
Pour se servir de l'appareil, on fait faire à la manivelle un demi-tour de droite à gauche; celle-ci entraîne dans le même sens la bobine induite c par l'intermédiaire de son cliquet g^ et le ressort h se trouve bandé en même temps. La manivelle, qui fait partie de la masse de l'appareil, communique par le cliquet g au disque isolé f et par suite à l'extrémité d du fil induit, qui se trouve fermé sur lui-môme. Lorsqu'elle est arrivée au bout de sa course, le cliquet g vient s'appuyer sur un butoir j, isolé de la masse de la bobine, et son ressort A, en fléchissant, lui fait abandonner la dent l du disque isolé. Le ressort h se détend alors et ramène la bobine et le disque de gauche à droite en établissant le courant seulement pendant la durée de sa détente. On ramène ensuite la manivelle au point de départ et le cliquet vient de nouveau prendre la dent du disque isolé.