‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 245 sur 310 · GR · texte numérisé non relu

GR

(RO) (Exprès).

(XP)

Eipr^s arrhes télégraphe.

Poste ;...

Poste recommandée. [(Poste reiom

( mandée.;

PosteresUnte 1 ^^."^^ ,

t restante.)

Complément à percevoir. . . mots.

i (Complément

.( a percevoir

.... mots.)

2* Dans le 8«rfic« intèrienr uaiement et tua emploi de sigmw conventiosmis.

Poste en gare

Télégraphe restant

Avec reçu

TéJégramme personnel ou Re-i mettre en mains propres \

Kdn^se intégrale a reproduire) sur chaque copie à chacun dcs> domiciles )

(PP) (Poste recommandée.)

(Poste

restante.)

{Complément

à percevoir

mots.;

.Nota. I^s signes conventionnels abrégés ci-dessus sont comptés chacun pour un seul mot.

Dans les télégrammes-mandats, les indicaions éventuelles doivent être inscrites immétiatement après le nom et l'adresse du destinaaire du mandat. Elles sont comprises dans le exte soumis à la taxe. Elles sont en outre eproduites dans le préambule pour être transmises gratuitement.

L'adresse d'un télégramme peut être écrite oit 1° sous vne forme abrégée ou convenue, soit ® en langage ordinaire.

Sous la forme convenue ou abrégée, elle doit contenir au moins deux mots : le premier représentant le nom et l'adresse du destinataire, le second indiquant le nom du bureau télégraphique de destination.

Les dépêches dont l'adresse est écrite sous une forme abrégée ou convenue ne sont acceptées qu'aux risques et périls de l'expéditeur.

Dans un télégramme adressé « télégraphe restant » ou « poste restante », le nom du destinataire peut être remplacé par des lettres, des chiffres ou des signes conventionnels; mais le receveur du bureau d'arrivée doit, au moment de la remise du télégramme, constater l'identité du destinataire, en faisant apposer, sur une feuille spéciale, la signature de ce destinataire, suivie de son adresse.

Une adresse ainsi formulée ne doit pas être admise si le télégramme doit être remis au destinataire à son domicile ou dans un hôtel.

L'adresse d'un télégramme doit comprendre toutes les indications nécessaires pour en assurer la remise au destinataire, sans recherches ni demandes de renseignements. Ces indications, à l'exclusion des noms de personnes, doivent être écrites en français ou dans la langue du pays de destination.

Les éléments essentiels de l'adresse sont :

(a) Le nom du destinataire écrit en toutes lettres, accompagné ou suivi, le cas échéant, du prénom, de la qualité, de la profession ou de telle autre indication nécessaire pour distinguer le véritable destinataire de ses homonymes.

La qualité du destinataire tient lieu de sou nom toutes les fois qu'elle précise, sans doute possible pour le bureau d'arrivée, la personne h qui la dépêche est adressée. Par exemple : Syndic des agents de change, Paris ; — Général de division, Dijon; — Préfet, Marseille, etc. Mais elle serait évidemment insuffisante dans les cas suivants : Agent de change, Lyon; — Commissaire de police, Paris, etc. ;

(6) L'indication précise du lieu d'arrivée, sans confusion possible.

Si le lieu d'arrivée est pourvu d'un bureau télégraphique, il doit être désigné sous sa dénomination officielle, rigoureusement conforme à celle qu'il porte dans la nomenclature des bureaux télégraphiques. Lorsque celte dénomination est commune à plusieurs localités, on doit la compléter par l'indication du pays ou du département.

Si le lieu d'arrivée n'est pas pourvu, d'un bureau télégraphique, il est nécessaire de le

TÉLÉGRAMME

désigner assez clairement pour prévenir toute confusion, en le complétant par la désignation de la commune ou du canton, lorsqu'il s'agit, par exemple, d*un hameau, d'un château ou d'une habitation isolée.

A la suite du lieu d'arrivée ainsi désigné, on doit toujours écrire le nom du bureau télégraphique destinataire.

Toutefois les télégrammes présentés pour une destination ou un bureau dont le nom ne figure pas dans la nomenclature des bureaux télégraphiques doivent être acceptés aux risques et périls de Texpéditeur, si celui-ci affirme que le lieu de destination est pourvu d'un bureau télégraphique. La déclaration reçue à ce sujet de l'expéditeur doit être formulée par écrit sur la minute du télégramme et signée par l'expéditeur ou par le mandataire de ce dernier. Dans ce cas, l'expéditeur est d'ailleurs tenu de préciser le lieu d'arrivée, d'une manière d'autant plus complète que ce nom n'est pas mentionné dans la nomenclature des bureaux télégraphiques.

Les adresses sommaires sont généralement insuffisantes, notamment pour les télégrammes à destination des grandes villes. On ne peut le plus souvent y assurer, sans recherches, la remise d'un télégramme, qu'en faisant suivre le nom du destinataire de sa qualité ou profession, ou bien du nom de la rue et du numéro de l'habitation.

Ces divers éléments, joints au nom du lieu d'arrivée, constituent l'adresse complète.

Divers télégrammes spéciaux comportent, dans le libellé de leur adresse, une formule spéciale qui doit être uniformément la même dans tous les cas analogues, ainsi :

{a) Dans les télégrammes sémaphoriques h destination des navires en mer, les nom et qualité du destinataire doivent être complétés par l'indication du nom ou du numéro officiel ainsi que de la nationalité du bâtiment destinataire;

(b) Dans un télégramme affranchi par 6on, lorsqu'il est envoyé à l'expéditeur même du télégramme portant réponse payée et que l'on ne connaît pas l'adresse de cet expéditeur : il est interdit d'ajouter en préambule la mention <( réponse payée à iV*» », à moins de com-

prendre cette mention dans le nombre des mots taxés.

11 est préférable de faire suivre le nom du destinataire, dont l'adresse est inconnue, des

mots : « expéditeur du télégramme

du » Ex. : Caron expéditeur télégramme 470 du lo Limoges ;

(c) Dans un télégramme à remettre dans le bureau darrivée^ il est rigoureusement interdit de se servir de cette locution « bureau restant » qui, étant vague et peu précise, ne permet pas de distinguer le service postal du service télégraphique.

L'expression « poste restante » doit seule élre employée pour désigner le guichet de la po^te comme lieu de remise.

L'expression « télégraphe restant ■ est, de même, seule admise pour désigner comme liea de remise le bureau télégraphique destinataire.

Le texte peut être rédigé en langage clair, ou en langage secret^ c'est-à-dire convenu ou chiffre, toutes les fois que l'État où se trouve le lieu de destination admet ce dernier mode de correspondance.

Les télégrammes en langage clair sont ceux qui offrent un sens compréhensible en l'ane quelconque des vingt-neuf langues admises pour la correspondance internationale.

Les télégrammes ne sont pas considénis comme rédigés en langage clair, s'ils renferment des mots isolés ou des suites de mots dénaturés ou détournés de leur signification habituelle.

Les séries de mots, de chiffres ou de iettrt»<, réunis de manière à former un sens intelligible, constituent le langage clair. Il appartient d'ailleurs au bureau de départ d'apprécier si an télégramme peut être considéré comme rédigé en langage clair.

Les langues admises pour la correspondance internationale en langage clair sont au nombre de vingt-neuf, savoir : le français, l'anglais, l'allemand, l'arménien, le bohème, le bulgare, le croate, le danois, l'espagnol, le flamand, le grec, l'hébreu, le hollandais, le hongrois, Tillyrique, l'italien, le japonais, le norvégien, le polonais, le portugais, le roumain, le routhène, le russe, le serbe, le slovaque, le slovène, le suédois, le turc et le latin.

Dans tous les cas, les télégrammes doivent être écrits en caractères romains, quelle que soit la langue employée.

Lorsqu'ils sont destinés au service intérieur et qu'ils ne sont pas rédigés en français, l'expéditeur peut être tenu d'en donner la traduction par écrit. Cette traduction est obligatoire pour les dépèches qui ne sont pas remises directement aux guichets des bureaux télégraphiques. (Décret du 16 avril 1884, article 2, § 2.'

Les télégrammes sémaphoriques doivent être rédigés, soit dans la langue du pays où est situé le sémaphore chargé de les signaler, soit

TÉLÉGRAMME

en signaux du Code commercial universel. Dans ce dernier cas, ils sont considérés comme des télégrammes chiffrés.

Le langage secret, qui comprend les télégrammes rédigés en langage convenu et les télé- <Tammes rédigés en langage chiffré^ est admis pour les correspondances à destination de la France et de l'Algérie et pour la correspondance internationale avec TAllemagne, TAutriche, la Belgique, le Danemark, TEspagne, la Grande- Bretagne et Gibraltar, la Grèce, la Hongrie, ritalie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays- Bas, le Portugal, la Russie, la Suède, la Suisse et les lies de Gorfou, d'Héligoland et de Malte. U est admis, dans le régime extra-européen, sans aucune restriction :

Pour les relations avec l'Egypte par les voies de terre (El-Arichet Batoum) et la Russie d'Asie; Avec restriction aux groupes de chiffres et exclusion des groupes de lettres, pour toutes les autres relations, sauf pour la Perse, qui n'accepte pas le langage secret.

Pour Cuba, la correspondance secrète est admise, mais le gouvernement cubain se réserve d'exiger la traduction des télégrammes au départ ou à l'arrivée.

La correspondance secrète n'est acceptée en Europe sous aucune forme :

Par la Bosnie et l'Herzégovine, la Bulgarie, le Monténégro, la Roumanie, la Serbie et la Turquie.

a. Langage convenu. On entend par langage convenu l'emploi de mots qui, tout en présentant chacun un sens intrinsèque, ne forment point des phrases compréhensibles pour les bureaux ou les offices en correspondance.

Dans le service intérieur et le régime européen, les télégrammes en langage convenu ne doivent contenir que des mots appartenant à l'une des langues admises par les États de ILnion pour la correspondance internationale en langage clair.

Tout télégramme en langage convenu ne doit contenir que des mots puisés dans une même langue et présentant chacun un sens intrinsèque. Dans le régime extra-européen, les télé- «riammes en langage convenu ne peuvent contenir que des mots appartenant aux langues allemande, anglaise, espagnole, française, italienne, néerlandaise, portugaise et latine. Tout télégramme peut contenir des mots puisés dans toutes les langues susmentionnées.

Les noms propres ne sont admis dans la rédaction des télégrammes en langage convenu qu'avec leur signification en langage clair.

Le bureau d'origine peut demander la production du vocabulaire qui a servi à la composition des télégrammes en langage convenu, afin de contrôler l'exécution des dispositions qui précèdent.

b. Langage chiffré. Sont considérés comme télégrammes en langage chiffré :

{a) Ceux qui contiennent un texte chiffré ou en lettres secrètes ;

(6) Ceux qui renferment soit des séries ou des groupes de chiffres ou de lettres dont la signification ne serait pas connue du bureau d'origine, soit des mots, des noms, ou des assemblages de lettres ne remplissant pas les conditions exigées pour le langage.

Le texte des télégrammes chiffrés peut être soit entièrement secret, soit en partie secret et en partie clair. Dans ce dernier cas, les passages secrets doivent être placés entre deux parenthèses, les séparant du texte ordinaire qui précède ou qui suit. Le texte chiffré doit être composé exclusivement de lettres de l'alphabet ou exclusivement de chiffres arabes.

Les télégrammes sémaphoriques rédigés en signaux du code commercial universel sont considérés comme des télégrammes chiffrés.

Les signaux du code commercial se composent de dix-huit pavillons, représentant les consonnes B, C, D, F, G, H, J, K, L, M, N, P, Q, R, S, T, V, W.

Pour la correspondance intérieure, tout télégramme doit être signé par l'expéditeur, qui est en outre tenu d'inscrire, d'une manière complète, son nom et son adresse sur la minute. Cette dernière indication n'entre dans le compte des mots soumis à la taxe que si l'expéditeur en a demandé la transmission.

Po«r la correspondance internationale, la signature peut revêtir la forme abrégée ou être omise. L'expéditeur doit néanmoins indiquer, au bas de la minute, son nom et son domicile, mais ces indications ne sont pas soumises à la taxe.

La signature, toutes les fois qu'elle figure dans les mots à taxer et à transmettre, doit être placée après le texle.

Télégrammes spéciaux. — Télégrammes portant cerlaines indications éventuelles spéciales et soumis, pour ce fait, à une taxe particulière.

Télégrammes officiels, — Ce sont les télégrammes qui, intéressant le service de l'État, sont expédiés par des fonctionnaires publics auxquels le droit de franchise télégraphique a été accordé par arrêté ministériel.

Le droit de franchise télégraphique implique, pour la correspondance des personnes qui en

TÉLÉGRAMME

sont investies, d'une part, la priorité de la transmission et. d'autre part, l'exonération de la taxe.

Dans le service intérieur, les expressions extrême urgence et urgence sont réservées exclusivement aux dépêches officielles. Toutefois l'expression « P. urgent » peut précéder la transmission d'un télégramme taxd^ lorsqu'un télégramme est signé par un fonctionnaire public et qu'il traite d'affaires administratives urgentes.

La mention P. urgent implique un droit de priorité. Elle ne doit être accordée qu'avec réserve, sous la responsabilité du receveur et après un examen attentif du texte du télégramme.

La franchise télégraphique est « directe » ou « indirecte ».

La franchise « directe » appartient aux seuls fonctionnaires ou agents auxquels elle a été conférée par décision ministérielle et dans les limites fixées par cette décision.

L'état général des franchises contient la désignation de toutes les personnes qui sont investies de la franchise directe et précise pour chacune d'elles l'étendue de leur droit. Tout fonctionnaire ou agent possédant le droit de franchise ne le conserve que dans le ressort même où il exerce ses fonctions.

Hors de ce ressort, il perd tout droit à la franchise, excepté dans le cas où, faute de bureau télégraphique sur les lieux mêmes, il est amené à déposer ses dépêches dans un bureau établi dans quelque localité voisine.

La franchise indirecte est conférée par le visa qu'appose sur un télégramme qui traite d'affaires de service un fonctionnaire ou agent investi lui-même delafranchise directe. Le visa doit être demandé par l'agent signataire de la dépêche à son chef hiérarchique. A défaut du chef hiérarchique, le visa peut être demandé à une autre autorité compétente.

Doit être considéré comme nul et non avenu tout « visa » délivré par un fonctionnaire ou agent auquel n'appartient pas le droit de cor-r respondre en franchise avec le destinataire de la dépèche.

Le droit de franchise ou de visa peut être délégué par tout fonctionnaire ou agent à son substitut, suppléant ou intérimaire régulier.

Les noms et signatures des délégués doivent toujours être régulièrement accrédités auprès du receveur, par l'intermédiaire du directeur départemental.

Lorsqu'un télégramme « officiel » demande

une réponse et renferme explicitement Vordr*' de répondre par télégraphe, le destinataire est admis, sur la présentation de ce télégramme officiel, à user du droit de franchise pour h transmission de cette réponse avec di<p«MjN'* du visa.

L'exercice du droit de franchise donne lieu à « contravention » ou à « abus ».

11 y a « contravention » toutes les fois qo»^ l'expéditeur du télégramme présenté comme officiel :

N'est pas investi du droit de franchise directe, soit qu'il ne figure pas sur l'état général des franchises, soit qu'au moment où il prétend user de ce droit, il ne se trouve pas dans la circonscription du ressort où il exerce ses fonctions ;

Ou bien n'adresse pas le télégramme à Tun des fonctionnaires avec lesquels il est aulori*^ à correspondre en franchise, suivant les désignalions précises de l'état général des franchises ;

Ou enfin se prévaut d'un visa délivré par un fonctionnaire qui outrepasse lui-même les limites de son droit.

Ainsi un préfet ne peut user de la franchivhors de son département; de même un sou>préfet ou un procureur de la République, hors de son arrondissement; de même un général, en dehors des limites de son commandement. Le maire d'une commune située dans un arrondissement de sous-préfecture n'a pas la franchise avec le préfet du département.

Un receveur des domaines, dans un chetlieu de canton, ne peut pas correspondre en franchise avec son directeur, que sa dépêche soit visée ou non par le maire de la commun^\ le visa n'étant paw valable. Un ingénieur en chef chargé du canal de l'Est ne peut pas requérir la franchise à Paris, ni ailleurs que dan-^ les limites de sa circonscription administrative.

Tout télégramme présenté « en contravention » doit, quel qu'en soit l'objet, être rigoureusement refusé comme « officiel ». 11 ne peut être transmis qu'après avoir été soumis à 1.; taxe. Toutefois, si l'expéditeur en fait la demande, ce télégramme est admis à jouir d'un droit de priorité et le préambule est, dans c^^ cas, précédé de la formule P. urgent.

L'incident auquel donnent lieu le dépôt et h taxation des télégrammes de cette catégorie est signalé immédiatement, par rapport spécial, au directeur du département.

Tout télégramme présente en « contraven-

TÉLÉGRAMME

tion )> qui aurait été, malgré Tinterdiction ci- (Jessus, accepté et transmis comme « officiel », devra être signalé par le receveur du bureau destinataire à son directeur départemental. Ce fonctionnaire en communiquera une copie au bureau compétent de l'administration centrale. Celle-ci taxera d'office le télégramme « en contravention » au compte des receveurs des bureaux d'origine, qui seront tenus de verser à leur caisse le montant des taxes, sauf recours contre les expéditeurs.

Lorsqu'un gérant de bureau municipal ou un chef de gare a accepté et transmis comme officiel un télégramme en « contravention », le premier bureau principal qui reçoit ce téléijrarame ou, à son défaut, le bureau chef-lieu doit, par un avis de service, appeler l'attention du bureau expéditeur sur l'irrégularité de la transmission et l'inviter à réclamer la taxe. En cas de refus, on donnera néanmoins cours à la correspondance, mais en la signalant au bureau compétent de l'administration centrale.

11 y a u abus » toutes les fois que le télégramme expédié comme « .officiel » a trait à des affaires d'intérêt privé ;

Ou ne présente pas un caractère suffisant d'urgence pour justifier la transmission par télégraphe, alors que l'emploi de la voie postale aurait permis aux correspondances d'arriver en temps utile ;

Ou, enfin, n'a pas ou ne parait pas avoir de rapport avec l'objet spécial en vue duquel la franchise a été accordée.

Sont, entre autres, « abusifs » : les télé- ATammes qui sont relatifs à des demandes de congé ; les demandes en autorisation ou les autorisations de transport de corps ; les téléiirammes d'un ingénieur (autorisé dans l'intérêt du service des crues des cours d'eau) traitant une question du service ordinaire; les télé- L'rammes d*un commissaire de surveillauce administrative n'ayant pas pour objet direct de signaler des accidents survenus sur les voies ferrées ; les télégrammes qui traitent d'afîaires ne paraissant avoir aucun caractère urgent ou lui^ semble-t-il, auraient pu et dû être expédiés )ar voie postale.

Toutes les fois que le receveur du bureau ^origine juge qu'il y a « abus », il en fait observation à l'expéditeur et l'avise de l'obliation qui lui incombe de signaler le téléramme abusif au ministère. Si l'expéditeur isiste, le télégramme est accepté et transmis f'ituitement. Mais le receveur en transmet Dictionnaire d'électrfcité.

immédiatement une copie, avec des explications convenables, au directeur du département.

Les télégrammes officiels peuvent être rédigés en langage ordinaire ou bien en langage conventionnel ou en chiffres, au choix des expéditeurs. Us sont admis dans toutes les relations, soit intérieures, soit internationales. Ils peuvent être adressés à tout bureau télégraphique ou même à une gare située sur un réseau quelconque :

u Dans toutes les stations où il n'existe pas d'appareil de l'État , les compagnies seront tenues de faire transmettre et recevoir par leurs agents toutes les dépêches du gouvernement. >»

Cette obligation est imposée à toutes les gares, ouvertes ou non à la télégraphie privée. Elle doit être appliquée dans tous les cas, hormis celui où une gare, quoique pourvue d'appareils télégraphiques, ne se trouverait pas d'une manière permanente dans le circuit d'un conducteur électrique.

* Les indications inutiles, les formules de politesse et surtout les titres inscrits dans l'adresse par l'expéditeur, sont supprimés d'office par l'agent télégraphiste.

Exemple :

Adresse originale.

Le Maire de la ville de Ligny A Monsieur le Préfet de la Meuse,

A Bar-ie-Duc.

Adresse télégraphique.

Maire à Préfet, Bar-le-Duc.

Il importe toutefois, dans la rédaction simplifiée de l'adresse, de ne pas éliminer certains renseignements indispensables pour assurer la remise du télégramme à son véritable destinataire.

En général, la signature de l'expéditeur, hormis dans quelques cas très rares qui sont laissés à l'appréciation du receveur, et les formules de politesse qui peuvent terminer un télégramme officiel sont biffées avant transmission.

Au moment du dépôt d'un télégramme officiel, le receveur ou, à son défaut, le commis principal ou même le commis responsable, examine tout d'abord si l'expéditeur a droit à la franchise et si l'objet du télégramme ne constitue pas un abus.

Si Tagent juge qu'il y a, 3oit « contravention ») soit « abus », on procède ainsi qu'il est prescrit aux paragraphes précédents.

TÉLÉGRAMME

Télégrammes et avis de seivice, — Les télégrammes relatifs au service des télégraphes intérieurs ou internationaux sont transmis en franchise.

Les avis de service émanant des divers bureaux et relatifs aux accidents de transmission circulent sur le réseau intérieur et sur le réseau international également en franchise.

Les télégrammes de service sont rédigés en français.

Cette disposition est applicable aux indications du préambule et aux avis de service ou d'office qui accompagnent la transmission des correspondances.

La signature n'est pas transmise dans les télégrammes de service : quand il s'agit d'avis de service échangés entre bureaux, au sujet des incidents de la transmission, on transmet simplement le numéro et le texte du télégramme, sans adresse ni signature.

Les télégrammes de service se distinguent en télégrammes de service proprement dits, et en avis de service.

Les télégrammes de service proprement dits sont ceux qui, émanant soit de l'administration centrale, soit des fonctionnaires dûment autorisés, ont trait & des questions d'administration, de personnel, de construction. Tels sont, entre autres, les télégrammes échangés entre les directeurs départementaux et leurs subordonnés pour régler des questions d'exploitation postale, de comptabilité ou de locaux, pour prescrire des mouvements de personnel ou des mesures d'organisation, — les télégrammes échangés entre les directeurs départementaux et les ingénieurs, entre les ingénieurs et leurs subordonnés, en vue des travaux ou des opérations & concerter ou à exécuter.

Sont toutefois considérés comme de simples avis de service les dépêches échangées par les directeurs ou inspecteurs, — ingénieurs, les directeurs ou inspecteurs de l'exploitation, entre eux et avec leurs subordonnés, à l'occasion des dérangements de lignes ou de bureaux ou bien en vue de donner suite soit à des remplacements urgents de matériel de poste, soit à des agents de surveillance à envoyer sur les lignes (service des dérangements).

Les télégrammes de service prennent rang immédiatement après les télégrammes officiels; ils peuvent être transmis par urgence et précédés, dans le préambule, de l'indice « off ». La taxe en est calculée et comprise dans les relevés statistiques mensuels au compte du ministère des postes et des tél»^^Taphes.

Les télégrammes de service doivent être limités aux cas qui présentent un caractère d'urgence.

Ils peuvent être émis en langage secret dans toutes les relations.

Les renseignements qui ne "présentent point un caractère d'urgence sont demandés ou donnés par la poste.

Les télégrammes de service qui seraient jugés non urgents ou abusifs doivent être signalés comme tels au bureau compétent de l'administration centrale.

Les avis de service sont échangés de bureau à bureau, sur l'initiative d'un bureau, jamais à la demande du public. Us ont trait soit au fonctionnement des lignes, des fils ou des appareil» en exploitation, soit au service des transmissions proprement dites.

Ils ne peuvent être rédigés et émis que par le receveur ou son délégué, qui sont tenus de les signer. Ce délégué du receveur est un commis principal ou un employé responsable, dûment autorisé en vertu de dispositions spéciales qui sont notifiées au personnel par la voie du livre d'ordres.

Le fonctionnaire qui a signé un avis de service en demeure responsable.

il est rigoureusement interdit, sous peine «le répétition de taxe et sans préjudice de tel.e autre mesure disciplinaire que l'administration jugerait devoir infliger, à tout agent, quel qu'il soit, de mettre en transmission un avis de service non signé par le receveur ou son délégué.

Télégrammes de presse. — Ce sont les télégrammes expédiés aux journaux par leurs correspondants attitrés, et qui ne contiennent aucune correspondance personnelle (V. Taxe*.

Télégrammes-mandats, — L'émission des k/tgrammes-mandats est confiée aux guichets télégraphiques qui sont considérés, au point de vue de ces opérations spéciales, comme guichets succursales du service de la poste.

Les télégrammes-mandats peuvent être émis pour être payés par tout bureau de poste et télégraphe figurant à la nomenclature avec le signe ^.

Ils ne peuvent dépasser la somme de 5000 francs.

Aucun dépôt excédant cette somme de 5000 francs ne devra être accepté. Si l'expéditeur demande à expédier une somme supésieure, en prenant plusieurs mandats, le receveur doit lui faire remarquer que le maxioium de 5000 francs a été établi d'après les ressources dont, en général, peuvent disposer la plupart

TÉLÉGRAMME

des bureaux de poste, et que dépasser ce maximam, en expédiant plusieurs mandats, serait s'exposer à voir retarder le payement au lieu de destination. Si l'expéditeur persiste, il est fait droit à sa demande.

Lorsqu'une personne se présente pour expédier un mandat, on doit Tinviter à remplir toutes les indications de la formule (modèle n*» 16 quinquiès) et s*assurer que le lieu de destination est autorisé à recevoir et à payer des mandats télégraphiques. Les noms de Feuvoyeur et du destinataire ne peuvent être remplacés par des initiales. Toutefois, au lieu et place d*un nom propre, on peut designer le bénéficiaire par une raison sociale ou par une fonction nettement et complètement formulée. A la suite du nom du bénéficiaire, doivent être inscrites les indications éventuelles qui j^euvent être utiles, le cas échéant, pour préciser le mode de remise, telles que : ejsprès payé, poste restante, poste recommandée, télégraphe restant.

On peut, en outre, faire suivre l'adresse des indications éventuelles suivantes : collationné, acoisé de réception, accusé de réception postal, télégramme recommandé, télégramme personnel ou remettre en mains propres.

Toutes les autres mentions sont formellement interdites.

7 Télégrammes urgents, — En payant une taxe spéciale, on peut assurer à un télégramme privé la priorité de transmission sur tous les autres télégrammes privés.

Ces télégrammes sont désignés par le mot urgent ou par le signe (D), inscrit avant l'adresse, et qui doit être transmis avant le préambule. Ces télégrammes sont admis seulement dans le service international, mais ils doivent, même en France, être transmis par priorité sur les autres télégrammes privés, et leur priorité entre eux est réglée par l'ordre de leur dépôt ou de leur réception.

Télégrammes sémaphoriques, — Les télégrammes sémaphoHques proprement dits sont les télégrammes échangés avec les navires en mer par Tintermédiaire des sémaphores établis sur le iittoraL Ils doivent être rédigés, soit dans la langue du pays où est situé le sémaphore chargé de les signaler, soit en signaux du code commercial universel.

Dans ce dernier cas, ils sont considérés comme des télégrammes chiffrés.

Toutefois, dans la correspondance entre les bâtiments de guerre français et les sémaphores du territoire, l'usage des dix chiffres arabes I,

2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 0 est autorisé; mais il est interdit de combiner les chiffres avec les lettres. Le nombre des signaux dont chaque groupe peut se composer est de quatre.

Quand les télégrammes sémaphoriques sont à destination des navires en mer, l'adresse doit comprendre, outre les indications ordinaires, le nom ou le numéro officiel du bâtiment destinataire et sa nationalité.

Tout télégramme sémaphorique doit porter dans le préambule l'indication « sémaphorique ».

Les télégrammes provenant d*un navire en mer sont transmis à destination en signaux du code commercial, lorsque le navire expéditeur l'a demandé. Dans le cas où cette demande n'a pas été faite, ils sont traduits en langage ordinaire par le préposé du poste sémaphorique et transmis à destination.

Télégrammes collatio7inés, — Le collationnement d'un télégramme est la répétition intégrale de ce télégramme de bureau à bureau. L'indication éventuelle est le mot collationné ou le signe (TC), inscrit avant Tadresse. Le texte du collationnement n'est pas remis à l'expéditeur. Les télégrammes officiels sont toujours collationnés.

Télégrammes avec accusé de réception, — L'accusé de réception d'un télégramme est la transmission, par le bureau d'arrivée, de la date et de l'heure de remise de ce télégramme au domicile du destinataire.

L'expéditeur qui demande que l'accusé de réception d'un télégramme lui soit notifié aussitôt après la remise de celui-ci, inscrit avant l'adresse Tindicalion (accusé de réception) ou le signe conventionnel (CR).

L'accusé de réception est annoncé par l'abréviation « CR » et transmis dans la forme suivante :

CR. Paris de Télégramme n" remis

à (adresse du destinataire), le (date,

heure et minute), ou (motif de non-remise).

Télégrammes recommandés. — Le télégramme rerommandé n'est admis que dans le régime intérieur.

Tout expéditeur a la faculté de recommander son télégramme en inscrivant avant l'adresse l'indication (recommandé) ou le signe (TR), à comprendre dans le nombre de mots taxés.

Le télégramme recommandé donne lieu au collationnement intégral et à. l'accusé de réception prévus par les paragraphes ci-dessus.

Les télégrammes en langage seo'et ou convenu liont obhgatolrement soumis à la recommandation.

TÉLÉCiHAMMi:.

Télégrammes à faire suiwe. — Tout expéditeur peut, en inscrivant avant l'adresse l'indication (faire suivre) ou le signe (FS), demander que le bureau d'arrivée fasse suivre son télégramme dans les limites adoptées pour le service international du régime européen, les télégrammes à faire suivre n'étant pas acceptés en dehors de l'Europe.

Le télégramme peut renfermer des adresses successives, si l'expéditeur indique, par la rédaction de l'indication du faire suivre, que le télégramme doit être transmis successivement à chacune des destinations, jusqu'à la dernière inclusivement, s'il y a lieu (Voy Taxe).

Télégrammes multiples, — Un télégramme multiple peut être adressé soit à plusieurs destinataires dans une même localité, soit à un môme destinataire, à plusieurs domiciles, dans la même localité.

En transmettant un télégramme adressé, dans une même localité ou dans des localités différentes, mais desservies par un même bureau télégraphique, à plusieurs destinataires ou à un même destinataire à plusieurs domiciles, avec ou sans réexpédition par la poste ou par exprès, il faut indiquer dans le préambule le nombre des adresses.

// est interdit d'accepter et de traiter comme télégramme multiple un télégramme qui serait adressé à plusieurs localités télégraphiques différentes.

Si, dans un télégramme multiple , chaque exemplaire envoyé par le bureau d'arrivée à chacun des destinataires doit porter la totalité des adresses, l'expéditeur est tenu de le faire connaître par une mention explicite qui doit entrer dans le corps de l'adresse et, par suite, dans le nombre des mots taxés.

Les télégrammes multiples ne sont pas acceptés par les compagnies « Anglo-American », « Direct-Gable » et « Brazilian submarine ». La Compagnie « Française » les accepte en principe j mais les compagnies américaines ne les recevant pas, on ne devra pas expédier de télégrammes multiples en Amérique. Toutes les autres compagnies et les offices extra-européens qui suivent les règles de la Convention, c'est-à-dire l'Australie, les Indes britanniques, le Japon, la Perse, la Russie, l'Asie, la Nouvelle-Zélande, etc., les acceptent.

Télégrammes 7'emis ouverts, — Le télégramme Qsiremis ouvert \oTsque l'expéditeur Ta demandé par une indication insérée dans sa dépêche, immédiatement avant l'adresse.

Les dépêches d'arrivée qui portent la mention (' remis ouvert » ou « RO >» sont portées

aux destinataires dans les mêmes conditioDâ que les télégrammes ordinaires ; seulement les plis ou enveloppes ne sont pas cachetés. La seule modification aux dispositions habitueUes consiste donc à ne pas clore Fenvoi. En outre, l'indication ouvert doit être portée sur l'adresse, soit à la main, soit au moyen d'un timbre, afin que le destinataire n'attribue pas ce défaut de clôture à un oubli, et que les personnes auxquelles la dépêche serait remise en Tabsence du destinataire ne se fassent pas scrupule d'en prendre connaissance.

Au départ, on doit accepter les télégramme> à remettre ouverts pour toutes les destination> comprises dans le service intérieur, ainsi que pour l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Bosnie-Herzégovine, le Danemark, l'Espagne, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, la Norwège, les Pays- Bas, le Portugal, la Roumanie et la Suisse, Hle d'Héligoland et l'île de Malte, par Marseille ou Bône.

Dans le régime extra-européen, on peut le;» accepter également pour les îles Madère el Saint- Vincent, par la voie du câble direct de Lisbonne, pour Aden, les Indes néerlandaises, le Japon, la Gochinchine française et la Nouvelle-Zélande.

Les télégrammes à remettre ouverts ne »on pas admis, au départ, pour les destinations suivantes :

Dans le régime européen, la Bulgarie, la Grande-Bretagne, le Luxembourg, le Monténégro, la Russie, la Serbie, la Suède et la Turquie ;

Dans le régime extra-européen, l'Australie du Sud, les Indes-Britanniques, l'Amérique (Nord et Sud), l'Afrique {Est et Sud), les colonies anglaises du Cap et de Natal, l'Office Indo- Européen (Afghanistan, Béloutchistan, Birmanie), la Chine, l'Egypte, la presqu'île de Malacca, Penang et Singapore, la Perse et le golfe Persique.

Télégrammes personnels. — Le bureau d'arrivée se conforme exactement aux indications suivantes, qui seraient formulées avant l'adresse : Télégramme personnel ou bien remettre à lui-même on en mains propres. Le facteur a le devoir de ne délivrer les télégrammes dont l'adresse serait ainsi formulée qu'à la personne môme dont le nom figure dans l'adresse.

On fait signer un reru par le destinataire, l'expéditeur étant tenu de payer, en ce cas, la taxe du récépissé, et d'inscrire avant l'adresse les mots : (avec reçu) .

Télégramme!^ adressés télégraphe restant et poste

TÉLËGRAPKK RLECTRIQUF:.

restante, — L'indication télégraphe restant signifie que le télégramme doit être conservé au bureau du télégraphe pour être remis, au guichet, au destinataire dont TidentUé a été constatée préalablement.

Si l'adresse d'un télégramme <( télégraphe restant » est convenue, ou abrégée, ou formulée en chiffres ou bien en lettres, le destinataire doit être invité à apposer sur le reçu réglementaire sa signature, suivie de l'indication de son domicile.

Il est rigoureusement interdit d'employer l'expression bureau restant^ qui ne permet pas de distinguer fe service postal du service télégraphique.

De même, l'expression poste restante doit seule être employée pour désigner le guichet do la poste comme lieu de remise.

Télégrammes a\)ec réponse payée.-- L'expéditeur d'an télégramme peut payer l'affranchissement de la réponse. U écrit avant l'adresse et entre parenthèses (Réponse payée) ou (RP), qu'il fait suivre du nombre de mots payés pour la réponse. Si ces indications figurent ailleurs qu'avant l'adresse, ou si elles ne sont pas formulées en langue française, elles sont considérées comme nulles et non avenues.

Le nombre de mots de la réponse est illimité dans le service intérieur; dans le service international, on ne peut excéder la taxe de trente mots, pour le même parcours.

Télégrammes par exprès, — Lorsqu'un télégramme doit être, à partir du bureau d'arrivée, envoyé par exprès au destinataire, on doit, dans le service intérieur, inscrire avant l'adresse les mots Exprès payé ou (XP), et faire suivre dans l'adresse le nom de la localité destinataire du nom du bureau télégraphique le plus voisin.

n est interdit, dans le service intérieur, de se borner à inscrire avant l'adresse le soûl mot Exprès.

Si l'expéditeur ou lo bureau d'origine ne connaissent pas le nom du bureau télégraphiquo le plus rapproché de la localité du destinataire, on se borne à inscrire dans l'adresse, après le lieu de destination, le nom du bureau chef-lien d'arrondissement ou de département auquel appartient ce lieu.

Dans le service international, l'envoi par exprès ne peut être demandé que pour les États qui ont organisé, pour la remise des télégrammes, un mode de transport plus rapide quo la poste (Voy. Taxe TéLÉORAPHiouE).

Si l'expéditeur n'a pas payé d'avance les frais d'exprès, Iq mention à inscrire par lui, avant

l'adresse, se compose du seul mot exprès.

Si l'expéditeur affranchit le transport au delà du bureau d'arrivée, il doit payer non seulement les frais d'exprès, mais encore un accusé de récep^ tion. Dans ce cas, il doit inscrire avant l'adresse la double indication éventuelle :

(XP) ou {exprès payé) et (Cil).

Télégrammes par poste, — Lorsque l'expéditeur demande que son télégramme soit envoyé par la poste au lieu de destination, par les soins du bureau télégraphique d'arrivée, il le fait savoir en inscrivant avant l'adresse du télégramme l'indication éventuelle (Poste) ou (PP), si l'envoi doit avoir lieu par lettre ordinaire, ou {Poste recommandée) f si l'expéditeur verse la taxe de la recommandation postale (Voy. Taxe).

Télégrammes avec reçu. — Voy. Taxe.

TÉLÉGRAPHE ÉLECTRIQUE. -Appareil électrique permettant de correspondre à distance. Le premier télégraphe électrique, proposé par Ampère vers 1820, se composait de galvanomètres, aussi nombreux que les lettres de l'alphabet; une sorte de clavier permettait d'envoyer lo courant à volonté dans les divers appareils. Le premier télégraphe à cadran fut construit par Romalds en 1823 ; le télégraphe de Morse fut imaginé en 1838.

Tout appareil télégraphique comprend deux parties essentielles : le récepteur^ qui reproduit les signaux servant à la correspondance, et un interrupteur, qui sert à envoyer le courant dans le récepteur ou à l'interrompre : c'est le mantpulateur.

Le système d'Ampère avait l'inconvénient d'exiger un trop grand nombre de fils. Il a été simplifié à plusieurs reprises et a donné naissance à un certain nombre d'appareils à aiguille aimantée. Le plus simple est celui de Cooke et Wheatstone, qui comprend seulement une ou deux aiguilles, dont les oscillations sont limitées par de petits buttoirs. Le manipulateur est formé d'une ou deux manettes permettant d'envoyer des courants positifs ou négatifs dans les cadres des deux aiguilles. Celles-ci reproduisent les mouvements des manettes. On combine le nombre et le sens des oscillations des aiguilles pour représenter les différentes lettres. L'appareil à deux aiguilles exige deux fils de ligne.

Télégraphes à cadran.

Télégraphe de Brégnet. -- L'un des systèmes les plus anciens consiste dans l'emploi d'un cadran récepteur qui porte les lettres de l'alphabet. Une aiguille, mue par le courant, par-

ÏÉLÉGRAPHK ÉLECTRIQUE.

court le cadran en s'arrètant un instant sur chacune des lettres transmises. Ce système a Tinconvénient de donner des signaux fugitifs, doni il ne reste aucune trace.

Récepteur, — Le récepteur du télégraphe Bréguet (fig. 897) présente un cadran portant les vingt-cinq lettres de l'alphabet et une croix qui indique la position de repos. Sur ce cadran

Fig. 897. — Récepteur à cadran do Bréguet.

tourne, de gauche à droite, une aiguille calée sur un même axe horizontal avec deux roues à rochet parallèles, munies chacune de treize dents, et disposées de telle sorte que les dents

de la seconde soient placées dans les vides laissés par celles de la première. On voit quelquesunes de ces dents au centre de la figure 898. Un mécanisme d'horlogerie commande l'aie

Fig. H«.»8. - - Mécanisme du récepteur de Bréguel.

horizontal et tend à entraîner rapidement l'aiguille et les roues à rochet; mais l'appareil est arrêté par une tige saillante qui, dans la position de repos, est en prise avec l'unejdes dents

de la roue postérieure ; cette tige est fixée à l'arbre MN, qui peut tourner autour de son axe. Cet arbre porte encore une fourchelle. dans laquelle s'engage le doigt horizontal qui

TÉLÉGRAPHE ÉLECTRIQUE

termine une tige /, fixée à l'armature A de l'éleclro-aimant EE. Cette armature peut tourner autour de Taxe tu, et se trouve, au repos, écartée de rélectro-aimant par le ressort R, ûxé à la tige coudée //', qui s'appuie sur une pièce L, découpée en forme d'hélice, de sorte qu'en tournant le bouton, qu'on voit à droite sur un petit cadran (fig. 897), on tend plus ou moins fortement le ressort R.

Supposons l'aiguille du cadran placée sur la croix. Si on lance un courant dans Télectro-aimant EE, la palette A est attirée ; la tige t bascule en arrière; son doigt agit sur la fourchette, et la tige saillante, se déplaçant d'arrière en

avant, abandonne la roue postérieure et vient se placer dans le plan de la roue antérieure. Pendant ce déplacement, le système des deux roues est rendu libre et le mécanisme les entraine ainsi que l'aiguille. Mais la tige saillante arrête bientôt la première dent de la roue antérieure qui se présente. L'aiguille a donc avancé

seulement do — de tour ; si elle était d'abord

sur la croix, elle est passée sur la lettre A, et elle reste dans cette position tant que dure Témission de courant. Si le courant est interrompu, la palette e^ ramenée à sa première position par le ressort antagoniste R ; la tige

ff^mnt^^

Fig. A*)l>. — Manii>ulalour Bréfçucl ù deux ilirecli«>ii>».

saillante passe de la roue antérieure à la roue poslérieure, et, pendant ce déplacement, elle laisse échapper l'aiguille, qui avance encore de

— de tour et arrive à la lettre B. Chaque émission ou interruption de courant fait donc avancer l'aiguille d'une lettre.

Manipulateur, —Le manipulateur est disposé (Je telle sorte que la personne chargée de transmettre connaisse à chaque instant la position de l'aiguille du récepteur. Il est formé pour cela d'une roue métallique pleine, dont la face inférieure porte une gorge sinueuse présentant treize parties convexes et treize parties concaves fig. 899). Cette roue est cachée par un cadran

fixe, portant les mêmes signes que celui du récepteur ; elle est munie d'une manivelle, ayant un doigt qui peut s'engager dans des crans disposés en regard des chiffres sur le pourtour du cadran. Un levier o2, mobile autour du point o, se termine par un appendice muni d'un galet, qui s'engage dans la rainure sinueuse de la roue, de sorte que celle-ci, en tournant, communique au levier un mouvement de va-etvient, pendant lequel l'extrémité / vient butter alternativement contre les vis p et p', suivant que le galet se trouve dans une partie concave ou dans une partie convexe. La vis p' est reliée par la borne C avec le pôle positif de la pile du poste, et le point o avec la ligne. On fait donc

TÉLÉGRAPHE ÉLECTRIQUE

passer le courant en plaçant la manivelle sur Tune des lettres A, C, E, etc., et on Tinterrompt en la plaçant sur les lettres B, D, F, etc., ou sur la croix. Chaque passage ou interruption du courant fait avancer d'une lettre Taiguille du récepteur. Il en résulte que, si les appareils sont bien en concordance, Taiguille du récepteur suivra tous les mouvements de la manivelle du manipulateur.

En réalité, les manipulateurs employés le plus souvent sont, comme celui de la figure 899, à deux directions, et permettent de correspondre à volonté avec deux lignes différentes. Ces lignes communiquent respectivement avec les deux bornes LL', autour desquelles tournent deux interrupteurs à manette, et le point o est relié avec deux bornes EF. En mettant les manettes sur Tune ou l'autre de ces bornes, on correspond avec Tune ou l'autre ligne. Dans la position d'attente, on met les interrupteurs sur les bornes SS, reliées aux sonneries des deux lignes. Pour recevoir une dépêche, on met la manette correspondante sur l'une des bornes EF. Le courant de la ligne arrive au récepteur par L'EoZpR ou par LFo/pR, car la borne R met la vis p en relation avec le récepteur du poste. Enfin, on peut isoler le poste et relier directement ensemble les deux lignes, en plaçant les deux manettes sur la plaque de cuivre qui porte Tincription : Communication directe. On voit qu'un seul fil permet de communiquer entre deux stations, le retour se faisant par la terre.

Rappel à la croix, — Nous avons supposé le manipulateur et le récepteur en concordance parfaite, condition réalisée d'ordinaire, car, au repos, les deux appareils sont sur la croix et le récepteur reproduit tous les mouvements du manipulateur, pourvu qu'on tourne toujours la manivelle de celui-ci dans le même sens. Il peut arriver cependant que cette concordance soit détruite : il faut qu'on puisse alors ramener les deux appareils à la croix. Pour le manipulateur, il suffit de tourner la manivelle. Le récepteur porte une disposition spéciale. Le levier MN peut osciller autour de la vis M ; un ressort à boudin U maintient l'autre extrémité K appuyée contre la pointe de la pédale H, dont la tête fait saillie au-dessus de la boîte de l'appareil. Pour ramener l'aiguille à la croix, on appuie sur cette pédale. Le levier MN s'incline et met en liberté les roues à rochet, qui tournent jusqu'à ce qu'une goupille implantée dans la roue antérieure vienne rencontrer un crochet fixé au levier MN, L'aiguille est alors

sur la lettre Z. On abandooi ressort U ramène le levier M> rizontale. Pendant ce dé^i'-?^ .

rochet avancent d'une de.T, tige saillante les arrête, raur..

la croix.

Mampulation. — La man^pi reil à cadran ne présent? Vs il suffit de tourner la man;r^.,' de gauche à droite. Après h .

de chaque mot, on achè^-e le ! .:

l'on s'arrête sur la croix, jk-w! :.

paration. Le cadran porte :«>l .

de signes, des lettres et de* c^ r ser des lettres aux chiffres, >: .

entiers en s' arrêtant chaqu- Pour revenir aux lettres, on \i Si plusieurs groupes de chiffra * cun d'eux doit être précéd"* •!

manivelle. A caase de sa -t.

l'appareil à cadran est enc ^ fréquemment, surtout dans 1- .

mins de fer.

Autres télégraphes à cadm d'autres modèles de télégraphe^i un certain nombre de ces œr-t-' primé le ressort de rappel de!:; cepteur, et l'on évite le rê^ls;^ en changeant le sens du t oara:

tre. C'est ce qui a lieu noîai:' télégraphe de Digney. Le le^ie: * nipulateur porte un bras supHpendiculaire au premier, etqi* contre-temps et en sens ini-'^ de la pile. Grâce à cette diî?

lettre impaire envoie un cour que lettre paire un courant H'-:

besoin de réglage, si ce n'e^t :

sensibilité de l'appareil; ma^ ' un nombre double de courante Le télégraphe de Lippenf. • chemins de fer belges, empl ■ versions de courant.

Dans d'autres appareils, î-'- Froment, la roue interruptrii^^ tourne uniformément sous 1'^" nisme d'horlogerie ; l'aiguiJl^ fie ' ce mouvement, grâce aui '^R " ruptures alternatives do couu:-' mettre, on appuie sur lesto'^' * qui portent les lettres de 1-' touche commande un levier n*tant la roue interruptrice sur '• pondante, au moyen d'une w:

l'arbre de cette roue. Dp< app "

tRlégraphk électrique.

&i en Amérique, mais la roue int mue à bras d*homme.

s à induction. — Il existe aussi des cadran qui utilisent les courants nachine magnéto-électrique. Dans de Wheatstone (1860), appliqué à r la télégraphie domestique, on oue qui actionne en même temps d'induction et un manipulateur îlui de Bréguet. Chaque fois qu'on lettre à la suivante, on envoie un a ligne ; l'aiguille du récepteur suit ipulateur.

Le manipulateur Guillot (fig. 900) pr^ une disposition analogue. Sur le cadrai porte les lettres tourne une manivelle M blable à celle des appareils ordinaires, dont Taxe commande l'appareil magnétotrique par Fintermédiaire de la roue D, qui 130 dents, et d*un pignon de 20 dents.

Cet appareil se compose d'un fort aima fer à cheval dont les pôles portent quatre no disposés en carré et entourés de bobines La rotation du pignon entraîne une a ture AA, dont le mouvement produit dan bobines] des courants alternatifs. Lorsqu

Fig. 000. — Manipulateur tiuiUol.

:ivanoe d'une lettre (1/26 de tour), fait 1 /4 de leur. Chaque lettre donne mission.

la manivelle porte, en outre, une ibine abc, mobile à frottement doux, ec lîi ligne.

la manivelle se soulève pour passer e à une autre, le ressort U pousse 0, dont la rondelle inférieure vient vis ?), reliée au fil des bobines : le t lancé dans la ligne. Lorsque la maaiTiHe ^ur une lettre, la goupille gg la rondelle supérieure de la bobine, rendre et met la rondelle inférieure nicalion par le ressort x avec le réjiosle et la terre. On peut donc retoules les lettres.

)teur est modifié pour fonctionner

avec (les courants alternatifs : une arma aimantée, en forme de fera cheval, oscille tre deux électro-aimants à pôles opposé! n'y a donc pas de ressort et par suite de glage.

Le télégraphe de Siemens, qui fait usage d petite machine du môme inventeur, tranj facilement à :»00 kilomètres.

Télégraphes imprimant des signaux con tionnels.

Télégraphe Morse. — L'appareil Morse duit les lettres de Talphabet, les chiffres e signes de ponctuation à Taide de deux sigi élémentaires, un point et un trait. Le trait avoir trois fois la longueur du point. Le gnaux d'une même lettre, traits ou points, séparés par un intervalle égal à un point

7rr2

TRLfiGHAFHK ËLECTRIQUK.

lettres sont séparées par la longueur de trois points et les mots par un intervalle égal à cinq points.

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