‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 282 sur 310 · VÉLOCIPÈDE ÉLECTRIQUE. — VENTILATEUR ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

VÉLOCIPÈDE ÉLECTRIQUE. — VENTILATEUR ÉLECTRIQUE

et semblable à celles que Ton emploie pour les sonneries. La lampe s'éteint lorsqu'on aban-

Fig. 1068. — Veilleuse porte-montre électrique.

donne le bouton de la poire. Un cadre placé au-dessous delà lampe sert de porte-montre et

permet de voir Pheure facilement. Si Ton veut conserver la lumière un certain temps, on agit sur un commutateur qui ferme le circuit. VÉLOCIPÈDE ÉLECTRIQUE.— Voy. Tricycle

ÉLECTRIQUE

VENT ÉLECTRIQUE. ^ Application du pouvoir des pointes, montrant la répulsion de Tair électrisé. Si Ton approche une bougie allumée d'une pointe horizontale placée sur une machine électrique, le vent électrique fait onduler la flamme et peut même éteindre la bougie. Le vent électrique est accompagaé de phénomènes lumineux visibles dans l'obscurité. Si la pointe est positive, elle donne une aigrette violacée ; si elle est négative, elle se termine par une petite étoile brillante.

VENTILATEUR ÉLECTRIQUE. — Ventilateur mû pai' un moteur électrique ; application de la transmission électrique de Ténergie. Les ventilateurs électriques sont généralement économiques et faciles à installer. En effet, les ventilateurs doivent être placés dans le voisinage immédiat des pièces dont ils doivent renouveler l'air. Ces pièces se trouvant parfois assez loin les unes des autres, il faut, avec les

Fig. 1069. — Ventilateur électrique.

Mstèmes ordinaires, autant de machines motrices que de ventilateurs. Avec Télectricité, il suffit d'une seule machine génératrice, et Ton place à côté de chaque ventilateur un petit moteur qui, vu son faible poids, n'exige pas de

fondations spéciales et peut se placer dans n'importe quel endroit. La figure 1069 montre un ventilateur monté sur l'arbre d'un moteur, type C, de la Société alsacienne de constructions mécaniques. Le plus petit modèle con-

VERDET (Constante de). — VERROU ÉLECTRIQUE.

somme environ 150 watts. Les deux appareils sont enfermés dans une enveloppe en fonte munie de portes qui permettent l'accès facile de toutes les parties.

L'Hôtel de Ville de Paris, l'École centrale des arts et manufactures sont munis de ventilateurs électriques.

A THôtel de Ville, le courant est fourni par deux dynamos Gramme, à double enroulement, qui absorbent chacune environ 4 chevaux. Elles l'ont 1250 tours et donnent chacune 50 ampères sous une difTérence de potentiel de 110 volts aux bornes. Les ventilateurs, au nombre de 35, possèdent chacun un petit moteur Gramme. Tous ces moteurs sont du même type, mais de résistance différente, saivant le travail qu'ils doivent produire. Ils sont répartis sur cinq circuits et placés tous en dérivation. Chaque ventilateur absorbe de 7 à 40 kilogrammètres.

L'École centrale possède dix ventilateurs, munis chacun d*un moteur Gramme; ces moteurs sont montés en quantité. Le courant est fourni, suivant les besoins, par une ou deux machines Gramme de 4 chevaux. Trois des ventilateurs sont dans les sous-sols, les autres dans les combles. Pour prévenir le mécanicien des accidents qui peuvent arriver à ces derniers, on a placé sur le circuit de chaque moteur un avertisseur qui fait marcher une sonnerie et apparaître un numéro.

Des ventilateurs électriques ont été installés aussi dans plusieurs usines. Ainsi, dans les mines de Blanzy, deux machines Gramme furent installées en 1881 pour actionner un ventilateur au puits Saint-Claude, et donnèrent de bons résultats jusqu'au moment où les travaux du puits furent arrêtés.

A Zankerode, dans les houillères royales de Saxe, le courant est fourni par une dynamo Siemens, placée à 110 mètres du puits et accouplée directement avec une machine à vapeur Dolgorouki, faisant 800 tours par minute. Celte dynamo est reliée par un conducteur en cuivre de 7 millimètres de diamètre et de 757 mètres de longueur avec la réceptrice, placée dans la mine, à 400 mètres du fond du puits. Cette dernière commande par courroie un ventilateur du type Schiele, ayant 96 centimètres de diamètre, qui débite 178 mètres cubes d'air, à la pression de 20 millimètres, avec une force de 1,66 cheval. Cette installation fonctionne avec succès depuis plusieurs années.

VERDET (Constante de). — Voy. Constante et Pouvoir botatoire magnétique.

VERRE (Coupage du) PAR L'ÉLECTRICITÉ — Dans les verreries de Pittsburg (Pensylvanie), on coupe de gros cylindres de verre en les «enveloppant d'un fin conducteur, qu'on porte au rouge blanc par le courant d'une petite batterie, puis laissant tomber une goutte d'eau froide.

VERROU ÉLECTRIQUE. — Disposition électrique s'adaptant à une serrure et faisant l'office d'un verrou qu'on peut manœuvrer à distance. Le verrou électrique de MM. Gillet est un de? plus simples et s'adapte facilement à toutes les serrures avec une légère modification : il suffit en effet de pratiquer une entaille verticale assez profonde sur le bord inférieur du pêne. Le verrou se fixe à la place occupée ordinairement par la pièce creuse qui reçoit le pêne, ou la gâche, que l'on enlève. Il est formé d'un levier horizontal basculant autour d*un axe et recourbé du côté de la serrure, de manière à pénétrer dans l'entaille du pêne. C'est ce qui a lieu lorsque l'autre extrémité de ce levier est attirée par un électro-aimant vertical placé audessous d'elle. La porte se trouve alors fermée et elle reste dans cette position même lorsque le courant a cessé de passer, grâce à un autre levier vertical, qui, poussé par un ressort, vient s'appuyer sur le premier et le maintient immobile. Pour ouvrir la porte, on lance le courant dans un électro horizontal, qui attire la partie supérieure du second levier et le fait déclencher : le premier est alors rendu libre et un ressort à boudin fait abaisser son extrémité recourbée ; le pêne peut donc fonctionner, et la porte s'ouvrir. Plusieurs boutons peuvent commander le même verrou, et un même boulon peut agir à la fois sur un nombre quelconque de verrous.

Ce petit appareil est très simple et peut rendre des services dans bien des cas. Dans une maison particulière, on peut de son lit s'enfermer le soir dans sa chambre et ouvrir le matin au domestique pour lui permettre de faire son service. Le chef d'une maison de commen:e peut, sans quitter son cabinet, fermer simultanément les portes de tous les bureaux ou de toutes les caisses, sans avoir à craindre l'oubli ou la négligence d'un employé. Les portières de tous les compartiments d'un train de chemin de fër pourraient être ainsi condamnées facilement pendant la marche, ce qui éviterait souvent des accidents et s'opposerait même à certaines tentatives cnminelles.

Certains appareils destinés à Texploitalion des chemins de fer sont munis de serrures ou de verrous électriques.

Page 1