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VIBRATEUR. — VITESSE DE L'ÉLECTRICITÉ

VIBRATEUR. — M. E. Gray a donné ce nom à un appareil formé d'une bobine d'induction dont les deux hélices sont superposées et Tinterruptenr formé d'un certain nombre de trembleurs pouvant rendre des sons différents. En les actionnant successivement, on peut faire entendre un air musical. Les courants secondaires peuvent être reçus à distance dans un récepteur et fournissent un moyen d'appel téléphonique.

Dans son système anti-inducteur (Yoy. Télé-

PHUxME PAR LES FILS TÉLÉGRAPHIQUES), M. Van

Rysselberghe a dû chercher un système d'appel sans inlluence sur les télégraphes. 11 a fait usage d'un vibrateur, qui divise le courant en un grand nombre de courants successifs, à peu près comme dans une sonnerie trembleuse. Ces courants traversent la petite bobine du translateur phonique et en induisent d'autres, qui agissent sur un circuit local à la station d'arrivée. Ce circuit comprend une pile et deux dérivations : dans Tune est placée la plaque d'un vibrateur téléphonique, formé d'une bobine entourant Textrémité d'un aimant et d'une plaque vibrante, sur laquelle repose l'extrémité d'un marteau ou jockey y dont la pression est réglée par un contre- poids. L'autre dérivation renferme un avertisseur très résistant. Tant que le marteau touche la plaque vibrante, le courant local passe presque tout entier par ces deux organes, et l'avertisseur n'en reçoit qu'une portion insuffisante pour l'actionner. Mais, si la bobine du vibrateur reçoit les courants interrompus, le marteau s'écarte de la plaque, et, à chacune des interruptions, le courant local passe tout entier par l'avertisseur et le fait fonctionner. M. Yan Hysseiberghe donne à cette disposition le nom d'avertisseur phonique,

M. Sieur a imaginé une disposition d'appel analogue.

VIDE (Résistance électrique du). — On sait qu'il est à peu près impossible de faire passer un courant électrique entre deux électrodes placées dans le vide. D'après M. Edlund, la résistance du milieu gazeux décroît au contraire avec la pression et TefTet observé est dû à une résistance au passage qui se manifeste à la surface des électrodes, et qui augmente à mesure que la pression du gaz diminue. M. Homen a fait des expériences pour vérifier cette théorie (V. Wied. ilnn. 1881, 1882, 1883, el Pogg. Ann. 1869).

VIGIE SOUS-MARINE. — Appareil imaginé par MM. Orecchioni et Cavalieri pour préserver les navires des chocs ; la disposition électrique

a été étudiée par MM. de Méritens et Trouvé. Cet appareil consiste en un corps cylindroconique, analogue à une torpille, qui précède le navire, à une distance égale à trois fois sa longueur et porte à sa pointe un avertisseur de chocs, relié électriquement au navire. Le reste de la vigie est rempli par les organes accessoires : moteur électrique, appareil hydraulique commandant, par un jeu de leviers, un double gouvernail d'immersion, l'hélice, la barre de direction, etc. Le poids de l'appareil est de oOO kilogrammes pour le petit modèle et 900 kilogrammes pour le grand. {Lum, électrique^ tome XXIX.)

VIS D'ATTACHE. — Voy. Skrre-fil.

VISCOSITÉ ÉLECTRIQUE. — On donne quelquefois ce nom à la résistance plus ou moins grande que les différents gaz offrent au passage de la décharge électrique. « Le 17 mai 1877, MM. de la Rue et MUller ont constaté qu'aux pressions atmosphériques ordinaires la Ion- ^<ueur de l'étincelle, donnée par une pile dans différents gaz, décroit dans l'ordre oii ces gaz sont énumérés ci-après : hydrogène, azote, air, oxygène, acide carbonique, l'hydrogène donnant une décharge à peu près double de celle de l'air. L'influence de la nature du gaz sur la longueur de l'étincelle est un phénomène spécial, qui ne parait lié ni ta la densité du gaz, ni à sa viscosité mécanique. On peut désigner cette propriété particulière sous le nom de viscosité électrique, le rapport des distances explosives obtenues pour deux gaz mesurant le rapport de leurs viscosités électriques. « (Gordon, Traité d* électricité et de magnétisme.)

VISION PAR L'ÉLECTRICITÉ. — Plusieurs inventeurs ont cherché à imaginer des appareils transmettant à distance les sensations lumineuses, comme le téléphone transmet les sensations auditives. (Voy. Téléphote.)

VITESSE (Unité de). — Voy. Unités.

VITESSE DE L'ÉLECTRICITÉ. — On a cherché depuis longtemps à déterminer la vitesse avec laquelle l'électricité se meut dans les corps conducteurs, en mesurant le temps nécessaire pour produire une étincelle ou pour dévier un galvanomètre à une certaine distance. Wheatstone réunissait les deux armatures d'un condensateur par un fil interrompu en trois points voisins. Au moment de la décharge, il se produisait en ces points trois étincelles successives, et l'on pouvait, à l'aide d'un miroir tournant, mesurer les intervalles de temps qui séparaient ces étincelles. Whealstone a trouvé ainsi une vitesse de 463 000 kilomètres par seconde.

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