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RÉFÉRENCES

8,4x10" 20 Ayrton et Ferry.

4,5x10" 24 Etalon adopté P' Latimer Clark.

9,0x10** 58 AyrtouetPerry.

1,5X10" 24 Essais réceuts de cables.

2,8x10" 46 Ayrton et Perry.

3,4x]0>8 46 Id.

Pas encore mesurée avec précision, mais plus grande que les précédentes.

Pratiquement infinie, quand il est froid.

M. Foussereau a étudié la résistance des diélectriques. Il a trouvé que :

i« Leur résistance diminue quand la température s'élève;

2<* Elle augmente considérablement en passant de l'état liquide à l'état solide. Le changement est cependant moins marqué pour les corps qui passent par l'état pâteux;

3** La structure moléculaire des solides influe beaucoup sur leur résistance ; la forme cristalline l'augmente généralement;

4° La trempe diminue la résistance du verre et du soufre;

ly^ Toutes les modifications allotropiques des liquides modifient la résistance.

La Compagnie des téléphones de Londres a fait faire récemment quelques mesures relatives à la résistance des différentes espèces de bois qui peuvent être utilisées par les électriciens.

Ces mesures ont été prises au moyen de bornes placées de 2 en 2 pouces (51 mm.) dans

RÉSISTANCE ÉLECTRIQUE

des pièces de bois des essences suivantes, chaque pièce ayant à peu près 80 millimètres de largeur et 18 millimètres d'épaisseur :

Acajou ,

Sapin

Palissandre.

Galac

Noyer

Teck

Résistance ea Mo.

Ces résultats prouvent que le teck est le meilleur isolant. Il convient mieux pour les appareils électriques que Tacajou, qui est le plus mauvais isolant. On l'emploie beaucoup pour la construction des câbles artificiels.

Ces échantillons avaient été placés dans un endroit chaud et sec quelque temps avant Tépoque de Tessai, car la conductibilité de la surface joue un grand rôle dans ces mesures.

Tous ces essais ont été faits dans le sens des fîbres du bois. D'autres expériences ont démontré que le même morceau de bois donne une résistance de 50 à 100 p. 100 plus élevée, si l'on opère normalement aux fibres.

Résistance des substances organisées. — Elle est généralement très grande, et quelques-unes peuvent même être considérées comme parfaitement isolantes. Elle est, de plus, extrêmement difficile à mesurer, car le moindre changement produit des différences notables.

La résistance du corps humain, qui présente un grand intérêt au point de vue des applications médicales, est également impossible à mesurer avec précision. Elle est certainement de plusieurs milliers d'ohms. D'ailleurs, une notable partie de la résistance présentée par le corps au passage du courant est due au contact de la peau avec les électrodes; cette résistance varie énormément, suivant qqe la peau est sèche ou humide, enduite de matière grasse ou imbibée d'eau acidulée. Pour la diminuer, on a coutume de laver la peau à Talcool ou à leau de savon, afin d'enlever les matières grasses, avant d'appliquer les électrodes.

Résistance de deux coi"ps en contact, — Lorsque les surfaces de contact de deux corps solides sont bien propres et pressées Tune contre l'autre avec une certaine force, la résistance est à peu près la même que s'il y avait continuité. Mais elle est considérablement augmentée si l'une de ces conditions n'est pas remplie ; aussi doit-on avoir soin, surtout dans les expériences de mesures, que tous les contacts soient toujours en parfait état.

Résistance des foyers lumineux, — La résistance de l'arc voltaïque diminue lorsque l'intensité du courant augmente. Ainsi, d'après M. Preece, pour un courant de 10 webers (une unité absolue électro -magnétique C. G. S.\ donnant 440 bougies anglaises, la résistance de l'arc serait 2,77 ohms; pour un courant de 21,5 webers et une lumière de 900 bougies, elle serait 1,07 ohm, et enfin, pour 30,12 webers et 1 230 bougies, elle ne serait plus que 0,54 ohm.

La résistance des lampes à incandescence diminue aussi à mesure que la température augmente. Cette diminution persiste d'abord en partie après le refroidissement. La résistance diminue donc ordinairement pendant les deux ou trois cents premières heures de fonctionnement; elle recommence ensuite à augmenter.

Résistance de compensation, — Voy. Shcnt.

Résistance fictive. — L' extra-courant qui prend naissance à la fermeture d'un circuit diminue d'abord l'intensité du courant primaire. C'est comme si la résistance du circuit éprouvait une augmentation d'abord notable, et qui irait ensuite en diminuant. L'extra-courant de rupture équivaut à une diminution de résistance. Cette variation fictive de la résistance peut être très considérable pour de grandes valeurs du coefficient de self-induction, ou pour une variation très rapide de Fintensité.

Résistance d'un galvanomètre. — La résistance d'un galvanomètre peut se mesurer comme celle d'un conducteur; mais il faut alors employer un autre galvanomètre pour faire les lectures. Il est possible d'éviter cette complication et de lire les déviations à l'aide du j;alvanomètre même que l'on étudie. Voici deux méthodes très simples.

Méthode de l'égale déviation. — On fait un circuit avec une pile P, dont nous supposerons la résistance négligeable, une boite de résistances et le galvanomètre étudié, sur les bornes duquel on place d'abord un shunt en dérivation. Soient g et s les résistances du galvanomètre et du shunt, R celle de la boite.

L'intensité totale est

Dans le galvanomètre (Voy. Courants dérivés), l'intensité est

On lit la déviation, puis on enlève le shunt. La déviation augmente : on la ramène à sa

RÉSISTANCE ÉLECTRIQUE

valeur primitive en augmentant la résistance (le la boite ; soit R' cette nouvelle valeur. L'intensité totale est t, et Ton a

D'où

ei

Cette méthode est simple, mais elle exige que la résistance de la pile soit assez faible pour qu'on paisse la négliger.

Méthode de sir W. Thomson. — Lorsque Tintensité est nulle dans une dérivation, les intensités dans les autres branches sont indépendantes de la résistance de la première; on peut donc, sans rien changer, moditier la résistance (le cette dérivation et même la couper. C'est ce qui permet de remplacer le galvanomètre du pont de Wheatstone par un électromètre.

La méthode de Thomson est fondée sar cette remarque. L'une des branches CD du pont ,Gg. 823) est formée uniquement par le galva-

Fig. 8i3. — Mesure de la résistance d'un galvanomètre.

nomètre œ dont on cherche la résistance. Sur le pont BD on place, au lieu d'un galvanomètre, un interrupteur (Key) 0. Les . autres branches sont disposées comme d'ordinaire. L'équilibre est établi, lorsqu'on peut ouvrir ou fermer l'interrupteur sans faire varier la déviation du i^alvanomètre. On a alors

«Rz

Mesure de la résistance intérieure des piles.

— Le liquide de la pile présente une certaine it^sistance au courant, comme les autres conducteurs placés dans le circuit. Cette résistance varie avec la distance et la surface des

électrodes, la nature et la concentration des liquides, etc. Lorsque la pile est formée de plusieurs éléments, sa résistance totale varie suivant le mode d'arrangement (Voy. Couplage).

Méthode d'opposition, — La méthode indiquée plus haut (p. 318) pour la mesure des forces électromotrices donne aussi la résistance des piles.

Supposons que la résistance R de AGM (fig. 358) se réduise à celle de la pile, celle des conducteurs étant négligeable; soit r la résistance de la dérivation ARM, c'est-à-dire du rhéostat R; nous avons trouvé

a et 6 étant les résistances ajoutées aux rhéocordes dans la seconde expérience. On tire de la deuxième équation

On aura donc facilement R si l'on connaît exactement r.

Méthode de la demi-déviation, — On forme un circuit avec la pile et un galvanomètre; soit x la résistance de la pile, g celle du galvanomètre et du circuit. On note la déviation. L'intensité est

On introduit ensuite une résistance R telle que l'intensité devienne -, et l'on a

D'où l'on tire, en éliminant 1 et E a;=:R — <7.

Le galvanomètre peut être muni d'un shunt. On doit n'employer que de petites déviations, ou faire usage d'un appareil étalonné, afin que les déviations soient proportionnelles aux intensités.

Méthode de Wheatstone. — On forme un circuit avec la pile de résistance a?, une boîte de résistances à. laquelle on donne d*abord une résistance R et un galvanomètre de résistance g. L'intensité est

Après avoir lu la déviation, on attache aux deux bornes du galvanomètre une déviation

RÉSISTANCE ÉLECTRIQUE

de même résistance g. L'intensité totale devient E

Le courant se partage également entre les deux dérivations, et par suite l'intensité dans le galvanomètre est

2 2jr-h2R4-^

La déviation a donc diminué. On la ramène à sa première valeur en enlevant de la caisse une résistance r. L'intensité totale devient

ar + R-r + f

et dans le galvanomètre

De (0 et (2) on tire

ar = 2r + R.

Méthode de sir W. Thomson. — Cette méthode est une des plus employées. On l'ait un circuit avec la pile P, une boîte de résistances R à laquelle on donne d'abord une résistance r et un galvanomètre G (fig. 824).

Fig. 824. — Méthode de Tliomson.

On attache d'abord aux deux pôles de la pile une dérivation S, de résistance s. On lit la déviation, puis on supprime la dérivation S. L'intensité augmente; on la ramène à sa première valeur en augmentant la résistance de la boite, qui devient R.

L'intensité est d'abord, dans la dérivation GR,

Es

Dans le second cas, l'intensité totale est

D'où l'on tire

La dérivation S peut être formée d'une boite de résistances : il suffit de 5 ohms. La résistance des conducteurs doit être négligeable. On peut prendre pour R un rhéocorde de 1 mètre de longueur, formé de fil assez résistant, par

exemple du fil d'acier de r de millimètre.

La table de mesures décrite plus haut (Voy. Mesures) permet d'appliquer cette méthode. La pile est reliée au commutateur multiple 3 (Voy. fig. 614 et 780) d'où le courant passe par 5 dans la caisse 6 : il traverse là branche A du pont (la branche AD étant coupée), puis la résistance BC, la prise de courant 9, fermée par une cheville, revient au point D et de là au commutateur 5 bviy dont la cheville 3 est en place. Il est dirigé dans le galvanomètre à travers le shunt 10 et la clef de court-circuit li,et revient au commutateur 5 bis, où la cheville 4 bis l'envoie dans la seconde moitié de la table. Le circuit se ferme en effet par la clef de décharge 12 et la fiche 2 bis du commutateur 5. La dérivation S s'obtient en mettant la lame de contact entre les deux bornes de la caisse 7, qui se trouve ainsi placée en dérivation à partir de l'inverseur de courant 4.

Méthode de Mance. — On dispose un pont de Wheatstone semblable à celui de la figure 823 mais on met la pile à la place du galvanomètre X et réciproquement. Le principe est le même que celui de la méthode de Thomson (p. 675); lorsque le pont BD n'est parcouru par aucun courant, on peut ouvrir l'interrupteur 0 sans changer l'intensité dans les autres branches, et par conséquent sans changer la déviation du galvanomètre. La résistance x de la pile est alors donnée par

. = iR.

La méthode de Mance est très simple ; mais Je courant est trop énergique et imprime à l'aiguille aimantée des oscillations trop grandes pour qu'on puisse employer un galvanomètre sensible. Ainsi, avec l'appareil à réflexion de Thomson, il est difficile de maintenir l'image lumineuse dans les limites de l'échelle.

M. Lodge a supprimé cet inconvénient en coupant la dérivation qui contient le galvanomètre pour y intercaler un condensateur.

La table de mesures linéaires décrite plus haut (Voy. Pont de Wheatstone, fig. 781) peut servir à mesurer la résistance intérieure des

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piles à l'aide de la méthode de Mance, modifiée I qui est disposée de façon que sa clef à double par M. dlnfreville. La pile est reliée à la table. 1 contact fasse office de clef de court circuit; le

courant, se divisant dans les deux branches du I dans le circuit primaire d'une petite bobine pont, au lieu de déverser ses deux portions , d'induction dont le circuit secondaire passe directement dans le galvanomètre, les envoie 1 par le galvanomètre. On a ainsi des déviations

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