‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 31 sur 310 · BALANCE ARGYROMÊTRIQUE. — BALANCE ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

BALANCE ARGYROMÊTRIQUE. — BALANCE ÉLECTRIQUE

Le moteur Field, employé aux États-Unis, est muni d'une disposition particulière pour le réglage des balais. Les deux balais principaux sont fixés sur un cadre mobile avec deux petits balais placés à angle droit avec les premiers, et reliés avec un petit moteur qui commande le cadre mobile. Quand les balais principaux sont bien placés, les lames du collecteur situées à 90<', et sur lesquelles s'appuient les petits balais, sont au même potentiel; par suite le moteur ne reçoit aucun courant. Si les balais principaux se trouvent décalés, les balais secondaires ne sont plus au même potentiel, et le petit moteur reçoit un courant qui le fait tourner jusqu'à ce que le système ait atteint la nouvelle position de calage.

BALANCE AR6TR0MÉTRIQUB. -La balance est employée pour régler exactement le poids des dépôts galvaniques. Veut-on recouvrir des couverts d'un poids déterminé d'argent? On les suspend sous le plateau de droite (fîg. 89), et l'on met dans celui de gauche d'abord une tare suffisante pour ramener l'équilibre, puis un poids égal à celui de l'argent qu'on veut déposer. Le fléau s'incline à gauche et porte un commutateur qui, dans cette position, ferme le circuit. A mesure que le dépôt s'effectue, le fléau se redresse, et, lorsque l'aiguille revient exactement au zéro, le courant se trouve interrompu; l'opération peut donc se faire en toute sécurité même la nuit et sans aucune surveillance.

BALANCE ÉLECTRIQUE. — Plusieurs physi-

Pig. 90. — Balance électrique de Becquerel.

Pig. 91. — Balance ^électrique de Lallemand.

ciens ont appliqué la balance à la mesure de l'intensité des courants. La balance de Becquerel est électromagnétique. Aux deux bras du fléau sont suspendus deux aimants (fig. 90} qui pénètrent dans deux bobines creuses que doit traverser le courant. Si le circuit est rompu, le fléau se tient horizontal; lorsqu'on lance le courant, le sens de l'enroulement du fil sur les bobines est tel que l'un des aimants est attiré et l'autre repoussé. On rétablit l'équilibre en ajoutant des poids marqués, dont la somme est proportionnelle à l'intensité. 11 est donc facile de mesurer cette intensité, si l'appareil a été d'abord étalonné.

M. de Baillehache transforme une balance quelconque en balance électrométrique, en fixant sous l'un des plateaux une lame de fer doux, qu'on équilibre en plaçant un contrepoids sous l'autre plateau. On dispose ensuite au-dessous de la lame, à une distance variable suivant la sensibilité qu'on veut obtenir, un électro-aimant dans lequel on fait passer le courant à mesurer. La même disposition s*applique aux balances romaines.

La balance de M. Lallemand, que nous représentons fig. 91, est électrodynamique. Le fléau tourne autour d'un axe vertical : il est suspendu à un fil métallique et porte à ses extrémités

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