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RÉVERSIBILITÉ DES MACHINES D'INDUCTION. — RHÉOSTAT

voulue deux contacts isolés et fermer le circuit de la sonnerie. Toutes ces dispositions très simples permettent de mettre en marche simultanément un nombre quelconque de sonneries , placées à une distance quelconque.

RÉVERSIBILITÉ DES MACHINES D INDUC- TION. — Voy. Machine.

RHÉËLEGTR0H£TRE. — Appareil imaginé en 1833 par Harianini pour indiquer le sens et l'intensité des courants, et notamment de ceux produits par la foudre. Le rhéélectromètre a été perfectionné par M. Melsens. Il se compose d'une bobine renfermant des tiges de fer ou mieux d'acier complètement exemptes de magnétisme : au-dessus est disposée une grosse boussole dont Taiguille aimantée est perpendiculaire à ces tiges. Si Ton fait passer un courant dans la bobine, les tiges s'aimantent et dévient l'aiguille de la boussole. Les tiges d'acier sont portées au rouge entre chaque expérience pour

les désaimanter. Pour étudier les courants produits par la foudre, on relie la bobine à deux points de }sl tige d'un paratonnerre, ou, pour éviter la fusion du fil, h deux points d'un conducteur parallèle au paratonnerre; la bobine est alors parcourue par des courants induits. Le rhéélectromètre est employé dans ce but à l'observatoire du mont Ventoux; il est également en usage sur le réseau télégraphique belge.

RHËOCORDE. — Forme particulière de rhéostat imaginée par Pouillet. Le rhéocorde est formé d'un fil métallique bien calibré, dont une extrémité est reliée au circuit : l'autre bout du circuit communique avec un curseur qui se déplace sur le fil; une division indique la longueur de fil et par conséquent la résistance intercalée dans le circuit.

Il estplus commode d'employer deux fils /f parallèles (flg. 828), qu'on maintient bien tendus à

Fig. 828. • Rhéocorde de PouiUet.

l'aide d'une poulie T, commandée par la vis r. Les deux bornes BB' communiquent avec le circuit. Un curseur m plein de mercure glisse sur les fils : sa résistance étant négligeable, la résistance intercalée est égale à deux fois sa distance aux bornes. La cheville F permet de mettre l'appareil en court circuit. Le rhéocorde est d'un emploi commode. On peut lui reprocher que les points de contact du fil avec le mercure sont souvent mal connus.

RHÉOLTSEUR. — Sorte de pont de Wheatstone imaginé par M. Wartmann et qui permet de graduer l'intensité d'un courant depuis zéro jusqu'à un certain maximum.

RHÉOHËTRE. — Nom donné par Schweigger aux premiers galvanomètres, formés d'une seule aiguille placée dans un multiplicateur rectangulaire. Se dit souvent du galvanomètre.

RHÉOPHORE. — Nom donné aux fils qui réunissent les pôles d'une pile avec les appareils destinés & utiliser le courant.

RHÉOSTAT. — Appareil servant & introduire dans un circuit une résistance variable, de manière à ramener l'intensité à la valeur qu'on désire.

Le rhéosUt de Whealstone (fig. 829) est formé de deux cylindres parallèles, sur les-

quels s'enroule un fil de laiton ou mieux de maillechort. L'un des cylindres A est en laiton ; l'autre B, en bois ou eu ébonite, est creusé d'une rainure dans laquelle s'enroule le fil, qui passe ensuite sur le cylindre métallique. Une manivelle M permet de faire tourner les deux cylindres à la fois, dans le môme sens et avec la même vitesse. On peut ainsi faire varier les longueurs du fil enroulées sur chacun des cylindres.

Si l'appareil est placé dans un circuit, l'interrupteur 0 fermé, sa résistance est égale à celle de la portion du fil enroulée sur le cylindre isolant, celle du cylindre métallique étant négligeable. On peut donc augmenter ou diminuer cette résistance en tournant la manivelle dans un sens ou dans l'autre. Le courant entre par a, suit le cylindre de laiton, puis le fil enroulé sur B, et revient à la borne c. La résistance du fil commence au point où il se détache tangentielllement du cylindre métallique ; elle est donnée par le nombre de tours, entier ou fractionnaire, qu'il fait sur le cylindre isolant. Les tours entiers sont indiqués par une règle divisée placée entre les deux cylindres, la fraction par une aiguille ûxée au cylindre isolant et tournant sur un cadran.

RHÉOSTAT.

Ce rhéostat peut servir à faire varier l'intensité d'un courant ou à mesurer une résistance par substitution. Dans ce dernier cas, on place cette résistance en K et Ton tourne le rhéostat jusqu'à ce que l'intensité ne change plus quand on ouvre ou qu'on ferme l'interrupteur 0.

Cet instrument est moins commode que le

rhéocorde : si les cylindres ne tournent pas exactement ensemble, il peut arriver que le fil de maillechort ne soit plus bien tendu, et la résistance n'est plus connue exactement. Sir W. Thomson a perfectionné le rhéostat de Wheatstone pour faire disparaître cet inconvénient.

Plusieurs modèles de rhéostats utilisent le>

Fig. 829. — Rliéostel de Wheatstone.

variations de la résistance du charbon avec la pression. Le rhéostat de M. Edison est formé de disques de soie enduits de graphite et placés dans un cylindre où on les comprime avec une plaque métallique mue par une vis micrométrique. La pression est indiquée sur un cadran ; la résistance peut varier de 400 à 6 000 ohms. Le rhéostat de M. Engelmann est constitué par dix plaques formées d'un mélange de graphite et de gélatine que l'on comprime à l'aide d'une vis. L'élasticité de la gélatine permet de faire varier la résistance entre des limites très étendues, malgré le petit volume de l'appareil.

Rhéostats pour distributions d'électricité. — Dans les installations de lumière, les distribulions d'énergie, etc., on emploie souvent des rhéostats pour maintenir constante l'intensité du courant en intercalant des résistances dans le circuit extérieur ou dans le circuit inducteur de la dynamo. Lorsque ces résistances sont introduites automatiquement, Tappareil prend le nom de régulateur (Voy. ce mot): lorsqu'elles sont introduites à la main, c'est un rhéostat. 11 y a même des régulateurs, comme celui d'Edison, décrit plus haut, qui, étant mus à la main, ne sont pas autre chose que des rhéostats.

Ces rhéostats ne diffèrent guère que par des détails de construction. L'un des plus simples est celui qu'emploie la Société des lampes Cance (fig. 830) : un fil nu en maillechort est enroulé en hélice, de manière que les différentes spires ne se touchent pas, sur un

cylindre en fonte émaillée, garni de bandrs d'amiante. Les deux extrémités du circuit communiquent d'une part avec l'un des bouts du

Fig. 830. — RhtosUt Caii<H*.

rhéostat, d'autre part avec un curseur mobile sur une règle verticale, et qui porte un pignon dont les dents sont séparées par une distance égale au pas de la spirale. Quand on fait glisser ce curseur, on change la résistance sans interrompre le courant, car il y a toujours deux dents en contact avec l'hélice.

Toutes les lampes sont montées en dérivation, et chacune d'elles a dans son circuit un rhéostat, de façon qu'on puisse amener la résistance et par suite l'intensité à être la même dans toutes les dérivations.

RHÉOSTAT.

Le rhéostat Bardon (fig. 831) est constitué aussi par un fil nu de niaillechort dont les différentes spires sont isolées les unes des autres par de Tamiante. Un curseur mobile sur une règle verticale permet de faire varier la résistance. Son extrémité est assez large pour toucher en même temps deux spires consécutives, afin d'empêcher les interruptions.

le rhéostat Wirt (fig. 832), très employé en Angleterre, est construit de la manière suivante. On prend du fil recouvert d'une gaine isolante et on Tenroule sur un tube de papier porté par un mandrin. On recouvre d'une couche de vernis, pour faire adhérer le fil au papier, on enlève le mandrin et, avant que le

vernis soit complètement sec, on aplatit le tube en le comprimant fortement, puis on l'enroule sur la surface d'un cylindre métallique, mobile autour d'un axe vertical. Enfin, après avoir donné une nouvelle couche de vernis, on met le fil à nu sur toute la circonférence médiane, afin de permettre le contact avec un balai horizontal, fixé à ses deux bouts. Le circuit communique d'une part avec le fil du rhéostat par le cylindre de cuivre, auquel il est soudé, d'autre part avec l'une des extrémités du balai. Les spires du fil sont verticales et Ton fait varier la résistance en faisant tourner le cylindre à l'aide du bouton moleté supérieur; chaque déplacement du contact

Fig. 831. — Kliéostat pour lampe (Banlon).

introduit OU supprime une longueur de fil égale a la circonférence du tube de papier. La résistance peut être indiquée par le déplacement tlun index sur un cadran. Cet appareil est très compact ; le modèle le plus employé, dans lequel le cylindre n'a que 8 centimètres de hauteur, peut donner une résistance de 45 à i 20O ohms.

î^ouvent aussi on emploie des rhéostats formes d'un ceiiain nombre de spirales de maillechort ou de baguettes de charbon placées verticalement. Les extrémités de ces résistances aboutissent à des plots rangés en ligne droite ou en cercle et l'on peut en prendre un nombre variable à l'aide de chevilles ou d'une manette loumant autour du centre. Le modèle repré-

Fig. 83i. — fihéoalat Wirt.

sente (fig. 833) est employé par la Société Edison dans le circuit inducteur des dynamos pour maintenir la force électromotrice constante. Il est muni de deux cadrans dont l'un, pris en entier, présente une résistance égale à celle intercalée entre deux touches consécutives de l'autre. Le réglage peut se faire ainsi très exactement.

Rhéostats médicaux. — On emploie des rhéostats dans les applications médicales, soit pour faire des mesures rapides, soit pour graduer l'intensité des courants. Ils doivent donc être très résistants. M. Gaiffe construit pour cet usage un rhéostat (fig. 834), qui a la forme d'une boîte de résistances, et qui, sous un petit volume, donne une résistance totale de plus

RHÉOSTATIQUE (Machine). — RHÉOTROPE.

de 40000 ohms. On intercale les bobines en desserrant les écrous correspondants. Ces bobines sont en fil de maillechort.

Lorsqu'on ne se propose pas de faire des mesures, mais seulement de graduer Tintensité,

il est plus simple d'employer un rhéostat à liquide ; Tune des électrodes se déplace par une vis de rappel et Ton peut faire varier la résistance de 10 à 150 ohms.

Le rhéostat appliqué par M. Trouvé à son polyscope se compose d'un fil de maillechort enroulé en spirale, et d'une tige métalliqu»^, fendue à la partie inférieure pour faire ressort, et qui glisse dans l'intérieur de la spirale. Les spires successives de celles-ci ne se touchent pas et sont isolées par une enveloppe de carton du tube métallique qui sert d'enveloppe. Le courant entre par le bas du ressort et sort par la tige, dont la résistance est négligeable. Lorsque la tige est poussée à fond, la résistance est minima. A mesure qu'on la soulève on augmente le nombre des spires intercalées;

Fig. 833. — Rhéostat EdiiM}n.

Pig. 834. — RhdosUt médical.

ce nombre est donné par une graduation tracée sur la tige.

RHÉOSTATIQUE (MACHINE). — Voy. Ma-

CHIiNE RHÉOSTATIQUE.

RHÉOTOME. — Syn. d'iNTERRUPTEUR. Se dit surtout des interrupteurs destinés à rompre le circuit d'une manière périodique et régulière.

Rfiéotome liquide, — G. Planté a remarqué que, si l'on interpose dans un circuit un voltamètre à eau acidulée muni d'une électrode de platine et d une électrode d'aluminium, le courant passe très bien lorsque l'électrode positive est formée par le platine, mais il est arrêté presque complètement lorsque cette électrode est constituée par l'aluminium, parce que l'alumine formée est insoluble et conduit mal. Ce fait a été appliqué par M. Ducretet à la construction d'un rhéotome à direction constante qui peut être utile dans certains cas. M. Caël a montré qu'on arrête mieux le courant en remplaçant l'eau acidulée par le bichromate de potasse et surtout par le bicarbonate de soude.

Rhéotome de Bell. — M. Bell a donné le même nom à une sorte de phonographe fonde sur cette observation qu'un jet d'air projeté sur une flamme lui fait rendre un son.

Un petit faisceau lumineux vient tomber par une fente étroite sur une plaque photographique qui tourne en spirale derrière ctt orifice. En parlant dans un téléphone dont la membrane est percée d'un petit trou, et qui communique avec un réservoir d^air sous faible pression, on envoie sur le faisceau lumineux un jet de gaz qui fait varier son intensité.

Si l'on développe ensuite la plaque photographique, on obtient une spirale dont l'épaisseur varie d'un point à un autre, comme l'intensil»^ du faisceau qui l'a produite. On fait subir de nouveau à la plaque le même mouvement en spirale en la mettant en circuit avec une pile, un microphone et un téléphone récepteur; la pression des charbons du microphone vari»' avec l'épaisseur du tracé et le téléphone reproduit les sons enregistrés.

RHtOTROPE OU ROUE DE MASSON. - In-

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