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BOUTEILLE DE LEYDE

seule et par suite, pour une même intensité, la tangente de la déviation est proportionnelle au cosinus de Tangle que fait le plan da cadre avec la verticale. D'où le nom de Tinstrument. BOUTEILLE DE LETDE. — Condensateur fréquemment employé, et formé d'une bouteille de verre revêtue à Tintérieur et à Textérieur, sur la plus grande partie de sa hauteur, d'une couche de papier d'éiain (flg. 132). La partie

Fig. 132. — Bouleillo de Leyde.

supérieure est vernie à la gomme laque ; le bouchon est traversé par une tige de laiton qui communique avec la feuille d'étain intérieure au moyen de fils de même nature et d'une chaîne. On reconnaît dans cet appareil les différentes parties d'un condensateur ; la feuille d'étain intérieure, qu'on relie ordinairement à la machine, forme le collecteur; la feuille extérieure, qu'on tient à la main, est le condenseur ; enfm la bouteille forme la plaque isolante.

La bouteille de Leyde tire son nom de Texpérience de Cunéus et Muschenbroeck, qui découvrirent la condensation à Leyde en 1746, en cherchant à électriser de l'eau contenue dans une bouteille de verre.

A cause de sa forme, on peut appliquera la bouteille de Leyde le théorème relatif aux condensateurs fermés, et sa capacité est

en appelant S la surface d'une des feuilles d'étain et e la distance des deux feuilles. On voit qu'on accroît la capacité en augmentant S et en diminuant e. Ceci explique pourquoi il vaut mieux coller une feuille d'étain à l'intérieur du verre que de remplir la bouteille de

feuilles d'or : la distance e se réduit à l'épais seur du verre.

L'énergie de la bouteille est

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L'énergie est donc proportionnelle à la surface, au carré du potentiel, et en raison inver^ de l'épaisseur du verre. On ne peut ni augm^'i ter indéfiniment le potentiel, ni diminue beaucoup l'épaisseur e, ce qui expose la kjteille à être traversée par la décharge; ù faut donc, pour accroître l'énergie, augmenter la surface. De là l'utilité des jarres et des Mtries (Voy. ces mots).

Bouteille de Leyde à armatnreB mobiles. - Cette bouteille sert à démontrer qu'une parti-^ des charges des deux armatures d'un condensiteurs pénètre peu à peu dans la lame isolanK et forme ensuite les résidus, en revenant peu^ peu sur les armatures. Elle est fermée (fig. i^^^^

Fig. 133. — Bouleille de I^yde i armatures mobile*.

d'un vase de verre conique et de deux de laiton, qui peuvent se séparer facilement. On charge la bouteille; on sépare avec précaution ses trois parties ; on touche les deu^ armatures métalliques pour les décharger, p"'' on reconstitue la bouteille. On peut alors ?" tirer une étincelle presque aussi forte qu« *' on ne l'avait pas démontée.

Bouteille de Leyde étincelante. — Bouteille montrant les beaux effets de la décharge à 1^^ surface des corps mauvais conducteurs. Son armature extérieure est discontinue et form^*' par des grains de limaille collés par du verm^ à la surface du verre (ftg. 134). La tige de lail^?" qui termine l'armature intérieure se recourbcf^l vient aboutir à une petite distance de la p»^ mière. Lorsqu'on charge cette bouteille. ^^ voit des étincelles bleuâtres sillonner sa surface. à cause de la proximité des deux armatures 1» bouteille se décharge d'elle-même périodiV'

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