‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 296 sur 310 · HAVEUSE ÉLECTRIQUE. -< HORLOGE ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

HAVEUSE ÉLECTRIQUE. -< HORLOGE ÉLECTRIQUE

48,45 fr. Un fil de cuivre présentant la même résistance mécanique aurait 2,5 mm., pèserait 43,7 kilogrammes et coûterait 91,75 fr. Le fil

bimétallique permettrait donc de réaliser une grande économie.

HAVEUSE ÉLECTRIQUE. — M. Peter Arp a inventé récemment une baveuse qui est employée avec succès dans la mine Jackson, à Powelton.

Cette machine se compose d'un cadre en fer de 6i centimètres de hauteur, 2,50 m. de longueur et 90 centimètres de largeur, qui porte neuf perforateurs destinés à percer le charbon, et séparés par des disques en acier qui découpent le charbon entre les trous. Elle reçoit le courant d'une dynamo de sept chevaux, installée à 1,5 kilomètre environ. Cette baveuse pèse 550 kilogrammes et fait, d'après The machinery Marhet, deux entailles de 1,50 m. de long sur 0,90 m. de large en cinq minutes ; elle se déplace, s'abaisse ou s'élève facilement.

HORLOGE ÉLECTRIQUE. — Nous avons décrit plus haut différents systèmes de remise à l'heure par l'électricité, notamment celui de MM. Dumont et Lepaute, qui est employé par la Compagnie des chemins de fer de l'Est. Nous indiquerons encore le système Pouchard, employé par la Compagnie de l'Ouest.

Le système Pouchard résout très simplement la double question de remise à l'heure à distance et de remontage automatique des horloges ; il présente l'avantage de corriger à la fois l'avance et le retard.

Tout fil télégraphique ordinaire peut être utilisé pour la correction de l'heure ; un dispositif installé dans chaque régulateur coupe automatiquement la communication avec les appareils pendant 4 ou 5 minutes et l'établit sur rhorloge.

L'application de ce système aux lignes de chemins de [fer semble donc tout indiquée.

Lo remontage s'effectue au moyen d'un petit moteur électrique rotatif actionné par deux éléments type Leclanché, qui remonte automatiquement le poids de l'horloge par l'intermédiaire d'une vis sans fin et d'un train d'engrenage diffférentiel.

Ce moteur est combiné de façon à éviter tout point mort.

Le contact est établi entre la pile et le moteur, à des intervalles déterminés, généralement toutes les quatre heures, par un jeu d'étoiles muni de sautoirs.

Si, pour une cause quelconque, le remontige électrique ne s'effectue pas, un index l'annonce extérieurement, mais le régulateur peut fonctionner encore plusieurs jours en attendant l'arrivée de l'agent chargé de l'entretien.

La remise à l'heure est réalisée de la manièii' suivante. A l'intérieur de chaque régulateur on a disposé un commutateur spécial, traversé par la ligne avant qu'elle aboutisse aux appareils télégraphiques. Au moment prévu pour la remise à l'heure, ce commutateur met automatiquement hors du circuit le télégraphe et établit pendant 4 minutes la communication dane pile avec la ligne. Deux électro-aimants installés dans chaque régulateur ont pour objet de corriger respectivement l'avance et le retard. Si les horloges sont bien à l'heure, aucun courant ne passe ; mais, s'il y a désaccord, le courant est reçu dans l'un ou l'autre des électros. La fourchette de l'échappement se trouve dégagée du balancier, qui seul continue sa marche ordinaire. Si l'horloge retarde, l'échappement s'accélère et récupère le retard. Si, au contraire, il y a de l'avance, l'échappement se trouve immobilisé.

Au moment précis où toutes les horloges du circuit sont à l'heure de l'horloge régulatrice, le courant cesse de passer, les échappements deviennent de nouveau solidaires des balanciers, et la ligne se trouve reportée sur les appareils télégraphiques.

La figure 1101 représenté le mécanisme de remise à l'heure. La roue /fait un tour en vingtquatre heures, la roue des heures un tour en une heure.

Toutes les vingt-quatre heures la dent w do levier yo* tombe dans l'encoche j, poussée par le ressort g\ et la dent z tombe sur les dentelures r' de la roue r, qui correspondent aux 58', 59* et 60* minutes de l'horloge régulatrice. Ces

HORLOGE ÉLECTRIQUE

dentelures impriment au levier y et au contact 9 les mouvements suivants :

1<> A la 58» minute, le contact 3v est rompu, séparant ainsi le télégraphe de la ligne.

2® A 58 minutes 45 secondes, le circuit de la pile g est fermé en v4 et mis en rapport par HA" 4vp H' avec le mécanisme de remise à Theure.

3<> A la 60« minute, le contact q reprend sa

position normale et rétablit le circuit des appareils télégraphiques, par vpH'.

Le contact 3 communique par n avec l'appareil télégraphique et le contact 2 relie la borne k à Télectro m. Le contact 1 relie la borne *' à Télectro l.

Lorsque Thorloge régulatrice arrive à la 58<* minute de Theure, la touche q abandonne le

Fig. 1 101 . — Remontage et romÎM à l'heure électrique», sysUime Poncliftrd.

contact 3, sépare Thorloge de la ligne L et ferme par 2 le circuit sur Télectro tn, ce qui fait déclencher la bielle c de d et accélère, comme nous l'avons dit, l'échappement 6, A la 59» minute, la touche q ferme le circuit entre v et le contact 1 sur Télectro l et immobilise l'échappement. Si Fhorloge avance, par exemple, d'une minute, le régulateur lui envoie, à 58 minutes 45 secondes, un courant quiTattaque lorsqu'elle marque 59 minutes 45 secondes, au moment où q se trouve entre les contacts 1 et 2, et qui

passe dans Télectro /, déclenchant la bielle e, solidaire du balancier; la coulisse c de l'échappement se trouve maintenue à Tarrét par le ressort s jusqu'à la 60* minute, moment où a lieu la rupture du courant par le régulateur type, et reprend alors sa marche normale, entraînée par le balancier a.

Si l'horloge retarde de 1 minute, elle marque 58 minutes quand le régulateur correcteur marque 59 minutes. A 58 minutes 50 secondes, le courant passe dans l'électro m, déclenche la

JOULE. — MACHINE DYNAMO-ÉLECTRIQUE

bielle e et Téchappement bat quatre fois plus vite que le balancier, de manière à récupérer une minute en 20 secondes ; ceci obtenu, le courant de H est interrompu en m, et Téchappement réenclenché reprend sa marche normale.

Le système Pouchard, en usage depuis plu-

sieurs années à la Compagnie des chemins de fer de TOuest, fonctionne entre les gares de Paris Saint-Lazare, Paris-Montparnasse et le Mans. Sans aucun entretien, il a donné une entière satisfaction.

JOULE. — Unité pratique de travail, qui vaut iO'' ergs (unité absolue de travail). Le joule est le travail fourni par un coulomb djans un circuit d'un ohm ou dans un conducteur dont les deux extrémités ont une différence de potentiel de \ volt. D'où le nom de voU-coulomh,

qu'on lui donne quelquefois. Le kilogrammètre vaut 9,8096 joules. Lorsqu'un travail est exprimé en joules, il suffit donc de diviser sod expression par l'intensité de la pesanteur, exprimée en mètres, pour avoir sa valeur en kilogramme très (Voy. Unités).

LABORATOIRE D'ËLEGTRICITË. - Nous avons dit plus haut que ce laboratoire avait été installé provisoirement à Grenelle, dans un local prêté par MM. Ménier. Le conseil municipal de Paris a mis à la disposition de la Société internationale des Électriciens, pour une durée de

soixante ans, un terrain de 2715 mètres, situé rue Lhomond. A l'expiration de ce délai, le laboratoire construit sur ce terrain, ainsi que tons les objets immeubles par destination, deviendront, sans indemnité, la propriété de la VîIIp de Paris.

IfAGHINE DTNAMO-fiLEGTRIQUE. — Bien que nous ayons décrit plus haut un très grand nombre de machines dynamo-électriques, nous croyons utile d'en faire connaître encore quelques types récents.

Machines à courant continu. — Dynamo Ganz, — Cette dynamo (flg. i i02), construite par MM. Schneider et C^«, du Creusot, est du type supérieur. L'inducteur est en métal forgé et fait corps avec le bâti. Le tambour est composé de minces lames de fer, séparées par des couches de papier, le tout fortement comprimé et creusé de rainures très profondes et très étroites dans lesquelles est placé l'enroulement.

Cette disposition permet de réaliser le bobinage méthodiquement et de réduire l'entrefer à un minimum, ce qui rend très faible la résistance magnétique à cet endroit. Malgré l'emploi de dentelures, réchauffement des surfaces polaires est extrêmement minime, ce qui s'explique par ce fait que les saillies, étant très étroites, n'occasionnent que de faibles vibrations des lignes de force. Les coussinets, largement calculés, sont d'un type spécial assurant la parfaite stabilité de l'arbre.

Le collecteur, formé de lames de cuivre, est de grandes dimensions, ce qui garantit un bon contact et une longue durée. Les vis qui serrent

MACHINE DYNAMO-ÉLECTRIQUE

les extrémités des fils de Tinduit contre les secteurs da collecteur sont munies de pièces de stU reté extrêmement simples, consistant en des fils métalliques qu'on enfile dans des trous ménagés dans les têtes des deux vis qui se trouvent sur un même secteur et qu'on replie ensuite aux deux bouts. Cette disposition, extrêmement pratique, empêche les extrémités des fils de se relâcher.

La résistance magnétique étant très petite, comme nous Tavons dit plus haut, on n'a besoin

que d'un courant d'excitation très faible. Les inducteurs sont toujours montés en dérivation.

Le réglage se fait en introduisant dans le circuit inducteur des résistances convenables ou en les supprimant. Cette opération se fait à la main pour les grandes variations et automatiquement pour les petites.

Grâce aux bonnes proportions de ses divers éléments, aux soins apportés à sa construction et au choix des matières premières employées, cette dynamo possède un rendement très élevé

Fig. Ii02. — Dynamo Uanz à couraDl couliuu, Uite A.

0,90 à 0,92) avec une vitesse circonférentielle qui ne dépasse pas 10 mètres, correspondant à des nombres de tours très faibles. Elle est excessivement robuste et jouit d'une grande élasticité de production, qui peut atteindre le double de sa puissance nominale. Le champ magnétique a une stabilité remarquable, ce qui est un très grand avantage au point de vue du réglage des balais, dont le calage reste constant pour des débits très variables, sans donner d'étincelles aux collecteurs.

Ces dynamos sont construites pour des volta-

ges de 60 à 500 et même iOOO volts et pour des puissances de 16500 à 100000 watts.

Elles donnent des résultats très remarquables comme réceptrices pour la transmission de la force par l'électricité.

Ces machines sont encore employées par MM. Ganz comme excitatrices avec les dynamos à courants alternatifs type A, décrites plus loin. Elles peuvent être alors actionnées à la courroie au moyen de l'arbre commun de la machine à courants alternatifs et du moteur, soit accouplées directement à des machines à vapeur

MXCHINE 0\NAMi

Uiq^e, constituant un rubaû solide, mainte- ( ant bien les fils conducteurs. '

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Dans cette machine, les aimants sont armés d'un anneau de fer vissé sur le bout de res aimants dirigé vers Tintérieur.

Cet anneau sert à modérer les transitions lorsque les changements de pôles se piToduisent dans les noyaux de fer de Tar- Tiâainre.

Pour assurer la ventilation de l'induit, on a pratiqué, dans Tintervalle entre les rayons considérés deux par deux, une série lie trous disposés en cercle, qui n'empêc lient pas la connexion mécanique et magnétique des diverses parties de Tanneau de fer. îç^

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MACHINE DYNAMO-ÉLECTRIQUE

tallique, constituant un ruban solide, maintenant bien les fils conducteurs.

Le noyau de fer de Tarmature est composé d'anneaux de tôle qui sont maintenus ensemble par des boulons et qui sont reliés avec les rayons du moyeu fixé sur Farbre.

Dans cette machine, les aimants sont armés d'un anneau de fer vissé sur le bout de i^es aimants dirigé vers Tintérieur.

Cet anneau sert à modérer les transitions lorsque les changements de pôles se produisent dans les noyaux de fer de Tarraature.

Pour assurer la ventilation de Tinduit, on a pratiqué, dans l'intervalle entre les rayons considérés deux par deux, une série de trous disposés en cercle, qui n'empêchent pas la connexion mécanique et ma- ^'nétique des diverses parties de l'anneau de fer. ^

Les balais, au nombre de douze, sont montés d'une façon particulière.

Les pièces qui maintiennent ces balais tiont reliées au support par des ressorts en feuilles; ces douze balais, grâce à une disposition simple et ingénieuse, se retirent en même temps du collecteur ou s'y appliquent en même temps.

Une autre disposition permet de tourner à volonté, dans un sens ou dans l'autre, la couronne de balais, afin de mettre les brosses au point neutre, selon la charge de la machine.

Cette dynamo est calculée pour 60000 watts; lorsque la tension aux bornes est de liO volts, elle donne une intensité de 550 ampères, ce qui permet d'alimenter 1000 lampes de 16 bougies. El le n'occupe que 3,15 m.de longueur sur 2 mètres de largeur.

Petites dynamos. — M. Austin, d'Armley, construit plusieurs modèles de petites dynamos dont la puissance varie de 1 kilowatt à 100' watts, "et peut même être inférieure à cette dernière limite.

La dynamo Bébé (f\g. H04J est construite avec soin, malgré ses petites dimensions. La base, le noyau et les paliers, fondus d'une seule pièce, forment un ensemble très solide. Le noyau et les pièces polaires sont alésés jusqu'aux deux tiers de leur profondeur, pour recevoir les noyaux des électro-aimants, qui sont en fer de Suède recuit, de première qualité.

Le noyau de l'armature est composé d'une série de disques très minces, en fer suédois au charbon de bois, qui sont tournés avec préci- -sion au centre et&la circonférence. Ces disques

sont isolés soigneusement les uns des autres, et montés sur une forme en bronze dur, parfaitement isolée, puis enroulés d après le système Gramme. L'armature ainsi constituée est calée

Fig. 1104. — Dynamo Héhi:

sur un arbre en acier et parfaitement équilibrée.

Les segments du collecteur sont isolés les uns des autres aux moyens d'amiante ou de mica, et ont une profondeur radiale suffisante pour leur assurer une longue durée. Les porte-balais peuvent être déplacés à volonté. 1^ poulie est tournée etentièrement polie, à l'intérieur comme à l'extérieur. Les coussinets, qui ont une longue portée, sont en bronze phosphoreux très dur.

Le graissage est parfait. L'huile, contenue dans un lubriÛcateur à goutte visible, pénètre entre les deux paliers et se dirige extérieurement, maintenant ces paliers parfaitement propres et lubrifiés. Au sortir des paliers, l'huile de graissage est projetée dans des cavités situées à l'extrémité de ceux-ci, et dirigée, par des conduits spéciaux, dans un plateau où elle est recueillie.

Les connexions entre les balais et les bornes ne comportent aucun fil fiottant; elles sont effectuées très nettement au moyen de soudures. L'armature peut être retirée en quelques secondes : il suffit de desserrer l'écrou placé à l'extrémité de l'arbre du côté de la poulie.

Ces machines se fabriquent en dix grandeurs, donnant de oO à 5000 watts. L'enroulement se fait en série, en dérivation ou compound. Le rendement électrique est de 75 p. 100 pour les petits modèles et s'élève jusqu'à 92 p. 100 pour

MACHINE DYNAMO-ÉLECTRIQUE

les plus grands. Elles donnent également de bons résultats comme moteurs.

Le même constructeur fabrique une petite djmamo spécialement combinée pour les amateurs, les petits laboratoires, les conférences. Elle convient à tous les cas où l'on n'a besoin du courant que pendant un temps assez court et où Ton ne veut pas s'astreindre à Tennui de monter des piles.

Cette petite macbine (/ig. 1105) reçoit le mouvement d'une manivelle qu'on tourne à la main. Elle est très compacte, ne pèse pas plus de 8 kilogrammes et peut donner une puissance de 50 à 60 watts. On la fixe rapidement au bord d'une table, et l'on peut faire varier la longueur de la manivelle, suivant la grandeur de l'efTort à exercer. L'armature est entraînée

par des poulies à friction, qui rendent le mouvement très doux et complètement silencieux.

Machines à courants alternatifs. — I>a figure 1106 représente une machine à courants alternatifs Zipernowsky. Comme celle que nous avons décrite plus haut (page 492), cette dynamo est à induit fixe et & inducteur mobile, de façon à éviter le passage du courant à haut potentiel à travers les pièces en mouvement.

Les inducteurs sont disposés radialement. Leurs noyaux, ainsi que ceux des bdhines, sont constitués par des tôles minces estampées. isolées par du papier et soUdement assemblées. Les bobines induites sont disposées à rintérieur d'un cylindre, suivant les rayons; elles sont plates; chacune d'elles forme une armature complètement indépendante, dans laquelle il

Pig. 1105. — Pelile dynamo à DMnivelle (vue des deux côt^s).

ne se produit que des différences de tension très minimes, et qui explique la possibilité de construire facilement des machines allant à 5000 volts et plus, sans avoir besoin de recourir à des matières spécialement préparées, coûteuses et n'ayant généralement qu'une résistance mécanique insuffisante. Chacune des bobines est fixée séparément à la couronne, de sorte qu'elles sont parfaitement isolées entre elles. En résumé, l'isolement des diverses parties de la machine, qui a été l'objet d'une attention spéciale, est assez parfait pour que, malgré les hauts potentiels employés, on puisse toucher impunément toutes les parties.

Dans tous les modèles de ces machines, le nombre des alternances du courant est de 5000 par minute ; ce nombre, relativement peu élevé, convient mieux à l'emploi des moteurs à

courants alternatifs. Ces machines, surtout le type A, se prêtent parfaitement au couplage eu quantité, ce qui est de la plus grande importance au point de vue économique.

Le rendement atteint 92 p. 100, circonstance avantageuse, non seulement pour la dépense, mais aussi pour la durée et la sûreté du fonctionnement, car l'augmentation du rendement diminue réchauffement. Or, les diverses parties de la machine « A » prennent à peine la chaleur de la main après plusieurs heures de fonctionnement à pleine charge.

Ajoutons enfin que ces machines sont ordinairement excitées par les dynamos Ganz à courant continu, type A, décrites plus haut. Elles se construisent pour des puissances variant de 10000 à 360000 watts. A partir de 50000 watts, le rendement atteint 92 p. 100.

MANÈGE ÉLECTRIQUE. — MICROTASIMÈTRE.

Cette dynamo est un des éléments du système de production et de distribution de Télectricité de MM. Zipemowsky, Déri etBlathy,dont MM. Schneider et G*'' sont les concessionnaires exclusifs pour la France.

Ce système est basé sur la production de courants alternatifs à haute tension ramenés sur le lieu de consommation au potentiel usuel au moyen de transformateurs.

A partir d'une distance de 1000 mètres entre le lieu de production de rélectricité et celui de sa consommation, ce système offre des avantages économiques très importants par rapport à l'emploi du courant continu.

Parmi les applications qui en ont été faites, nous citerons l'éclairage de la petite ville de Valréas au moyen de l'énergie fournie par une chute d'eau distante de 14 kilomètres. On pro-

Fig. 1106. — Machine à courants alteniaUrs Zipemowsky, type A.

cède en ce moment à une installation très importante dans laquelle les dynamos seront à 30 kilomètres des locaux éclairés. Voy . Station centrale (Supplément) et Transmission de L'éNERCiE.

MANÈGE ÉLECTRIQUE. — On a vu fonctionner à Nice l'hiver dernier un appareil électrique qui tient le milieu entre les chevaux de bois et le jeu bien connu des petits chevaux, et qui a obtenu un grand succès. Il est composé de chevaux de bois montés sur quatre roues et tournant sur des pistes différentes et concentriques. Ces chevaux possèdent chacun un petit moteur électrique et peuvent prendre des vi-

tesses différentes. Le système entier reçoit le mouvement d'une dynamo Rechniewski à double enroulement, alimentée par un moteur à gaz de douze chevaux. Les chevaux, au nombre de six, possèdent chacun à. l'arrière une petite machine Rechniewski servant de moteur; les six moteurs sont montés en dérivation. Un surveillant a sous la main toutes les pièces nécessaires pour régler la marche des chevaux : un commutateur principal, six commutateurs et six rhéostats individuels, enfin un rhéostat d'excitation de la dynamo.

MICROTASIMÈTRE. -- Sorte de microphone

MOTEUR ÉLECTRIQUE

employé par Edison pour étudier les petits changements de pression. C'est un disque de charbon entre deux lames de platine, le tout comprimé par une tige rigide que commande une vis micrométrique. L'appareil est placé sur l'une des branches d'un pont de Wheatstone. Les variations de pression ou de résistance sont accusées par le galvanomètre. Le microtasimètre sert aussi de thermoscope.

MOTEUR ÉLECTRIQUE. — Outre les dynamos déjà décrites, qui peuvent servir de moteurs, la société Edison construit des machines spécialement destinées à être employées comme réceptrices, et qui se placent en dérivation sur des circuits généralement à 75 ou à 1 10 volts. Ces moteurs présentent, suivant leur puissance, deux types qui répondent à des besoins industriels différents, et qui ne sont pas généralement employés dans les mêmes conditions.

Les moteurs de faible puissance (3 à 75 kgni.) conduisent d'ordinaire un seul appareil ou une installation à régime fixe et à travail constant. Us sont formés d'une armature en anneau à

dents, genre Pacinotti modifié (Ûg. il07), et excités en série, ce qui évite d'avoir à prendre

Fig. 1107. — Moteur Edison de 3 i 75 ^m.

les précautions nécessitées ordinairement par l'effort brusque du démarrage.

Fig. 1108. — Moteur Edisou de i à 8 cheTaux.

Par exemple, le moteur de 3 kilogrammètreg suffit pour conduire une machine à coudre, un ventilateur rotatif pour café, théâtre,etc. Il ne

consomme pas plus qu'une lampe de 10 bougiez (0,75 ampère) et son encombrement total nesi que de : 75 sur 120 millimètres et 150 milH-

MOTEUR ÉLECTRIQUE

mètres de hauteur ; il peut donc se placer facilement, suivant les besoins, sur la table de la machine à coudre, dans une cheminée d'appel, dans une fenêtre, etc.

La mise en marche est des plus simples et se fait au moyen d'un commutateur ordinaire. Si l'on désire obtenir plusieurs vitesses, faire varier le travail, il sufût d'ajoindre un rhéostat ad hocj qui, peu coûteux pour des machines d'aussi faible puissance, permet de graduer la vitesse depuis l'arrêt jusqu'au maximum.

Ces rhéostats se prêtent à toutes les dispositions : ainsi pour le moteur de3kilogrammètres conduisant une machine à coudre, le rhéostat, placé sous la table, est manœuvré par la pédale, qui commande donc les mouvements sans causer de fatigue.

Ces moteurs se construisent également pour une tension de 75 volts aux bornes.

Le deuxième type (Hg. Ii08) comprend des moteurs plus puissants, qui peuvent conduire plusieurs appareils ou machines-outils, dont le travail ou le nombre est variable (ateliers avec transmission, etc.). On a donc cherché à remplir les conditions d'un travail industriel, c'està-dire avoir toujours la même vitesse quelle que soit la charge et un travail consommé proportionnel au travail transmis.

Ainsi donc, que l'on débraye ou embraye des outils, la vitesse sera constante, mais l'intensité du courant, par conséquent la dépense, variera proportionnellement au travail effectué.

Ces moteurs, dont la puissance varie de deux àliuit chevaux, ont pour armature un tambour du type ordinaire de laC^* Continentale Edison, mais leur champ est excité par une disposition spéciale qui & pour effet de maintenir constants le calage des balais et la vitesse, quelles que soient les variations de change (R. V. Picou). — Cette disposition consiste dans l'emploi de deux paires de pièces polaires dont la première paire, bobinée en fil fin, agit comme dans les dynamos ordinaires : la deuxième paire, calée en avant de la première (dans le sens du mouvement de l'armature), est bobinée d'un gros fil intercalé en série sur le courant total, et dont l'effet proportionnel à l'intensité du courant se compose avec celui du fil fin pour maintenir la direction du champ résultant parallèle au diamètre du collecteur sur lequel portent les balais.

La mise en route de ces moteurs n'offre pas plus de diftlcuilés que ci-dessus et se fait au moyen d'un commutateur.

Toutefois, en raison des efforts enjeu, il peut

DiCTIONNAIRB d'ÉLECTRIQTÊ.

être téméraire de mettre en route la réceptrice avec sa charge et sa vitesse normale constante .

Au moment du démarrage brusque, il y a des chocs dans les transmissions, des glissements considérables de courroie, etc. Il convient d'éviter ces causes de détérioration en munissant le moteur électrique d'un rhéostat dit « de mise en route », qui permet au moteur d'atteindre lentement sa vitesse de régime et d'entraîner progressivement les outils comme une machine à vapeur.

Ces moteurs sont construits très solidement sans partie délicate susceptible d'être faussée, et ne demandent que peu d'entretien.

Moteurs à courants alternatifs. — Ces moteurs doivent être parfaitement synchrones avec la machine qui les alimente, c'est-àdire faire exactement le même nombre de tours. La difficulté de réaliser cette condition a rendu ces appareils assez rares jusqu'à présent.

MM. Zipemowsky, Déri et Blathy ont imaginé un moteur à courants alternatifs (flg. 1109) qui donne de bons résultats.

La disposition de ce moteur est semblable à celle de la dynamo type A, que nous avons décrite plus haut (flg. 1106).

Dans ces moteurs, le nombre de tours est parfaitement constant, quelle que soit la charge, et ne dépend que des alternances du courant, dont le nombre reste fixe (5000 par minute). La consommation du courant est proportionnelle au débit, sans aucun réglage mécanique, et le rendement atteint toujours 80 p. 100, même avec lespelits moteurs. Les inventeurs espèrent arriver à un rendement de 90 p. 100.

Cet appareil n'exige d'autres accessoires que des commutateurs et un rhéostat à la main pour la mise en marche. La manœuvre est extrêmement simple.

Les petits moteurs se disposent, comme des lampes, sur le réseau secondaire alimenté par les transformateurs, tandis que les moteurs plus importants, pouvant recevoir sans danger des courants de haute tension, se placent directement sur la canalisation des dynamos à courants alternatifs. Ces moteurs peuvent donc être utilisés sur toute installation de courants alternatifs déjà existante, sans lui faire subir le moindre changement, d'où il résulte une grande économie.

Des expériences faites à Francfort, par une Commission nommée par la municipalité, expériences renouvelées en France, ont montré que, en faisant brusquement passer l'appareil de la

ORYGMATOSGOPE ÉLECTRIQUE.

marche à vide à une charge de 140 p. iOO de la charge normale, Télectromoteur ne subissait aucun ralentissement, non plus qu'aucune

accélération lorsqu'on le décharge brusquement.

Lorsque la résistance opposée à rélectromo-

Fig. 1109. — Moteur à cou raiiU allerDalifH de MM. Zipornowsky, Déri el Blalliy.

teur dépasse fortuitement celle qu'il est capable de vaincre, l'appareil s'arrête purement et simplement et n'est exposé à aucun désordre, alors

qu'un moteur à courant continu serait mis hors de service.

0RT6MAT0SC0PE ÉLECTRIQUE.— M. Trouvé a donné ce nom à un appareil destiné à l'inspection des couches de terrain traversées par les sondes exploratrices.

L'orygmatoscope (fig. 1110) se compose d'une forte lampe à incandescence, placée dans un étui cylindrique, dont une moitié forme réflecteur, tandis que l'autre demi-cylindre est en verre épais et laisse passer les rayons lumineux, qui éclairent vivement les parois du puits dans lequel on plonge l'instrument. La base infé-

rieure du cylindre porte un miroir elliptique, incliné à 45% et la base supérieure est ouverte. L'observateur, armé d'une forte lunette de Galilée, peut donc, en se penchant au haut do puits, apercevoir dans le miroir l'image des terrains éclairés par la lampe, qui est montée de telle sorte que les rayons émis vers le haut sont interceptés.

L'appareil est suspendu à un long câble, contenant deux fils conducteurs, qui s'enroule sur un treuil à tourillons métalliques isolés.

PERMUTEUR.

Ces tourillons communiquent, au moyen de 1 de Tautre avec les pôles d'une batterie portative deux frotteurs, d'une part avec les conducteurs, ! et automatique du même inventeur. On peut

Fig. Il 10. — Orygmatoscope électrique.

ainsi descendre ou monter l'instrument sans [ 300 mètres, on distingue parfaitement les couinterrompre l'observation. Jusqu'à 200 ou | ches de terrain éclairées.

PERMUTEUR. — Commutateur employé par la Compagnie de l'Ouest pour la manœuvre des cloches électriques. Cette Compagnie emploie depuis 1886 les cloches mixtes décrites page 141 , avec l'inducteur Postel-Vinay (p. 381).

Dans les postes tètes de ligne, où le courant de rinducteur ne doit être envoyé que dans une

seule direction, ou dans les postes de pleine voie intermédiaires, où le courant doit être envoyé sur la ligne à la fois dans les deux directions, il suffit soit de relier l'inducteur à la ligne et à la terre, soit de l'introduire dans le circuit de la ligne. L'inducteur peut alors être placé dans la cloche même(flg. 164). Mais, danï*

PERMUTEUR.

les postes à deux ou plusieurs directions, qui doivent diriger le courant à volonté sur Tune

Fig. i 111, — Permuteur à 2 directions (vue exUlrieure).

ou Tautre des lignes aboutissant au poste, l'jnducteurest normalement placé hors du circuit;

onFy introduitau moyen d'un commutateur spécial, appelé permuteur, qui est, suivant les cas. à deux ou plusieurs directions.

Le permuteur à deux directions (fig. 11 14) se compose d'une boite A dont le couvercle B porte à l'extérieur 6 bornes LL', TT', IF, reliées respectivement, les deux premières aux deux lignes, les deux suivantes à la terre, et les deux dernières avec Tinducteur. Sur ce couvercle sont fixées, en outre, quatre lames métalliques CC', épaisses et isolées, qui peuvent être réunies deux à deux par une clef en cuivre G, terminée par un bouton isolant. Les lames C sont en communication avec l'un des côtés de l'inducteur par la borne I, les lames C avec la terre par les bornes TT.

A l'intérieur (fig. 1112), la planchette B porte deux ressorts flexibles DD', reliés d'une façon permanente avec les lignes par les bornes LL', et qui, dans la position de repos, viennent s'appuyer sur les lames EE', fixées sur un massif isolant M, et reliées aux bornes TT. Dans celte position, les deux lignes sont donc mises à la terre.

Lorsqu'on enfonce la clef G dans l'un de$ trous, elle réunit les deux lames CC placées de ce côté, ce qui fait communiquer le pôle I de

TPn

Fig. 1112. — Permuteur a i directions (vue intérieure et coupe transversale). (Fig. communiquée |>ar M. Pol LefèTre.)

rinducteur avec le sol. En outre, l'extrémité de cette clef pousse l'un des ressorts DD', dont la partie inférieure, abandonnant l'une des lames EE, vient toucher l'une des lames FF', qui com-

muniquent avec la borne I' de l'inducteur. Par suite, la ligne correspondante est isolée de la terre et reliée à la borne I' de l'inducteur, qui se trouve ainsi intercalé dans le circuit.

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