SIGNES DE PONCTUATION ET INDICATIONS DE SERVICE
POJtCrUATION KT INDICATIONS SICNAUX
Point (.) .i»,.M,i«««
Poinl et virgule (;] « . — . .. •.
Virgule (.) «^,«.-«
Guillemets avant et après le
passage (» ») ..^«..^.
Deux points (:) ig^^ .» «m — — >■
Point d'interrogation ou demande de répétition d'une
transmission non comprise (?) ^ ^ ,„^ ,„^ ^
Point d'exclamation (!) „^ ..^ ^ ^ ..^ ....
Apostrophe (') ..«..«».•.»...
Alinéa — • .—
Trait d'union (-) « »»-•>• >-^
Parenthèse avant et après les
mots (.-. «I.M •»» ^ . ...
Souligné avant et après les roots
ou le membre de phrase. ... ^ mvimm «^ ■« ^— > Signal séparant le préambule
des indications éventuelles,
les indications érentuelles de
l'adresse, l'adresse du texte,
le texte de k signature ««»■■-, ^«
Appel préliminaire de toute
transmission ... . ^^ . ...,
Compris ou réception m « >■ ■»- ■■
Fin de la transmission .. ... ^ , ^.. ••
Attente «-^- — —
Invitation i transmettre ... i. •■ . « ■■— ■>
Réception terminée ^ ^ . .... .. ,. »».«
Aux personnes désireuses d'apprendre l'alphabet Morse, nous conseillerons de gronper les lettres méthodiquement, en étudiant d'abord celles composées uniquement de points, puis celles ne contenant que des traits ; la lettre Ë est la seule formée de cinq caractères ; quant aux autres, elles ont toutes un inverse, cest-àdire qu'en remplaçant dans une de ces lettres les traits par des points et réciproquement, on obtient une autre lettre ; ainsi N est Tinverse de A, W est l'inverse de D, P est l'inverse deX et ainsi de suite.
Récepteur, — Le récepteur chargé d'enregistrer ces signaux se compose d'un électro-aimant vertical, qui attire une armature rectangulaire P, fixée à l'extrémité d'un levier AB {(ig. 901). Ce levier, mobile autour de l'axe 0, est maintenu par un ressort antaf;oniste R, dont on règle la tension à l'aide de l'écrou E. Sa course est limitée par les deux buttoirs VV. L'extrémité A porte une lame d'acier recour bée C, appelée couteau, soumise à l'action d'une vis de réglage U. Au-dessus du couteau sed<^ place d'un mouvement uniforme une bande de papier entraînée par un mécanisme d'horlogerie. Cette bande est emmagasinée sur un rouet placé au-dessus de l'appareil (fig. 902); elle s'engage entre les branches d'une fourchette F et passe sous la gorge d'une poulie G à joues mobiles; ce sont les guide-papier. Elle passe ensuite entre le couteau et la molette M, enduite d'encre grasse, puis elle s'engage dans une sorte de laminoir formé par les deux cylindres d'enlraînement NN'. Le cylindre N est mù par le mécanisme : la rotation de N' est due à sa pression contre N, pression qui est produite par le ressort S, sur lequel s'appuie la pointe de la vis H ; une manette permet de soulever le cylindre N' et de dégager la bande de papier, qui n'est plus entraînée. La molette M est mue, comme le cylindre N, par le mouvement d'horlogerie; au-dessus d'elle se trouve un tampon en drap T, imbibé d'encre oléique, que le frottement sur la molette fait tourner en sens inverse et qui maintient la circonférence de celle-ci constamment encrée. U levier l sert à arrêter le mécanisme. La bande se déroule d'environ 1,5 m. par minute. La fij^. 90i montre l'ensemble du récepteur Morse.
L'électro-aimant est relié d'une part à la ligne, de l'autre à la terre. Lorsqu'il est traversé par un courant, il attire l'armature P; le levier AB s'incline et le couteau C appuie le papier contre la molette M, qui trace un traitcontinu tant que le courant passe. Quand le courant est
TKLÉ(}RAPHK KLECTHIQUK.
interrompu, le couteau s'abaisse, et le papier ne reçoit plus de tracé. Pour obtenir les signaux de Talphabet Morse, il suffit donc de produire
des passages et des interruptions de courant parfaitement réguliers.
Manipulateur. — Le manipulateur destiné à
Fig. 901. — Récepteur Morse (délails du mécanisme).
cet usage est extrêmement simple. Il se compose d'un levier horizontal //' tournant autour de son milieu (fig. 903) ; l'extrémité l porte une
vis de réglage V, l'extrémité /' un bouton de bois ou de corne. Au repos, la pression du ressort R appuie la vis V sur la pièce p, qui
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Fig. 902. — Vue d'ensemble du réce)>leur Morse.
st reliée au récepteur du poste. L'axe de rotaon étant en communication permanente avec L ligne, l'appareil se trouve disposé pour la réeption. Lorsqu'on veut transmettre, on appuie
le doigt sur le bouton de bois, de /açon à faire communiquer l'extrémité V avec la borne p', qui est reliée au pôle positif d'une pile, unie à la terre par l'autre pôle. Le courant passe alors
TIÎLÉGKAPHE ÉLECTRIQUE.
par p' l\ suit la ligne jusqu'à] Tautre poste et passe par pi au récepteur. Dès qu'on cesse d'appuyer sur le bouton, le courant est inter-
rompu et la molette du vk^f^i:
cer un trait.
Appareils allemandi. -Lf •:
Fig. 1>03. — Manipulateur Morse.
a reçu bien des modifications. On emploie en- . pointe sèche. C'est la dl>po5iti^:i'] core quelquefois en Allemagne des récepteurs à 1 ginée par Morse.
Fig. 004. — Manipiilatenr Morse (modèle allemand).
L'extrémité du couteau, appuyant fortement sur la bande de papier, produit un gaufrage, dont la lecture est souvent assez pénible, soit
parce qu'il n'est pas très ^"^
que la bande est mal éclairé^-^
Pans les manipulateurs ili'*^
TÉLÉGUAPHt: ÉLECTRlQUi:.
le réglage se fait par le contact T de renclume antérieure, qui termine une vis u munie d'un contre-écrou. Le contact de Tenclume postérieure R est fixe. Le ressort F, en forme de spirale, est placé en arrière du massif central et agit par traction ; on règle sa tension à Taide de la vis Mj.
La maison Siemens et Halske construit des récepteurs à encre (fig. 905), dans lesquels le barillet T du mouvement d'horlogerie est placé sur la platine antérieure de l'instrument. Le levier de la palette est au contraire enfermé presque entièrement dans l'intérieur de la cage ; lorsque le courant passe, le levier soulève la
molette, dont la partie inférieure plonge sans cesse dans un réservoir rempli d'encre oléique, et la presse contre le rouleau Oj, sur lequel passe la bande de papier. Le rouet est placé dans un tiroir disposé sous le socle de l'instrument.
Télégraphe Estienne. — Plusieurs inventeurs ont modifié le télégraphe Morse dans le but : 1° d'augmenter le rendement en produisant les traits par des émissions de courant aussi brèves que pour les points ; 2^ de faciliter la lecture des signaux en les produisant transversalement à l'aide de deux styles différents, donnant des traits de longueur inégale , ce qui évite beau-
Kig. OOr'i. — H»*re|»lour Morse vmodcio Siemens et tLilske. de Berlin).
:oup d'erreurs; 3<* d'adapter l'appareil Morse iux lignes souterraines ou sous-marines à lon- (ue distance, les courants ayant tous une durée '•^ale et très courte, ce qui permet de déchar- ,'er la ligne plus facilement.
Dans l'appareil Estienne, les points et les raits de l'alphabet Morse sont remplacés par ieux traits d'inégale longueur, le premier étant joitié plus court que le second (Voy. page 766, g. 906). Ces deux espèces de signaux sont en- ?gistrés perpendiculairement à la bande de apier. Les deux sortes de traits étant tracées ar deux styles différents, leur longueur est bsolument invariable. La cadence, si difficile obtenir dans la manipulation du télégraphe orse, n'a plus besoin d'être observée. Le renement est augmenté, la formation du trait
iiVxigeant pas plus de temps que celle du point. Enfin la lecture est rendue plus rapide par la concentration des signaux sur un plus petit espace.
M. Estienne a imaginé de plus une sorte de sténographie qu'il applique à des abréviations, et qui consiste à donner aux deux espèces de signaux une épaisseur double ou triple, en prolongeant plus ou moins longtemps le contact du manipulateur.
lidcepteur, — Le récepteur Estienne comprend, comme le Morse, un mouvement d'horlogerie et un organe électrique. Le mouvement d'horlogerie, protégé par une cage métallique, entraîne la bande de papier, qui est enroulée sur un rouet, fixé lui-même sur la table de l'appareil. La bande de papier passe d'abord dans une chape, où elle est légèrement pressée par
TÉLÉGRAPHE ÉLECTRIQUE
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