RIVURE ÉLECTRIQUE. — ROTATIONS ÉLECTRODYNAMIQUES
terrupieur imaginé par Masson et formé d'une roue de verre dont la circonférence porte une bande de cuivre présentant des dents également espacées. Deux ressorts, placés de chaque côté de la roue, communiquent avec le circuit. Lorsqu'on tourne Tappareil, l'un des ressorts frotte sur la bande de cuivre continue, Tau Ire rencontre alternativement les dents métalliques et la surface du verre, ce qui produit les interruptions. Ce rhéotome a été appliqué au premier modèle de la bobine d'induction, du à Masson et Bréguet. Ces expérimentateurs ont également fait usage d'un rhéotrope à trois roues, montées sur le même axe, pour interrompre le courant inducteur et recueillir séparément les courants induits directs et inverses.
RIVURE ÉLECTRIQUE. ^ M. Rowan a employé un moteur électrique d'un demi-cheval pour actionner une machine à river. Cette machine donne environ un coup de marteau par seconde. Pour la construction ou la réparation des navires, la machine est maintenue sur les flancs du bâtiment par de forts électro-aimants.
ROBINET ÉLECTRIQUE. — M. Cabanellas a donné ce nom à deux machines d'induction
montées sur un même axe, parce que, si Tune reçoit un courant constant, elle fait tourner la seconde, qui produit un courant dont l'intensité est sans doute proportionnelle à. celle du premier, mais peut varier cependant avec les dimensions des conducteurs. Il y a donc une analogie, assez lointaine à notre avis, avec les robinets hydrauliques branchés sur une conduite mère. (Voy. Transformateur.)
ROBINET ALLUME-GAZ. ^ Disposition électrique imaginée par M. Née pour l'allumage des becs de gaz (Voy. Allumoir). MM. Woodhouse et Rawson construisent des robinets analogues.
ROTATIONS ÉLECTRODTNAMIQUES ET ÉLECTROMAGNÉTIQUES. — Rotation d'un aimant sous l'action d'un courant, ou d'un courant sous l'action d'un autre courant ou d'un aimant.
Rotation d'un courant par un courant, — Deux courants ou un courant et un aimant exercent toujours l'un sur l'autre une action mécanique (Voy. Électrooynamiqub et Électromagnétisme), qui peut, à l'aide de dispositions convenables, produire une rotation continue de l'un des appareils.
Fig. 835. — CounnU mobiles horizontaux.
Fig. 836. — Rolation électrodynamiquc.
La rotation électrodynamique se montre par 1 appareil représenté (ftg. 274). On enlève le multiplicateur M et l'on fait passer le courant dans la bobine B en fermant l'interrupteur I ; puis l'on remplace le courant mobile H par lun des courants F ou F' (Ûg. 835). La règle des courants angulaires permet de prévoir le sens de la rotation. Si le courant mobile est centripète et que le courant fixe de la bobine B tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, la rotation se fera dans le même sens.
Pour montrer la rotation d'un courant ver-
tical, on enlève la tige t et on la remplace par une colonne t' portant une seconde cuve V, également remplie d'eau acidulée, et un godet de mercure G' (fig. 836). On se sert'd'un équipage mobile formé d'un fil vertical I, qui reçoit le courant par les deux cuves d'eau acidulée et, en fermant l'interrupteur I (fig. 274), on fait passer encore le courant dans la bobine annulaire B. L'équipage mobile I peut être remplacé par F, qui est formé de deux courants parallèles et de même sens et est par suite asiatique. Si le courant mobile est ascendant et que le cou-
ROTATIONS ÉLECTRODYNAMIQUES ET ÉLECTROMAGNETI,
rant ûxe B tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, la rotation se fera dans le même sens.
Rotation d'un courant par Vaction de la terre, — Les mêmes appareils servent à montrer la rotation des courants sous faction de la terre. On fait passer le courant seulement dans Téquipage mobile et Ton supprime le courant fixe en enlevant le 01 positif de la borne 1 pour rattacher à la borne 3. Le courant horizontal F' tourne encore dans le sens des aiguilles d'une montre s'il est centripète, en sens contraire s'il est centrifuge.
Rotation d'un courant par un aimant, — La
rotation d'un courant soas i. ii s'explique de la même miL- m aimants équivalent à de» ^ >i
Dans l'appareil {6g. WT.:?.
le circuit mobile EF io\im i L mant AB : le courant moniredescend par les deui In une gouttière, remplie d* c m unique par la borne a air Si A est le pôle nord, lare le sens des aiguilles d'oor :
AB peut être remqlacé par g^ présenté à part.
Rotation d'un aimant par \a proquement un aimant peut:
tion d'un courant. Ampère l'appareil suivant : une ^\' pleine de mercure commanij. circonférence avec l'un d?5 y dont l'autre est relié à one ; plongeant au centre du li; droit, lesté par un cylinâre > dans le mercure, se met a ♦.
Fig. 837. — Appareil de Jamin.
autour de la pointe. En appliquant la règle des courants angulaires au solénoïde qui équivaut à l'aimant et aux courants qui rayonnent de la pointe vers la circonférence de l'éprouvette, on trouve facilement le sens de la rotation. La pointe centrale peut encore être plongée dans une petite cavité creusée au sommet de l'aimant et qu'on remplit de mercure : l'aimant tourne alors sur lui-même.
Il existe beaucoup d'autres appareils montrant les rotations des courants et des aimants, et qu'il serait trop long de décrire ici; nous citerons seulement la roue de Barlow et le disque de Faraday (Voy Bablow).
Rotation électromagnétique des liquides et des
Fig. 838. — RoUtion des UquiJ«^
gaz, — Un liquide traversé pa' comporte comme un œurant :
aux actions électromagnétijt (fig. 838), dû à Bertin, penne:
expérience très simple dne à b*gauche, remplie de mercure ou sur r électro-aimant E; le c^'^^''aux bornes aa', est amené paru un peu au-dessous de la ^iir'* Celui-ci se soulève un peu au^"* électrodes et se met à toon ' traires, comme le montrent ^-^r On peut aussi, comme on le ''^* placer sur Télectro-ainiaflt"''remplie d'eau acidulée, qui P^-
COTATION MAGNÉTIQUE DE LA LUMIÈRE. — SCHISÉOPHONE.
uche, suivant la direction centritrifuge du courant qui la traverse t l'aimantation de Télectro.
de La Rive, décrit plus haut (Voy.
re la rotation électrique des gaz.
e B réguet a réalisé une série d'ap- Dtation conduisant à. la théorie de chines,notamment celles de Gramme ens. Ces expériences, qui ont été ns les Annales de chimie et de physi- T 1879), sont résumées dans le Traité d'Électricité de Gordon.