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VITESSE DE L'INDUCTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE

Dans un fil de cuivre, le môme auteur a trouvé 460000 kilomètres. Dans un fil de fer, MM. Fizeau et Gounelle ont trouvé 180000 kilomètres.

Enfin, M. Kirchhoff a été amené par des considérations théoriques à prendre comme valeur moyenne la vitesse de la lumière 308 000 kilomètres, soit environ 3 X 10**^ unités G. G. S.

Vitesse de transmission dans les câbles. — La vitesse de propagation dans les câbles est soumise aux lois suivantes. Elle varie en raison inverse du produit de la résistance du conducteur par la capacité inductive de Tenveloppe. Pour deux câbles de même espèce et de même diamètre, elle est en raison inverse des carrés des longueurs. Pour deux câbles de même nature et de même longueur, elle est donnée par la formule

dMog^ d'MogJ.;'

d et d' étant les diamètres des âmes conductrices, D et D' ceux des enveloppes isolantes.

Si les longueurs diffèrent en même temps, on a

d'Ulog^'

M. Latimer Clark adonné la formule suivante : V = g(iogD-logd).

VITESSE DE L'INDUCTION ÉLECTROMA- GNÉTIQUE. — Le rapport a de Tunité électromagnétique d'électricité à Tunité électrostatique (Voy. Unités) présente les dimensions d'une vitesse. Maxwell a démontré que celte quantité est la vitesse de Tinduction électromagnétique. Toutes les mesures ont donné pour cette vitesse une valeur égale à celle de la lumière dans Tair, soit environ 3 X 10*^ unités C. G. S.

On a cherché à vérifier s'il en est de même dans les autres milieux. La vitesse de l'induction électromagnétique étant a dans l'air,

Maxwell a démontré qu'elle est — zi, dans un mi-

lieu dont le pouvoir inducteur spécifique est A. D'autre part, la vitesse de la lumière dans un milieu transparent dont l'indice de réfraction est n s'obtient en divisant par n la vitesse dans l'air. On doit donc avoir, pour tous les diélectriques transparents.

Remarquons que les valeurs de n doivent être prises pour des radiations de longueur d'onde infinie.

L'accord observé entre les valeurs de n et celles de ^h est suffisant pour les gaz, mai» non pour les diélectriques solides ou liquides; en somme, il est « assez complet pour nous donner bon espoir que, quelque jour, les discordances seront expliquées et éliminées; en attendant, l'accord complet des vitesses delà lumière et de l'induction électromagnétique dans l'air et dans les gaz, et les nombreuses relations directes qui existent entre la lumière et l'électricité ne nous laissent guère douter qu'il n'y ait entre ces agents un lien étroit, et que leurs effets ne soient que deux formes de cette énergie commune, de nature inconnue, qui se retrouve certainement sous tous les phénomènes physiques. » (Gordon),

Nous décrirons rapidement les principales méthodes qui ont servi à mesurer la vitesse de l'induction électromagnétique.

Méthode de Weber et Koblrausch. — Les premières déterminations de cette vitesse sont dues à Weber et Koblrausch. Maxwell donne la description suivante de ces expériences.

(( La méthode était fondée sur la mesure de la même quantité d'électricité, d'abord en unités électrostatiques, puis en unités électromagnétiques.

« La quantité d'électricité mesurée était la charge d'une bouteille de Leyde. Sa valeur en unités électrostatiques était le produit de la capacité de la bouteille par la différence de po* tentiel de ses armatures.

« La capacité de la bouteille était représentée par une certaine longueur. La différence de potentiel était mesurée en réunissant les armatures aux électrodes d'un électromètre dont les constantes avçiient été soigneusement déterminées, de façon à connaître la différence des potentiels en unités électrostatiques ».

On déterminait la valeur de la charge en unités électromagnétiques en déchargeant la bouteille à travers la bobine d'un galvanomètre, et l'on calculait le courant d'après la première impulsion de l'aiguille.

Ces expériences ont donné pour a la valear 3,1074 X 10^0 centimètres.

Maxwell fait remarquer que le phénomène connu sous le nom d'absorption ou de pénétration électrique était mal connu à cette époque et démontre que, si l'on a négligé celte absorption, la valeur trouvée pour a doit être trop forte.

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